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خواطر هائم في عالم البهائم: (49) وعود الكذّاب والعظم والكلاب (مقال)

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خواطر هائم في عالم البهائم: (49) وعود الكذّاب والعظم والكلاب




كل الأديان، بلا استثناء، مبنية على وعود كلام في كلام، سراب يتبخر كلما اقترب منه العطشان، وعود لم تتحقق يوماً ولن تتحقق أبداً. من الفردوس المفقود إلى الملكوت الآتي، ومن النصر الموعود إلى العدل الإلهي المنتظر، كلها قصص تُروى بثقة الواثق ثم تُؤجل بمهارة المحتال. وعندما يتأخر الوعد أو يفشل فشلاً ذريعاً، لا يعترف الكذابون بالفشل، بل يخترعون تبريرات معقدة كالمتاهة، ويؤجلون كل شيء إلى المستقبل البعيد أو إلى ما بعد الموت، حيث لا يستطيع أحد أن يعود ليكذبهم أو يفضح أكذوبتهم. هكذا يستمر المسرح، وهكذا تبقى الستارة مرفوعة على عرض لا ينتهي من الخداع المنظم.

من يعيشون عالة على حماقة الأتباع ينعمون برغد العيش ويتلذذون بخيرات الأرض بينما يبيعون للقطيع وعود السماء. يجلسون في قصورهم الفارهة، يركبون السيارات الفخمة، ويأكلون أطيب الطعام، وكل ذلك من عرق البسطاء الذين صدقوا أن الصبر على الجوع والفقر اليوم سيُكافأ بحور عين وقصور من ذهب غداً. يموت الأتباع واحداً تلو الآخر، يحملون معهم أوهامهم إلى القبر، ولا يعود منهم أحد ليروي ما رآه أو ليكشف أن الرواية كانت كذبة من أولها إلى آخرها. وبالتالي فإن الكذابين في أمان تام، وأكاذيبهم التي هي مصدر رزقهم في أمان أيضاً. لا شاهد يعود من الموت، ولا دليل ينقض السردية من داخلها، فيبقى الحقل خصباً للحصاد المتجدد.

والأعجب من ذلك كله أن الشعوب، رغم كل التطور والتقدم والعلم الذي وصلت إليه البشرية، ما زالت تتخبط في متاهة الأكاذيب الإلهية كخرفان تائهة في ليل بلا نجوم. العلم كشف أسرار الكون، وفسر الظواهر الطبيعية، وأطاح بكثير من الخرافات القديمة، لكن عقل القطيع يرفض أن يستيقظ. يفضل أن يبتلع الوعود المؤجلة على أن يواجه حقيقة أن لا أحد ينتظره في الأعلى، وأن الموت نهاية وليس بداية لحفلة أبدية. يفضل أن يصدق الكذاب الذي يعده بما لا يملك على أن يعترف بأن حياته الوحيدة تستحق أن تُعاش هنا والآن، لا في عالم خيالي لا دليل عليه.

هكذا تستمر اللعبة منذ آلاف السنين: وعود الكذاب، وعظام الموتى التي لا تنطق، وكلاب الحراسة الذين ينبحون في وجه كل من يجرؤ على السؤال. وكلما ازداد العلم وضوحاً، ازداد التمسك بالوهم شراسة، كأن الحقيقة نفسها أصبحت عدواً يجب قتله. لا أمل حقيقياً في أن تفيق هذه الشعوب من سباتها العميق، لأن النوم في حضن الكذبة أدفأ وأسهل من الوقوف عراة أمام واقع بلا آلهة وبلا وعود. والكذابون يعرفون ذلك جيداً، لذلك يواصلون الضحك في السر بينما يعدون القطيع بمزيد من السراب.






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Là où reviennent les marées (nouvelle)

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Là où reviennent les marées




Lorsque le train ralentit à l'approche de la gare, Élise sentit ses doigts se crisper autour de l'anse de son sac. Derrière la vitre défilaient les mêmes maisons basses aux volets bleus, les mêmes jardins débordants de bougainvilliers, les mêmes rues étroites où elle avait grandi.

Huit ans.

Huit années s'étaient écoulées depuis son départ.

Elle avait souvent imaginé ce retour. Parfois avec nostalgie, parfois avec appréhension. Le plus souvent, elle l'avait repoussé dans un futur indéfini.

Pourtant, ce jour était arrivé.

