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Christine: (8) Voile dénoué (nouvelle)

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Christine: (8) Voile dénoué




Christine n’attendait personne ce soir-là. Elle était en robe de chambre légère, les cheveux lâchés, un livre ouvert sur les genoux, quand la sonnette retentit. Elle ouvrit sans se méfier.

Chahd se tenait sur le palier. Hijab rose pâle, abaya noire fluide, les yeux baissés un instant avant de se lever vers elle. Vingt-cinq ans. Le corps opulent deviné sous le tissu. Elle tenait un petit sac contre elle.

— J’ai pensé à toi, dit-elle simplement. Tout le temps. Je pouvais plus rester chez moi.

Christine la laissa entrer. La porte se referma. Le silence de l’appartement d’Achrafieh enveloppa les deux femmes. Chahd retira d’abord ses chaussures, puis resta debout, hésitante.

— Tu veux un thé ? demanda Christine.

— Non. Je veux… que tu me regardes.

Chahd porta les mains à son hijab. Elle le dénoua lentement, le fit glisser. Des cheveux noirs épais et longs se répandirent sur ses épaules. Elle rougit sous le regard de Christine, mais ne détourna pas les yeux. Ensuite, l’abaya. Elle la fit glisser le long de ses bras, la laissa tomber. En dessous, une robe longue rose clair, moulante, qui soulignait la lourdeur de ses seins, la rondeur de son ventre, l’ampleur de ses hanches.

Christine s’approcha. Elle posa une main sur la joue de Chahd, puis glissa ses doigts dans ses cheveux.

— Tu es encore plus belle que dans mon souvenir.

Chahd ferma les yeux un instant. Quand elle les rouvrit, il y avait de la faim là-dedans. Christine défit les boutons de la robe rose un à un. Le tissu s’écarta. Les seins de Chahd s’offrirent, énormes, lourds, les mamelons larges et foncés déjà durs. Christine les prit dans ses mains, les pesa, les caressa. Elle se pencha et suca un mamelon, puis l’autre, longuement. Chahd gémit, une main dans les cheveux de Christine.

La robe tomba. Chahd était nue. Le sexe apparut : lèvres épaisses, foncées, et au centre ce clitoris proéminent, déjà gonflé, rose foncé, plus gros que la moyenne, sorti de son capuchon. Christine s’agenouilla. Elle le regarda longuement, comme on regarde quelque chose de sacré et d’obscène à la fois.

— Mon Dieu… souffla-t-elle. Il est encore plus beau que je me souvenais.

Elle avança la langue et le lécha. Un seul coup, lent, de bas en haut. Chahd poussa un cri étouffé, les cuisses écartées d’elles-mêmes. Christine recommença. Elle posa sa langue à plat sur le clitoris hypertrophié et le caressa avec une lenteur délibérée. Puis elle le prit entre ses lèvres et le suçota doucement. Chahd tremblait déjà.

— Plus fort… s’il te plaît…

Christine obéit. Elle sucça plus fort, tira légèrement, fit rouler le bouton sous sa langue. Deux doigts glissèrent à l’intérieur de Chahd, chauds et serrés. Elle les courba pendant que sa bouche travaillait. En moins de deux minutes, Chahd jouit violemment. Ses cuisses serrèrent la tête de Christine, un flot de jus chaud coula sur sa main. Elle cria, les seins rebondissant.

Christine ne s’arrêta pas. Elle continua de lécher le clitoris encore plus gonflé, hypersensible. Chahd tressaillait à chaque contact. Christine ajouta un troisième doigt, étira le sexe, et se remit à sucer avec insistance. Le deuxième orgasme arriva encore plus vite, plus brutal. Chahd hurla, les hanches convulsant, les mains agrippées aux épaules de Christine.

Christine la poussa doucement vers le canapé. Chahd s’y allongea, les cuisses ouvertes. Christine s’installa entre elles et reprit son travail avec une concentration presque religieuse. Elle écartait les lèvres épaisses pour exposer complètement le clitoris, le frottait avec deux doigts tout en le léchant, le suçotait, le battait de la pointe de la langue. Chahd n’arrêtait plus de jouir. Le troisième orgasme la secoua comme une onde. Le quatrième la fit verser des larmes. Le cinquième fut un long cri rauque qui se brisa.

— Arrête… non, continue… je peux plus… encore…

Christine souriait contre sa chair. Elle changeait de rythme : parfois très lent, presque contemplatif, parfois rapide et impitoyable. Elle glissait la langue plus bas, pénétrait, revenait au clitoris. Elle pétrissait les seins lourds de Chahd en même temps. Le corps de la jeune femme était un paysage de courbes généreuses, de chair douce, de sueur et de jus. Christine s’y perdait.

Elle se redressa un instant, se déshabilla, puis se plaça à califourchon sur le visage de Chahd. Celle-ci se mit immédiatement à la lécher, maladroite mais avide. Pendant ce temps, Christine se pencha en avant et replongea sa bouche sur le clitoris proéminent. Elles se dévorèrent. Chahd jouit encore, le sixième orgasme, en gémissant contre le sexe de Christine. Christine la suivit peu après, les cuisses tremblantes.

Elles changèrent de position. Christine s’allongea sur le dos. Chahd se mit à quatre pattes au-dessus d’elle, le sexe ouvert au-dessus de sa bouche. Christine la lécha de dessous, langue profonde, pendant que ses mains remontaient pour pétrir les seins qui pendaient. Chahd se balançait, gémissait, jouissait encore. Le septième orgasme la fit s’effondrer presque.

Christine la fit se rallonger. Elle prit le clitoris entre le pouce et l’index et le roula, le pinça doucement, le frotta en cercles rapides. Chahd se tordait, les yeux révulsés. L’orgasme suivant fut si violent qu’elle cria le nom de Christine en sanglotant. Son clitoris battait sous les doigts, d’un rouge vif, extrêmement sensible.

— Encore une, murmura Christine. Juste une.

Elle se pencha et le sucça avec une lenteur infinie, le caressant comme une relique. Chahd se cambra une dernière fois. L’orgasme arriva plus bas, plus profond, un long frisson qui la fit trembler de la tête aux pieds. Elle serra Christine contre elle, les seins lourds écrasés, les cheveux épars, le visage trempé de larmes de plaisir.

Elles restèrent enlacées longtemps. Christine traçait des cercles sur le ventre doux de Chahd, remontait jusqu’à ses seins, redescendait jusqu’au sexe encore ouvert et luisant. Elle touchait le clitoris du bout des doigts, le sentait tressaillir.

— Tu reviendras ? demanda Chahd d’une voix rauque.

— Oui. Et la prochaine fois, je te garderai toute la nuit.

Chahd sourit, les yeux encore brillants. Elle tira Christine contre elle et l’embrassa longuement. Dehors, Beyrouth continuait de vivre. À l’intérieur, le canapé sentait le sexe et la rose, et le clitoris proéminent de Chahd battait encore doucement sous la paume de Christine, déjà prêt pour la suite.







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