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Rebecca: (10) Le Fantasme du Photographe (nouvelle)

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Rebecca: (10) Le Fantasme du Photographe




Lucas avait quarante-cinq ans et une réputation d’homme difficile. Ses séries sur la beauté trans avaient fait le tour des galeries européennes. Il ne photographiait pas des corps pour les exposer : il les capturait pour les posséder. Rebecca le savait dès le premier message. Elle avait répondu à son annonce avec une photo de profil élégante — cheveux blonds en carré parfait, sourire rouge, collier de perles sur une peau nue — et une photo plus audacieuse d’elle dans une robe métallique dorée. Lucas avait répondu le soir même.

« Je veux te photographier. Nue. Sans fard. Comme tu es. »

Ils s’étaient rencontrés dans son studio, un loft lumineux aux murs blancs, au cœur des West Midlands. Rebecca était arrivée en robe noire simple, le cœur battant. Lucas l’avait regardée longuement, sans sourire, juste cette intensité calme qui la faisait déjà se sentir vue jusqu’à l’os.

« Enlève tout. Lentement. »

Elle avait obéi. Le soutien-gorge, la culotte, les bas. Sa queue, au repos, reposait molle contre sa cuisse. Lucas ne s’en était pas approché. Il avait seulement ajusté ses lumières, posé son appareil, et commencé.

Les premières séances étaient presque chastes. Rebecca allongée sur un drap blanc, une main sur la hanche, le regard vers la fenêtre. Puis à genoux, seins lourds offerts, queue légèrement engorgée sous le regard fixe de l’objectif. Lucas parlait peu. Il donnait des indications brèves, précises.

« Écarte un peu plus. Regarde l’objectif comme si tu voulais me baiser. »

Rebecca se prenait au jeu. Chaque clic de l’obturateur résonnait en elle comme une caresse. Elle sentait le désir monter, sa queue durcir lentement, ses tétons se dresser. Mais Lucas ne touchait jamais. Il se déplaçait autour d’elle, s’agenouillait, se levait, changeait d’objectif. Son regard était plus intime que n’importe quelle main.

Au fil des semaines, les poses devenaient plus suggestives. Rebecca à quatre pattes, fesses relevées, queue pendante entre ses cuisses. Debout contre un miroir, une main écartant ses fesses pour offrir son anus rose à la lumière. Assise, jambes grandes ouvertes, doigts glissant le long de sa tige demi-dure. Lucas capturait tout. Chaque goutte de pré-sperme, chaque frisson, chaque gémissement retenu.

Rebecca rêvait de lui la nuit. Elle se masturbait en pensant à ses mains, à sa voix basse, à la façon dont il la regardait. Elle imaginait sa bite — qu’elle n’avait jamais vue — épaisse, chaude, s’enfonçant en elle. Mais le matin, elle revenait au studio, se déshabillait, et se soumettait à nouveau à l’objectif.

Un soir d’automne, après une séance particulièrement longue, Lucas posa son appareil.

« Demain, on fait la dernière série. Chez toi. Dans ton lit. Tu te masturberas pour moi. Jusqu’au bout. Je ne toucherai rien. Je photographierai seulement. »

Rebecca avait accepté d’une voix rauque. « D’accord. »

Le lendemain soir, Lucas arriva chez elle avec son matériel. La chambre était baignée d’une lumière douce. Rebecca l’attendait déjà nue sur le lit, cheveux blonds légèrement en désordre, maquillage léger. Sa queue était déjà à demi dure, simplement à l’idée de ce qui allait se passer.

Lucas installa ses lumières sans un mot. Puis il s’assit sur une chaise, appareil en main, et fit un signe de tête.

« Commence. Lentement. Comme si je n’étais pas là… et comme si je l’étais. »

Rebecca s’allongea sur le dos. Elle ferma les yeux un instant, puis les rouvrit sur l’objectif. Ses mains commencèrent à glisser sur son corps. Elle caressa d’abord ses seins, pinçant les tétons durs, les roulant entre ses doigts. Un gémissement bas lui échappa. Sa queue se dressa complètement, épaisse, veinée, le gland déjà luisant.

Elle prit sa tige dans une main et commença à se branler lentement, du bas vers le haut, le pouce frottant le frein. L’autre main restait sur ses seins, les pétrissant. Lucas cliquait. Chaque obturation était un frisson de plus.

« Plus fort, » murmura-t-il. « Montre-moi comment tu te touches quand tu penses à moi. »

Rebecca accéléra. Sa main glissa plus bas, caressant ses couilles rasées, puis remonta. Elle écarta les cuisses, cambrant le bassin. Sa queue battait contre son ventre. Elle spatula un peu de pré-sperme sur le gland et continua, le poignet souple, le rythme de plus en plus urgent.

