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Amour de Trans
Nina Bernard descendit du train à la petite gare de campagne, le cœur battant déjà la chamade. L’air chaud de l’été espagnol l’enveloppa comme une caresse. À trente-huit ans, elle avait traversé l’Europe pour venir retrouver Yaiza, cette femme qu’elle n’avait vue qu’en photo et en vidéo jusqu’à présent, mais avec qui les échanges en ligne étaient devenus de plus en plus intimes, brûlants, profonds. Yaiza l’attendait sur le quai, radieuse dans une robe légère à fleurs qui soulignait ses courbes douces et son sourire confiant. Ses cheveux roux ondulés tombaient sur ses épaules, et ses lunettes lui donnaient cet air à la fois sage et terriblement sensuel.
— Nina… murmura Yaiza en la serrant dans ses bras.
Leurs corps se pressèrent l’un contre l’autre. Nina sentit immédiatement la chaleur de Yaiza, la douceur de sa poitrine contre la sienne, et cette présence discrète mais ferme entre ses jambes qui trahissait leur nature commune. Elles restèrent ainsi un long moment, respirant le parfum de l’autre, avant de monter dans la voiture qu’Ana leur avait envoyée.
Ana, leur amie commune, les attendait à la ferme. Une grande bâtisse ancienne entourée d’un jardin paradisiaque : rosiers éclatants, lavandes odorantes, arbres fruitiers et une piscine d’eau douce turquoise qui scintillait sous le soleil. Ana était une femme d’une cinquantaine d’années, brune, accueillante, au sourire discret et bienveillant.
— Bienvenues, mes chéries. La maison est à vous. Je suis dans l’aile ouest si vous avez besoin de quoi que ce soit, mais je sais me faire oublier. Profitez… pleinement.
Ana leur fit un clin d’œil complice avant de disparaître, les laissant seules dans cette oasis de verdure et de calme.
La chambre qu’on leur avait préparée donnait directement sur le jardin. Un grand lit king size, des draps blancs légers, une terrasse privée. À peine la porte fermée, Yaiza prit Nina par la taille et l’embrassa. Un baiser d’abord tendre, puis vorace. Leurs langues se rencontrèrent, dansèrent, explorèrent. Nina gémit doucement contre la bouche de Yaiza, ses mains glissant sur ses hanches.
— J’ai rêvé de ça pendant des semaines, avoua Nina en rougissant.
— Moi aussi, répondit Yaiza, les yeux brillants derrière ses lunettes. Viens, allons découvrir le jardin.
Elles se changèrent rapidement. Nina enfila une légère robe bleue en lin qui moulait ses formes féminines, ses seins ronds et fermes, ses hanches généreuses. Yaiza garda sa robe fleurie, courte, qui laissait voir ses longues jambes toniques. Elles sortirent pieds nus dans l’herbe chaude.
Le jardin était un enchantement. Des fleurs partout, des senteurs enivrantes de jasmin et de rose. Elles marchèrent main dans la main le long d’un sentier bordé de cerisiers en fleur tardifs. Arrivées près de la piscine, elles s’assirent sur le bord, les pieds dans l’eau fraîche.
— Tu es encore plus belle en vrai, murmura Nina en caressant la cuisse de Yaiza.
Yaiza sourit et l’attira à elle. Leur baiser reprit, plus passionné. Les mains de Nina glissèrent sous la robe de Yaiza, découvrant avec émerveillement son sexe déjà dur, chaud, palpitant. Yaiza n’était pas circoncise ; son gland rose émergeait lentement du prépuce tandis que Nina le caressait doucement.
— Tu es si belle… si femme, souffla Nina.
Yaiza fit passer la robe bleue de Nina par-dessus sa tête. La jeune femme apparut nue, sa propre verge fine et élégante dressée fièrement, ses seins lourds aux tétons rosés pointant dans l’air chaud. Yaiza se pencha et prit un sein dans sa bouche, suçant avec gourmandise tandis que sa main enveloppait le sexe de Nina.
Elles s’allongèrent sur une grande serviette près de la piscine. Le soleil caressait leurs corps. Yaiza embrassa chaque centimètre de la peau de Nina : son cou, ses épaules, ses seins, son ventre, puis descendit plus bas. Elle prit le sexe de Nina entre ses lèvres, le suçant lentement, profondément, sa langue tournoyant autour du gland. Nina gémit, cambrant les hanches, ses doigts dans les cheveux roux de Yaiza.
— Oh mon Dieu… Yaiza…
Yaiza continua, alternant succion et caresses avec sa main, jusqu’à ce que Nina tremble de plaisir. Puis elle se redressa, et Nina prit sa place. Elle découvrit le goût de Yaiza, salé, doux, excitant. Elle lécha ses couilles, remonta le long de la verge épaisse, puis l’engloutit aussi loin qu’elle put. Yaiza haletait, ses hanches bougeant doucement.
Elles se mirent en 69, corps enlacés, langues et bouches travaillant avec passion. Le soleil chauffait leur peau, la brise légère faisait frissonner leurs corps en sueur. Nina glissa un doigt humide entre les fesses de Yaiza, caressant son anus serré. Yaiza gémit plus fort, poussant contre le doigt.
— Je te veux… complètement, murmura Nina.
