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Les Grillades de l'Iran et l'Enseigne « Si j'avais su » : La Tragédie de l'Aliénation et du Nihilisme Milicien (article)

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Les Grillades de l'Iran et l'Enseigne « Si j'avais su » : La Tragédie de l'Aliénation et du Nihilisme Milicien




La mémoire politique du Proche-Orient est un immense réservoir de déceptions, longtemps occultées par des slogans de « victoire divine » et des promesses métaphysiques, mais qui, en substance, n'ont jamais été qu'une suite d'erreurs de calcul tragiques dont les innocents ont payé le prix de leur sang et de leur avenir. L'expression « Si j'avais su », lancée par Hassan Nasrallah au lendemain de la guerre de juillet 2006, n'était pas un simple lapsus ou un rare aveu de culpabilité, mais l'annonce précoce d'une bêtise structurelle et d'une aliénation totale qui régissent le comportement d'une milice liée au projet iranien. Cette phrase, prononcée après une destruction massive des infrastructures libanaises et la mort de plus de mille trois cents Libanais, a révélé un fossé béant entre les estimations de la milice et la réalité du terrain. Ce fossé n'a fait que se creuser avec le temps, jusqu'à atteindre l'année 2025, où nous assistons à une répétition tragique du même scénario, mais avec des conclusions encore plus sanglantes et globales, transformant le parti et ses cadres en ce que l'on pourrait qualifier de « grillades » politiques et militaires sur l'autel des intérêts iraniens.
La définition de la folie, souvent attribuée à Albert Einstein, consiste à répéter la même action en s'attendant à des résultats différents. Cette définition s'applique avec une précision saisissante au parcours du Hezbollah depuis sa création en tant que bras armé de la révolution iranienne au Liban. Cependant, la bêtise seule, bien qu'évidente, ne suffit pas à expliquer ce suicide collectif réitéré. Nous sommes face à un mélange toxique de dogmatisme idéologique, qui aveugle sur les rapports de force, de nihilisme, qui n'accorde aucune valeur à la vie humaine ou à la souveraineté nationale, et de servilité absolue envers le régime des mollahs à Téhéran. Ce dernier utilise ses bras armés comme des remparts et des soupapes de sécurité chaque fois que les crises l'étouffent au centre. La guerre de « soutien à Gaza » en 2023 a été un nouveau chapitre de cette aliénation : le Liban a été jeté dans un conflit dont il ne possédait ni le pouvoir de commencer ni celui d'arrêter. Le résultat fut le rasage complet de villages, la transformation des bipeurs en pièges mortels décimant les membres de la milice, jusqu'aux assassinats ciblés qui ont frappé tout le sommet de la pyramide, transformant les chefs en simples chiffres dans le registre des pertes iraniennes.
Le nihilisme du Hezbollah se manifeste par son incapacité à apprendre de la défaite, qu'il recycle perpétuellement en « victoires morales » pour nourrir sa base populaire abusée. Lorsqu'en 2025, le parti est entré à nouveau en guerre sur ordre direct de Téhéran pour soutenir un régime iranien vacillant sous des frappes militaires écrasantes touchant ses propres dirigeants, il était clair que le mouvement jouait le rôle d'un kamikaze se faisant exploser pour donner un répit au centre. La bataille n'était ni pour Jérusalem ni pour le Liban, mais une opération de « refroidissement » du front iranien par l'incendie du front libanais. Le fait que les cadres militaires et politiques du parti soient devenus des cibles faciles, liquidés les uns après les autres jusqu'à laisser la place vide de tout cerveau pensant, prouve que la technologie et le renseignement moderne ne respectent pas le dogmatisme vivant dans des époques pré-modernes. L'enseigne « Si j'avais su » est devenue le symbole politique de tous ceux qui vendent la souveraineté de leur patrie pour l'illusion de « l'unité des fronts », laquelle n'a prouvé qu'une chose : l'existence d'une scène unique où les mandataires sont sacrifiés pour protéger les donneurs d'ordre.
La servilité envers le régime iranien n'est pas une simple alliance politique, mais une dépossession totale de la volonté. Le parti n'est plus un mouvement de « résistance » autoproclamé, mais un régiment de l'armée iranienne actionné à distance depuis Qom et Téhéran. C'est cette servilité qui explique pourquoi le parti répète ses absurdités : il n'a tout simplement pas le luxe de dire « non » aux ordres iraniens, même s'ils signifient l'anéantissement total. Le spectacle de dirigeants transformés en « kebab et grillades » par des frappes chirurgicales de précision reflète l'effondrement sécuritaire et militaire d'une milice qui a cru pendant des années que ses missiles cachés la protégeraient de l'infiltration des esprits et des machines. Les explosions ayant touché les membres du parti jusque dans leur intimité ont montré que l'ennemi qu'ils combattent n'est pas seulement une force militaire, mais une supériorité technologique et scientifique devant laquelle le parti reste impuissant, armé uniquement de slogans en bois qui ne bloquent aucune balle et n'arrêtent aucun missile.
Le dogmatisme qui régit la mentalité de ces groupes terroristes place la mort comme une finalité et la destruction comme une offrande. Ainsi, la mort de mille ou de dix mille Libanais ne change rien à leur stratégie, tant que le « drapeau » reste levé au-dessus des décombres. Le slogan « Si j'avais su » est en réalité un grand mensonge, car ils savent pertinemment que les rapports de force ne sont pas en leur faveur. Ils savent que le prix de leurs aventures sera exorbitant pour les civils, mais ils préfèrent la « connaissance tardive » pour justifier l'échec devant leur public. La poursuite de cette approche jusqu'en 2025 confirme que la bêtise n'est pas un trait accidentel, mais une identité ancrée dans toute milice plaçant son allégeance transfrontalière au-dessus de ses appartenances nationales.
En fin de compte, les établissements « Si j'avais su » pour le kebab et les grillades iraniennes restent une expression métaphorique du sort de quiconque s'aliène au projet terroriste des mollahs. L'histoire, la géographie et la réalité du terrain ont prouvé que les milices sont les premières sacrifiées sur le marché de la traite politique internationale. Le sang des Libanais versé en 2006, en 2023, et jusqu'au brasier des dirigeants en 2025, crie contre cette absurdité menée par des parieurs à Téhéran qui bougent leurs pions à Beyrouth, Gaza, Damas et Sanaa. La leçon cruelle qui doit être apprise est que l'État national est l'unique rempart, que les armes hors du cadre de la légitimité n'apportent que la ruine, et que les slogans religieux n'empêcheront pas les téméraires de finir en « grillades » dans les fours de guerres où ils n'ont aucun intérêt, si ce n'est d'exécuter des agendas terroristes transcontinentaux. Le temps ne pardonne pas aux sots, et l'histoire ne graciera pas les traîtres qui ont fait de leur patrie des fermes pour le kebab iranien.




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