.
.
Eva: (1) Comme elle était
Eva se regarda longuement dans le miroir de sa chambre, les lumières tamisées caressant chaque courbe de son corps. Elle était une femme voluptueuse, aux hanches larges, à la taille marquée, aux seins lourds et ronds que l’hormonothérapie avait rendus encore plus généreux. Sa peau était douce, satinée, et ses longs cheveux bruns tombaient en vagues soyeuses sur ses épaules nues. Entre ses cuisses, cependant, restait ce qu’elle appelait encore parfois son « secret » : un petit pénis non circoncis, flasque, délicat, que les hormones avaient rendu presque enfantin. Elle le cachait d’habitude sous des culottes épaisses et des jupes amples. Mais ce soir, elle n’avait aucune intention de le dissimuler.
Alex — non, Jack, comme il s’était présenté dans leurs derniers messages — l’avait contactée trois jours plus tôt sur l’application. Ses mots avaient été nets, sans détour : « J’aime les femmes trans non opérées. Je veux sentir ton corps entier. Tout. » Eva avait senti un frisson lui parcourir l’échine. La plupart des hommes soit détournaient le regard, soit demandaient des photos intimes avec une curiosité maladroite. Jack, lui, savait exactement ce qu’il désirait.
Elle enfila une robe noire moulante à décolleté plongeant, sans soutien-gorge, et une fine culotte de dentelle noire qui laissait deviner le contour de son sexe. Sous la robe, ses cuisses nues frottaient l’une contre l’autre à chaque pas. Elle se maquilla avec soin : lèvres rouge sombre, yeux soulignés de liner, un parfum lourd et sucré derrière les oreilles et entre ses seins.
Le bar était à demi plein quand elle arriva. Jack était déjà là, adossé au comptoir, un verre de whisky à la main. Grand, musclé, épaules larges, yeux sombres qui la dévorèrent dès qu’elle franchit la porte. Il se redressa, la regarda de la tête aux pieds avec une intensité qui fit battre le cœur d’Eva trop fort.
« Tu es encore plus belle que sur les photos, » grogna-t-il en l’attirant contre lui. Son baiser fut avidement, langue chaude, main déjà posée au bas de son dos. Eva sentit la dureté de son torse et, plus bas, le début d’une érection contre sa hanche.
Ils s’installèrent dans un coin isolé. Jack commanda des cocktails. Leurs genoux se touchaient sous la table. Il parla peu au début, préférant l’écouter. Eva lui raconta sa transition, les années d’hormones, la façon dont son corps avait changé, le regard des hommes qui la désiraient sans savoir, et ceux qui savaient et détournaient les yeux. Jack l’écoutait en la fixant, le pouce traçant de petits cercles sur le dos de sa main.
« Je ne détourne jamais les yeux, » dit-il finalement. « Je veux tout voir. Tout toucher. »
Sa main glissa sous la table, remonta le long de la cuisse d’Eva, souleva le bord de sa robe et trouva la dentelle. Eva sursauta légèrement quand ses doigts pressèrent le petit renflement de son sexe à travers le tissu. Jack sourit, un sourire lent, possesseur.
« Tu es déjà un peu dure, » murmura-t-il. « Ou plutôt… gonflée. Comme un joli clitoris. »
Eva rougit, mais ne détourna pas le regard. Son petit pénis s’était effectivement engorgé un peu sous la caresse, le gland sortant légèrement du prépuce, mais il restait mou, incapable de se dresser vraiment. Jack sembla s’en moquer. Au contraire, ses doigts jouèrent plus longuement, traçant le contour, pressant le frein sensible.
« Viens chez moi, » dit-il d’une voix basse. « Maintenant. »
Elle n’hésita pas.
L’appartement de Jack était spacieux, moderne, baigné d’une lumière chaude. À peine la porte refermée, il la plaqua contre le mur de l’entrée et l’embrassa avec une faim qui lui coupa le souffle. Ses mains remontèrent la robe d’un geste, l’exposant jusqu’à la taille. Il se recula juste assez pour la regarder : la culotte de dentelle déjà un peu humide, le petit sexe à demi visible, les seins lourds qui débordaient du décolleté.
« Enlève tout, » ordonna-t-il.
Eva obéit. La robe tomba. La culotte suivit. Elle se retrouva nue devant lui, les joues brûlantes, le petit pénis flasque reposant contre ses testicules lisses, le gland rose et sensible. Jack poussa un souffle admiratif.
« Putain… tu es parfaite. »
Il la souleva presque et l’emmena dans le salon. Il s’assit dans le grand fauteuil en cuir et la tira sur ses genoux, face à lui. Ses mains explorèrent chaque courbe : les seins, les hanches, le ventre doux, puis plus bas. Il prit le petit sexe d’Eva entre le pouce et l’index, le fit glisser doucement dans sa main, le prépuce remontant et descendant sur le gland.
