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Lena: (1) Telle qu’elle était
Lena se tenait debout devant la grande glace de sa chambre, le souffle un peu court, le cœur battant d’une excitation qu’elle connaissait trop bien. Ses longs cheveux noirs, encore humides de la douche, cascadaient en vagues brillantes le long de son dos nu. Elle passa lentement les mains sur ses hanches généreuses, sentant la douceur de sa peau, le galbe de ses fesses, le poids de sa poitrine qu’elle avait soigneusement maintenue dans un corset de dentelle rouge sang. Le tissu tendu mettait en valeur le creux de sa taille et le volume de ses seins, qu’elle avait toujours trouvés trop lourds et pourtant si féminins. Ses yeux de jade, bordés de mascara, se fixèrent sur son propre reflet. Elle sourit, un sourire un peu tremblant, un peu lascif.
Elle n’était pas encore opérée. Son sexe, bien qu’elle le dissimulât sous des collants de soie et une fine culotte, restait là, présent, un rappel permanent de ce qu’elle avait été et de ce qu’elle n’était plus tout à fait. Mais ce soir, elle n’avait pas envie de le cacher. Ce soir, elle voulait être désirée exactement comme elle était.
Jack l’avait trouvée sur l’application trois jours plus tôt. Son message avait été direct, presque brutal de franchise : « J’aime les femmes trans. Surtout celles qui n’ont pas encore subi la chirurgie. J’adore la dualité. La féminité avec un petit secret masculin. » Lena avait lu ces mots plusieurs fois, le souffle coupé. La plupart des hommes soit évitaient le sujet, soit montraient une curiosité maladroite et gênante. Jack, lui, assumait. Il désirait ce qu’elle était vraiment.
Ils avaient échangé pendant des heures. Elle lui avait parlé de ses rêves, de la sensation de la soie sur sa peau, du plaisir qu’elle prenait à se maquiller, à choisir des talons, à sentir le regard des hommes glisser sur ses courbes. Lui lui avait raconté qu’il aimait les contrastes, la douceur d’un corps de femme et la dureté inattendue d’un sexe encore masculin, la tension qui naissait de cette dualité. « Je veux te prendre comme tu es, » avait-il écrit. « Pas comme tu pourrais être un jour. »
Ce soir, elle avait choisi une robe noire moulante, sans bretelles, qui s’arrêtait à mi-cuisse et laissait à peine deviner la ligne de sa culotte. Sous la robe, rien d’autre qu’un porte-jarretelles et des bas de soie. Elle avait laissé son sexe libre, légèrement engorgé déjà à la seule pensée de le sentir pressé contre Jack.
Le bar était semi-obscur, éclairé par des lampes basses et des néons discrets. Jack était déjà là, adossé au comptoir, un verre de bourbon à la main. Il était grand, large d’épaules, le visage anguleux, les yeux d’un bleu perçant qui la fixèrent dès qu’elle entra. Il se redressa, la dévisagea sans vergogne, son regard descendant de ses seins à ses hanches, puis remontant jusqu’à ses lèvres.
« Tu es encore plus belle que sur les photos, » murmura-t-il en l’embrassant sur la joue. Sa main resta une seconde de trop sur sa taille. Lena sentit la chaleur de sa paume à travers le tissu fin.
Ils s’assirent dans un coin plus isolé. Jack commanda du vin pour elle, du bourbon pour lui. Ils parlèrent longtemps. Lena lui raconta ses peurs, la façon dont elle se regardait parfois dans le miroir en se demandant si un jour un homme pourrait vraiment la vouloir entière. Jack écoutait, le regard intense, et quand elle termina, il posa sa main sur la sienne.
« Je te veux entière, » dit-il simplement. « Avec tout ce que tu es. »
La danse arriva comme une évidence. Sur la piste, leurs corps se collèrent. Lena sentit immédiatement l’érection de Jack contre ses fesses. Elle était dure, chaude, insistante. Elle gémit doucement en se pressant contre lui. Jack glissa une main sous sa robe, caresse lente le long de sa cuisse, puis plus haut, jusqu’à saisir une de ses fesses nues. Ses doigts s’enfoncèrent légèrement dans la chair ferme.
« Tu n’as pas de culotte, » souffla-t-il contre son oreille.
« Je voulais que tu puisses me toucher facilement, » répondit-elle, la voix rauque.
Il la serra plus fort. Sa queue palpitait contre elle. Lena se frotta lentement, sentant le tissu de son pantalon s’humidifier un peu sous la pression. Jack gémit, un son bas, animal.
« Viens, » ordonna-t-il.
Il l’entraîna vers les toilettes du fond, loin de la foule. La cabine était étroite, mal éclairée, sentant le désinfectant et le désir. À peine la porte verrouillée, Jack la plaqua contre le mur, sa bouche s’écrasant sur la sienne. Le baiser était vorace, langue profonde, dents griffant sa lèvre inférieure. Ses mains remontèrent la robe d’un geste brusque, l’exposant entièrement. Il se recula d’un pas pour la regarder.
Lena se tenait là, robe relevée jusqu’à la taille, seins lourds qui débordaient presque du décolleté, bas de soie tendus sur ses cuisses, et entre ses jambes son sexe déjà demi-dur, le gland rose et luisant d’excitation. Jack poussa un souffle admiratif.
« Putain… » murmura-t-il. « Tu es parfaite. »
Il s’agenouilla devant elle. Ses mains écartèrent ses cuisses. Sa langue trouva d’abord ses testicules, les lécha avec une lenteur délibérée, les suça un à un en les roulant dans sa bouche. Lena jeta la tête en arrière, un gémissement long s’échappant de sa gorge. Puis la langue de Jack remonta le long de sa verge, suivit la veine sensible jusqu’au frein, puis enveloppa le gland dans une chaleur humide. Il suçait avec application, la main encerclant la base, l’autre caressant ses fesses.
