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La Semaine du Péché (novella)

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La Semaine du Péché





Chapitre Premier : La Veuve de Deux Jours

Le drap noir couvrait encore les miroirs du manoir de Thornwood. Charlotte les avait fait recouvrir elle-même, par respect pour les convenances, mais à présent, elle trouvait cette obscurité étouffante. Elle errait dans le grand salon, ses doigts effleurant les meubles comme pour y chercher un réconfort qui n'existait plus.

Deux jours. Cela faisait deux jours que Lord Edmund avait rendu son dernier souffle, emporté par une fièvre qui l'avait consumé en une semaine. Deux jours qu'elle était veuve. Et déjà, les rapaces tournaient autour du domaine.

« Lady Charlotte, » annonça le majordome depuis le seuil, « le cousin Godfrey est dans le vestibule. Il insiste pour vous voir. »

Charlotte ferma les yeux. Godfrey. Le plus proche héritier mâle. Un homme gras, suant, dont les doigts boudinés avaient déjà caressé les boiseries du manoir avec une convoitise à peine dissimulée. Il avait cinquante ans, deux épouses mortes en couches, et une réputation de joueur invétéré qui avait déjà dilapidé sa propre fortune.

« Faites-le entrer, » dit-elle, redressant les épaules.

Godfrey se répandit dans le salon comme une marée grasse. Son costume était trop serré, son sourire trop large.

« Ma chère cousine, » dit-il en saisissant ses mains qu'il baisa avec un bruit humide. « Quelle triste journée. Mais rassurez-vous, je suis là. Je veillerai sur vous. Sur le domaine. »

Charlotte retira ses mains avec une politesse glaciale. « Votre sollicitude me touche, cousin. Mais Thornwood est à moi, par les termes du testament. »

Le sourire de Godfrey se figea. « Le testament... oui, à propos. Lord Edmund n'a jamais été très... précis dans ses affaires. Et je crois savoir qu'il n'y a pas d'héritier direct. N'est-ce pas, ma chère ? »

Le coup porta droit au cœur. Charlotte sentit le sang quitter ses joues. Il avait raison. Edmund ne lui avait pas touché depuis plus d'un mois. Ses forces déclinantes, les médecins l'avaient prévenu, rendaient toute conception impossible. Elle n'avait pas d'enfant. Et sans enfant, le domaine reviendrait au plus proche parent mâle.

Godfrey.

« Je suis prêt à être généreux, » poursuivit-il en s'approchant, son odeur de tabac et de sueur l'enveloppant. « Je vous laisserai une petite pension. Une chambre dans le quartier des domestiques. Vous pourrez prier pour l'âme de votre cher Edmund. »

L'outrage était si flagrant que Charlotte en resta muette. Il n'attendait même pas que son deuil soit achevé pour la dépouiller de tout.

« Je vous laisse réfléchir, » dit Godfrey en s'inclinant. « Je reviendrai dans une semaine. Après tout, une veuve a besoin de temps pour... accepter sa nouvelle situation. »

Il sortit en ricanant. Charlotte resta figée, les poings serrés, les ongles s'enfonçant dans ses paumes jusqu'à la douleur.

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Chapitre Deux : La Visite de Jane

La lettre arriva le lendemain matin. Charlotte la reconnut immédiatement : le papier épais, l'encre violette, l'écriture ondulée et exubérante de Lady Jane Ashworth, sa plus vieille amie.

« Ma chère Charlotte,

J'ai appris la nouvelle par la gazette. Mon cœur se serre pour toi, mais je connais trop bien ton courage pour te croire abattue. Viens à Londres. Immédiatement. Ne discute pas, ne réfléchis pas. Prends la diligence de midi, je t'enverrai ma voiture à l'auberge du Cheval Blanc.

Ne me fais pas l'affront de refuser.

Ton amie dévouée,

Jane »

Charlotte sourit malgré tout. Jane. Toujours aussi impérieuse, toujours aussi sûre d'elle. Elles s'étaient connues au pensionnat, deux orphelines élevées parmi les rires et les chuchotements des autres filles. Jane était devenue une beauté flamboyante, épousée à seize ans par le riche et vieux Lord Ashworth, qui l'avait laissée veuve à vingt ans avec une fortune considérable. Puis elle avait épousé Lord Julian, un homme de son âge, excentrique et dévoué, qui lui laissait une liberté que la plupart des épouses n'osaient même pas rêver.

Charlotte hésita. Le deuil exigeait qu'elle reste cloîtrée, qu'elle porte le noir, qu'elle se retire du monde. Mais Godfrey reviendrait dans une semaine. Et avec lui, la ruine.

Elle appela sa femme de chambre. « Préparez mes bagages. Je vais à Londres. »

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Chapitre Trois : Le Temple du Plaisir

La maison de Jane à Londres était un palais de marbre et de velours cramoisi. Les domestiques se déplaçaient avec une discrétion silencieuse, les bougies brûlaient en abondance, et une odeur de jasmin et d'opium flottait dans l'air.

Jane l'accueillit dans le grand salon, vêtue d'une robe de satin vert qui laissait entrevoir ses épaules nues et une généreuse portion de sa poitrine. Ses cheveux roux flamboyaient à la lumière des chandelles.

« Ma pauvre Charlotte, » dit-elle en l'embrassant sur les deux joues. « Tu es pâle comme un fantôme. Et si mince ! On dirait que tu n'as pas mangé depuis un mois. »

« Je n'ai pas beaucoup d'appétit, ces derniers temps, » avoua Charlotte.

Jane la prit par les épaules et la conduisit vers un canapé. « Assieds-toi. Bois ceci. » Elle lui tendit un verre de vin rouge, épais et sucré. « Et maintenant, dis-moi tout. »

Charlotte lui raconta tout. La maladie d'Edmund, son absence du lit conjugal, la visite de Godfrey, la menace qui pesait sur Thornwood. Jane écouta sans l'interrompre, ses yeux verts s'assombrissant progressivement.

Quand Charlotte eut fini, Jane se leva et fit les cent pas. « Alors, c'est ça. Il te faut un enfant. Un héritier. Dans un délai... de combien de temps ? »

« Le médecin dit qu'il faut environ un mois pour qu'une grossesse soit certaine. Mais avec le deuil, je ne peux pas me remarier avant un an. »

« Et Godfrey revient dans une semaine ? » Jane s'arrêta, un sourire lent, dangereux, s'étirant sur ses lèvres. « Alors il te faut une solution... rapide. »

Charlotte sentit un frisson lui parcourir l'échine. « Que veux-tu dire ? »

Jane s'approcha et s'accroupit devant elle, prenant ses mains dans les siennes. « Charlotte. Écoute-moi. Je vais te dire quelque chose qui va te choquer. Mais c'est la vérité. »

« Je t'écoute. »

« Julian et moi... nous avons des amis. Des amis très particuliers. Des hommes qui comprennent que le plaisir n'est pas un péché, mais un don. Des hommes qui savent ce qu'une femme désire, et qui ne demandent pas la permission pour le lui donner. »

Le souffle de Charlotte s'accéléra. « Jane... »

« Je ne te parle pas d'adultère. Je te parle de survie. » Jane serra ses mains plus fort. « Il te faut un enfant. Pas un mari. Pas un amour. Un enfant. Et pour cela, tu n'as pas besoin d'un gentleman qui s'inclinera poliment avant de t'effleurer. Tu as besoin d'un homme qui sait ce qu'il fait. Un homme viril. Fort. Avec du sang chaud dans les veines. Et il ne t'en faut pas un. Il t'en faut plusieurs. »

Charlotte ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit.

« Une semaine, » poursuivit Jane. « Une semaine à Londres. Je vais organiser des... rencontres. Des gentlemen choisis pour leur vigueur et leur discrétion. Tu coucheras avec autant d'entre eux que tu pourras. Et si Dieu est avec nous, dans un mois, tu porteras l'héritier de Thornwood. »

« C'est de la folie ! »

« C'est la seule solution. »

Charlotte se leva d'un bond, le cœur battant. « Je ne peux pas faire ça. Je suis une veuve de deux jours ! Je porte encore le deuil ! »

Jane se leva aussi, la prenant par les épaules. « Et dans cinq jours, tu seras sans abri. Sans argent. Sans nom. Godfrey te jettera à la rue comme une chienne galeuse. Alors, dis-moi, Charlotte. Qu'est-ce qui est le plus scandaleux : coucher avec quelques gentlemen, ou voir le domaine de ta famille, le foyer de tes ancêtres, tomber entre les mains de ce porc ? »

Le silence s'installa. Charlotte sentit les larmes monter à ses yeux, mais elle les refoula. Jane avait raison. Elle avait toujours raison.