Elles se levèrent et entrèrent dans la piscine. L’eau fraîche contrastait délicieusement avec leur excitation brûlante. Contre le bord, Yaiza souleva légèrement Nina et la pénétra lentement. Nina entoura ses jambes autour de sa taille, sentant chaque centimètre de cette verge épaisse l’ouvrir, la remplir. Elles s’embrassèrent passionnément tandis que Yaiza commençait à bouger, des coups de reins profonds, l’eau éclaboussant autour d’elles.
— Plus fort… oui… baise-moi, Yaiza, supplia Nina.
Yaiza accéléra, ses seins pressés contre ceux de Nina, leurs sexes frottant parfois l’un contre l’autre entre deux mouvements. Nina jouit la première, son sperme chaud se mélangeant à l’eau tandis que son cul se contractait autour de la verge de Yaiza. Celle-ci continua quelques instants avant de se retirer et d’éjaculer sur le ventre et les seins de Nina, longues jets puissants.
Elles restèrent enlacées dans l’eau, s’embrassant tendrement, se murmurant des mots doux.
Le soir venu, Ana leur avait laissé un dîner léger sur la terrasse : tapas, vin frais, fruits. Elles mangèrent nues, riant, se caressant entre deux bouchées. Après le repas, elles s’installèrent sur le grand lit.
Cette nuit-là fut une exploration sans limites.
Yaiza attacha doucement les poignets de Nina avec un foulard de soie, puis la fit mettre à quatre pattes. Elle embrassa longuement son cul, léchant son trou rose avec dévotion avant d’y glisser sa langue. Nina gémissait, cambrée, offerte. Yaiza lubrifia son sexe et la pénétra à nouveau, plus profondément cette fois, la prenant avec force tout en caressant sa verge qui pendait lourde entre ses cuisses.
— Tu es si serrée… si parfaite, haletait Yaiza.
Nina jouit une seconde fois, son sperme tachant les draps. Yaiza la retourna, s’assit sur son visage. Nina lécha sa chatte imaginaire – ce petit espace sensible entre ses couilles et son anus – et suça sa verge avec avidité pendant que Yaiza se frottait contre sa bouche.
Puis ce fut au tour de Nina de dominer. Elle enfila un strap-on que Yaiza avait apporté et prit sa compagne avec passion, la sodomisant longuement tandis que leurs seins se frottaient. Yaiza criait de plaisir, son propre sexe frottant contre le ventre de Nina à chaque coup de reins.
Elles jouirent ensemble, épuisées, enlacées, couvertes de sueur et de sperme.
Les jours suivants furent un véritable hymne à leur désir.
Le matin, elles se réveillaient en se caressant, souvent en faisant l’amour paresseusement avant même le café. L’après-midi, elles exploraient le jardin. Un jour, sous un cerisier, Yaiza s’agenouilla et suça Nina jusqu’à l’orgasme, avalant tout son sperme tandis que les oiseaux chantaient autour d’elles. Une autre fois, près de la piscine, Nina s’allongea sur un transat et Yaiza la chevaucha, s’empalant sur sa verge tout en se masturbant. Leurs corps brillaient au soleil, leurs gémissements se perdaient dans le chant des cigales.
Elles essayèrent tout. Double pénétration avec le strap-on et la vraie verge de Yaiza, fisting doux et progressif, jeux de glace du frigo de la cuisine sur leurs tétons et leurs sexes, massages aux huiles parfumées qui finissaient toujours en baise torride sur la table du salon.
Mais au-delà du sexe débridé, une vraie romance fleurissait.
Elles parlaient pendant des heures. Nina confia ses peurs, sa transition parfois difficile, son envie d’être aimée pleinement en tant que femme. Yaiza lui parla de ses quarante-huit ans, de sa vie assumée, de sa solitude parfois malgré son assurance. Elles se promenaient main dans la main au coucher du soleil, s’arrêtant pour s’embrasser contre un arbre, se déclarant leur affection grandissante.
Ana les croisait parfois, discrète, un sourire bienveillant aux lèvres. Elle leur apportait des fruits frais ou du vin sans jamais s’imposer, respectant leur bulle d’amour et de désir.
La dernière semaine, leur connexion devint encore plus intense. Une nuit d’orage, la pluie battant contre les fenêtres, elles firent l’amour comme des possédées. Yaiza prit Nina contre la baie vitrée, la baisant violemment tandis que l’éclair illuminait leurs corps. Nina, ensuite, attacha Yaiza au lit et la tortura de plaisir : langue partout, doigts dans son cul, verge profonde, jusqu’à ce que Yaiza supplie, en larmes de jouissance.
Le matin de leur départ, elles restèrent longtemps au lit, se caressant doucement, presque religieusement.
— Je ne veux pas que ça s’arrête, murmura Nina.
— Ça ne s’arrêtera pas, répondit Yaiza en l’embrassant. On va trouver un moyen. Tu reviendras… ou je viendrai à toi.
Elles firent l’amour une dernière fois, tendrement, lentement, savourant chaque sensation, chaque baiser, chaque soupir. Quand elles jouirent ensemble, front contre front, elles pleurèrent de bonheur.
Ana les accompagna jusqu’à la voiture, les serrant dans ses bras.
— Revenez quand vous voulez. Cette maison est faite pour l’amour.
Sur le chemin du retour, Nina posa sa tête sur l’épaule de Yaiza. Le soleil brillait toujours sur les champs dorés. Leur été avait été brûlant, torride, sensuel, mais surtout profondément romantique.
Deux femmes trans, deux âmes sœurs, qui s’étaient trouvées dans un jardin espagnol paradisiaque.
Leur amour ne faisait que commencer.
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