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Raquel: (3) Le Plombier Professionnel (nouvelle)

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Raquel: (3) Le Plombier Professionnel




La fuite avait commencé deux jours plus tôt, un filet d’eau tenace sous l’évier de la cuisine. Raquel Costa avait essayé de l’ignorer, puis de la colmater elle-même avec un torchon et un seau. À cinquante-deux ans, seule dans son appartement de Montmartre, elle n’avait plus l’habitude de demander de l’aide. Ses parents étaient morts, les biens hérités de son père brésilien vendus, ses deux sœurs installées l’une en Vendée, l’autre au Calvados. Elle gérait sa vie avec une indépendance soigneusement cultivée. Pourtant, ce matin-là, l’eau avait gagné du terrain. Elle avait fini par appeler un plombier.

Il arriva vers onze heures. Raquel ouvrit la porte en robe de chambre courte, nouée à la taille d’un simple nœud. Le tissu de soie bordeaux s’arrêtait à mi-cuisse, s’écartait légèrement quand elle marchait, révélant la rondeur de ses cuisses et le début de la courbe de ses hanches. Le décolleté, largement ouvert, laissait deviner la lourdeur de sa poitrine, les seins pleins qui s’appuyaient l’un contre l’autre à chaque respiration. Ses cheveux noirs ondulés tombaient librement sur ses épaules. Elle n’avait rien mis en dessous.

Le plombier s’appelait Julien. Quarante-cinq ans environ, épaules larges, avant-bras marqués par le travail, une barbe de trois jours soigneusement entretenue. Il porta une caisse à outils et un regard qui s’attarda une seconde de trop sur le nœud de la robe de chambre avant de remonter jusqu’à son visage.

— Bonjour, madame. C’est la cuisine ?

— Oui. Par ici.

Elle le précéda dans le couloir. Elle sentait son regard sur ses jambes, sur le balancement de ses fesses sous la soie. Dans la cuisine, la lumière du matin entrait à flots. Elle lui montra l’évier, puis s’adossa au plan de travail, les bras croisés sous sa poitrine, ce qui accentuait encore le volume de ses seins.

Julien s’agenouilla, ouvrit les portes bas, inspecta les tuyaux. Pendant qu’il travaillait, Raquel ne bougeait presque pas. Elle le regardait faire, et chaque fois qu’il levait les yeux, elle détournait les siens vers la fenêtre, vers le sol, vers ses propres mains. Mais elle le sentait. Dès qu’elle avait le regard ailleurs, le sien revenait sur elle : sur la peau découverte de ses cuisses, sur le creux entre ses seins, sur la façon dont la robe de chambre s’ouvrait un peu plus quand elle changeait d’appui.

Il mit une vingtaine de minutes. Le bruit des outils, le grincement d’une clé, le froissement de joints neufs. Puis il se releva, se lava les mains dans l’évier réparé, s’essuya avec le torchon qu’elle lui tendit.

— C’est bon. Plus de fuite. Vous devriez surveiller pendant vingt-quatre heures, mais ça devrait tenir.

Raquel hocha la tête. Elle ne bougea pas de sa place contre le plan de travail. La robe de chambre s’était un peu desserée ; le nœud tenait encore, mais le tissu laissait maintenant deviner clairement le contour de ses seins nus et la ligne de son ventre.

— Vous voulez un café ? demanda-t-elle.

Il accepta. Elle prépara deux tasses, les mouvements lents, le corps légèrement penché, la soie glissant encore. Quand elle lui tendit la tasse, leurs doigts se touchèrent. Elle le regarda droit dans les yeux.

— On peut régler ça de deux façons, dit-elle d’une voix calme, presque conversationnelle. En monnaie… ou en plaisir.

Julien resta immobile, la tasse à mi-chemin de sa bouche. Ses yeux descendirent une dernière fois le long de son corps, puis remontèrent.

— Vous êtes sérieuse ?

— Très. J’ai cinquante-deux ans, je vis seule, et ce matin j’ai envie d’autre chose qu’un reçu. Vous choisissez.

