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La Servante du Duc
Chapitre Premier : La Nouvelle Recrue
Le carrosse de la poste s'arrêta devant les grilles en fer forgé du domaine de Westbury, et Emily sentit son cœur s'emballer. Elle avait voyagé toute la journée depuis Londres, les os secoués par les cahots de la route, et voilà qu'elle se tenait devant la demeure la plus imposante qu'elle eût jamais vue.
Le château de Westbury se dressait au sommet d'une colline verdoyante, ses tours de pierre grise dominant le paysage comme un gardien ancestral. Des jardins à la française s'étendaient de chaque côté, et au loin, on apercevait les toits des écuries et des dépendances.
« Alors, tu es la nouvelle femme de chambre ? » demanda une voix derrière elle.
Emily se retourna. Une servante d'une trentaine d'années la regardait, un panier de linge sous le bras. Elle était ronde, avec des joues roses et un sourire chaleureux.
« Oui, » répondit Emily en s'inclinant légèrement. « Emily Turner. Je viens de Londres. »
« Bienvenue à Westbury, Emily. Je suis Betty, la femme de chambre de la duchesse. Suis-moi, je vais te montrer ta chambre. »
Emily suivit Betty à travers une cour pavée, puis par une porte de service qui menait à un long couloir. L'intérieur du château était encore plus impressionnant que l'extérieur : des tapisseries aux couleurs vives ornaient les murs, des bougies brûlaient dans des chandeliers d'argent, et l'odeur du bois ciré flottait dans l'air.
Mais ce qui frappa Emily, ce ne fut ni les tapisseries ni les chandeliers. Ce fut les femmes.
Elles étaient partout. Des servantes, des cuisinières, des filles de ferme. Et presque toutes étaient enceintes. Emily compta cinq ventres arrondis rien que dans le couloir principal. Une jeune femme passa près d'elle, un plateau à la main, son tablier tendu par une grossesse avancée. Une autre, plus âgée, portait un bébé dans ses bras et tenait la main d'un bambin.
Emily ralentit le pas, déconcertée. Elle avait travaillé dans plusieurs grandes maisons avant celle-ci, et elle n'avait jamais vu autant de servantes enceintes. C'était presque... systématique.
« Betty, » demanda-t-elle à voix basse, « est-ce que toutes les femmes ici sont... avec enfant ? »
Betty jeta un coup d'œil autour d'elle, puis sourit. « Pas toutes. Mais beaucoup, oui. » Elle baissa la voix. « Le duc a un penchant pour les servantes. Un penchant très... prononcé. »
Emily sentit ses joues s'empourprer. « Vous voulez dire qu'il... ? »
« Qu'il couche avec elles ? » Betty rit doucement. « Ma foi, oui. Et il est très généreux. Les filles qui portent son enfant reçoivent une dot, un logement, et une place assurée pour la vie. Certaines disent même qu'il leur offre un petit cottage à leur nom. »
Emily resta muette. Elle avait entendu des rumeurs, bien sûr, sur les nobles qui abusaient de leurs servantes. Mais jamais elle n'avait imaginé que cela pouvait se faire avec autant de... transparence.
Betty la conduisit à une petite chambre mansardée, propre et confortable, avec un lit, une commode, et une fenêtre donnant sur les jardins.
« Installe-toi, » dit Betty. « La duchesse te recevra demain matin. Pour l'instant, repose-toi. Tu en auras besoin. »
Emily posa sa valise et s'assit sur le bord du lit. Le silence de la campagne l'enveloppait, brisé seulement par le chant des oiseaux. Elle ferma les yeux, et l'image des servantes enceintes lui revint. Une sensation étrange, un tiraillement dans le bas-ventre, l'envahit. Elle chassa la pensée, mais elle savait qu'elle reviendrait.
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Chapitre Deux : Les Rumeurs du Couloir
Les premiers jours à Westbury furent un tourbillon de tâches et de nouvelles visages. Emily apprenait le métier de femme de chambre auprès de Betty, qui était patiente et d'une gentillesse qui la surprenait.