« Je ne sais même pas comment on fait, » murmura-t-elle, la voix brisée. « Edmund... il n'était pas très... entreprenant. Il venait, il faisait ce qu'il avait à faire, et il repartait. Je n'ai jamais... je n'ai jamais rien ressenti. »

Les yeux de Jane s'illuminèrent d'une lueur douce et compréhensive. « Alors, ma chère Charlotte, » dit-elle en l'attirant contre elle dans une étreinte chaleureuse, « tu as beaucoup à apprendre. Et je vais t'enseigner. »

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Chapitre Quatre : Le Premier Cours

L'après-midi suivante, Jane conduisit Charlotte dans une aile de la maison qu'elle n'avait pas encore explorée. La décoration y était différente : plus sensuelle, avec des tentures de soie pourpre, des coussins brodés d'or, et un grand lit à baldaquin qui trônait au centre de la pièce.

« C'est ici que Julian et moi... recevons nos invités spéciaux, » expliqua Jane avec un sourire énigmatique.

Charlotte sentit ses joues s'empourprer. Elle n'avait jamais vu une telle pièce. Les murs étaient ornés de peintures représentant des scènes mythologiques : des nymphes étreignant des satyres, Vénus caressant Adonis, des corps entrelacés dans des positions qui lui firent détourner le regard.

« Ne sois pas timide, » dit Jane en riant. « Il n'y a rien de honteux dans le plaisir. Le corps est fait pour être célébré, pas pour être caché. »

Un bruit de pas dans le couloir. Charlotte sursauta. La porte s'ouvrit, et Lord Julian entra, vêtu simplement d'une chemise de lin ouverte sur la poitrine. Il était grand, brun, avec des yeux rieurs et une mâchoire carrée qui lui donnait l'air d'un dieu païen.

« Charlotte, » dit-il en s'approchant pour lui baiser la main. « Jane m'a tout raconté. Je suis à votre disposition. »

« Julian est mon mari, » dit Jane en posant une main sur son épaule, « mais il est aussi mon complice. Et aujourd'hui, il sera ton... professeur. »

Charlotte recula. « Quoi ? »

« Il faut bien que quelqu'un t'apprenne les bases, » dit Jane avec une douceur implacable. « Julian est un homme expérimenté. Il sait comment toucher une femme, comment l'éveiller, comment la faire jouir. Il t'enseignera ce que tu as besoin de savoir. Et moi, je serai là. Pour t'encourager. Pour regarder. Pour m'assurer que tu apprécies. »

« Mais... c'est votre mari ! »

« Je sais. Et je le partage volontiers. » Jane s'accroupit devant elle, prenant son visage entre ses mains. « Charlotte. Écoute-moi. Dans cette maison, il n'y a pas de place pour la honte. Il n'y a que le désir, le plaisir, et la liberté. Julian ne te fera rien que tu ne veuilles. Mais je te promets que, si tu l'acceptes, tu vas découvrir des sensations que tu n'aurais jamais imaginées. »

Charlotte regarda Julian. Il la regardait avec une douceur qui la surprit, sans aucune trace de convoitise dans ses yeux. Il attendait. Il lui laissait le choix.

« Je ne sais pas faire, » murmura-t-elle.

« Personne ne sait faire, au début, » dit-il doucement. « Mais le corps sait. Il a été fait pour ça. Laisse-moi juste te montrer. Et si tu veux que je m'arrête, à n'importe quel moment, dis un mot. Un seul. Et je m'arrêterai. »

Charlotte prit une profonde inspiration. Elle pensa à Thornwood. À Godfrey. À la ruine. Elle pensa à Edmund, qui ne l'avait jamais touchée comme elle le désirait. Elle pensa à cette chaleur étrange qui s'était réveillée dans son ventre, la veille, quand Jane lui avait parlé de son plan.

« D'accord, » dit-elle à voix basse.

Julian s'approcha lentement. Il ne se jeta pas sur elle comme un prédateur. Il s'accroupit devant elle, prenant ses mains, les caressant du pouce. « D'abord, on respire, » dit-il. « On se détend. Le plaisir ne vient pas quand on est tendue. Il faut le laisser venir. »

Charlotte ferma les yeux. Elle sentit les mains de Julian remonter le long de ses bras, doucement, comme des plumes. Puis il se pencha et déposa un baiser sur son cou, léger comme un soupir. Un frisson la parcourut. Ce n'était pas comme les baisers d'Edmund, pressés et mécaniques. C'était une caresse, une promesse.

« Tu vois ? » murmura Jane, derrière elle. « Ce n'est pas si terrible. »

Charlotte rouvrit les yeux. Julian s'était relevé et la regardait, attendant son approbation. Elle hocha la tête.

Il commença à défaire les boutons de sa robe. Lentement. Un par un. Chaque bouton libéré était comme une chaîne brisée. Charlotte sentit l'air frais sur sa peau. La robe tomba, révélant sa chemise fine, presque transparente. Julian s'arrêta.

« Maintenant, tu vas guider mes mains, » dit-il. « Tu vas me dire où je dois toucher. Qu'est-ce qui te fait du bien. Et si quelque chose te déplaît, tu me le dis. »

Charlotte hésita, puis prit ses mains et les posa sur sa poitrine, au-dessus de la chemise. La chaleur de ses paumes traversait le tissu. Elle sentit ses tétons durcir sous ses doigts. Julian sourit.

« Tu vois ? Ton corps parle. Il suffit de l'écouter. »

Les mains de Julian commencèrent à bouger, dessinant des cercles sur sa poitrine, descendant doucement vers ses hanches. Charlotte sentit une chaleur sourde s'installer dans son bas-ventre. Elle ne savait pas ce qu'elle ressentait exactement, mais ce n'était pas désagréable. C'était... électrisant.

Jane s'approcha, s'agenouilla devant elle, et posa une main sur sa jambe. « Tu es belle, Charlotte. » dit-elle en remontant sa jupe. « Tu as un corps magnifique. Pourquoi l'as-tu caché si longtemps ? »

Charlotte ne répondit pas. Les mains de Julian étaient sur ses hanches, les doigts de Jane caressaient l'intérieur de sa cuisse. Elle était prise entre deux feux, et pour la première fois de sa vie, elle ne voulait pas s'échapper.

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Chapitre Cinq : Le Premier Galant

Le lendemain, Charlotte se réveilla dans une chambre inconnue. La soie des draps glissait contre sa peau, et elle se souvint soudain de tout. Les mains de Julian. La bouche de Jane. Les gémissements qu'elle avait poussés, qu'elle n'avait jamais su qu'elle pouvait pousser.

Elle se couvrit le visage de ses mains, rouge de honte. Mais au fond d'elle, une petite voix lui chuchotait : « Tu as aimé ça. Ne mens pas. »

Jane entra avec un plateau de petit-déjeuner, souriant comme un ange déchu. « Alors ? Comment te sens-tu ? »

« Je ne sais pas, » avoua Charlotte. « Confuse. Étrange. Et... »

« Et ? »

« Et j'ai envie de recommencer. »

Jane éclata de rire, un rire clair et joyeux. « Ah, ma chère Charlotte. Je t'ai reconnue dès le premier jour. Tu n'es pas une femme froide. Tu es une femme qui n'a jamais eu le droit de s'enflammer. Mais maintenant, ce droit, tu le prends. »

Elle déposa le plateau sur le lit. « Mange. Car ce soir, tu as un rendez-vous. »

Un frisson parcourut Charlotte. « Un rendez-vous ? »

« Lord Andrew Pemberton. La trentaine. Beau comme un dieu grec. Et surtout, » Jane baissa la voix, « une réputation de semeur d'héritiers. Il a déjà trois enfants légitimes et, dit-on, une demi-douzaine de bâtards. Si quelqu'un peut te rendre enceinte, c'est lui. »

Charlotte avala sa salive. « Et il est d'accord ? »

« Il est ravi. » Jane lui lança un regard entendu. « Il adore les veuves. Il dit qu'elles sont plus reconnaissantes. »

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Ce soir-là, Charlotte se tenait devant le miroir, vêtue d'une robe de soie bleue que Jane lui avait prêtée. La robe était légèrement transparente, laissant deviner les courbes de son corps. Ses cheveux blonds étaient tombés en cascade sur ses épaules, et un collier de perles ornait son cou.