Lorsque les portes s'ouvrirent, une brise chargée d'iode lui caressa le visage. L'odeur de la mer. Immédiatement, elle se sentit replongée dans son adolescence.

Elle descendit sur le quai avec sa valise.

Son regard parcourut les environs.

Presque rien n'avait changé.

La vieille horloge était toujours là. Les bancs verts aussi. Même le kiosque à journaux semblait figé dans le temps.

Élise eut un léger sourire.

Elle avait changé, en revanche.

La personne qui avait quitté cette ville n'existait plus vraiment.

La femme qu'elle était devenue avait dû se construire seule, morceau par morceau.

À vingt-quatre ans, quand elle s'était installée à Lyon, elle possédait davantage de questions que de certitudes. Sa transition avait été longue, complexe, parfois douloureuse. Elle avait perdu certaines relations, en avait gagné d'autres.

Elle avait appris à s'accepter.

À aimer son reflet.

À ne plus s'excuser d'exister.

Mais les souvenirs restent parfois plus tenaces que les peurs ordinaires.

Elle tira sa valise jusqu'à la sortie de la gare.

— Élise ?

Son cœur manqua un battement.

Cette voix.

Elle se retourna.

L'homme qui se tenait quelques mètres plus loin semblait tout droit sorti de son passé.

— Mathieu...

Il sourit.

Instantanément.

Comme autrefois.

Comme s'il n'y avait jamais eu huit années de silence entre eux.

— Je me demandais si tu me reconnaîtrais.

Elle éclata de rire.

— Avec cette tête-là ? Impossible de te confondre.

Le rire de Mathieu résonna dans l'air doux de la fin d'après-midi.

Pendant quelques secondes, ils se contemplèrent simplement.

La dernière image qu'Élise gardait de lui était celle d'un garçon de vingt ans, maladroit et énergique, qui rêvait de parcourir le monde.

L'homme devant elle semblait plus calme.

Plus posé.

Mais ses yeux avaient conservé cette chaleur qui l'avait toujours rassurée.

— Je suis content de te voir, dit-il.

La sincérité de sa voix la toucha profondément.

— Moi aussi.

Et elle réalisa qu'elle disait vrai.

Mathieu prit sa valise.

— Je t'emmène ?

— Toujours aussi chevaleresque ?

— Seulement quand ça m'arrange.

Ils partirent ensemble.

La tension qu'elle ressentait depuis le début du voyage diminua peu à peu.

Le soir même, ils dînèrent sur le port.

La mer reflétait les lumières des restaurants.

Autour d'eux montait le bruit paisible des conversations et des verres qui s'entrechoquaient.

Ils parlèrent pendant des heures.

Des années écoulées.

Des rêves atteints.

Des échecs.

Des chemins empruntés.

Élise lui raconta son travail dans une maison d'édition.

Les appartements trop petits.

Les déménagements.

Les amitiés construites lentement.

Mathieu lui parla de son activité de photographe.

De ses voyages.

Des paysages qu'il poursuivait à travers le monde.

Lorsqu'ils se séparèrent, il était déjà tard.

Pourtant, en remontant vers la chambre d'hôtes qu'elle avait réservée, Élise avait l'impression qu'un poids immense venait de quitter ses épaules.

Le lendemain matin, elle se promena seule.

Chaque rue réveillait un souvenir.

Des souvenirs heureux.

D'autres beaucoup moins.

Adolescente, elle avait passé des années à tenter de jouer un rôle qui ne lui correspondait pas.

Elle se rappelait les silences.

Les interrogations.

Cette sensation permanente que quelque chose sonnait faux dans sa vie.

Personne ne voyait ce qu'elle traversait intérieurement.

Pas même elle.

À l'époque, elle ne possédait pas encore les mots nécessaires.

Elle savait seulement qu'elle souffrait.

Et qu'elle rêvait d'être quelqu'un d'autre.

Ou plutôt d'être enfin elle-même.

Vers midi, Mathieu la rejoignit.

— J'ai une idée.

— Ça m'inquiète déjà.

— Fais-moi confiance.

— C'est précisément ce qui m'inquiète.

Une heure plus tard, ils marchaient sur le sentier côtier qui dominait les falaises.

La mer s'étendait jusqu'à l'horizon.

Immense.

Éblouissante.

Ils avancèrent côte à côte.

Sans parler pendant plusieurs minutes.

