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Christine: (5) Soleil de Dimanche
Le dimanche était déjà chaud quand Christine sonna à la porte de l’appartement d’Hélène. Le ciel de Beyrouth était d’un bleu sans nuage, la lumière tombait droite et dorée sur les balcons. Christine portait une petite robe beige sans manches, décolletée, qui s’arrêtait au milieu des cuisses. Ses cheveux étaient tirés en un chignon haut, les créoles dorées aux oreilles. Elle tenait une bouteille de vin blanc encore fraîche contre sa hanche.
Hélène ouvrit presque immédiatement. Elle souriait déjà, les cheveux longs et noirs lâchés sur les épaules, une robe blanche tout aussi courte et décolletée, le tissu léger collant à sa peau mate. Elles s’embrassèrent sur les joues, trop près, trop longtemps, comme toujours depuis cette nuit où tout avait basculé.
— Tu es à l’heure, dit Hélène. J’ai tout préparé.
Elles traversèrent le salon lumineux et sortirent directement sur le balcon. Deux fauteuils de rotin face à la vue, une petite table ronde noire au milieu. Hélène avait déjà posé deux verres. Christine déboucha la bouteille. Le vin coula, clair et froid. Elles trinquèrent, les jambes croisées, et burent la première gorgée en regardant la ville.
Le soleil chauffait leurs épaules nues. Elles rirent d’abord de choses légères : une voisine trop bruyante, un cousin trop bavard, le prix des figues au marché. Puis le vin fit son effet. Les joues d’Hélène prirent une teinte plus chaude. Christine sentit la chaleur monter le long de sa nuque, puis plus bas, entre ses cuisses. Elle regardait la bouche de sa cousine quand elle parlait, le mouvement de sa gorge quand elle buvait, le décolleté qui s’ouvrait un peu plus chaque fois qu’elle se penchait.
Hélène posa son verre et regarda Christine droit dans les yeux.
— Tu penses à l’autre nuit ?
— Tout le temps, répondit Christine.
Le silence qui suivit fut chargé. Hélène tendit la main et posa ses doigts sur le genou nu de Christine. Elle les laissa glisser un peu plus haut, sous l’ourlet de la robe. Christine n’écarta pas les jambes, mais elle ne les referma pas non plus. Elle but une grande gorgée de vin, les yeux toujours fixés sur sa cousine.
— On est en plein jour, murmura-t-elle.
— Personne ne nous voit ici, répondit Hélène. Et même si quelqu’un voyait…
Elle se pencha et l’embrassa. Le baiser eut le goût du vin froid et du soleil. Leurs langues se rencontrèrent lentement d’abord, puis avec plus d’urgence. Christine posa sa main libre sur la nuque d’Hélène et l’attira plus fort. Le fauteuil de rotin grinca. Hélène glissa complètement sa main sous la robe de Christine et trouva son sexe déjà humide, sans culotte. Deux doigts glissèrent entre les lèvres chaudes.
Christine gémit contre la bouche de sa cousine. Elle écarta un peu les cuisses. Hélène la caressa lentement, le pouce sur le clitoris, les doigts à l’intérieur, pendant que le soleil continuait de les chauffer. Christine sentait le regard possible des immeubles en face, et cela l’excitait encore plus. Elle jouit assez vite, discrètement, les hanches soulevées juste assez, un long frisson qui la fit fermer les yeux et mordre la lèvre d’Hélène.
Quand elle rouvrit les yeux, Hélène souriait, les doigts encore en elle.
— Dedans, dit Christine. Maintenant.
Elles rentrèrent le vin et les verres. Hélène ferma la baie vitrée derrière elles. Le salon était baigné de lumière. Un grand canapé gris clair, des coussins, un tapis épais. À peine la porte fermée, Christine poussa sa cousine contre le mur et l’embrassa avec une violence soudaine. Elle releva la robe blanche d’Hélène d’un seul geste et trouva son sexe nu, déjà trempé. Elle s’agenouilla et planta sa bouche dessus.