« Tu es magnifique, » dit Jane derrière elle. « Andrew va te dévorer des yeux. »

« C'est exactement ce que je crains, » murmura Charlotte.

Le bruit d'une voiture dans la rue. Jane jeta un coup d'œil par la fenêtre. « Il arrive. Je vais te laisser. Souviens-toi : tu es en contrôle. Si tu veux t'arrêter, tu t'arrêtes. Mais si tu veux continuer... laisse-toi aller. »

Elle sortit, laissant Charlotte seule, le cœur battant.

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit et Lord Andrew entra. Jane n'avait pas menti. Il était grand, large d'épaules, avec des cheveux noirs et des yeux gris qui semblaient lire en elle comme dans un livre ouvert. Son sourire était confiant, mais pas arrogant.

« Lady Charlotte, » dit-il en s'inclinant. « Jane m'a beaucoup parlé de vous. »

Charlotte déglutit. « J'espère que c'était du bien. »

Il rit, un rire chaud et grave. « Elle a dit que vous étiez belle. Elle a menti. Vous êtes bien plus que cela. »

Il s'approcha et prit sa main. « Je sais que vous êtes nerveuse. C'est normal. Mais je vous promets que je vais prendre soin de vous. »

Il la guida vers le lit, et Charlotte sentit son cœur s'emballer. Andrew s'assit sur le bord du lit et l'attira doucement sur ses genoux. Ses mains trouvèrent la nuque de Charlotte, massant doucement les muscles tendus.

« Fermez les yeux, » murmura-t-il. « Respirez. »

Charlotte obéit. Elle sentit les doigts d'Andrew glisser le long de ses épaules, défaire les lacets de sa robe. La soie glissa, révélant sa peau nue. Andrew la retourna et posa ses lèvres sur son cou, descendant lentement vers sa poitrine.

Charlotte gémit, ne reconnaissant pas sa propre voix. Andrew était lent, méthodique, comme un musicien accordant un instrument précieux. Il savait exactement où toucher, exactement où embrasser.

« Vous êtes si sensible, » murmura-t-il contre sa peau. « C'est merveilleux. »

Il l'allongea sur le lit, couvrant son corps du sien. Charlotte sentit son poids, sa chaleur, et pour la première fois, elle ne voulut pas le repousser. Elle voulut sentir chaque once de lui.

« Charlotte, » dit-il, la regardant dans les yeux. « Vous êtes sûre ? »

Elle hocha la tête, incapable de parler.

Andrew pénétra en elle avec une douceur qui la surprit. Ce n'était pas comme Edmund, pressé et indifférent. C'était une lente expansion, un remplissage, une connexion qu'elle n'avait jamais connue. Elle sentit ses doigts s'enfoncer dans le drap, son corps s'arc-boutant contre lui.

Andrew commença à bouger, un rythme régulier, profond. Charlotte entendait ses propres gémissements, mêlés à sa respiration haletante. La chaleur en elle grandissait, s'intensifiait.

« Laisse-toi aller, » murmura-t-il. « Je te tiens. Je te retiens. Laisse-toi tomber. »

Et elle tomba. Un orgasme la traversa, puissant, dévastateur, la secouant tout entière. Andrew la suivit, s'abandonnant en elle avec un cri sourd.

Ils restèrent allongés un long moment, respirant ensemble. Charlotte sentait le poids d'Andrew sur elle, et pour la première fois depuis la mort d'Edmund, elle ne se sentait pas seule.

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Chapitre Six : La Semaine du Plaisir

Les jours suivants suivirent le même rythme. Chaque matin, Charlotte se réveillait épuisée mais comblée. Chaque soir, un nouvel homme entrait dans sa chambre.

Il y eut Lord Henry, un officier de marine au corps tanné par le vent, qui la prit contre le mur, ses mains fermes sur ses hanches. Il y eut Sir Geoffrey, un poète mélancolique aux doigts longs, qui l'aima lentement, lyriquement, comme s'il composait un poème sur sa peau. Il y eut même un jeune vicomte, à peine plus âgé qu'elle, qui tremblait tellement de nervosité que Charlotte dut le guider, découvrant avec étonnement qu'elle aussi pouvait être enseignante.

Jane et Julian étaient toujours présents. Parfois ils regardaient, assis dans des fauteuils, commentant les performances comme des connaisseurs au théâtre. Parfois ils participaient, Julian prenant Charlotte par-derrière pendant qu'un autre galant la caressait par-devant. Jane la tenait, l'embrassait, lui murmurait des encouragements.

Et Charlotte apprit. Elle apprit que le plaisir n'avait pas de limites. Que son corps pouvait ressentir des choses qu'elle n'aurait jamais imaginées. Que la honte n'était qu'une construction, et que la liberté était une ivresse bien plus douce que le vin.

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Chapitre Sept : La Dernière Nuit

Le septième jour, Jane organisa une dernière soirée. Tous les galants étaient réunis dans le grand salon : Andrew, Henry, Geoffrey, le vicomte, et trois autres dont Charlotte avait oublié les noms.

« Ce soir, » annonça Jane, « Charlotte va choisir. Un seul homme, ou plusieurs. C'est elle qui décide. »

Charlotte les regarda tour à tour. Tous étaient beaux, tous l'avaient aimée avec passion. Mais un seul avait laissé une marque particulière dans son cœur. Andrew.

Elle s'approcha de lui et prit sa main. « Toi, » dit-elle simplement.

Andrew sourit, un sourire chaud et tendre. « Je suis honoré. »

« Mais pas seulement lui, » ajouta Charlotte, sentant un éclat de malice s'emparer d'elle. « Je veux vous sentir tous. Une dernière fois. Une dernière nuit. »

Les hommes échangèrent des regards, puis des sourires. La nuit qui suivit fut une orgie, un tourbillon de chairs, de sueurs, de gémissements. Charlotte fut prise de toutes parts, et elle s'abandonna entièrement.

Au petit matin, elle s'endormit, épuisée, heureuse, entre Andrew et Jane, le corps couvert de baisers, l'esprit en paix.

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Chapitre Huit : Le Retour à Thornwood

Charlotte revint à Thornwood une semaine plus tard. Godfrey l'attendait dans le salon, son sourire gras déjà en place. Il s'avança pour l'accueillir.

« Ma chère cousine, j'espère que votre séjour à Londres vous a été bénéfique. » Il s'approcha et, sans y être invité, posa ses mains sur ses hanches. « Vous êtes plus... florissante que jamais. »

Charlotte lui donna un sourire glacial. « Effectivement, cousin. Les soins de Londres m'ont fait le plus grand bien. Mais je crains que vous ne puissiez constater par vous-même. »

Elle posa sa main sur son ventre. Il était déjà légèrement arrondi. Les médecins de Londres, qu'elle avait consultés, l'avaient confirmé : elle était enceinte. De qui, elle ne le saurait jamais. Mais cela n'avait pas d'importance.

Le visage de Godfrey se décomposa. « C'est impossible. Edmund n'a pas... »

« Edmund n'a pas, en effet, » dit Charlotte, s'asseyant dans le fauteuil de sa mère. « Mais j'ai veillé à ce que la lignée des Thornwood ne s'éteigne pas. »

Godfrey blêmit. « Vous avez... vous avez... »

« Je n'ai rien fait que je n'aie choisi, » dit Charlotte. « Et je vous prie, cousin, de quitter mon domaine. Vous n'êtes plus le bienvenu. »

Godfrey ouvrit la bouche pour protester, mais aucun son n'en sortit. Il tourna les talons et quitta la pièce, laissant Charlotte seule avec son ventre et son sourire.

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Épilogue

Neuf mois plus tard, Charlotte donna naissance à un fils. Il avait les yeux gris d'Andrew, et la santé robuste de tous les autres. Elle le nomma Edmund, en hommage à son défunt mari.

Andrew vint la voir, une fois. Il ne demanda pas à savoir si l'enfant était de lui. Il se contenta de le tenir dans ses bras, et de lui sourire.

« Il est beau, » dit-il.