Le silence n'était pas gênant.

Au contraire.

Il avait la douceur familière des liens anciens.

— Tu sais, dit soudain Mathieu, j'ai souvent pensé à toi.

Elle tourna la tête.

— Ah oui ?

— Bien plus que tu ne l'imagines.

Élise sentit son cœur battre un peu plus vite.

— Pourquoi ?

Il haussa légèrement les épaules.

— Parce que tu étais importante.

La simplicité de cette réponse la bouleversa davantage qu'une déclaration grandiose.

Elle regarda la mer.

— J'avais peur de revenir ici.

— Je m'en doutais.

— J'avais peur du regard des gens.

Mathieu resta silencieux.

— Et alors ?

— Alors je ne savais pas si la ville me verrait telle que je suis.

Il l'observa.

Avec attention.

Sans jugement.

— Moi, je te vois telle que tu es.

Elle baissa les yeux.

Une émotion inattendue lui serra la gorge.

Le vent faisait danser quelques mèches de cheveux autour de son visage.

— Il y a quelque chose que j'ai besoin de te dire clairement.

— Je t'écoute.

— Je suis une femme trans. Et je sais que tu le sais probablement déjà, mais je préfère le dire moi-même.

Mathieu continua de marcher quelques pas avant de répondre.

— Élise, la première chose que j'ai ressentie en te voyant hier, c'est que tu avais l'air heureuse.

Elle resta silencieuse.

— C'est tout ce qui m'a importé.

— Vraiment ?

— Vraiment.

Elle sentit ses yeux se remplir de larmes.

Non pas parce qu'il ignorait son histoire.

Mais parce qu'il ne la réduisait pas à cette histoire.

Pour la première fois de son séjour, elle se sentit complètement acceptée.

Les jours qui suivirent passèrent avec une rapidité surprenante.

Chaque matin, ils se retrouvaient.

Chaque soir, ils avaient encore mille choses à se raconter.

Ils visitaient les quartiers anciens.

Exploraient les plages désertes.

Partageaient des repas improvisés.

Riaient pour des raisons absurdes.

Peu à peu, une proximité nouvelle naquit entre eux.

Quelque chose qui dépassait l'amitié.

Quelque chose de discret mais impossible à ignorer.

Élise tenta d'abord de résister à ce sentiment.

Elle connaissait trop bien les désillusions amoureuses.

Plusieurs relations passées avaient laissé des cicatrices.

Certaines personnes avaient été fascinées par elle sans réellement la connaître.

D'autres avaient affirmé l'accepter avant de prendre peur.

Chaque rupture avait renforcé une crainte secrète.

Celle de n'être jamais aimée entièrement.

Or, avec Mathieu, rien ne ressemblait à cela.

Il ne semblait pas chercher à la définir.

Ni à l'analyser.

Ni à la transformer.

Il l'écoutait.

Simplement.

Un soir, ils s'assirent sur la plage.

Le soleil disparaissait lentement derrière l'horizon.

Le ciel se parait de nuances roses et orangées.

Mathieu observait les vagues.

— Tu sais ce que j'aime chez toi ?

demanda-t-il.

Élise sourit.

— Je sens que je vais avoir droit à une réponse embarrassante.

— Ton courage.

— Ce n'est pas très romantique.

— Si.

— Pourquoi ?

Il réfléchit quelques secondes.

— Parce que tu as choisi d'être honnête avec toi-même. Beaucoup de gens passent leur vie à fuir ce qu'ils sont.

Ses mots résonnèrent longtemps en elle.

Car lui seul semblait voir l'ampleur du chemin parcouru.

Les années de doute.

Les peurs.

Les démarches.

Les nuits d'angoisse.

Les victoires discrètes.

Tout cela faisait partie d'elle.

Et pourtant, lorsqu'il la regardait, elle n'avait jamais l'impression d'être enfermée dans ce passé.

Elle était simplement Élise.

Les semaines s'écoulèrent.

Son séjour fut prolongé.

Puis prolongé encore.

Sans qu'elle s'en rende vraiment compte.

Un matin, alors qu'ils prenaient leur café sur une terrasse, Mathieu demanda :

— Quand comptes-tu rentrer à Lyon ?

Élise leva les yeux.

— Je ne sais pas.

— C'est la première fois que tu réponds ça.

— Je sais.

Il sourit.

— Ça me plaît.

Le silence qui suivit était chargé d'émotion.