Mais ce qu'elle apprenait en dehors du travail était bien plus fascinant.
Les servantes parlaient entre elles. Dans la buanderie, à la cuisine, pendant les rares moments de répit. Et leurs conversations tournaient toujours autour du même sujet : le duc.
« Il est venu me voir la semaine dernière, » confia une jeune fille rousse, agenouillée devant un baquet de lessive. « Il est entré dans ma chambre sans frapper. Il avait l'air si... déterminé. Je n'ai pas osé refuser. »
« Et tu n'as pas regretté, hein ? » ricana une autre. « Je t'ai vue toucher ton ventre. Tu es déjà prise, pas vrai ? »
La rousse rougit mais ne nia pas. « Il m'a promis une maison. Une petite maison avec un jardin. Pour moi et le bébé. »
Emily écoutait, les mains plongées dans l'eau savonneuse, son cœur battant plus vite qu'il n'aurait dû. Elle essayait de ne pas imaginer la scène. Le duc entrant dans la chambre, son regard assuré, ses mains... Elle serra les poings. Non. Elle ne devait pas penser à ça.
Mais la nuit, dans son lit, les images revenaient. Elle imaginait la chambre, la lumière des bougies, le corps puissant du duc au-dessus d'elle. Elle imaginait ses mains sur sa peau, sa voix grave, son souffle chaud contre son cou. Et elle se surprenait à espérer, au fond d'elle-même, que ce serait son tour.
Une nuit, elle s'éveilla en sursaut, le corps brûlant, une main posée sur son ventre. Elle était trempée de sueur. Elle se leva, ouvrit la fenêtre, et respira l'air frais de la nuit. Mais rien ne calmait ce feu qui la consumait.
Elle voulait être comme les autres. Elle voulait être remplie, portée, récompensée. Elle voulait sentir le poids d'un enfant dans son ventre, la fierté d'avoir été choisie.
Le lendemain matin, elle prit une décision.
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Chapitre Trois : La Confession
La duchesse de Westbury était une femme d'une beauté froide, avec des cheveux noirs tirés en arrière et des yeux gris qui semblaient voir à travers les âmes. Elle trônait dans son boudoir, un ouvrage de broderie sur les genoux, quand Emily frappa à la porte.
« Entrez, » dit-elle d'une voix calme.
Emily entra, les mains tremblantes. Elle avait préparé son discours toute la nuit, mais maintenant qu'elle était devant la duchesse, les mots s'évanouissaient.
« Votre Grâce, » commença-t-elle, « je... j'ai quelque chose à vous confesser. »
La duchesse leva les yeux de sa broderie. « Oui ? »
« Je sais... je sais ce qui se passe ici. Avec les servantes. Je sais que le duc... » Emily avala sa salive. « Je sais qu'il les visite. »
La duchesse ne sourcilla pas. « Et cela te dérange ? »
« Non, » dit Emily, la voix brisée. « Au contraire, c'est... je veux dire... je... »
La duchesse posa sa broderie et l'observa attentivement. Ses yeux gris parcoururent le corps d'Emily, de la tête aux pieds, comme si elle évaluait une marchandise.
« Tu veux être la prochaine, » dit-elle, sans aucune ambiguïté. « C'est ça ? »
Emily sentit ses joues s'embraser. « Oui, Votre Grâce. Je... je ne peux pas m'en empêcher. Quand je vois les autres, avec leurs ventres ronds, la façon dont elles sourient... j'ai envie de ça. J'ai envie d'être comme elles. J'ai envie qu'il me prenne, qu'il me remplisse, qu'il me donne un enfant. »
Les mots jaillirent d'elle comme une cascade, et quand elle eut fini, elle était essoufflée, les larmes aux yeux.