« Regarde-moi, » dit-il. « Je veux voir ton visage pendant que je te touche. »
Eva gémit. La sensation était trop intense, trop précise. Jack pencha la tête et prit le gland entre ses lèvres. Il le suçota comme on suce un clitoris, langue tournoyante, pression légère puis plus ferme. Eva jeta la tête en arrière, les hanches se soulevant malgré elle. Son sexe s’engorgea un peu plus, mais resta mou, sensible à l’extrême. Jack sembla adorer cela. Il lécha, suça, passa la langue sous le prépuce, tout en caressant ses seins de l’autre main.
Quand il se releva, ses lèvres brillaient. Il embrassa le ventre d’Eva, puis la fit se lever et se pencher en avant, les mains posées sur le dossier du fauteuil. Il s’agenouilla derrière elle. Ses mains écartèrent ses fesses rondes. Sa langue trouva d’abord l’anus, le lécha longuement, lentement, le pénétra du bout, le prépara avec une patience lubrique. Eva gémissait sans retenue, se poussant vers lui.
« J’aime te lécher là, » murmura Jack entre deux coups de langue. « J’aime savoir que tu es une femme… et que tu as encore ça entre les jambes. »
Il se releva, déboutonna son pantalon. Sa queue ressortit, épaisse, dure, le gland déjà luisant. Il cracha dans sa main, lubrifia l’anus d’Eva avec soin, y enfonça un doigt, puis deux, les faisant aller et venir en écartant les parois. Eva tremblait.
« Prends-moi, » supplia-t-elle. « Je t’en prie… »
Jack positionna le gland contre l’entrée. Il poussa lentement. Eva sentit l’étirement brûlant, la pression intense, puis le glissement chaud de sa verge qui s’enfonçait centimètre par centimètre. Quand il fut entièrement à l’intérieur, il s’immobilisa, le front appuyé entre ses omoplates.
« Tu es si serrée… si bonne. »
Il commença à baiser. D’abord lentement, des coups de reins profonds qui la faisaient gémir à chaque pénétration. Puis plus vite, plus fort. Ses hanches claquaient contre les fesses d’Eva. Une main s’accrocha à sa hanche, l’autre se glissa autour pour saisir le petit sexe flasque. Il le branlait au rythme de ses coups, le pouce frottant le gland hypersensible.
Eva jouit la première. Un orgasme violent la secoua, son anus se contractant rythmiquement autour de la queue de Jack, un flot de liquide clair s’écoulant de son petit sexe. Elle cria son nom, les jambes tremblantes. Jack ne s’arrêta pas. Il continua, plus brutal, la prenant comme il l’avait promis, profondément, sans retenue.
Il la fit se retourner, s’allonger sur le canapé. Il releva ses jambes, les posa sur ses épaules, et s’enfonça à nouveau. Face à face maintenant. Il la regardait dans les yeux pendant qu’il la pénétrait. Eva sentait chaque veine, chaque pulsation. Jack pencha la tête et prit un de ses seins en bouche, suçant le mamelon tout en continuant ses va-et-vient.
« Jouys encore pour moi, » ordonna-t-il.
Eva obéit. Le deuxième orgasme fut plus long, plus profond, la laissant à bout de souffle. Jack gémit, accélérant, puis s’enfonça jusqu’à la garde et éjacula avec un grognement animal. Eva sentit les jets chauds la remplir, le sperme qui débordait déjà un peu autour de sa verge.
Ils restèrent unis un long moment. Jack embrassait son cou, ses épaules, le haut de ses seins. Quand il se retira enfin, un filet de sperme coula le long de la cuisse d’Eva. Il le ramassa du bout des doigts et le porta à la bouche d’Eva, qui lécha sans hésiter.
Plus tard, dans la chambre, Jack la prit une deuxième fois, plus lentement. Eva était à quatre pattes sur le lit, le visage enfoui dans les oreillers, Jack derrière elle, une main tenant son petit sexe, l’autre agrippant sa hanche. Il la pénétrait avec une régularité presque hypnotique, murmurant des mots obscènes et tendres à la fois.
« Je t’aime comme ça. Entière. Avec ton petit secret. Avec ton corps de déesse et ce joli clitoris qui ne se dresse jamais vraiment. »
Eva jouit une troisième fois, plus doucement, en serrant les draps. Jack la suivit peu après, se déversant à nouveau en elle.
Ils s’allongèrent ensuite côte à côte. Jack caressait distraitement le ventre d’Eva, remontait jusqu’à ses seins, redescendait vers son sexe qu’il tenait avec une tendresse surprenante, le faisant glisser entre ses doigts.
« Tu ne veux vraiment pas… changer ? » demanda-t-il doucement.
Eva sourit, les yeux mi-clos, le corps encore vibrant.
« Pas ce soir. Peut-être jamais. Parce que ce soir, pour la première fois, j’ai senti que quelqu’un me désirait entièrement. Pas une version future de moi. Moi. Telle que je suis. »
Jack l’embrassa sur le front, puis sur la bouche, puis plus bas, jusqu’à reprendre son petit sexe entre ses lèvres avec une lenteur presque dévote. Eva ferma les yeux, se laissant aller à ce nouveau plaisir, plus doux, plus intime, tandis que la nuit continuait autour d’eux.
Dans l’appartement de Jack, baigné d’une lumière tiède, Eva se sentait enfin exactement à sa place : femme, désirée, et entière.
.
.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire