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Maty: (3) Adam et Ève
Des semaines avaient passé. Maty avait repris sa vie, son appartement, ses nuits seules. Puis le message était arrivé un mardi soir : « Elle part à Marseille pour cinq jours. Je veux les passer avec toi. Entiers. Chez toi. Si tu veux bien de moi. »
Elle avait répondu oui en moins d’une minute.
Quand Lucas arriva le jeudi matin, sac à l’épaule, Maty ouvrit la porte déjà nue. C’était ainsi qu’elle vivait chez elle depuis des années. Naturiste. Peau contre air. Rien entre son corps et le monde de son appartement. Gros seins lourds, ventre rond et gras, hanches larges, fesses massives, petit pénis rétréci dans son prépuce, testicules minuscules presque absentes, tout parfaitement épilé, cheveux noirs au carré. Elle sourit simplement.
— Entre. Et enlève tout.
Lucas ferma la porte, posa son sac, et se déshabilla sans un mot. En quelques secondes il fut nu lui aussi. Ils se regardèrent. Deux corps, l’un opulent et doux, l’autre plus sec et musclé, entièrement exposés. Puis il s’approcha et posa les deux mains sur son ventre gras. Maty frissonna.
— Cinq jours, murmura-t-il. Comme si le monde n’existait plus.
Ce fut exactement cela.
Dès le premier instant, la nudité ne fut plus un état temporaire. Elle fut la règle. Ils restèrent nus du matin au soir, de la cuisine à la chambre, du canapé à la douche. Aucun vêtement ne réapparut. L’appartement devint leur jardin d’Éden. L’air sur la peau, le regard permanent sur le corps de l’autre, les mains qui ne cessaient jamais vraiment de toucher.
Le premier jour, ils firent les courses ensemble — Maty en robe large pour la rue, Lucas habillé — mais dès le retour, tout retomba. Les sacs à peine posés, Lucas la plaqua contre le frigo, écarta ses cuisses et la pénétra lentement pendant qu’elle tenait encore un paquet de pâtes. Il bougeait avec une tendresse possessive, une main sur un sein, l’autre sur son ventre. Maty gémissait doucement, le petit pénis coincé entre eux. Quand il jouit en elle, il resta longtemps enfoncé, le front contre le sien.
Ensuite ils cuisinèrent nus. Lucas derrière elle, son sexe parfois demi-dur contre ses fesses pendant qu’elle coupait des légumes. Ses mains glissaient sans cesse : sur les seins, sur le ventre gras, entre les cuisses pour caresser le petit pénis, plus bas pour frôler l’anus. Maty se laissait faire, souriait, se cambrait parfois pour offrir plus. Ils mangeaient à même le plan de travail, elle assise sur le bord, lui debout entre ses jambes, le caressant encore.
La première nuit fut longue. Sur le lit, entièrement nus, ils s’explorèrent comme pour la première fois. Lucas lécha chaque pli de son ventre, chaque courbe de ses seins, suça longuement le petit gland encore caché dans le prépuce, lécha les testicules minuscules, plongea sa langue dans l’anus. Maty le branla en même temps, le sucça, le prit dans sa bouche jusqu’à la base. Quand il la pénétra, ce fut face à face, très lentement. Il la regardait, lui parlait :
— Tu es mon Éden. Ton corps… tout ce que je touche… c’est le paradis.
Il la prit ensuite sur le côté, puis à quatre pattes, mélangeant tendresse et poussées plus fermes. Il jouit deux fois en elle. Elle jouit trois fois, le corps secoué, heureuse.
Le deuxième jour, la routine du paradis s’installa. Réveil nus, enlacés. Douche ensemble : Lucas savonnait son corps entier avec un soin presque rituel, insistait sur le petit sexe, sur l’anus, sur les seins. Sous l’eau il la pénétrait parfois, lentement, juste pour le plaisir de la sentir autour de lui. Ensuite le petit-déjeuner, toujours nus. Maty sur ses genoux, son ventre gras contre le torse de Lucas, son petit pénis frottant contre lui pendant qu’ils mangeaient.