La duchesse se leva. Elle s'approcha d'Emily et posa une main sur son épaule. Sa main était chaude, solide. « Ma chère enfant, » dit-elle, sa voix soudain plus douce, « tu n'as pas à avoir honte. Le désir est naturel. C'est notre corps qui parle, et il sait ce qu'il veut. »
Emily leva les yeux vers elle, surprise par cette bienveillance. « Vous... vous ne me méprisez pas ? »
« Mépriser ? » La duchesse rit, un rire clair et musical. « Mon mari a une nature puissante. Je le sais, je l'accepte, et je l'encourage. Les enfants qu'il sème dans les servantes sont des bénédictions pour ce domaine. Et le plaisir qu'il leur donne est un cadeau. Pourquoi le refuserais-je à une jeune femme qui le désire ? »
Emily la regarda, incrédule. La duchesse était sérieuse. Elle ne plaisantait pas.
« Mais, » poursuivit la duchesse, « il ne faut pas y aller comme une ingénue. Mon mari est un homme exigeant. Il aime les femmes qui savent ce qu'elles veulent, qui ne se laissent pas intimider par leur propre désir. Il faut te préparer. »
« Me préparer ? »
La duchesse sourit d'un sourire énigmatique. « Oui. Il te faut apprendre à connaître ton corps. À savoir ce qui te fait plaisir. À t'abandonner sans honte. » Elle prit Emily par la main. « Viens. Je vais t'enseigner. »
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Chapitre Quatre : L'Éducation de la Duchesse
La duchesse conduisit Emily dans une pièce qu'elle n'avait jamais vue. C'était une chambre secrète, accessible par un panneau dissimulé dans le boudoir. La pièce était tapissée de soie cramoisie, éclairée par des bougies parfumées. Un grand lit trônait au centre, couvert de draps de satin.
« Ici, » dit la duchesse, « personne ne nous entendra. Personne ne nous dérangera. »
Emily sentit son cœur battre à tout rompre. « Votre Grâce, je ne comprends pas... »
« Appelle-moi Eleanor, » dit la duchesse en dénouant les rubans de sa robe. « Et comprends ceci : pour savoir ce que tu veux, il faut d'abord que tu l'expérimentes. »
La robe d'Eleanor tomba à ses pieds. Elle était nue en dessous, ses courbes généreuses, sa peau pâle comme du lait, ses seins fermes et ronds. Emily n'avait jamais vu une autre femme nue. Elle ne savait pas où poser les yeux.
« Déshabille-toi, » dit Eleanor doucement.
Emily hésita. Puis, lentement, elle défit les boutons de sa robe, laissa tomber sa chemise. Elle se tenait devant la duchesse, nue, vulnérable, tremblante.
Eleanor s'approcha et posa ses mains sur les épaules d'Emily. Ses doigts étaient chauds, doux, et ils tracèrent des cercles sur sa peau.
« Tu es belle, » murmura-t-elle. « Si jeune, si fraîche. Les hommes vont t'adorer. »
Emily sentit une chaleur monter en elle, une chaleur étrange et puissante. Les mains d'Eleanor glissèrent le long de ses bras, de ses hanches, s'attardant sur ses seins. Emily laissa échapper un petit gémissement.
« Tu vois ? » dit Eleanor en souriant. « Ton corps aime ça. Écoute-le. »
Eleanor la poussa doucement vers le lit et l'allongea sur le satin. Puis elle s'allongea à côté d'elle, sa main caressant le ventre d'Emily, descendant lentement entre ses cuisses.
Emily ferma les yeux, les doigts s'enfonçant dans les draps. Elle sentit les doigts d'Eleanor explorer son intimité, la caresser là où personne ne l'avait jamais touchée. Un frisson la parcourut, puis un autre, plus fort.
« C'est bon, » murmura Eleanor. « Laisse-toi aller. »
Emily n'avait jamais ressenti cela. Une tension qui montait, qui montait, jusqu'à devenir presque insupportable. Ses hanches se soulevèrent d'elles-mêmes, cherchant plus de contact. Eleanor accéléra le mouvement, ses doigts plus pressants, plus experts.
Et Emily explosa. Un orgasme la traversa comme un éclair, la secouant tout entière, arrachant un cri de sa gorge. Elle trembla, s'agrippant à Eleanor, haletante, le corps parcouru de frissons.
