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Akari (novel)
Akari (nouvelle)
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Dans le quartier animé de Shibuya, où les néons rivalisaient avec les étoiles, vivait Akari, une femme dont la présence était à la fois discrète et captivante. Elle possédait une élégance naturelle, une silhouette gracieuse mise en valeur par un tricot côtelé couleur ciel qui épousait ses formes, et une frange d'un bleu profond qui encadrait son visage. Ses cheveux d'un noir de jais, coupés juste au-dessus des épaules, accentuaient le mystère de ses yeux sombres, qui semblaient retenir des histoires inavouées.
Akari était une artiste, une peintre dont les toiles étaient des fenêtres sur un monde onirique. Elle travaillait dans un petit atelier niché dans une ruelle adjacente, un sanctuaire où l'odeur de la térébenthine se mêlait à celle du thé vert. Chaque coup de pinceau était une méditation, chaque couleur un fragment de son âme. Elle ne peignait pas ce qu'elle voyait, mais ce qu'elle ressentait, traduisant les émotions complexes de la vie urbaine en symphonies visuelles.
Un soir, alors qu'elle sortait de son atelier, le vent d'automne souleva quelques mèches de ses cheveux, révélant un petit pendentif en forme de fleur de cerisier qu'elle portait toujours. Elle se dirigeait vers son café préféré, le "Komorebi", un lieu chaleureux où la lumière filtrait à travers les feuilles des arbres, créant des motifs dansants sur le sol. Elle y retrouvait souvent Kenji, un photographe talentueux dont les clichés capturaient l'essence même de Tokyo. Kenji était fasciné par Akari, par sa capacité à transformer l'ordinaire en extraordinaire. Il avait souvent essayé de la photographier, mais elle préférait rester derrière l'objectif de sa propre création.
Ce soir-là, Kenji avait un air particulièrement pensif. Il lui raconta l'histoire d'une exposition qu'il préparait, centrée sur les "âmes invisibles" de la ville, ces personnes qui, malgré leur impact, restaient souvent dans l'ombre. Il lui confia qu'il rêvait d'inclure une de ses œuvres, une de ces toiles qui parvenaient à exprimer tant sans dire un mot. Akari, d'habitude si réservée, fut touchée par sa proposition. Elle vit dans ses yeux non pas un simple désir de collaboration, mais une véritable reconnaissance de son art.
Les jours suivants, Akari se plongea dans son travail avec une ferveur nouvelle. Elle peignit une œuvre qui représentait une femme de dos, marchant vers un horizon lointain, ses vêtements aux couleurs du ciel et de la mer, comme si elle était un pont entre les éléments. Le tableau était une ode à la solitude choisie, à la force tranquille de ceux qui tracent leur propre chemin.
Le jour de l'exposition, la toile d'Akari fut placée au centre de la galerie. Elle attira l'attention de tous, non pas par son éclat, mais par sa profondeur. Les visiteurs s'arrêtaient, contemplant la femme peinte, cherchant à percer le mystère de son voyage. Kenji, en la voyant observer la réaction des gens, comprit qu'il avait enfin réussi à capturer l'une de ces âmes invisibles.
Akari, quant à elle, ressentit une émotion qu'elle n'avait jamais connue. Son art, si longtemps un dialogue intime avec elle-même, s'était étendu, touchant d'autres cœurs. En quittant la galerie ce soir-là, sous la lueur des lampadaires, elle savait que son histoire, comme ses couleurs, allait continuer à se déployer, une nuance à la fois. Elle portait toujours son tricot bleu ciel et sa frange bleu foncé, des couleurs qui reflétaient non seulement son style, mais aussi la sérénité et la profondeur de son âme d'artiste.