« Il est fort, » répondit Charlotte.

« Comme sa mère. »

Charlotte sourit, et pour la première fois, elle se sentit entièrement libre.

Jane et Julian vinrent souvent, amenant avec eux un tourbillon de rires et de plaisir que Charlotte avait appris à chérir. Parfois, la nuit, quand le petit Edmund dormait, Jane lui proposait de revenir à Londres.

« Un petit séjour ? » demandait-elle avec un sourire malicieux.

Charlotte refusait, toujours. Mais elle savait que, désormais, elle avait le choix. Et ce choix, elle l'avait gagné par la seule chose qui comptait vraiment : son plaisir.

Fin.





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Amor de Trans (novela corta)

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Amor de Trans





Nina Bernard bajó del tren en la pequeña estación de campo, con el corazón latiéndole ya con fuerza. El cálido aire del verano español la envolvió como una caricia. A sus treinta y ocho años, había cruzado Europa para reencontrarse con Yaiza, la mujer a la que solo había visto en fotos y vídeos hasta entonces, pero con quien sus intercambios en línea se habían vuelto cada vez más íntimos, ardientes y profundos. Yaiza la esperaba en el andén, radiante con un ligero vestido floral que resaltaba sus suaves curvas y su sonrisa confiada. Su cabello rojo ondulado caía sobre sus hombros, y sus gafas le daban ese aspecto a la vez sabio y terriblemente sensual.

— Nina… —murmuró Yaiza estrechándola entre sus brazos.

Sus cuerpos se apretaron uno contra el otro. Nina sintió inmediatamente el calor de Yaiza, la suavidad de sus pechos contra los suyos, y esa presencia discreta pero firme entre sus piernas que revelaba su naturaleza compartida. Permanecieron así un largo momento, respirando el perfume de la otra, antes de subir al coche que Ana les había enviado.

Ana, su amiga común, las esperaba en la finca. Se trataba de una gran casa antigua rodeada de un jardín paradisíaco: rosales vibrantes, lavandas fragantes, árboles frutales y una piscina de agua dulce cuya agua turquesa brillaba bajo el sol. Ana era una mujer de unos cincuenta años, morena, acogedora, con una sonrisa discreta y amable.

— Bienvenidas, mis queridas. La casa es vuestra. Estoy en el ala oeste si necesitáis algo, pero sé cómo desaparecer. Disfrutad… plenamente.

Ana les guiñó un ojo cómplice antes de desaparecer, dejándolas solas en aquel oasis de verdor y paz.

El dormitorio preparado para ellas se abría directamente al jardín. Una gran cama king size, sábanas blancas ligeras, una terraza privada. Apenas se cerró la puerta, Yaiza tomó a Nina por la cintura y la besó. Un beso que empezó tierno y se volvió voraz. Sus lenguas se encontraron, bailaron, exploraron. Nina gimió suavemente contra la boca de Yaiza, sus manos deslizándose por sus caderas.

— Llevo semanas soñando con esto —confesó Nina sonrojándose.

— Yo también —respondió Yaiza, con los ojos brillantes detrás de sus gafas—. Ven, vamos a descubrir el jardín.

Se cambiaron rápidamente. Nina se puso un ligero vestido azul de lino que se ajustaba a sus curvas femeninas, sus pechos redondos y firmes, y sus caderas generosas. Yaiza conservó su vestido floral, corto, que dejaba ver sus largas piernas tonificadas. Salieron descalzas sobre la hierba cálida.

El jardín era un encantamiento. Flores por todas partes, aromas embriagadores de jazmín y rosa. Caminaron de la mano por un sendero bordeado de cerezos en flor tardía. Al llegar a la piscina, se sentaron en el borde, con los pies en el agua fresca.

— Eres aún más hermosa en persona —murmuró Nina acariciando el muslo de Yaiza.

Yaiza sonrió y la atrajo hacia sí. Su beso se reanudó, más apasionado. Las manos de Nina se deslizaron bajo el vestido de Yaiza, descubriendo con maravilla su polla ya dura, caliente y palpitante. Yaiza no estaba circuncidada; su glande rosado emergía lentamente del prepucio mientras Nina lo acariciaba suavemente.

— Eres tan hermosa… tan mujer —susurró Nina.

Yaiza levantó el vestido azul de Nina por encima de su cabeza. La joven apareció desnuda, su propia polla fina y elegante erguida con orgullo, sus pechos pesados con pezones rosados apuntando en el aire cálido. Yaiza se inclinó y tomó un pecho en su boca, chupándolo con avidez mientras su mano envolvía el sexo de Nina.

Se tumbaron sobre una gran toalla junto a la piscina. El sol acariciaba sus cuerpos. Yaiza besó cada centímetro de la piel de Nina: su cuello, sus hombros, sus pechos, su vientre, y luego más abajo. Tomó la polla de Nina entre sus labios, chupándola lenta y profundamente, su lengua girando alrededor del glande. Nina gemía, arqueando las caderas, con los dedos en el cabello rojo de Yaiza.

— Oh Dios mío… Yaiza…

Yaiza continuó, alternando succiones y caricias con la mano, hasta que Nina tembló de placer. Luego se incorporó, y Nina ocupó su lugar. Descubrió el sabor de Yaiza: salado, dulce, excitante. Lamió sus huevos, subió por el grueso tronco y luego la engulló hasta donde pudo. Yaiza jadeaba, sus caderas moviéndose suavemente.

Se pusieron en posición 69, cuerpos entrelazados, lenguas y bocas trabajando con pasión. El sol calentaba su piel, la ligera brisa hacía estremecer sus cuerpos sudorosos. Nina deslizó un dedo húmedo entre las nalgas de Yaiza, acariciando su ano apretado. Yaiza gimió más fuerte, empujando contra el dedo.

— Te quiero… completamente —murmuró Nina.

Se levantaron y entraron en la piscina. El agua fresca contrastaba deliciosamente con su ardiente excitación. Contra el borde, Yaiza levantó ligeramente a Nina y la penetró lentamente. Nina rodeó su cintura con las piernas, sintiendo cada centímetro de aquella polla gruesa que la abría y la llenaba. Se besaron apasionadamente mientras Yaiza comenzaba a moverse, con embestidas profundas, el agua salpicando a su alrededor.

— Más fuerte… sí… fóllame, Yaiza —suplicó Nina.

Yaiza aceleró, sus pechos presionados contra los de Nina, sus pollas rozándose a veces entre un movimiento y otro. Nina se corrió primero, su semen caliente mezclándose con el agua mientras su culo se contraía alrededor de la polla de Yaiza. Esta continuó unos instantes antes de retirarse y eyacular sobre el vientre y los pechos de Nina, potentes chorros largos.

Permanecieron entrelazadas en el agua, besándose tiernamente y susurrándose palabras dulces.

Al llegar la tarde, Ana les había dejado una cena ligera en la terraza: tapas, vino fresco, fruta. Comieron desnudas, riendo y acariciándose entre bocado y bocado. Después de la comida, se instalaron en la gran cama.

Aquella noche fue una exploración sin límites.

Yaiza ató suavemente las muñecas de Nina con un pañuelo de seda, luego la puso a cuatro patas. Besó largamente su culo, lamiendo su agujero rosa con devoción antes de introducir su lengua. Nina gemía, arqueada y ofrecida. Yaiza lubricó su polla y la penetró de nuevo, más profundamente esta vez, tomándola con fuerza mientras acariciaba la polla pesada de Nina que colgaba entre sus muslos.

— Estás tan apretada… tan perfecta —jadeaba Yaiza.

Nina se corrió por segunda vez, su semen manchando las sábanas. Yaiza la giró y se sentó sobre su rostro. Nina lamió su perineo sensible y chupó su polla con avidez mientras Yaiza se frotaba contra su boca.

Luego llegó el turno de Nina de dominar. Se puso un arnés que Yaiza había traído y tomó a su compañera con pasión, sodomizándola largamente mientras sus pechos se frotaban. Yaiza gritaba de placer, su propia polla rozando contra el vientre de Nina con cada embestida.

Se corrieron juntas, exhaustas, entrelazadas, cubiertas de sudor y semen.

Los días siguientes fueron un verdadero himno a su deseo.

