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Maty: (5) La Robe Bleue (nouvelle)

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Maty: (5) La Robe Bleue




Lucas arriva en fin d’après-midi, un grand sac de boutique à la main et ce sourire un peu timide qu’il gardait pour elle seule. Maty ouvrit en peignoir, déjà à moitié dénudée comme toujours chez elle. Il l’embrassa longuement dans l’entrée, une main glissant sous le tissu pour caresser une fesse lourde, puis il lui tendit le sac.

— J’ai quelque chose pour toi. Pour ce soir.

Elle ouvrit. Une robe bleu nuit, moulante, en tissu légèrement stretch, avec un décolleté profond et une coupe qui suivait chaque courbe. À côté, une paire d’escarpins bleu foncé à talons hauts, élégants et un peu audacieux.

— Tu veux… sortir ? demanda-t-elle, surprise.  
— Oui. Pour la première fois. Un vrai dîner. Toi et moi. Si tu accepts.

Maty sourit, les yeux brillants. Elle disparaît dans la chambre. Dix minutes plus tard, elle reparut. La robe épousait parfaitement son corps opulent : les gros seins lourds soulignés par le décolleté, le ventre rond et gras mis en valeur par la coupe cintrée, les hanches larges et les fesses massives moulées par le tissu. Les talons allongeaient ses jambes. Ses cheveux noirs au carré étaient simplement coiffés. Elle n’avait rien mis en dessous. Aucune culotte. Aucun soutien-gorge. Seulement la robe et sa peau.

Lucas la regarda longuement, la gorge serrée.

— Tu es… magnifique.

Ils prirent un taxi jusqu’à un petit restaurant italien du 11e, discret, avec des banquettes profondes et une lumière tamisée. Lucas avait réservé une table au fond, un peu à l’écart. Quand Maty s’assit, la robe remonta légèrement sur ses cuisses. Il commanda du vin, des antipasti, puis des pâtes. La conversation était douce, presque normale : le travail, Paris, des rires partagés. Mais sous la table, sa main avait déjà trouvé le chemin.

D’abord elle resta posée sur le genou de Maty. Puis elle glissa plus haut, le long de la cuisse intérieure, caressant la peau chaude. Maty écartait légèrement les jambes, le regard toujours sur lui, un sourire en coin. Les doigts de Lucas remontèrent encore. Ils découvrirent l’absence de slip. Rien. Seulement la chair douce, puis le petit sexe recroquevillé dans son prépuce, les testicules minuscules parfaitement épilées.

Il frôla le gland à moitié caché du bout de l’index. Maty retint un souffle. Lucas continua, tirant très doucement le prépuce, cerclant le petit gland sensible, caressant les testicules minuscules entre le pouce et l’index. Sous la table, à l’abri des regards, il la titillait avec une lenteur délicieuse pendant que le serveur apportait le pain et que Maty devait répondre à des questions banales d’une voix presque normale.

— Tout va bien ? demanda Lucas, l’air innocent.  
— Très bien, répondit-elle, les joues un peu roses.

Sa main ne s’arrêta pas. Il jouait, appuyait un peu plus, faisait glisser le prépuce d’avant en arrière. Maty sentait l’humidité gagner. Son petit pénis durcissait légèrement sous les doigts. Elle croisa les jambes un instant pour presser sa main, puis les rouvrit, offerte. Pendant tout le repas, Lucas la caressa ainsi, par intermittence, revenant toujours à ce petit sexe secret, le titillant, le revendiquant en silence.

Quand l’addition fut payée, Maty avait les cuisses moites et le cœur battant. Dans le taxi du retour, Lucas posa à nouveau la main sous la robe, plus ouvertement cette fois, et la masturba doucement pendant tout le trajet. Maty respirait par la bouche, les yeux mi-clos, soumise et excitée.

Chez elle, dès la porte refermée, Lucas ne se précipita pas. Il l’alluma les lampes basses, se tourna vers elle et la regarda longuement.

— Reste comme ça un moment.

Il s’approcha et commença à la déshabiller avec une lenteur presque cérémonielle. D’abord les escarpins. Il s’agenouilla, détacha chaque chaussure, caressa les pieds nus. Puis il se releva et trouva la fermeture de la robe, dans le dos. Il la fit descendre dent par dent, sans précipitation. Le tissu s’écarta. Les gros seins apparurent, lourds, libres. Le ventre gras se dévoila. Enfin la robe glissa le long des hanches et tomba à ses pieds. Maty resta debout, entièrement nue, le petit pénis encore un peu dur, le prépuce à moitié tiré, les testicules minuscules visibles, le corps offert sous la lumière douce.

Lucas la contourna lentement, posant des baisers sur ses épaules, sur la nuque, sur le haut des fesses. Ses mains suivaient. Il s’agenouilla derrière elle et embrassa chaque fesse, puis écarta doucement les joues pour lécher l’anus parfaitement lisse. Maty frissonna. Il se releva, la prit par la main et la guida jusqu’au canapé.

Il l’allongea sur le dos, écarta ses cuisses avec tendresse et s’installa entre elles. Pendant de longues minutes, il ne la pénétra pas. Il la regarda. Il caressa ses seins, son ventre, son petit sexe. Il tira complètement le prépuce, exposa le gland, le lécha, le suçà doucement. Il embrassa les testicules minuscules. Puis il remonta et s’enfonça en elle d’un seul mouvement lent, jusqu’au bout.

Leurs regards se croisèrent. Lucas ne détacha pas les yeux des siens. Il bougeait avec une lenteur profonde, presque solennelle, comme s’il découvrait son corps pour la première fois. Chaque va-et-vient était un aveu. Il lui tenait le visage entre les mains, l’embrassait par moments, lui murmurait :

— Tu es si belle… Je n’ai jamais désiré quelqu’un comme ça… Regarde-moi…

Maty le regardait. Elle se sentait vue, vraiment vue. Pas seulement baisée. Aimée dans sa différence, dans son corps opulent, dans son petit sexe atrophié. Les larmes lui vinrent aux yeux, mêlées au plaisir. Elle caressait le dos de Lucas, ses fesses à lui, et serrait intérieurement pour le sentir plus fort.

Le rythme resta longtemps tendre. Puis, peu à peu, le désir prit le dessus. Lucas accélérà, sans jamais quitter ses yeux. Il releva ses jambes, les posa sur ses épaules, s’enfonça plus profondément. Maty gémissait maintenant, le visage ouvert, soumise et amoureuse. Il lui titillait encore le petit gland entre leurs corps pendant qu’il la prenait.

Quand l’orgasme arriva, ce fut ensemble. Maty se cambra la première, un cri long et tremblant, le petit pénis qui tressaillait. Lucas la suivit aussitôt, s’enfonçant jusqu’à la garde et se vidant en elle par longues pulsations, les yeux toujours dans les siens.

Ils restèrent collés l’un à l’autre, le souffle court. Lucas embrassa ses paupières, ses joues, sa bouche. Sa main restait posée sur le ventre gras de Maty, protectrice.

— C’était… comme la première fois, murmura-t-il.  
— Oui, répondit-elle. Et j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres.

Il sourit contre sa peau. Dehors, Paris continuait sa nuit. Dedans, la robe bleue gisait encore par terre, et quelque chose de plus précieux que le désir venait de s’installer entre eux.








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