Puis, comme elle l’avait imaginé mille fois, elle fit glisser une main sous ses fesses. Elle trouva son anus, le caressa du bout du doigt, puis poussa doucement. L’huile qu’elle avait préparée sur la table de nuit facilita l’entrée. Un doigt s’enfonça jusqu’à la première phalange. Rebecca gémit plus fort, sa voix rauque remplissant la chambre.

Elle pensa à Lucas. À sa bite imaginaire. Elle l’imagina debout au bord du lit, sa queue lourde et chaude, s’approchant de son trou. Elle imagina le gland poussant, écartant, s’enfonçant centimètre par centimètre jusqu’à ce qu’elle soit pleine. Son doigt s’enfonça plus profond, se courba, chercha ce point qui faisait voir des étoiles.

Sa main droite continua de branler sa queue avec une urgence croissante. Les bruits humides de sa peau, les clics de l’appareil, sa respiration saccadée… tout se mélangeait. Lucas ne disait plus rien. Il se contentait de photographier, changeant d’angle, se rapprochant, s’éloignant. Son visage restait impassible, mais Rebecca voyait la tension dans sa mâchoire, la façon dont son regard restait rivé sur son corps.

Elle ajouta un second doigt. La sensation d’être étirée la fit cambrer le dos. Sa queue pulsa dans sa main. Elle pensait à Lucas qui la prenait, qui la défonçait, qui la remplissait. Elle imaginait son sperme chaud gicler au fond d’elle pendant qu’il la regardait jouir.

« Je vais… » souffla-t-elle.

Lucas ne répondit pas. Il se contenta d’ajuster le focus.

Rebecca se masturbait maintenant avec une fureur contenue. Sa main allait et venait rapidement sur sa queue, le pouce frottant le frein à chaque passage. Ses doigts s’enfonçaient et ressortaient de son anus dans un rythme obscène. Ses seins bougeaient à chaque mouvement. Ses cuisses tremblaient.

L’orgasme monta comme une vague. Elle sentit ses couilles se resserrer, sa queue durcir encore plus. Elle serra les dents pour ne pas crier. Un long frisson la parcourut. Sa queue pulsa une première fois, puis une deuxième. Le sperme jaillit en jets discrets mais puissants, blancs, épais, atterrissant sur son ventre et ses seins. Ses cuisses tremblèrent violemment. Son anus se contracta autour de ses doigts. Elle continua à se branler lentement pendant que les dernières gouttes coulaient, le visage tourné vers l’objectif, yeux mi-fermés, bouche mi-ouverte, cheveux blonds en bataille sur l’oreiller.

Lucas s’approcha. Il ne la toucha pas. Il se contenta de cadrer son visage. Le clic final résonna dans le silence.

Rebecca restait allongée, respirant fort, le corps encore secoué de petites secousses. Le sperme brillait sur sa peau. Lucas rangea son appareil avec le même calme professionnel.

« C’est parfait, » dit-il simplement.

Il rangea son matériel en silence. Rebecca le regarda, encore ouverte, encore offerte, le désir non assouvi brûlant sous sa peau. Elle savait qu’il ne la toucherait pas. Elle savait qu’il partait avec les images, avec la preuve de son orgasme, avec la possession totale de ce moment.

Lucas s’arrêta un instant sur le seuil de la chambre. Il la regarda une dernière fois — allongée, défaite, le visage encore marqué par l’extase.

« Ces photos seront à moi, » dit-il. « Seulement à moi. »

Puis il sortit.

Rebecca resta seule dans le lit, le corps encore tremblant, la queue molle et collante contre son ventre. Elle passa une main sur son visage, sentit la chaleur de ses joues. Elle ferma les yeux et revit le clic final, l’objectif fixé sur sa bouche ouverte, sur ses yeux mi-clos.

Lucas la possédait. Pas avec ses mains. Pas avec sa bite. Avec l’image. Avec le désir qu’il avait fait monter en elle sans jamais le soulager. Avec la photo de son visage en plein orgasme, qu’il garderait, qu’il regarderait, qu’il posséderait à jamais.

Rebecca sourit faiblement dans le silence de la chambre. Elle savait qu’elle reviendrait. Elle savait qu’elle poserait encore. Et qu’à chaque fois, elle se donnerait un peu plus à l’objectif, un peu plus à cet homme qui la regardait sans la toucher, et qui, par ce regard seul, la faisait jouir plus fort que n’importe quelle main.

Le fantasme du photographe n’était pas de la prendre.  
C’était de la capturer.  
Et Rebecca, désormais, appartenait entièrement à l’image.







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