Por las mañanas se despertaban acariciándose, a menudo haciendo el amor perezosamente incluso antes del café. Por las tardes exploraban el jardín. Un día, bajo un cerezo, Yaiza se arrodilló y chupó a Nina hasta el orgasmo, tragando todo su semen mientras los pájaros cantaban a su alrededor. Otra vez, junto a la piscina, Nina se tumbó en una hamaca y Yaiza la cabalgó, empalándose en su polla mientras se masturbaba. Sus cuerpos brillaban bajo el sol, sus gemidos se perdían en el canto de las cigarras.

Lo probaron todo: doble penetración con el arnés y la polla real de Yaiza, fisting suave y progresivo, juegos de hielo de la nevera de la cocina en sus pezones y pollas, masajes con aceites perfumados que siempre terminaban en folladas tórridas sobre la mesa del salón.

Pero más allá del sexo desenfrenado, florecía una verdadera historia de amor.

Hablaban durante horas. Nina le confió sus miedos, los aspectos a veces difíciles de su transición y su deseo de ser amada plenamente como mujer. Yaiza le habló de sus cuarenta y ocho años, de su vida asumida y de la soledad ocasional a pesar de su seguridad. Paseaban de la mano al atardecer, deteniéndose para besarse contra un árbol y declararse su afecto creciente.

Ana pasaba a veces cerca, discreta, con una sonrisa benevolente. Les llevaba fruta fresca o vino sin entrometerse nunca, respetando su burbuja de amor y deseo.

Durante la última semana, su conexión se volvió aún más intensa. En una noche de tormenta, con la lluvia golpeando las ventanas, hicieron el amor como poseídas. Yaiza tomó a Nina contra la ventana, follándola violentamente mientras los relámpagos iluminaban sus cuerpos. Luego Nina ató a Yaiza a la cama y la torturó de placer: lengua por todas partes, dedos en su culo, polla profunda, hasta que Yaiza suplicó, con lágrimas de éxtasis en los ojos.

La mañana de su partida, permanecieron mucho tiempo en la cama, acariciándose suavemente, casi con reverencia.

— No quiero que esto termine —murmuró Nina.

— No terminará —respondió Yaiza besándola—. Encontraremos la forma. Volverás… o iré yo a ti.

Hicieron el amor una última vez, tiernamente, lentamente, saboreando cada sensación, cada beso, cada suspiro. Cuando se corrieron juntas, frente contra frente, lloraron de felicidad.

Ana las acompañó hasta el coche, abrazándolas con cariño.

— Volved cuando queráis. Esta casa está hecha para el amor.

En el camino de regreso, Nina apoyó la cabeza en el hombro de Yaiza. El sol seguía brillando sobre los campos dorados. Su verano había sido ardiente, tórrido, sensual, pero sobre todo profundamente romántico.

Dos mujeres trans, dos almas gemelas, que se habían encontrado en un jardín español paradisíaco.

Su amor apenas estaba comenzando.





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Trans Love (short novel)

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Trans Love





Nina Bernard stepped off the train at the small country station, her heart already racing. The warm Spanish summer air enveloped her like a caress. At thirty-eight years old, she had crossed Europe to reunite with Yaiza, the woman she had only seen in photos and videos until now, but with whom her online exchanges had become increasingly intimate, burning, and profound. Yaiza was waiting for her on the platform, radiant in a light floral dress that highlighted her soft curves and confident smile. Her wavy red hair fell over her shoulders, and her glasses gave her that wise yet terribly sensual look.

“Nina…” Yaiza murmured, pulling her into her arms.

Their bodies pressed together. Nina immediately felt Yaiza’s warmth, the softness of her breasts against hers, and that discreet but firm presence between her legs that revealed their shared nature. They stayed like that for a long moment, breathing in each other’s scent, before getting into the car Ana had sent for them.

Ana, their mutual friend, was waiting for them at the farm. It was a large old farmhouse surrounded by a paradisiacal garden: vibrant roses, fragrant lavender, fruit trees, and a freshwater swimming pool whose turquoise water sparkled under the sun. Ana was a woman in her fifties, brunette, welcoming, with a discreet and kind smile.

“Welcome, my darlings. The house is yours. I’m in the west wing if you need anything, but I know how to stay out of the way. Enjoy… fully.”

Ana gave them a knowing wink before disappearing, leaving them alone in this oasis of greenery and peace.

The bedroom prepared for them opened directly onto the garden. A large king-size bed, light white sheets, a private terrace. As soon as the door closed, Yaiza took Nina by the waist and kissed her. A kiss that started tender, then became voracious. Their tongues met, danced, explored. Nina moaned softly against Yaiza’s mouth, her hands sliding over her hips.

“I’ve been dreaming of this for weeks,” Nina confessed, blushing.

“Me too,” Yaiza replied, her eyes shining behind her glasses. “Come on, let’s discover the garden.”

They changed quickly. Nina slipped on a light blue linen dress that hugged her feminine curves, her round and firm breasts, and her generous hips. Yaiza kept her floral dress, short enough to reveal her long toned legs. They went out barefoot into the warm grass.

The garden was enchanting. Flowers everywhere, intoxicating scents of jasmine and rose. They walked hand in hand along a path lined with late-blooming cherry trees. When they reached the pool, they sat on the edge, feet in the cool water.

“You’re even more beautiful in real life,” Nina murmured, caressing Yaiza’s thigh.

Yaiza smiled and pulled her closer. Their kiss resumed, more passionate. Nina’s hands slipped under Yaiza’s dress, discovering with wonder her already hard, hot, throbbing cock. Yaiza was uncircumcised; her pink glans slowly emerged from the foreskin as Nina gently stroked it.

“You’re so beautiful… so feminine,” Nina breathed.

Yaiza lifted Nina’s blue dress over her head. The younger woman appeared naked, her own slender and elegant cock standing proudly, her heavy breasts with pink nipples pointing in the warm air. Yaiza leaned down and took one breast into her mouth, sucking greedily while her hand wrapped around Nina’s cock.

They lay down on a large towel near the pool. The sun caressed their bodies. Yaiza kissed every inch of Nina’s skin: her neck, her shoulders, her breasts, her stomach, then lower. She took Nina’s cock between her lips, sucking slowly and deeply, her tongue swirling around the head. Nina moaned, arching her hips, fingers in Yaiza’s red hair.

“Oh my God… Yaiza…”

Yaiza continued, alternating suction and hand strokes until Nina trembled with pleasure. Then she straightened up, and Nina took her place. She discovered Yaiza’s taste—salty, sweet, exciting. She licked her balls, ran her tongue along the thick shaft, then swallowed it as far as she could. Yaiza panted, her hips moving gently.

They moved into a 69 position, bodies entwined, tongues and mouths working with passion. The sun warmed their skin, the light breeze making their sweaty bodies shiver. Nina slipped a wet finger between Yaiza’s ass cheeks, caressing her tight anus. Yaiza moaned louder, pushing back against the finger.

“I want you… completely,” Nina murmured.

They stood up and entered the pool. The cool water contrasted deliciously with their burning arousal. Against the edge, Yaiza lifted Nina slightly and penetrated her slowly. Nina wrapped her legs around her waist, feeling every inch of that thick cock opening and filling her. They kissed passionately as Yaiza began to move, deep thrusts, water splashing around them.

“Harder… yes… fuck me, Yaiza,” Nina begged.

Yaiza accelerated, her breasts pressed against Nina’s, their cocks sometimes rubbing against each other between movements. Nina came first, her hot cum mixing with the water as her ass clenched around Yaiza’s cock. Yaiza continued for a few moments before pulling out and ejaculating onto Nina’s belly and breasts, powerful long spurts.

They remained entwined in the water, kissing tenderly and whispering sweet words.

When evening came, Ana had left them a light dinner on the terrace: tapas, chilled wine, fruit. They ate naked, laughing and caressing each other between bites. After the meal, they settled onto the large bed.

That night was a limitless exploration.

Yaiza gently tied Nina’s wrists with a silk scarf, then positioned her on all fours. She kissed her ass at length, licking her pink hole with devotion before sliding her tongue inside. Nina moaned, arched and offered. Yaiza lubed her cock and penetrated her again, deeper this time, taking her hard while stroking Nina’s heavy cock hanging between her thighs.

“You’re so tight… so perfect,” Yaiza panted.

Nina came a second time, her cum staining the sheets. Yaiza turned her over and sat on her face. Nina licked her sensitive perineum and sucked her cock greedily while Yaiza rubbed against her mouth.