Leur relation se transformait.

Lentement.

Naturellement.

Comme la marée qui monte sans qu'on remarque immédiatement son avancée.

Quelques jours plus tard, un orage éclata sur la côte.

Ils s'abritèrent dans une petite cabane de pêcheurs abandonnée.

La pluie frappait le toit avec force.

Mathieu regardait les gouttes ruisseler sur les vitres.

Puis il se tourna vers elle.

Son regard semblait différent.

Plus grave.

Plus intense.

— Élise.

— Oui ?

— J'essaie de trouver les mots depuis plusieurs semaines.

Elle sentit son cœur accélérer.

— Et ?

— Je crois que je suis amoureux de toi.

Le temps sembla suspendu.

La pluie.

Le vent.

Le bruit du monde.

Tout disparut.

Il n'existait plus que cette phrase.

Et cet homme.

Mathieu poursuivit doucement :

— Je ne te demande rien.

Je voulais juste que tu le saches.

Les yeux d'Élise brillèrent.

Pendant quelques secondes, elle fut incapable de parler.

Une partie d'elle avait espéré entendre ces mots.

Une autre n'avait jamais osé y croire.

— Tu es sûr ?

murmura-t-elle.

Mathieu sourit.

— Absolument certain.

Alors elle éclata de rire à travers ses larmes.

— C'est rassurant parce que moi aussi.

Il ferma les yeux un instant.

Comme si le monde venait enfin de s'aligner.

Lorsqu'il ouvrit les bras, elle s'y réfugia naturellement.

Ils restèrent enlacés tandis que l'orage poursuivait sa course au-dessus de la mer.

Élise n'avait jamais ressenti une paix pareille.

Les mois suivants furent les plus heureux de sa vie.

Elle partageait son temps entre Lyon et la petite ville côtière.

Puis un jour, elle prit une décision qu'elle n'aurait jamais imaginée auparavant.

Elle revint s'y installer.

Définitivement.

Certains habitants la reconnurent.

D'autres non.

Quelques regards furent maladroits.

Certaines conversations aussi.

Mais cela n'avait plus la même importance.

Parce qu'elle n'était plus seule.

Parce qu'elle n'avait plus besoin de se battre chaque jour pour prouver qu'elle méritait sa place.

Mathieu était là.

Et, plus encore, elle était enfin en paix avec elle-même.

Un soir d'été, presque un an après son retour, ils marchaient sur la plage où tout avait commencé.

La mer était calme.

Le ciel couvert d'étoiles.

— Tu regrettes d'être revenue ? demanda Mathieu.

Elle observa l'horizon.

Puis secoua doucement la tête.

— Non.

— Même avec tous les souvenirs ?

Elle sourit.

— Les souvenirs sont différents maintenant.

— Comment ça ?

Élise réfléchit.

— Avant, je regardais cette ville et je ne voyais que la personne que je n'avais jamais réussi à être. Aujourd'hui, je vois tout le chemin parcouru.

Mathieu serra doucement sa main.

— Et qu'est-ce que tu vois lorsque tu regardes vers l'avenir ?

Elle leva les yeux vers les étoiles.

Puis vers lui.

Et sourit.

Un sourire lumineux.

Paisible.

Celui d'une femme qui avait longtemps cherché sa place dans le monde avant de découvrir qu'elle ne se trouvait ni dans le regard des autres ni dans les blessures du passé.

Elle se trouvait dans l'acceptation.

Dans la vérité.

Dans l'amour sincère.

— Je vois quelque chose de simple, répondit-elle.

— Quoi donc ?

— Une vie heureuse.

Et tandis que les vagues venaient mourir doucement sur le sable, Élise comprit que certaines personnes entrent dans notre existence comme les marées.

Elles reviennent quand on ne les attend plus.

Elles effacent les traces de la douleur.

Et elles nous rappellent que même après les plus longues tempêtes, il existe toujours quelque part un rivage où l'on peut enfin rentrer chez soi.






