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Salma: (2) Sable Chaud
Le soleil d’avril posait déjà sa main chaude sur Bizerte. Salma avait fermé la boutique plus tôt que d’habitude. Une journée trop belle pour rester enfermée entre les robes blanches et l’odeur de talc. Elle avait enfilé une mini-jupe en jean bleu usé qui s’arrêtait à mi-cuisse, un t-shirt rouge sans manches, décolleté en V profond, et rien en dessous. Les seins libres bougeaient légèrement à chaque pas. Elle aimait cette sensation. À quarante-six ans, elle n’avait plus rien à prouver, et le tissu fin collait déjà un peu à sa peau sous la chaleur.
La plage s’étendait, presque déserte en ce début d’après-midi de semaine. Quelques pêcheurs au loin, un couple de touristes plus loin encore. Salma choisit un endroit isolé, à l’abri d’un petit talus d’herbes sèches. Elle étala sa serviette, s’allongea sur le dos, les jambes légèrement écartées, et ferma les yeux. Le soleil caressait ses bras, le creux de sa gorge, le haut de ses seins que le t-shirt laissait à découvert. Elle sentait le tissu froisser sous ses seins lourds, les pointes déjà dures contre le coton.
Elle pensait à Hakim. Toujours. Même après toutes ces années, même après la nuit où il était venu frapper à sa porte. Le goût de lui dans sa bouche, le poids de son corps, la façon dont il l’avait prise dans la salle de bain en la regardant dans le miroir. Elle serra les cuisses. La chaleur entre ses jambes n’avait rien à voir avec le soleil.
Un bruit de pas la tira de ses pensées. Elle entrouvrit les yeux. Un homme marchait le long de l’eau, les pieds dans le clapotis. Grand, épaules larges, peau bronzée, cheveux noirs un peu longs. Il portait un short de bain sombre et rien d’autre. Quand il passa près d’elle, leurs regards se croisèrent. Il ralentit.
— Belle journée, dit-il. Sa voix était grave, avec un accent du Sud.
Salma se redressa sur les coudes. Le t-shirt glissa un peu, révélant davantage le creux entre ses seins.
— Oui. Trop belle pour travailler.
Il sourit. Ses dents étaient blanches. Il s’appelait Karim, il tenait un petit restaurant de poissons plus loin sur le port. Il venait ici parfois, entre deux services, pour marcher. Ils parlèrent. Du temps, de la mer, de Bizerte qui changeait trop vite. Salma le regardait parler. Elle regardait la ligne de ses épaules, le muscle de ses bras, la façon dont le short dessinait le bas de son ventre. Elle avait envie de lui. Simple, nette, comme une soif.
Il s’assit près d’elle, pas trop près. Leurs conversations glissèrent. Elle lui parla de la boutique, des robes, des jeunes filles qui venaient essayer leur avenir en blanc. Il rit. Elle aima le son. Le soleil baissait un peu. L’ombre du talus les protégeait maintenant. Karim regarda ses jambes, le bord de la mini-jupe qui était remonté un peu plus haut sur ses cuisses.
— Tu as froid ? demanda-t-il.
— Non.
Elle ne bougea pas quand sa main vint se poser sur son genou. Juste les doigts, légers. Puis ils remontèrent, lents, le long de l’intérieur de sa cuisse. Salma sentit sa respiration changer. Elle écartait déjà les jambes, juste un peu. Ses doigts atteignirent le bord du jean. Elle n’avait pas de culotte. Il le découvrit en glissant plus loin. Sa main s’immobilisa.
— Putain… murmura-t-il.
Salma tourna la tête vers lui. Ses yeux étaient noirs, brûlants.
— Touche-moi.
Il obéit. Deux doigts glissèrent entre ses lèvres déjà humides. Elle était trempée. Il gémit doucement en la sentant. Il frotta lentement, cherchant, trouvant le point exact. Salma ferma les yeux, la tête rejetée en arrière. Le soleil dardait encore sur son visage. Elle poussa un soupir long quand un doigt s’enfonça en elle. Puis un second. Il la pénétra avec une lenteur délicieuse, le pouce appuyé sur son clitoris.
— Plus fort, souffla-t-elle.
Il obéit. Le bruit mouillé de ses doigts résonna entre eux. Salma se cambra. Sa main trouva le short de Karim, glissa à l’intérieur. Il était déjà dur, épais, chaud. Elle le sortit, le serra dans sa paume, le caressea de la base à la tête. Une goutte perla. Elle l’étala du pouce.