Quand elle rouvrit les yeux, Eleanor la regardait avec un sourire satisfait.
« Bien, » dit-elle. « Très bien. Tu as appris vite. »
Emily resta allongée, le souffle court, les jambes tremblantes. Elle venait de découvrir quelque chose qu'elle n'avait jamais su exister. Quelque chose d'aussi puissant que la vie elle-même.
« Maintenant, » dit Eleanor en se levant, « tu es prête pour le duc. »
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Chapitre Cinq : La Visite du Duc
Le lendemain soir, Emily fut convoquée dans les appartements privés du duc. Elle avait passé la journée dans une angoisse délicieuse, son corps encore sensible au souvenir des caresses d'Eleanor.
Elle se tenait devant la porte massive, vêtue d'une robe simple que la duchesse avait fait livrer. La robe était légère, presque transparente, et elle laissait deviner chaque courbe de son corps.
Elle frappa.
« Entrez, » dit une voix grave à l'intérieur.
Emily poussa la porte et entra. La chambre du duc était immense, avec un lit à baldaquin qui semblait pouvoir accueillir une demi-douzaine de personnes. Le duc lui-même était assis dans un fauteuil près de la cheminée, un verre de brandy à la main.
Il était plus jeune qu'elle ne l'avait imaginé. La quarantaine, les cheveux châtains, le regard bleu intense. Son corps, même vêtu d'une simple chemise, était puissant : larges épaules, mains solides, poitrine musclée.
« Emily, » dit-il en se levant. « La duchesse m'a parlé de toi. Elle m'a dit que tu étais... désireuse. »
Emily sentit ses joues s'empourprer, mais elle ne baissa pas les yeux. « Oui, Votre Grâce. »
Il s'approcha d'elle, lentement, ses yeux bleus fixés sur les siens. Il s'arrêta à un pas d'elle, si près qu'elle sentait la chaleur de son corps.
« Tu es belle, » dit-il. « Très belle. Mais la beauté ne suffit pas. Il faut du courage. Du désir. Tu as ça, Emily ? »
« Oui, » dit-elle, sa voix plus ferme qu'elle ne l'avait cru possible. « J'ai ça. »
Le duc sourit, un sourire lent et possessif. « Alors montre-le-moi. »
Il la prit dans ses bras, ses mains fortes sur sa taille, et l'embrassa. Ce n'était pas un baiser timide. C'était un baiser de conquête, de revendication, qui lui fit perdre tout sens de l'orientation. Sa langue explora sa bouche, ses mains descendirent sur ses hanches, serrant la robe contre elle.
Emily gémit contre sa bouche. Elle sentit le feu que la duchesse avait allumé se raviver, plus fort que jamais. Ses mains trouvèrent sa nuque, ses doigts s'enfoncèrent dans ses cheveux.
Le duc la souleva et la porta au lit. Elle atterrit sur le satin, le souffle coupé. Il était au-dessus d'elle, sa chemise ouverte, révélant un torse couvert d'un léger duvet sombre. Elle voulut le toucher, mais il saisit ses poignets et les bloqua au-dessus de sa tête.
« Pas encore, » murmura-t-il. « D'abord, je veux te regarder. »
Il défit sa robe d'un geste vif, laissant ses seins nus. Il les contempla, les caressa du bout des doigts, les prit dans ses paumes en les soupesant. Emily se cambra, offerte, impatiente.
« Tu es si réactive, » dit-il. « La duchesse a fait du bon travail. »
Il se pencha et prit un de ses tétons dans sa bouche. Emily cria, surprise par l'intensité de la sensation. Il suçait, mordillait, passait sa langue en cercles autour du bouton durci. Sa main libre descendit entre ses cuisses, trouvant le chemin qu'Eleanor lui avait montré.
Ses doigts étaient plus grands, plus fermes. Ils la pénétrèrent, la préparant, tandis que sa bouche continuait son œuvre sur ses seins. Emily était en feu. Elle bougeait ses hanches contre sa main, cherchant plus, toujours plus.