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خواطر هائم في عالم البهائم: (48) الذكرى الثانية لنفوق حسن زميرة (مقال)

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خواطر هائم في عالم البهائم: (48) الذكرى الثانية لنفوق حسن زميرة 



يُشكل تاريخ السابع والعشرين من سبتمبر محطة فارقة في تاريخ الشرق الأوسط الحديث، حيث اقترن هذا اليوم بحدث أعاد ترتيب الأوراق السياسية والعسكرية في المنطقة بشكل جذري. إن غياب حسن نصر الله، أو حسن زميرة، الذي طالما تصدّر المشهد السياسي والعسكري في لبنان والمنطقة لعقود، لم يكن مجرد حدث عابر أو نهاية لشخصية نافذة، بل كان إعلاناً صريحاً عن تهاوي مشروع كامل اعتمد على الشعارات البرّاقة والتجييش المذهبي والاستثمار في النزاعات المستمرة، ليتكشف في النهاية عن واقع من الدمار الشامل والشلل التام لمؤسسات الدولة اللبنانية وعن تفاهة الإيديولوجيا الغيبية المسيطرة على متعاطي كبتاجون المقاومة.
لقد ارتكز الخطاب الذي قدمه محور ما يُسمى "المقاومة" على مدار سنوات طويلة على بيع الأوهام وتغييب العقلانية السياسية، حيث تم تقديم الشعارات التعبوية على حساب بناء الدول وتطوير المجتمعات وتوفير الحياة الكريمة للشعوب. وتأتي هذه الذكرى لتسلط الضوء على حجم الخسائر الفادحة التي تكبدتها المنطقة جراء الانخراط في أجندات إقليمية عابرة للحدود، قادها خط فكري وسياسي غبي وغيبي يمتد من طهران ويضم شخصيات مثل يحيى السنوار وغيره ممن اختاروا مسار التصعيد والدفع بالمجتمعات نحو مواجهات غير متكافئة، مما أسفر عن كوارث إنسانية واقتصادية لا تزال شعوب المنطقة تدفع ثمنها باهظاً حتى اليوم.
إن القراءة الفاحصة لما آلت إليه الأوضاع تؤكد أن الاعتماد على الاستراتيجيات القائمة على التجييش والشعارات المطلقة يؤدي حتماً إلى نتائج عكسية. فالمشروع الذي قاده نصر الله وزملاؤه في القطيع لم ينتج سوى أزمات متلاحقة، حيث تحول لبنان من دولة ذات سيادة ومؤسسات واعدة إلى ساحة مواجهة مفتوحة، يُساق فيها المواطنون نحو حروب لا خيار لهم فيها، بينما تتدهور البنية التحتية والاقتصاد الوطني بشكل غير مسبوق. وما سقوط هذه القيادات والرموز سوى دليل على أن البناء القائم على السلاح خارج إطار الدولة والتبعية للأجندات الخارجية هو بناء هش لا يمكنه الصمود أمام متغيرات الواقع وحسابات القوى الفعلية.
ومع تغيّر المعطيات الميدانية والسياسية، تجد المنطقة نفسها أمام فرصة لإعادة التفكير في مستقبلها بعيداً عن هيمنة المحاور المؤدلجة والمرتبطة بهلاوس المدمنين سواء كانت خلافة إسلامية سنية أو ولاية فقيه شيعي. إن غياب هذه الشخصيات الراديكالية يفتح الباب، ولو نظرياً، أمام إمكانية استعادة مفهوم الدول الوطنية المستقلة، التي ترتكز على حكم القانون والمواطنة وتغليب المصالح العليا للشعوب على حساب المغامرات العسكرية. إن الدرس الأبرز من هذه الحقبة يتلخص في أن الشعوب لا يمكن أن تعيش على الوعود والمشاريع العابرة للحدود، وأن بناء المستقبل يتطلب نهجاً جديداً يقطع مع أوهام الهيمنة، ويركز على التنمية، والاستقرار، واستعادة السيادة المسلوبة.
فشكرا لنتنياهو على الفرصة التي أعطاها للعالم بتخليصه من رموز الإرهاب، ولا بد أن المستقبل سيكون أفضل بغياب بهائم المقاومة. 