Ils ne parlaient plus. Seulement des souffles, des murmures. Karim se pencha et l’embrassa. Sa bouche était chaude, insistante. Sa langue trouva la sienne. Pendant qu’il l’embrassait, ses doigts continuaient leur travail, plus rapides maintenant. Salma jouit en silence, les cuisses tremblantes, une main agrippée à son épaule. Elle serra sa queue plus fort pendant que les vagues de plaisir la traversaient.
Quand elle redescendit, elle le poussa sur le dos. Elle s’agenouilla entre ses jambes, tira le short plus bas, et prit son sexe dans sa bouche. Elle l’avala lentement, savourant le goût salé, la chaleur, le poids sur sa langue. Karim gémit, une main dans ses cheveux. Elle le suçait avec application, les lèvres serrées, la langue tournant autour du gland, puis descendant plus bas, prenant autant qu’elle pouvait. Sa salive coulait. Elle aimait ça. Elle aimait le sentir pulser contre son palais, les petits mouvements de ses hanches.
— Arrête… sinon je vais…
Elle s’arrêta, le regarda, les lèvres brillantes.
— Pas encore.
Elle se releva, releva sa mini-jupe jusqu’à la taille, et s’straddla sur lui. Elle guida son sexe, le frotta contre son entrée, puis s’enfonça d’un seul mouvement lent. Ils restèrent immobiles un instant, le souffle coupé. Elle le sentait tout entier, épais, battant. Puis elle commença à bouger. Des cercles d’abord, puis des va-et-vient plus amples. Ses seins bougeaient librement sous le t-shirt rouge. Karim releva le tissu, les libéra complètement. Il les prit dans ses mains, les pesa, les pétrit, pinça les mamelons durs. Salma gémit plus fort.
Elle chevauchait maintenant avec plus de force, les hanches roulant, le clitoris frottant contre son pubis à chaque descente. Le soleil caressait leur peau. Au loin, la mer clapotait. Personne ne les voyait, protégés par le talus et les herbes. Elle se pencha, les mains sur sa poitrine, et l’embrassa pendant qu’elle le prenait plus profond. Le baiser était vorace. Elle jouit une deuxième fois, le corps secoué, le cri étouffé contre sa bouche. Ses muscles se contractèrent autour de lui. Karim grogna, les mains agrippées à ses fesses, la forçant encore plus bas.
Il la retourna sans sortir d’elle. Maintenant elle était sur le dos, la mini-jupe toujours relevée, le t-shirt enroulé sous ses seins. Il s’enfonça profondément, un rythme régulier, puissant. Chaque coup de reins faisait claquer leur peau. Salma accrocha ses talons dans le bas de son dos, l’attirant plus loin. Elle le regardait. Ses yeux, sa bouche entrouverte, la sueur qui perlait sur son front. Il baissait la tête pour prendre un sein dans sa bouche, sucer, mordre légèrement. Elle poussait des gémissements rauques.
— Plus fort… plus fort…
Il obéit. Le rythme devint presque brutal. Elle sentait chaque centimètre, chaque frottement. Ses seins rebondissaient. Elle glissait un peu plus haut sur la serviette à chaque poussée. Karim glissa une main entre eux, trouva son clitoris, le frotta en rythme. Salma explosa. Un orgasme long, violent, qui la fit crier pour de bon. Ses ongles s’enfoncèrent dans son dos. Elle serrait si fort autour de lui qu’il faillit venir.
Il ralentit, presque immobile, juste des petits mouvements circulaires qui la rendaient folle.
— Je vais jouir…
— En moi, dit-elle. Je veux te sentir.
Il reprit son rythme, plus profond, plus irrégulier. Puis il s’enfonça jusqu’à la garde et jouit avec un long gémissement. Elle sentit les pulsations, la chaleur qui se répandait en elle. Il continua à bouger un peu, prolongeant, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien. Ils restèrent collés, essoufflés, la peau brûlante.
Le soleil avait baissé. L’ombre s’allongeait. Karim se retira doucement. Du sperme coula le long de sa cuisse. Salma ne bougea pas. Elle regardait le ciel, le cœur encore battant. Il s’allongea à côté d’elle, une main posée sur son ventre.