Then it was Nina’s turn to dominate. She put on a strap-on Yaiza had brought and took her companion with passion, sodomizing her at length while their breasts rubbed together. Yaiza cried out in pleasure, her own cock rubbing against Nina’s belly with every thrust.

They came together, exhausted, entwined, covered in sweat and cum.

The following days were a true hymn to their desire.

In the mornings, they woke up caressing each other, often making lazy love even before coffee. In the afternoons, they explored the garden. One day, under a cherry tree, Yaiza knelt and sucked Nina to orgasm, swallowing all her cum while birds sang around them. Another time, by the pool, Nina lay on a lounger and Yaiza straddled her, impaling herself on her cock while masturbating. Their bodies glistened in the sun, their moans lost in the song of the cicadas.

They tried everything: double penetration with the strap-on and Yaiza’s real cock, gentle and progressive fisting, ice games from the kitchen fridge on their nipples and cocks, perfumed oil massages that always ended in torrid fucking on the living room table.

But beyond the wild sex, a true romance was blossoming.

They talked for hours. Nina confided her fears, the sometimes difficult aspects of her transition, and her desire to be fully loved as a woman. Yaiza spoke of her forty-eight years, her fully embraced life, and the occasional loneliness despite her confidence. They walked hand in hand at sunset, stopping to kiss against a tree and declare their growing affection.

Ana would sometimes pass by, discreet, with a benevolent smile. She brought them fresh fruit or wine without ever intruding, respecting their bubble of love and desire.

During the final week, their connection became even more intense. On a stormy night, rain beating against the windows, they made love like possessed women. Yaiza took Nina against the bay window, fucking her violently while lightning illuminated their bodies. Then Nina tied Yaiza to the bed and tortured her with pleasure: tongue everywhere, fingers in her ass, deep cock, until Yaiza begged, tears of ecstasy in her eyes.

On the morning of their departure, they stayed in bed for a long time, caressing each other softly, almost reverently.

“I don’t want this to end,” Nina murmured.

“It won’t end,” Yaiza replied, kissing her. “We’ll find a way. You’ll come back… or I’ll come to you.”

They made love one last time, tenderly, slowly, savoring every sensation, every kiss, every sigh. When they came together, forehead to forehead, they cried with happiness.

Ana accompanied them to the car, hugging them warmly.

“Come back whenever you want. This house is made for love.”

On the way back, Nina rested her head on Yaiza’s shoulder. The sun was still shining on the golden fields. Their summer had been burning, torrid, sensual, but above all deeply romantic.

Two trans women, two soul sisters, who had found each other in a paradisiacal Spanish garden.

Their love was only just beginning.





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Amour de Trans (nouvelle)

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Amour de Trans




Nina Bernard descendit du train à la petite gare de campagne, le cœur battant déjà la chamade. L’air chaud de l’été espagnol l’enveloppa comme une caresse. À trente-huit ans, elle avait traversé l’Europe pour venir retrouver Yaiza, cette femme qu’elle n’avait vue qu’en photo et en vidéo jusqu’à présent, mais avec qui les échanges en ligne étaient devenus de plus en plus intimes, brûlants, profonds. Yaiza l’attendait sur le quai, radieuse dans une robe légère à fleurs qui soulignait ses courbes douces et son sourire confiant. Ses cheveux roux ondulés tombaient sur ses épaules, et ses lunettes lui donnaient cet air à la fois sage et terriblement sensuel.

— Nina… murmura Yaiza en la serrant dans ses bras.

Leurs corps se pressèrent l’un contre l’autre. Nina sentit immédiatement la chaleur de Yaiza, la douceur de sa poitrine contre la sienne, et cette présence discrète mais ferme entre ses jambes qui trahissait leur nature commune. Elles restèrent ainsi un long moment, respirant le parfum de l’autre, avant de monter dans la voiture qu’Ana leur avait envoyée.

Ana, leur amie commune, les attendait à la ferme. Une grande bâtisse ancienne entourée d’un jardin paradisiaque : rosiers éclatants, lavandes odorantes, arbres fruitiers et une piscine d’eau douce turquoise qui scintillait sous le soleil. Ana était une femme d’une cinquantaine d’années, brune, accueillante, au sourire discret et bienveillant.

— Bienvenues, mes chéries. La maison est à vous. Je suis dans l’aile ouest si vous avez besoin de quoi que ce soit, mais je sais me faire oublier. Profitez… pleinement.

Ana leur fit un clin d’œil complice avant de disparaître, les laissant seules dans cette oasis de verdure et de calme.

La chambre qu’on leur avait préparée donnait directement sur le jardin. Un grand lit king size, des draps blancs légers, une terrasse privée. À peine la porte fermée, Yaiza prit Nina par la taille et l’embrassa. Un baiser d’abord tendre, puis vorace. Leurs langues se rencontrèrent, dansèrent, explorèrent. Nina gémit doucement contre la bouche de Yaiza, ses mains glissant sur ses hanches.

— J’ai rêvé de ça pendant des semaines, avoua Nina en rougissant.

— Moi aussi, répondit Yaiza, les yeux brillants derrière ses lunettes. Viens, allons découvrir le jardin.

Elles se changèrent rapidement. Nina enfila une légère robe bleue en lin qui moulait ses formes féminines, ses seins ronds et fermes, ses hanches généreuses. Yaiza garda sa robe fleurie, courte, qui laissait voir ses longues jambes toniques. Elles sortirent pieds nus dans l’herbe chaude.

Le jardin était un enchantement. Des fleurs partout, des senteurs enivrantes de jasmin et de rose. Elles marchèrent main dans la main le long d’un sentier bordé de cerisiers en fleur tardifs. Arrivées près de la piscine, elles s’assirent sur le bord, les pieds dans l’eau fraîche.

— Tu es encore plus belle en vrai, murmura Nina en caressant la cuisse de Yaiza.

Yaiza sourit et l’attira à elle. Leur baiser reprit, plus passionné. Les mains de Nina glissèrent sous la robe de Yaiza, découvrant avec émerveillement son sexe déjà dur, chaud, palpitant. Yaiza n’était pas circoncise ; son gland rose émergeait lentement du prépuce tandis que Nina le caressait doucement.

— Tu es si belle… si femme, souffla Nina.

Yaiza fit passer la robe bleue de Nina par-dessus sa tête. La jeune femme apparut nue, sa propre verge fine et élégante dressée fièrement, ses seins lourds aux tétons rosés pointant dans l’air chaud. Yaiza se pencha et prit un sein dans sa bouche, suçant avec gourmandise tandis que sa main enveloppait le sexe de Nina.

Elles s’allongèrent sur une grande serviette près de la piscine. Le soleil caressait leurs corps. Yaiza embrassa chaque centimètre de la peau de Nina : son cou, ses épaules, ses seins, son ventre, puis descendit plus bas. Elle prit le sexe de Nina entre ses lèvres, le suçant lentement, profondément, sa langue tournoyant autour du gland. Nina gémit, cambrant les hanches, ses doigts dans les cheveux roux de Yaiza.

— Oh mon Dieu… Yaiza…

Yaiza continua, alternant succion et caresses avec sa main, jusqu’à ce que Nina tremble de plaisir. Puis elle se redressa, et Nina prit sa place. Elle découvrit le goût de Yaiza, salé, doux, excitant. Elle lécha ses couilles, remonta le long de la verge épaisse, puis l’engloutit aussi loin qu’elle put. Yaiza haletait, ses hanches bougeant doucement.

Elles se mirent en 69, corps enlacés, langues et bouches travaillant avec passion. Le soleil chauffait leur peau, la brise légère faisait frissonner leurs corps en sueur. Nina glissa un doigt humide entre les fesses de Yaiza, caressant son anus serré. Yaiza gémit plus fort, poussant contre le doigt.

— Je te veux… complètement, murmura Nina.

Elles se levèrent et entrèrent dans la piscine. L’eau fraîche contrastait délicieusement avec leur excitation brûlante. Contre le bord, Yaiza souleva légèrement Nina et la pénétra lentement. Nina entoura ses jambes autour de sa taille, sentant chaque centimètre de cette verge épaisse l’ouvrir, la remplir. Elles s’embrassèrent passionnément tandis que Yaiza commençait à bouger, des coups de reins profonds, l’eau éclaboussant autour d’elles.