Ils ne sortirent presque pas. L’après-midi, sur le canapé, Lucas s’allongeait et Maty s’asseyait sur son visage. Il la lécha longuement, suça, enfonça la langue, pendant qu’elle se tenait aux accoudoirs et gémissait. Puis elle se retourna et le chevaucha, le guidant en elle. Elle bougeait lentement, les seins lourds ballottant, le ventre gras ondulant. Lucas tenait ses hanches, la regardait, lui disait qu’il n’avait jamais rien vu de plus beau.
Le soir, violence douce. Il la prit par terre, sur le tapis, les fesses en l’air. Des coups de reins plus durs, une main qui tapait légèrement ses fesses massives, des mots bas :
— Tu es à moi. Toute nue. Tout le temps. Mon Éve.
Maty jouissait en répétant oui. Quand il éjacula, ce fut profondément, puis il continua à la caresser pendant qu’elle tremblait encore.
Le troisième jour, l’amour s’infiltra plus profondément. Maty se surprit à le regarder cuisiner nu et à sentir quelque chose de plus large que le désir. Une chaleur dans la poitrine. Elle s’approcha par derrière, posa les mains sur son ventre à lui, embrassa son épaule.
— Je pourrais rester comme ça pour toujours, murmura-t-elle.
Lucas se retourna, la prit dans ses bras, la souleva presque et l’emmena dans la chambre. Il la posa sur le lit et la pénétra immédiatement, face à face, très profondément. Cette fois il n’y avait presque plus de violence. Seulement une possession tendre et continue. Il bougeait en elle pendant de longues minutes, la caressait, l’embrassait, lui disait qu’elle était son secret le plus doux, son paradis personnel. Maty jouit en le serrant, les yeux humides. Elle tombait amoureuse. Pour de vrai. Et elle le savait.
L’après-midi, ils restèrent allongés nus sur le canapé, se caressant sans but précis. Mains sur les seins, sur le ventre, sur le petit pénis, sur la queue de Lucas. Parfois l’un ou l’autre devenait plus insistant. Maty se penchait et le suçait lentement. Lucas glissait deux doigts en elle pendant qu’il léchait son gland. Ils jouissaient sans se presser, comme s’ils avaient tout le temps du monde.
Le quatrième jour fut celui de l’abandon total. Ils ne parlèrent presque plus. Seulement des gestes. Douche prolongée où Lucas la lava, la lécha, la pénétra contre le mur. Cuisine où Maty s’agenouillait entre ses jambes pendant qu’il préparait le café. Canapé où il la prenait à califourchon, puis sur le dos, puis sur le côté. Chambre où il la ligota légèrement les poignets avec une écharpe et la caressa pendant une heure entière avant de la baiser longuement. Alternance de lenteur amoureuse et de poussées plus dures. Il la remplissait, se retirait, éjaculait sur son ventre gras, rassemblait le sperme avec ses doigts et le faisait entrer à nouveau en elle. Maty acceptait tout, demandait plus, disait son nom comme une prière.
Le cinquième jour, le dernier, fut plus calme et plus grave. Ils savent que le paradis avait une fin. Au réveil, Lucas la prit encore une fois, très lentement, en la regardant. Ensuite ils restèrent enlacés des heures. Mains qui continuaient de caresser. Bouches qui s’embrassaient sans se presser. Vers le milieu de l’après-midi, Maty, allongée sur lui, le petit sexe encore sensible, murmura :
— Je suis amoureuse de toi. Pas juste du sexe. De toi. De ces jours. De ta façon de me toucher. De me voir.
Lucas ferma les yeux, serra ses fesses à pleine main, puis la pénétra une dernière fois. Doucement. Profondément. Comme s’il voulait graver le sentiment en elle. Il jouit en silence, en la tenant très fort.
Le soir, il se rhabilla. Maty resta nue. Elle l’embrassa longuement à la porte.
— Reviens, dit-elle simplement.
— Je reviendrai, répondit-il. Dès que je pourrai. Tu es mon Éden, Maty.
Quand la porte se referma, elle resta un moment debout, nue, dans le silence de l’appartement. La peau encore chaude de ses mains. Le corps encore plein de lui. Le cœur ouvert et un peu brisé.
Cinq jours. Un paradis nu. Et rien ne serait plus jamais tout à fait pareil.
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