Hélène poussa un cri étouffé, une main dans le chignon de Christine. Christine lécha avec gourmandise, la langue large, puis se concentra sur le clitoris, le suçotant, le tirant. Elle ajouta trois doigts et les enfonça profondément. Hélène se cambra contre le mur, les hanches en avant. Elle jouit vite, violemment, les cuisses tremblantes, un flot de jus sur la main et le menton de Christine.
Christine se releva, le visage brillant, et tira Hélène vers le canapé. Elles tombèrent dessus enchevêtrées. Les robes furent arrachées. Nues, elles se pressèrent l’une contre l’autre, seins contre seins, ventres collés, sexes frottés. Christine se mit à quatre pattes. Hélène s’agenouilla derrière elle, écarta ses fesses et la pénétra avec la langue, longuement, pendant que sa main passait sous le ventre pour frotter le clitoris. Christine hurlait presque, le visage enfoui dans les coussins. Elle jouit une deuxième fois, les genoux qui fléchissaient.
Hélène la retourna sur le dos, écarta largement ses cuisses et s’installa entre elles. Elle la baisa avec la main, quatre doigts, puis presque le poing, pendant que sa bouche travaillait le clitoris avec une précision féroce. Christine se tordait, les seins rebondissant, les mains agrippées aux coussins. Elle jouit encore, un orgasme long et déchirant qui la fit crier le nom de sa cousine.
Elles changèrent de position. Christine s’allongea sur le dos et tira Hélène au-dessus de son visage. Hélène s’abaissa et se fit lécher pendant que Christine glissait trois doigts en elle et les agitait rapidement. Hélène chevauchait la bouche de sa cousine, les seins lourds balançant, les gémissements de plus en plus aigus. Elle jouit une deuxième fois, puis une troisième, le corps secoué de spasmes, le jus coulant le long du menton de Christine.
Elles se battirent presque pour le contrôle. Hélène plaça Christine sur le côté, une jambe relevée, et la pénétra de côté avec les doigts tout en frottant son clitoris contre la cuisse de sa cousine. Leurs bouches se cherchaient, se mordaient, se suçaient. Christine jouit encore. Hélène la suivit presque immédiatement.
Le soleil avait un peu tourné. La lumière était plus dorée maintenant. Elles étaient trempées de sueur, les cheveux en désordre, les bouches rouges. Christine se redressa, prit la bouteille de vin restée sur la table basse et but directement au goulot. Elle en versa un filet sur les seins d’Hélène et se pencha pour le lécher. Hélène gémit et écarta les jambes plus largement. Christine redescendit et se remit à la lécher, plus lentement cette fois, savourant. Hélène jouit une quatrième fois, plus doucement, un long frisson qui la fit sangloter de plaisir.
Elles s’embrassèrent ensuite longuement, le goût du vin et du sexe mélangés. Christine s’allongea sur le dos. Hélène se plaça entre ses cuisses et la regarda dans les yeux pendant qu’elle la pénétrait à nouveau avec les doigts, lentement, profondément, en lui parlant à voix basse.
— Je t’aime, cousine. Je t’aime depuis trop longtemps.
Christine sentit les larmes lui monter aux yeux en même temps que l’orgasme. Elle jouit en serrant Hélène contre elle, les jambes enroulées autour de sa taille, le visage enfoui dans son cou.
Elles restèrent ainsi un long moment, enlacées, le soleil qui continuait de remplir le salon. Puis Hélène se glissa plus bas et recommença à lécher Christine, très doucement, juste pour la sentir tressaillir. Christine passa une main dans ses cheveux et la laissa faire. Elle jouit une dernière fois, presque en silence, un orgasme profond et tremblant.
Quand elles se redressèrent enfin, le vin était tiède. Elles en burent quand même, nues sur le canapé, les corps encore collés. Hélène posa sa tête sur l’épaule de Christine.
— Tu restes dîner ?
— Je reste la nuit, répondit Christine.
Hélène sourit contre sa peau.
Dehors, le dimanche continuait, ensoleillé et indifférent. À l’intérieur, le salon sentait le vin, la sueur et le sexe, et les deux cousines savaient déjà que ce n’était que le début d’un très long après-midi.
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