— Plus fort… oui… baise-moi, Yaiza, supplia Nina.

Yaiza accéléra, ses seins pressés contre ceux de Nina, leurs sexes frottant parfois l’un contre l’autre entre deux mouvements. Nina jouit la première, son sperme chaud se mélangeant à l’eau tandis que son cul se contractait autour de la verge de Yaiza. Celle-ci continua quelques instants avant de se retirer et d’éjaculer sur le ventre et les seins de Nina, longues jets puissants.

Elles restèrent enlacées dans l’eau, s’embrassant tendrement, se murmurant des mots doux.

Le soir venu, Ana leur avait laissé un dîner léger sur la terrasse : tapas, vin frais, fruits. Elles mangèrent nues, riant, se caressant entre deux bouchées. Après le repas, elles s’installèrent sur le grand lit.

Cette nuit-là fut une exploration sans limites.

Yaiza attacha doucement les poignets de Nina avec un foulard de soie, puis la fit mettre à quatre pattes. Elle embrassa longuement son cul, léchant son trou rose avec dévotion avant d’y glisser sa langue. Nina gémissait, cambrée, offerte. Yaiza lubrifia son sexe et la pénétra à nouveau, plus profondément cette fois, la prenant avec force tout en caressant sa verge qui pendait lourde entre ses cuisses.

— Tu es si serrée… si parfaite, haletait Yaiza.

Nina jouit une seconde fois, son sperme tachant les draps. Yaiza la retourna, s’assit sur son visage. Nina lécha sa chatte imaginaire – ce petit espace sensible entre ses couilles et son anus – et suça sa verge avec avidité pendant que Yaiza se frottait contre sa bouche.

Puis ce fut au tour de Nina de dominer. Elle enfila un strap-on que Yaiza avait apporté et prit sa compagne avec passion, la sodomisant longuement tandis que leurs seins se frottaient. Yaiza criait de plaisir, son propre sexe frottant contre le ventre de Nina à chaque coup de reins.

Elles jouirent ensemble, épuisées, enlacées, couvertes de sueur et de sperme.

Les jours suivants furent un véritable hymne à leur désir.

Le matin, elles se réveillaient en se caressant, souvent en faisant l’amour paresseusement avant même le café. L’après-midi, elles exploraient le jardin. Un jour, sous un cerisier, Yaiza s’agenouilla et suça Nina jusqu’à l’orgasme, avalant tout son sperme tandis que les oiseaux chantaient autour d’elles. Une autre fois, près de la piscine, Nina s’allongea sur un transat et Yaiza la chevaucha, s’empalant sur sa verge tout en se masturbant. Leurs corps brillaient au soleil, leurs gémissements se perdaient dans le chant des cigales.

Elles essayèrent tout. Double pénétration avec le strap-on et la vraie verge de Yaiza, fisting doux et progressif, jeux de glace du frigo de la cuisine sur leurs tétons et leurs sexes, massages aux huiles parfumées qui finissaient toujours en baise torride sur la table du salon.

Mais au-delà du sexe débridé, une vraie romance fleurissait.

Elles parlaient pendant des heures. Nina confia ses peurs, sa transition parfois difficile, son envie d’être aimée pleinement en tant que femme. Yaiza lui parla de ses quarante-huit ans, de sa vie assumée, de sa solitude parfois malgré son assurance. Elles se promenaient main dans la main au coucher du soleil, s’arrêtant pour s’embrasser contre un arbre, se déclarant leur affection grandissante.

Ana les croisait parfois, discrète, un sourire bienveillant aux lèvres. Elle leur apportait des fruits frais ou du vin sans jamais s’imposer, respectant leur bulle d’amour et de désir.

La dernière semaine, leur connexion devint encore plus intense. Une nuit d’orage, la pluie battant contre les fenêtres, elles firent l’amour comme des possédées. Yaiza prit Nina contre la baie vitrée, la baisant violemment tandis que l’éclair illuminait leurs corps. Nina, ensuite, attacha Yaiza au lit et la tortura de plaisir : langue partout, doigts dans son cul, verge profonde, jusqu’à ce que Yaiza supplie, en larmes de jouissance.

Le matin de leur départ, elles restèrent longtemps au lit, se caressant doucement, presque religieusement.

— Je ne veux pas que ça s’arrête, murmura Nina.

— Ça ne s’arrêtera pas, répondit Yaiza en l’embrassant. On va trouver un moyen. Tu reviendras… ou je viendrai à toi.

Elles firent l’amour une dernière fois, tendrement, lentement, savourant chaque sensation, chaque baiser, chaque soupir. Quand elles jouirent ensemble, front contre front, elles pleurèrent de bonheur.

Ana les accompagna jusqu’à la voiture, les serrant dans ses bras.

— Revenez quand vous voulez. Cette maison est faite pour l’amour.

Sur le chemin du retour, Nina posa sa tête sur l’épaule de Yaiza. Le soleil brillait toujours sur les champs dorés. Leur été avait été brûlant, torride, sensuel, mais surtout profondément romantique.

Deux femmes trans, deux âmes sœurs, qui s’étaient trouvées dans un jardin espagnol paradisiaque.

Leur amour ne faisait que commencer.





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Yaiza bajo el Sol de Sitges (novela corta)

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Yaiza bajo el Sol de Sitges





Yaiza bajó del tren en la estación de Sitges a última hora de la mañana, con el calor catalán ya pesando sobre su piel. A sus cuarenta y ocho años, había aprendido a apreciar estas escapadas solitarias que le permitían sentirse plenamente ella misma. Su largo cabello rubio ondulado caía sobre sus hombros, y sus gafas de montura fina le daban ese aire intelectual y pícaro que tanto le gustaba cultivar. Bajo su ligero vestido de lino blanco, su cuerpo estaba libre: sin ropa interior, solo su piel, su polla ya medio dura por la excitación del viaje, y su pecho plano pero sensible que a veces acariciaba con las yemas de los dedos.

Había alquilado una pequeña villa en las colinas con vistas al mar, pero solo dejó sus maletas el tiempo suficiente para ponerse un pareo transparente y dirigirse a la playa naturista más salvaje, la que se extendía más allá de las rocas, lejos de las miradas indiscretas de los turistas habituales.

El sol pegaba fuerte cuando extendió su toalla sobre la arena caliente. Dejó caer el pareo sin dudarlo. Su cuerpo desnudo se ofreció a la luz: sus piernas largas y tonificadas, sus nalgas redondas y firmes, su polla circuncidada que colgaba pesadamente entre sus muslos, ya ligeramente hinchada por la caricia de la brisa marina. Yaiza se tumbó boca abajo, con las piernas ligeramente abiertas, saboreando el calor sobre su piel.

Fue entonces cuando los vio.

Una pareja, un poco más allá, instalada sobre una gran toalla azul. El hombre, Marc, rondaba los cuarenta y pocos años, cuerpo atlético, bronceado, con una barba corta bien cuidada y una polla gruesa que descansaba sobre su muslo. La mujer, Elena, era de una belleza perturbadora: cuarenta y dos años, curvas generosas, pechos pesados con pezones oscuros, cintura estrecha y caderas anchas. Su coño estaba perfectamente depilado, sus labios íntimos ligeramente entreabiertos por la posición tumbada.

Sus miradas se cruzaron. Yaiza sonrió suavemente. Marc y Elena le devolvieron la sonrisa con esa franqueza típica de los naturistas. Sin vergüenza, solo una curiosidad amable. Las miradas se demoraron. Yaiza sintió cómo su polla se endurecía contra la toalla. No hizo nada por ocultarla. Al contrario, se giró boca arriba, ofreciendo su erección creciente al sol y a sus ojos.

Elena susurró algo al oído de Marc. Se rieron suavemente. Luego Elena se levantó y se acercó, su cuerpo balanceándose con gracia natural.

—Hola… Me llamo Elena. Él es Marc. Te hemos notado. Eres preciosa.

Yaiza se incorporó sobre los codos, su pecho plano tensándose ligeramente.

—Yaiza. Encantada. ¿Lleváis mucho tiempo juntos?

—Diez años —respondió Marc uniéndose a ellos—. Y nos gusta compartir cuando hay conexión.

