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Emma: (5) Une autre nuit avec Carole (novella)

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Emma
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Chapitre 5 – Une autre nuit avec Carole




Carole revint le vendredi suivant, un peu plus tard que prévu. La sonnette retentit alors qu’Emma rangeait déjà la cuisine. Jean ouvrit, l’attira contre lui et l’embrassa longuement dans l’entrée. Emma apparut derrière, un torchon à la main, et sourit avec une politesse parfaite.

— Bonsoir, Carole. Tu as faim ? Il reste de la quiche.

Carole déclina poliment. Elle avait mangé. Emma hocha la tête, les regarda monter les escaliers ensemble, et retourna dans la cuisine. Elle éteignit les lumières une à une, monta à son tour et gagna sa chambre en laissant la porte entrouverte. Dans le silence de la maison, elle s’assit sur le lit et attendit.

Dans la chambre de Jean, la lumière était basse. Carole se déshabilla sans attendre. Elle retira son pull, son jean, se retrouva en soutien-gorge et culotte noirs. Jean la regarda, mais son esprit n’était pas tout à fait là. Il écoutait déjà. Les bruits de la maison. Un grincement de plancher. Une respiration lointaine. L’impression d’être observé le démangeait depuis qu’ils avaient fermé la porte. Il s’approcha de Carole, lui dénoua le soutien-gorge, prit ses seins dans ses mains. Ils étaient fermes, les mamelons rosés. Il les suça l’un après l’autre, mais son oreille restait tendue vers le couloir. Carole gémit, passa ses doigts dans ses cheveux. Jean l’allongea sur le lit, lui retira la culotte, s’agenouilla entre ses cuisses. Il lécha son sexe avec application, la langue large, les doigts glissant en elle. Carole se cambra, poussa des petits cris. Jean continua, mais son esprit dérivait. Est-ce qu’Emma entendait ? Est-ce qu’elle était debout derrière le mur ? Il glissa deux doigts plus profond, suca le clitoris. Carole jouisit assez vite, les cuisses serrées autour de sa tête.

Jean se releva, prit un préservatif dans le tiroir, l’ouvrit et le déroula sur sa verge déjà dure. Il entra en Carole d’un seul mouvement. Elle cria de plaisir. Il baisa, les hanches régulières, mais distrait. Ses yeux allaient vers la porte. Le bois sombre. Le silence de l’autre côté. Il ralentit, écouta. Rien. Il reprit un rythme plus fort. Le lit grinça. Carole gémissait, les ongles plantés dans son dos. « Plus fort, Jean… » Il obéit, mais l’impression d’être observé ne partait pas. Au milieu de la pénétration, il se retira presque complètement, se pencha vers la porte de la chambre et l’ouvrit discrètement d’un centimètre. Le couloir était noir, vide. Rien. Il referma, retourna entre les cuisses de Carole et s’enfonça jusqu’au fond. Il jouisit quelques minutes plus tard, le visage enfoui dans son cou, un gémissement étouffé. Le préservatif se remplit. Il se retira, le noua, le jeta.

Ils restèrent allongés un moment, haletants. Puis Carole proposa une douche. Jean accepta. Ils se levèrent, sortirent dans le couloir. La porte de la chambre d’Emma était fermée. Jean jeta un regard furtif. Ils entrèrent dans la salle de bain, allumèrent l’eau chaude. Sous le jet, Jean savonna le corps de Carole, les seins, le ventre, le sexe encore sensible. Elle lui rendit la pareille, prit sa verge dans sa main savonneuse, la caressa jusqu’à ce qu’elle durcisse à nouveau. Mais Jean restait distrait. L’eau coulait, la vapeur montait, et son esprit était déjà ailleurs. Ils se rincèrent, s’essuyèrent rapidement. En sortant, Carole gagna directement la chambre de Jean. Jean, lui, s’arrêta dans le couloir.

La porte de la chambre d’Emma était là. Fermée. Il hésita une seconde. Puis, « par curiosité », il posa la main sur la poignée et l’ouvrit lentement, sans bruit.

La chambre était plongée dans une demi-obscurité. Une petite lampe de chevet restait allumée, très basse. Emma dormait, allongée sur le dos. La couverture avait glissé jusqu’à ses hanches. Elle portait une nuisette de soie fine, presque transparente. Un sein était complètement découvert, lourd, le mamelon foncé au repos. L’autre se devinait sous le tissu. Le ventre apparaissait, doux, rond. Plus bas, le tissu de la nuisette s’était relevé, laissant voir le haut de ses cuisses et le léger relief du petit sexe sous la dentelle de sa culotte. Elle respirait calmement, les lèvres entrouvertes, un bras replié sous sa tête.

Jean resta figé sur le seuil. Le temps s’arrêta. Il regarda longuement. Les seins. Le ventre. La courbe des hanches. Le petit renflement entre les cuisses. Son propre sexe durcit instantanément sous la serviette qu’il tenait autour de la taille. Il n’osait pas bouger. Il buvait l’image. Emma. Maman Emma. Endormie, à demi découverte, offerte sans le savoir. Son cœur battait si fort qu’il avait peur qu’elle l’entende. Il resta ainsi de longues secondes, peut-être une minute. Puis, lentement, il referma la porte avec un soin extrême et regagna sa chambre.

Carole l’attendait déjà sous les draps. Elle sourit, l’attira contre elle. Jean s’allongea, la prit dans ses bras, mais son esprit était resté de l’autre côté du mur. L’image d’Emma endormie tournait en boucle. Le sein découvert. Le petit sexe sous la dentelle. Il ferma les yeux, fit semblant de s’endormir. Carole s’endormit vite, la tête sur son torse. Jean, lui, resta éveillé.

Son monologue intérieur le submergea. Elle dormait. Elle était là, à quelques mètres, le corps à demi nu. Il aurait pu entrer. Il aurait pu s’approcher. Toucher. L’obsession le rongeait, plus forte que jamais. Le corps de Carole contre le sien lui semblait soudain étranger, trop ferme, trop jeune, trop différent. Il voulait les seins lourds, le ventre doux, le petit pénis qu’il avait vu sous la douche et qu’il venait d’apercevoir à nouveau sous la dentelle. La culpabilité était là, présente, mais plus faible que le désir. Il serra Carole un peu plus fort, comme pour se convaincre, mais c’était l’image d’Emma qui restait gravée derrière ses paupières.

De l’autre côté du mur, Emma n’était pas totalement endormie. Elle avait entendu la porte s’ouvrir. Elle avait senti la présence. Le regard. Elle avait gardé les yeux fermés, la respiration régulière, le corps immobile. Elle savait que c’était Jean. Elle avait senti son regard sur son sein découvert, sur son ventre, plus bas. Une excitation secrète l’avait traversée, chaude, moite, entre ses cuisses. Elle avait résisté à l’envie d’ouvrir les yeux, de le regarder en face. Elle avait attendu qu’il referme. Puis le silence était revenu. Dans le noir, elle sourit faiblement. Il était venu. Il avait regardé. Il désirait. La compréhension s’installait en elle, mêlée d’une excitation qu’elle n’avait plus ressentie depuis longtemps. Son « fils » l’observait maintenant pendant son sommeil. Elle glissa une main sous la nuisette, toucha le petit sexe déjà un peu gonflé, et ferma les yeux pour de bon. L’acceptation était presque complète. Quelque chose d’inéluctable était en marche.

Jean, contre Carole, finit par sombrer dans un sommeil agité, hanté par l’image du corps d’Emma à demi découvert. La maison retrouva son silence, mais la tension, elle, ne dormait pas.




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