Il posa la tasse. Un silence court. Puis il s’approcha. Raquel dénoua le nœud de la robe de chambre d’un seul geste. La soie s’ouvrit et glissa le long de ses bras jusqu’au sol. Elle se retrouva nue devant lui, dans la lumière de la cuisine : seins lourds et pleins, aréoles larges, ventre souple, hanches larges, cuisses pulpeuses, pubis soigneusement épilé, déjà légèrement brillant.

Julien la regarda une longue seconde, puis posa ses mains sur ses hanches. Elle l’attira contre elle. Sa bouche trouva la sienne, un baiser appuyé, presque brutal. Elle sentit sa bite durcir contre son ventre à travers le pantalon de travail. En moins de deux minutes, elle avait ouvert sa braguette, sorti son sexe épais et chaud, et l’avait guidé entre ses cuisses.

Il la souleva légèrement et l’empala debout contre le plan de travail. Raquel poussa un gémissement long et guttural. Il était large, et elle était déjà trempée. Il commença à la baiser sur place, les pieds bien ancrés au sol, les mains agrippées à ses fesses pour la soulever à chaque coup de reins. Ses seins ballottaient entre eux, lourds, les tétons frottant contre le tissu de sa chemise de travail. Elle enroula une jambe autour de sa hanche pour l’ouvrir davantage.

— Plus fort… oui… putain…

Il obéit. Les coups devinrent plus profonds, plus secs. Le bruit de leurs peaux qui claquaient emplissait la cuisine. Raquel agrippait le bord du plan de travail derrière elle, la tête renversée, les yeux mi-clos. Elle gémissait sans retenue, des sons crus, presque animaliers.

— Je n’ai jamais été aussi mouillée… tu le sens ?… putain, tu me remplis tellement…

Julien grogna, changea d’angle, et la souleva complètement pour la poser sur le plan de travail. Elle s’y allongea en partie, les fesses au bord, les jambes écartées. Il s’enfonça de nouveau en elle d’un seul trait et reprit un rythme brutal. Une de ses mains s’empara d’un sein, le pétrit, pinça le téton. L’autre tenait sa hanche. Raquel était ouverte, offerte, le sexe qui claquait humide à chaque penetration. Elle sentait le bord du plan de travail sous ses fesses, le froid du marbre contraste avec la chaleur de son corps.

Le premier orgasme arriva vite, violent, la faisant se contracter autour de lui par à-coups. Elle cria, les ongles plantés dans ses avant-bras. Il ne s’arrêta pas. Il continua à la baiser pendant qu’elle tremblait, prolongeant les vagues, jusqu’à ce qu’un second frisson plus profond la fasse archéer le dos et gémisser d’une voix cassée.

Seulement alors il se laissa aller. Quelques coups encore, puis il se vida en elle avec un grognement sourd, le corps tendu, les hanches collées aux siennes. Raquel le sentit pulser, la chaleur se répandre. Elle serra les cuisses autour de lui pour le garder encore un instant.

Ils restèrent ainsi, respirant fort, collés l’un à l’autre. Puis il se retira lentement. Un filet de sperme coula le long de sa cuisse. Raquel se redressa, encore nue, les seins marqués par ses mains, le sexe rouge et brillant.

Elle passa un doigt entre ses lèvres, le porta à sa bouche, goûta, puis sourit.

— Merci, dit-elle d’une voix rauque. D’avoir arrosé ma rose secrète.

Julien eut un petit rire, encore essoufflé. Il rajusta son pantalon. Raquel ramassa la robe de chambre et la noua négligemment, sans vraiment se couvrir. Elle lui prépara un autre café pendant qu’il rangeait ses outils. Aucun mot superflu. Quand il fut prêt à partir, elle l’accompagna jusqu’à la porte.

— Si ça refuit… n’hésitez pas à rappeler, dit-il.

Elle lui sourit, ce même sourire un peu coquin.

— Je n’hésiterai pas.

La porte se referma. Raquel resta un moment dans l’entrée, le corps encore vibrant, l’odeur de lui sur sa peau. Puis elle retourna dans la cuisine, s’assit sur le plan de travail encore tiède de leurs ébats, et but son café en silence. À cinquante-deux ans, seule à Paris, elle venait encore une fois de rappeler à son corps qu’il n’avait pas fini de vouloir. Et quelque part, dans une camionnette qui redémarrait, un plombier se demandait déjà s’il trouverait une autre fuite dans le quartier.






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