« Tu veux moi, » dit-il, non pas une question, une déclaration.
« Oui, » haleta-t-elle. « Je veux vous. Je veux que vous me preniez. Que vous me remplissiez. Que vous me donniez un enfant. »
Il rit, un rire profond et satisfait. Il se défit de son pantalon, révélant son érection. Emily ne put retenir un cri de surprise. C'était plus gros que tout ce qu'elle avait imaginé.
Il la retourna, la mettant à quatre pattes. Elle sentit ses mains sur ses hanches, le guidant. Puis elle le sentit à son entrée, pressant, s'insinuant.
« Détends-toi, » murmura-t-il. « Laisse-moi entrer. »
Elle se détendit, et il la pénétra. Lentement, profondément, jusqu'à ce qu'il soit entièrement en elle. Emily cria, mêlant douleur et plaisir, son corps s'adaptant à sa taille. Il resta immobile un instant, lui laissant le temps de s'habituer.
Puis il bougea. D'abord lentement, puis plus vite, ses hanches cognant contre les siennes. Emily s'agrippa aux draps, emportée par le rythme, ses gémissements remplissant la chambre. Les orgasmes se succédaient, ininterrompus, la laissant pantelante.
Le duc la prit longuement, avec une maîtrise qui la laissait stupéfaite. Il la changea de position, la retourna sur le dos, la souleva sur ses hanches. Il l'aima de toutes les manières possibles, jusqu'à ce qu'elle ne sache plus ni où elle était ni qui elle était.
Et quand il jouit enfin en elle, elle le sentit. Un flot chaud, abondant, qui la remplit jusqu'à la faire déborder. Elle s'accrocha à lui, le corps secoué par un dernier orgasme, tandis qu'il s'effondrait sur elle.
Ils restèrent allongés un long moment, le corps du duc toujours en elle. Emily sentait sa semence couler le long de ses cuisses. Elle sourit. C'était fait. Elle était remplie.
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Chapitre Six : L'Attente
Les semaines suivantes furent un rêve. Le duc la convoqua encore et encore, parfois seul, parfois en compagnie de la duchesse. Emily apprit à connaître toutes les facettes du plaisir. Elle apprit à donner et à recevoir, à dominer et à se soumettre, à explorer les limites de son propre corps.
Et puis, un matin, elle se réveilla avec une nausée.
Elle se leva, se précipita vers le bassin, et vomit. Sa main se posa sur son ventre. Était-ce possible ?
Betty frappa à la porte et entra. Elle regarda Emily, blême et tremblante, et sourit.
« Tu es prise, » dit-elle simplement. « Félicitations. »
Emily tomba à genoux, des larmes de joie coulant sur ses joues. C'était fait. Elle allait avoir un enfant. Un enfant du duc.
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Épilogue : La Récompense
Neuf mois plus tard, Emily donna naissance à une fille. Elle avait les yeux bleus du duc et ses cheveux bruns.
Le duc tint sa promesse. Il lui offrit un petit cottage à l'orée des bois, avec un jardin et un poulailler. Elle y vécut avec sa fille, en paix, sans plus jamais avoir à travailler comme servante.
Mais elle continuait à voir le duc. Il venait souvent la visiter, et la duchesse venait aussi, apportant des cadeaux pour l'enfant et des sourires complices pour Emily.
Un soir, alors qu'elle berçait sa fille, Emily sourit en pensant à son parcours. Elle était arrivée à Westbury en servante ingénue, ignorante des plaisirs du corps. Elle en était repartie une femme, une mère, comblée et libre.
Elle caressa le ventre de sa fille, qui dormait paisiblement. Un autre enfant grandissait dans le sien, conçu lors de la dernière visite du duc. Elle ne savait pas si c'était un garçon ou une fille. Mais elle savait qu'il serait aimé, qu'il aurait tout ce dont il avait besoin.
Elle n'avait jamais imaginé que le désir pouvait mener à une telle vie. Mais elle avait appris que les rêves les plus fous étaient parfois les plus vrais.
Et elle ne regrettait rien.
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