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خواطر هائم في عالم البهائم: (47) الثلاثية اللبنانية الفاشلة: جيش، شعب، مقاومة (مقال)

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خواطر هائم في عالم البهائم:
(47) الثلاثية اللبنانية الفاشلة: جيش، شعب، مقاومة



لا تزال شعارات الفلسفة العبثية تتردد في أروقة لبنان وكأنها حقيقة مطلقة، وعلى رأسها تلك المقولة المضحكة المسماة بالمعادلة الذهبية، والتي أثبتت الأيام والوقائع أنها لم تكن سوى ثلاثية من الفشل الشامل والخراب المتراكم. لقد رُفعت عبارة "جيش وشعب ومقاومة" لتكون غطاءً سياسياً وأخلاقياً لمعادلة ارتهان كاملة، وظفها النظام الإيراني وأدواته الساذجة للسيطرة على مقدرات بلد كامل، وتحويله من مركز إشعاع حضاري إلى مجرد ساحة خلفية لتمرير المخططات والإستراتيجيات العابرة للحدود، في ظل تواطؤ واضح وصمت مريب من قوى السياسة والفساد التي اقتسمت الغنائم على حساب مستقبل المواطنين.
الضلع الأول في هذه المعادلة، المتمثل في المؤسسة العسكرية، تم تسليبه بالتدريج قدرته على القرار والسيادة الفعلية، ليتحول بفعل المحاصصات والتوازنات الطائفية إلى كيان متفرج يفتقر إلى الإرادة المستقلة. بدلاً من أن يكون الجيش المدافع الوحيد والأوحد عن حدود البلاد وأمنها، جرى تقزيم دوره وفرض الوصاية عليه، لتبقى قياداته في حرج دائم أمام سلطة الأمر الواقع التي يفرضها الولي الفقيه ووكلائه. لقد أدى هذا الشلل الممنهج إلى إضعاف المؤسسة الوطنية وتجريدها من هيبتها، مما جعل الدولة برمتها مكشوفة بلا غطاء سيادي، ومجرد حارس صوري لقرارات تُتخذ في عواصم أخرى ولا تعير أي اهتمام للمصلحة اللبنانية العليا.
أما الضلع الثاني، وهو الشعب، فقد وقع ضحية أكبر عملية نهب واستغلال في التاريخ الحديث، حيث أُجبر على العيش تحت وطأة الترهيب السياسي والقضائي والمالي. تم تفكيك نسيج المجتمع اللبناني وإغراقه في أزمات معيشية واقتصادية طاحنة، ليصبح المواطن مشغولاً بلقمة عيشه اليومية بينما تخترق الأجندات الخارجية كل مفصل من مفاصل الدولة. لقد جرى تحييد الصوت الحر عبر الشحن الطائفي، وصنع شبكة من العملاء والأبواق المستفيدة التي تبرر الانحطاط وتلمّع وجه الاستبداد، مما جعل هذا الشعب المقهور يعيش في سجن كبير تُدار مفاصله بالبندقية والنفوذ الخارجي، بينما تسرق ثرواته وتصادر إرادته جهاراً نهاراً.
ويبقى الضلع الثالث والأكثر كارثية، وهو ما يُسمى بالمقاومة، والتي أثبتت الأحداث أنها ليست سوى تنظيماً مسلخياً ينفذ أجندة إقليمية لا علاقة لها بلبنان. لقد سُحبت أموال البلاد وطاقاتها لتمويل ترسانة عسكرية وأنفاق خيالية تبين لاحقاً أنها لم تجلب سوى الدمار والخراب، وتحولت تلك الأنفاق والمقرات إلى مصيدة ودفن إجباري لقيادات الحزب وعناصره، وعلى رأسهم حسن نصر الله، الذي ظل لعقود يبيع الأوهام للشعوب حتى تهاوت تلك الإمبراطورية الورقية عند أول اختبار حقيقي. إن هذه الثلاثية الفاشلة لم تنتج سوى دولة مكسورة، وشعب مسروق، ومستقبل مجهول، مؤكدة أن الأوطان لا تُبنى بالسلاح الخارج عن القانون ولا بالشعارات المستوردة، بل بالسيادة والعقل والمواطنة.






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خواطر هائم في عالم البهائم: (46) أحلام البهائم بين الخلافة الإسلامية ودولة الولي الفقيه (مقال)

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خواطر هائم في عالم البهائم: (46) أحلام البهائم بين الخلافة الإسلامية ودولة الولي الفقيه