Lena tremblait. Elle n’avait jamais été sucée avec autant de ferveur par un homme qui savait exactement ce qu’il voulait. Jack releva les yeux vers elle tout en continuant, le regard brûlant.
« J’aime te sentir dure dans ma bouche, » dit-il entre deux coups de langue. « J’aime savoir que tu es une femme… et que tu as ça. »
Il se releva, la fit tourner face au mur. Lena posa les mains à plat sur le carrelage froid. Jack s’agenouilla à nouveau, écarta ses fesses et plongea sa langue dans son anus. Il le lécha longuement, le pénétra du bout de la langue, le prépara avec une patience lubrique. Lena poussait des petits cris étouffés, se poussant vers lui, demandant plus.
Quand il fut satisfait, Jack se redressa, déboutonna son pantalon. Sa queue ressortit, épaisse, veineuse, le gland déjà luisant de pré-sperme. Il cracha dans sa main, lubrifia son anus avec soin, y enfonça d’abord un doigt, puis deux, les faisant aller et venir en écartant les parois. Lena gémissait sans retenue.
« Prends-moi, » supplia-t-elle. « Je t’en prie… »
Jack positionna le gland contre l’entrée. Il poussa lentement, centimètre par centimètre. Lena sentit l’étirement brûlant, la pression intense, puis le glissement chaud de sa verge qui s’enfonçait en elle. Quand il fut entièrement à l’intérieur, il s’immobilisa un instant, le souffle court.
« Tu es si serrée… » grogna-t-il. « Si bonne. »
Il commença à baiser. D’abord lentement, des coups de reins profonds qui la faisaient gémir à chaque pénétration. Puis plus vite, plus fort. Ses hanches claquaient contre les fesses de Lena. Une main s’accrocha à sa taille, l’autre se glissa autour pour saisir son sexe. Il la branlait au rythme de ses coups, le pouce frottant le gland sensible.
Lena se sentait pleine, prise, désirée. Chaque va-et-vient frottait des points en elle qui la faisaient voir des étoiles. Elle jouit la première, un orgasme violent qui la fit crier contre le mur, son anus se contractant rythmiquement autour de la queue de Jack, son propre sperme giclant sur la main de l’homme.
Jack ne s’arrêta pas. Il continua, plus brutal maintenant, la prenant comme il l’avait promis, « par-derrière comme elle le méritait ». Lena était devenue molle de plaisir, ne tenant plus que grâce aux mains de Jack qui la maintenaient par la taille. Il changea d’angle, s’enfonça encore plus profond, et elle jouit une deuxième fois, les jambes tremblantes, un flot de mots obscènes sortant de sa bouche.
« Je vais jouir en toi, » prévint Jack, la voix rauque.
« Oui… en moi… remplis-moi… »
Il s’enfonça jusqu’à la garde et éjacula avec un grognement animal. Lena sentit les jets chauds la remplir, le sperme qui débordait déjà un peu autour de sa verge. Jack continua de bouger lentement, vidant ses dernières gouttes, avant de se retirer. Un filet de sperme coula le long de la cuisse de Lena.
Ils restèrent un moment l’un contre l’autre, haletants. Jack embrassa son cou, ses épaules, le haut de son dos.
« Tu es… extraordinaire, » murmura-t-il.
Lena se retourna, le prit par le col de sa chemise et l’embrassa longuement. Elle sentait encore son sperme couler d’elle, et cela l’excitait de nouveau.
Ils ne rentrèrent pas tout de suite. Jack la ramena au bar, lui offrit un autre verre. Sous la table, sa main se glissa entre les cuisses de Lena, jouant avec le sperme qui s’écoulait encore, caressant son anus sensible, remontant jusqu’à son sexe qu’il trouva déjà à moitié dur à nouveau. Lena se mordit la lèvre pour ne pas gémir trop fort.
Plus tard, dans le taxi qui les emmenait chez Jack, elle s’agenouilla entre ses jambes et le suca jusqu’à ce qu’il jouisse une deuxième fois dans sa bouche. Elle avala tout, le regard fixé dans le sien.
Chez lui, dans la grande chambre baignée d’une lumière tamisée, Jack la déshabilla entièrement. Il la contempla longuement, allongée sur le lit, jambes écartées, sexe encore luisant de désir et de sperme. Puis il la prit une troisième fois, face à face cette fois, ses genoux relevés, ses bas toujours en place. Il la pénétra à nouveau, lentement, profondément, en la regardant dans les yeux.
« Je t’aime comme ça, » dit-il. « Exactement comme ça. »
Lena jouit en le serrant contre elle, les ongles plantés dans son dos. Jack la suivit peu après, se déversant une dernière fois en elle.
Ils restèrent enlacés longtemps après. Jack caressait distraitement le ventre de Lena, remontait jusqu’à ses seins, redescendait vers son sexe qu’il tenait avec une tendresse surprenante.
« Tu ne veux vraiment pas… changer ? » demanda-t-il doucement.
Lena sourit, les yeux mi-clos.
« Pas ce soir. Peut-être jamais. Parce que ce soir, pour la première fois, j’ai senti que quelqu’un me désirait entièrement. Pas une version future de moi. Moi. »
Jack l’embrassa sur le front, puis sur la bouche, puis plus bas, jusqu’à reprendre son sexe entre ses lèvres avec une lenteur presque dévote. Lena ferma les yeux, se laissant aller à ce nouveau plaisir, plus doux, plus intime.
La nuit était encore longue. Et pour la première fois de sa vie, Lena se sentait parfaitement à sa place : femme, désirée, et entière.
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