— Tu viens souvent ici ? demanda-t-il après un moment.
— Pas assez.
Elle se tourna vers lui. Ses doigts tracèrent la ligne de sa mâchoire, puis descendirent sur sa poitrine, son ventre, jusqu’à son sexe encore semi-dur. Elle le caressa lentement. Il durcit à nouveau sous ses doigts.
— Encore ? sourit-elle.
— Si tu continues comme ça…
Elle continua. Puis elle se pencha et le prit à nouveau dans sa bouche. Cette fois plus lentement, plus salement. Elle le suçait en le regardant, les yeux dans les yeux. Elle prenait son temps, le léchant longuement, le faisant glisser profond dans sa gorge, puis ressortant pour passer sa langue sur ses couilles. Karim respirait fort, une main dans ses cheveux. Quand il fut complètement dur à nouveau, elle se mit à quatre pattes sur la serviette, le dos cambré, la mini-jupe toujours relevée. Elle regarda par-dessus son épaule.
— Prends-moi.
Il s’agenouilla derrière elle. Ses mains écartèrent ses fesses. Il la regarda un moment, le sexe luisant de leur mélange. Puis il s’enfonça d’un coup sec. Salma cria. Il la prit fort, les hanches claquant contre les siennes. Une main s’enroula dans ses cheveux, tira doucement sa tête en arrière. L’autre main passa sous elle pour pétrir un sein. Il la baisait sans retenue, le rythme animal. Elle poussait des gémissements à chaque coup. Le sable crissait sous la serviette. Au loin, une mouette cria.
Karim se pencha, colla son torse contre son dos, et murmura contre son oreille :
— Tu es tellement mouillée… tu prends si bien…
Elle ne répondit que par un gémissement plus long. Il sortit presque entièrement, ne laissant que le gland, puis s’enfonça d’un seul mouvement jusqu’au fond. Elle hurla. Il recommença, encore et encore. Sa main glissa entre ses jambes, trouva son clitoris gonflé, le frotta rapidement. Salma jouit en le serrant, le corps secoué de spasmes. Il continua, la forçant à un autre orgasme presque immédiatement après, jusqu’à ce qu’elle implore, la voix brisée.
Seulement alors il se laissa aller. Il jouit profondément en elle, en grognant son nom qu’il ne connaissait pas encore, en la mordant à l’épaule. Elle sentit chaque jet. Quand il se retira, le sperme coula abondamment le long de ses cuisses intérieures, gouttant sur la serviette.
Ils s’effondrèrent côte à côte. Le soleil touchait maintenant l’horizon. L’air se rafraîchissait. Salma tira le t-shirt pour se couvrir un peu. Karim passa un bras autour de sa taille, la tira contre lui. Sa main caressait distraitement son sein nu sous le tissu.
— Je m’appelle Salma, dit-elle.
— Karim.
Il sourit. Elle sourit aussi. Pour la première fois depuis longtemps, le sourire n’était pas triste.
Ils restèrent ainsi un long moment. Puis elle se redressa, remit sa jupe en place, lissa le t-shirt. Du sperme séchait encore sur sa peau. Elle n’essaya pas de s’essuyer. Elle aima cette sensation. Karim l’aida à se relever. Leurs mains restèrent un instant enlacées.
— Je reviens demain, dit-il. Même heure.
Salma le regarda. Le soleil couchant allumait des reflets dorés dans ses yeux.
— Peut-être.
Elle savait qu’elle reviendrait. Elle savait aussi que demain, ou un autre jour, elle penserait encore à Hakim en fermant les yeux. Mais ce soir, sur la plage de Bizerte, le sable encore chaud sous ses pieds nus, elle se sentait vivante. Entière. Et un peu salie, d’une façon qui lui plaisait.
Elle marcha vers les rochers pour se rincer les cuisses dans l’eau de mer. L’eau était fraîche. Elle frissonna. Derrière elle, Karim ramassait la serviette. Elle se retourna. Il la regardait. Le t-shirt rouge collait à ses seins humides. La mini-jupe était encore un peu froissée. Elle lui fit un signe de la main. Il répondit.
Sur le chemin du retour, les pieds encore sableux, Salma sentait le battement entre ses jambes, le poids de ce qu’il avait laissé en elle, l’odeur de sexe et de mer sur sa peau. Elle sourit dans la pénombre qui tombait. Avril n’était qu’un début.
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