يبدو أن قدر هذه المنطقة التعيسة أن تظل رهينة مخيلة مريضة لا تنتج سوى الأوهام، مخيلة تعيش في أزمنة الغبار والتاريخ المنتهي، بينما يمضي بقية العالم نحو المستقبل بخطى واثقة. على طرفي النزاع المذهبي والسياسي القائم، يبرز مشروعان يتنافسان في السذاجة والرجعية: حلم البعث لإقامة "الخلافة الإسلامية" بالمنظور السني المتشدد، وحلم التمدد لبناء "إمبراطورية الولي الفقيه" بالمنظور الشيعي المؤدلج. كلاهما وجهان لعملة واحدة من الشطط الفكري الذي يفترض أن الحل الوحيد لمشاكل القرن الحادي والعشرين يكمن في استحضار صراعات القرون الوسطى وإسقاطها على واقع اليوم.
إن المناداة بإعادة نظام الحكم الإمبراطوري القديم تحت مسمى "الخلافة" تتجاهل تماماً كيف تطورت البشرية في مفهوم الدولة والسيادة وحقوق الإنسان. هذا النموذج الذي يروج له البعض باعتباره الحل السحري لكل أزمات الشعوب، ينطلق من فرضية قاصرة ترى في إلغاء الحدود الوطنية العصرية وتقسيم العالم إلى فسطاطين هدفاً أسمى. والمثير للشفقة أن الحنين لهذا المفهوم يستند إلى رؤية رومانسية انتقائية للتاريخ، تتغافل عن الصراعات الداخلية والاقتتال والحروب الأهلية التي شهدتها غالبية الحقبات التاريخية بتلك العصور. إن اختزال التطور الإنساني في الشعار الديني والمناداة بالحكم المباشر باسم التفويض الإلهي يمثلان نكوصاً صريحاً عن مفهوم المواطنة الحديثة والدولة المدنية، وعودة متأخرة إلى زمن الإقطاع والشمولية المطلقة.
في المقابل، يقف مشروع "الولي الفقيه" كنموذج آخر للاستبداد الثيوقراطي الذي يستغل المشاعر المذهبية لتشييد إمبراطورية توسعية تحت عباءة الدين. يعتمد هذا الطرح على سلب إرادة الشعوب وتجيير الشعارات العاطفية لصالح سلطة مطلقة لا تقبل النقاش ولا التشكيك، باعتبارها ممثلاً للشرعية الإلهية على الأرض. وما نراه اليوم من محاولات لفرض هذا النفوذ عبر وكلاء جماعات مسلحين ليس سوى وصفة مثالية لتدمير مجتمعات كاملة وتفكيك نسيجها الاجتماعي. يستبدل هذا المشروع مفهوم الدولة الوطنية المستقلة بتبعية أيديولوجية أعمى، ويحول المؤسسات إلى أجهزة طائعية تنفذ تعليمات مركز واحد، في مشهد يكرس الانحطاط التنموي والسياسي باسم الواجب المقدس.
الواضح والمؤكد أن هذه المشاريع المؤدلجة، بيمينها ويسارها ومذاهبها المتصارعة، محكوم عليها بالفشل الذري والصدمة بجدار الواقع. إن أسباب هذا الفشل ليست مجرد عقبات سياسية أو عسكرية طارئة، بل تمتد لتكون بنوية وحتمية؛ فالنماذج التي تقوم على نفي الآخر، ومحاربة الحداثة، ومصادرة الحريات الفردية، وإقصاء العلم والتفكير النقدي لصالح النقل والتلقين، لا يمكنها البقاء في عالم اليوم. العالم المعاصر يقوم على التنافس الاقتصادي، والتطور التكنولوجي، وتكريس سيادة القانون، وتوفير الحياة الكريمة للمواطنين، وليس على استجرار معارك السقيفة أو كربلاء وإسقاطها على صراعات جيوسياسية معاصرة.
إن الاستمرار في الجري وراء هذه السرابات يمثل استنزافاً طويلاً لطاقات الشعوب، وتأجيجاً لخراب لا ينتج سوى المزيد من الفقر والشتات والتخلف. لن ينهض أي مجتمع طالما ظلرهيناً لأوهام الهيمنة المطلقة باسم الدين، ولن تنشأ أمة قوية إلا على أسس من العقلانية، والمواطنة السليمة، والوعي بأن زمن الخلافات والإمبراطوريات الثيوقراطية قد انتهى إلى غير رجعة، ليبقى مجرد صفحات في كتب التاريخ لا صلوحية لها لبناء المستقبل.





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(Ar) مرحبا بكم على هذه المدونة

 . . أهلاً بكم في ملاذي الأدبي يسعدني حقاً أن أرحب بكم هنا. سواءً أكان وصولكم بدافع الفضول، أو مصادفةً من خلال رابط مشترك، أو بدافع حب الكل...