La conversación fluyó con naturalidad. Hablaban español con un ligero acento francés. Eran de Lyon, de vacaciones por dos semanas. Yaiza les contó sobre su vida en Barcelona, su deseo de libertad, su rechazo a las etiquetas. Les confesó sin filtros que era una femboy, que le gustaba sentirse mujer mientras conservaba su cuerpo de hombre. No se sorprendieron. Al contrario, sus ojos brillaban de interés.

La tarde pasó entre conversaciones ligeras y silencios cargados. Elena extendió crema solar sobre la espalda de Yaiza, sus manos bajando lentamente hacia sus nalgas. Marc los observaba, su polla endureciéndose visiblemente. Yaiza gimió suavemente cuando los dedos de Elena rozaron su ano.

—¿Te gusta que te toquen ahí? —murmuró Elena.

—Me encanta —respondió Yaiza con voz ronca.

Ese primer día no fueron más lejos. Solo caricias inocentes, miradas ardientes y un ligero beso en los labios entre Yaiza y Elena antes de separarse al atardecer.

Al día siguiente se encontraron en el mismo lugar. Esta vez el ambiente era más eléctrico. Elena se tumbó junto a Yaiza, sus cuerpos desnudos rozándose. Marc se unió pronto. Las manos exploraron con más libertad. Yaiza sintió los dedos de Elena alrededor de su polla, acariciándola lentamente mientras Marc besaba su nuca.

—¿Podemos ir más lejos? —preguntó Elena.

—Sí —respondió Yaiza sin dudar—. Lo deseo desde ayer.

Se levantaron los tres y caminaron hasta un rincón más discreto, protegido por rocas. Allí, Elena se arrodilló frente a Yaiza y tomó su polla en la boca. La chupó con avidez experta, su lengua girando alrededor del glande mientras Marc acariciaba el pecho de Yaiza y pellizcaba sus pezones. Yaiza gemía, con las manos en el cabello de Elena.

Marc se colocó detrás, su polla dura presionada entre sus nalgas, lubricada por el sudor y el protector solar.

—¿Quieres sentirnos a los dos? —murmuró.

—Sí… los dos a la vez —suspiró Yaiza.

Ese día no lo hicieron todavía, pero la promesa estaba hecha. Regresaron juntos a la villa de Yaiza. Las vistas al mar desde la terraza eran espectaculares. Cenaron desnudos, bebiendo vino fresco, riendo y acariciándose.

Aquella noche fue su primer encuentro real.

En la gran cama de sábanas blancas, Elena y Yaiza se besaron profundamente, sus lenguas danzando con ternura. Elena besó cada centímetro del cuerpo de Yaiza: sus hombros, sus pezones, su vientre, luego su polla, que tomó hasta el fondo de su garganta. Yaiza, tumbada boca arriba, abrió las piernas. Marc se colocó detrás de Elena, penetrándola lentamente mientras ella chupaba a Yaiza.

Luego llegó el turno de Yaiza. Elena se sentó sobre su rostro, ofreciéndole su coño húmedo a su lengua. Yaiza lamió con pasión, saboreando sus jugos dulces mientras Marc lubricaba su ano con gel e introducía primero un dedo, luego dos. Yaiza gimió dentro del coño de Elena cuando Marc la penetró por fin, profundamente, con un potente empujón.

—Joder… sí… fóllame —jadeó Yaiza.

Elena se giró para besar a Marc mientras frotaba su clítoris contra la polla de Yaiza. Los movimientos se aceleraron. Marc embestía con fuerza el culo apretado de Yaiza, sus huevos golpeando contra sus nalgas. Yaiza se corrió primero, su semen salpicando su vientre y los pechos de Elena. Marc continuó, luego se retiró para eyacular sobre los rostros de las dos mujeres, que se besaron compartiendo su leche.

Permanecieron entrelazados toda la noche, con caricias tiernas y susurros amorosos.

Los días siguientes fueron un torbellino de placer y conexión profunda.

Por las mañanas regresaban a la playa. El exhibicionismo se convirtió en su juego favorito. Yaiza se dejaba chupar por Elena delante de algunas miradas discretas de otros naturistas. Una tarde, Marc la folló a cuatro patas sobre la arena caliente mientras Elena sujetaba su cabello y la besaba. A Yaiza le encantaba sentirse observada, su polla dura balanceándose entre sus muslos mientras la sodomizaban.

Por las noches, en la villa, exploraban más lejos. Una noche colocaron un gran espejo frente a la cama. Yaiza estuvo en el centro: Elena cabalgando su polla por delante mientras Marc la tomaba por detrás. La doble penetración fue intensa. Yaiza gritó de placer cuando las dos pollas la llenaron al mismo tiempo, rozándose entre sí a través de la fina pared. Sus piernas temblaban, su cuerpo cubierto de sudor. Elena la besaba apasionadamente, acariciando su clítoris hinchado mientras se dejaba follar por el miembro de Yaiza.

—Me encanta verte así… llena —susurró Elena.

—Soy vuestra… tomadme —respondió Yaiza entre gemidos.

Cambiaran de posiciones sin fin: Yaiza a cuatro patas, chupando a Marc mientras Elena la fistaba suavemente; Elena y Yaiza en un 69 mientras Marc las penetraba por turnos; sesiones de pura ternura donde las dos mujeres se acariciaban largo rato, lamiéndose con amor mientras Marc las miraba, masturbando su gruesa polla.

El exhibicionismo continuó fuera de la playa. Una noche, en la terraza de la villa iluminada por la luna, Yaiza fue follada de pie contra la barandilla, dominando el mar. Elena estaba de rodillas delante de ella, lamiendo su polla y sus huevos mientras Marc la sodomizaba con violencia. Las luces lejanas de los barcos podían verlos, y esa idea los excitaba locamente a los tres.

Pero más allá del sexo, estaba naciendo una verdadera historia de amor.

Hablaban durante horas. Yaiza compartió sus dudas, su vida a veces solitaria a pesar de su seguridad, su deseo de ser amada por quien realmente era. Elena y Marc le hablaron de su relación abierta, de su amor sólido y de cómo Yaiza aportaba una chispa nueva. Paseaban por la playa al atardecer, cogidos de la mano los tres, desnudos o ligeramente vestidos, besándose con ternura.

El quinto día, durante un paseo en barco que alquilaron, hicieron el amor mar adentro. Yaiza, tumbada en la cubierta, fue tomada por los dos a la vez bajo el cielo azul. El barco se mecía suavemente al ritmo de sus embestidas. Elena lloró de placer al correrse, abrazando fuerte a Yaiza. Marc se unió a ellos en el orgasmo, llenando el culo de Yaiza con su semen caliente.

La última noche fue la más emotiva.

Permanecieron en la cama casi todo el día. Caricias lentas, besos por todas partes, declaraciones susurradas. Yaiza estuvo en el centro de un trío infinitamente tierno y perverso: Elena follándola con un strap-on mientras Marc la sodomizaba, sus cuerpos pegados, sudor contra sudor, corazones latiendo al unísono. Yaiza se corrió varias veces, su cuerpo sacudido por espasmos, gritando sus nombres.

Cuando por fin se durmieron, entrelazados, Yaiza se sintió completa. Por primera vez en mucho tiempo, no se sentía sola.

La mañana final, en la playa, se despidieron sin tristeza excesiva. Sabían que se volverían a ver. Elena y Marc regresaban a Lyon, pero ya habían planeado volver a Sitges en otoño. Yaiza los besó larga y profundamente, saboreando sus bocas una última vez.

—Me habéis dado más que placer —murmuró—. Me habéis recordado que puedo ser amada completamente.

Elena acarició su mejilla.

—Y tú nos has abierto todavía más. Te queremos, Yaiza.

Se separaron bajo el sol, los cuerpos marcados por los recuerdos, los corazones llenos.

Yaiza se quedó dos días más en Sitges, sola esta vez. Regresó a la playa, desnuda, sonriente, su cuerpo todavía sensible por los abrazos pasados. Sabía que este verano había cambiado algo en ella. El mar brillaba, el viento acariciaba su piel, y en su vientre aún danzaba el recuerdo de sus dos cuerpos contra el suyo.

Estaba viva. Plenamente, libremente, sexual y románticamente viva.





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(Ar) مرحبا بكم على هذه المدونة

 . . أهلاً بكم في ملاذي الأدبي يسعدني حقاً أن أرحب بكم هنا. سواءً أكان وصولكم بدافع الفضول، أو مصادفةً من خلال رابط مشترك، أو بدافع حب الكل...