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イスラム教/イスラム主義
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現代における「イスラーム」と「イスラーム主義」の区別は、聖典という現実に照らし合わせた途端に崩れ去る、語彙的な仮定に基づいている。無知な観察者にとって、イスラーム主義とは純粋に精神的な信仰から派生した、怪物のような異常物、あるいは過激な逸脱に見えるかもしれない。しかし、この分離は現代の創作であり、歴史的・神学的な真実を隠蔽するための「言葉の外交」ツールに過ぎない。その真実とは、イスラームの本質が、宗教施設と国家の分離を認めない、包括的な法的・政治的構造であるということだ。
イスラームの教義は、それ自体を全方位的システムとして定義しており、それは「ディーン(宗教)、ドゥニヤー(世界)、ダウラ(国家)」という定型句に集約される。初期にローマ権力から分離して誕生したキリスト教とは異なり、イスラームはその最初期から征服活動と立法を行う主体として構築された。したがって、シャリーア(イスラーム法)を適用しようとする意志を、宗教とは別の「政治的イデオロギー」であると主張することは深い矛盾である。なぜなら、シャリーアこそが宗教そのものの鼓動する心臓だからだ。
この語彙的な錯覚は、より冷酷な現実を隠す屏風の役割を果たしている。イスラームは単に魂の救済への道を示すだけでなく、覇権的な行動規範を提示している。「あらゆる時代、あらゆる場所に有効である」という概念は、いかなる実質的な改革の試みも封じ込めてしまう。もし、世界の服従や非ムスリムの隷属を説くテキストが、神による「造られざる永遠の言葉」とされるならば、イスラーム主義者は過激派ではなく、近代の偽善を拒絶する一貫した伝統主義者ということになる。
「イスラーム主義」という用語の使用は、その名の下に行われる暴力に対する教義の責任を免除することを可能にする。この別個の概念を作り出すことで、「宗教」を聖域化しつつ「イデオロギー」を非難することができる。これは、根源的なテキストに関する必要な議論を回避するための防衛メカニズムである。しかし、過激派グループは、預言者の伝記(シーラ)やジハードの物語を現代のマニュアルとして利用し、14世紀にわたるスンナ派法学によって正当化された、中世の「征服のソフトウェア」を再起動させているに過ぎない。
この継続性の最も明白な証拠は、主要な宗教機関の沈黙にある。アズハル大学のような機関が、ダーイシュ(IS)のメンバーを不信仰者(カフィール)と断定することを拒否する場合、それは単に古典的なイスラーム法を適用しているだけである。つまり、どれほど野蛮な犯罪であっても、儀式を遵守している限り、その信者をイスラームから追放することはできないという論理だ。皮肉なことに、この同じ法学は、背教者や礼拝を放棄した者に対しては死刑を維持している。この価値体系は、普遍的な道徳や人間の命への尊重よりも、集団への忠誠と教義への服従をはるかに上位に置いている。
「剣の節」やジハードの歴史的実践を隠蔽しながら「平和の宗教」と語ることは、人権が支配する世界において教義を受け入れやすくするための、一種の知的な「タキイヤ(偽装)」である。歴史的に見て、ジハードは単なる魂の精神的努力であったことは一度もない。それは絶え間ない帝国拡大の原動力であり、征服された人々に「ズィンミー(庇護民)」という地位を強いてきた。屈辱を与えられ、税(ジズヤ)を課されるこの二級市民の地位は、イスラーム法のDNAに刻み込まれている。
結局のところ、イスラーム主義とは、現代社会の生活が個人に強いる妥協を剥ぎ取った、能動的かつ政治的な形態におけるイスラームそのものである。平和的かつ個人的に信仰を生きるムスリムたちは、政治的教義のおかげではなく、むしろそれに反してそうしていることが多い。彼らは周囲の文化によって「中和」されたイスラームを実践しているが、テキストの根源は変わらぬまま、ウンマ(イスラーム共同体)の力を復活させようとする者がいつでも摘み取れる状態で残っている。
真実を直視すべき時が来ている。問題は「誤った解釈」ではなく、誰も公式に廃止しようとしない、中世の支配ソフトウェアの残存である。イスラーム世界がその政治的・軍事的な法を「時代遅れ」であると宣言しない限り、イスラームとイスラーム主義の区別は便宜上の嘘にとどまり続けるだろう。真実は、この教義が、今日否定しているはずの抑圧の種を自らの中に宿しているということだ。
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Islam / Islamism
إسلام / إسلاموية
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يقوم الفصل المعاصر بين "الإسلام" و"الإسلاموية" على فرضية لغوية بدأت تتهاوى بمجرد مواجهتها لواقع النصوص الشرعية. فبالنسبة للمراقب غير المطلع، تبدو الإسلاموية وكأنها نتوء وحشي أو انحراف راديكالي عن إيمان روحي خالص. ومع ذلك، فإن هذا الفصل هو اختراع حديث، وأداة دبلوماسية لفظية تحجب حقيقة تاريخية ولاهوتية: وهي أن الإسلام، في جوهره، بنية قانونية وسياسية شاملة لا تقبل الفصل بين المعبد والدولة.
إن العقيدة الإسلامية تعرّف نفسها كمنظومة شمولية، تلخصها عبارة "دين ودنيا ودولة". وخلافاً للمسيحية التي تشكلت في بداياتها بعيداً عن السلطة الرومانية، تأسس الإسلام منذ سنواته الأولى ككيان فاتح ومشرّع. لذا، فإن الادعاء بأن الرغبة في تطبيق الشريعة هي مجرد "أيديولوجيا سياسية" منفصلة عن الدين يعد تناقضاً عميقاً، لأن الشريعة هي القلب النابض للدين نفسه.
هذا الوهم اللفظي يعمل كستار لحقيقة أكثر قسوة: وهي أن الإسلام لا يقدم فقط طريقاً لخلاص الروح، بل يقدم دستوراً سلوكياً هيمنياً. فمبدأ "صلاحية الدين لكل زمان ومكان" يغلق الباب أمام أي محاولة حقيقية للإصلاح. فإذا كانت النصوص التي تدعو إلى إخضاع العالم واستعباد غير المسلمين تُعتبر كلام الله غير المخلوق والأبدي، فإن "الإسلاموي" حينئذٍ ليس متطرفاً، بل هو تقليدي متسق مع ذاته، يرفض نفاق الحداثة.
إن استخدام مصطلح "الإسلاموية" يسمح بإخلاء مسؤولية العقيدة عن أعمال العنف التي تُرتكب باسمها. ومن خلال خلق هذا الكيان المنفصل، يصبح من الممكن لوم "الأيديولوجيا" مع إضفاء القدسية على "الدين". إنها آلية دفاعية تهدف إلى تجنب نقاش ضروري حول النصوص التأسيسية. ومع ذلك، فإن الجماعات الراديكالية لا تفعل شيئاً سوى إعادة تفعيل "البرمجية" القروسطية للغزو، مستخدمةً السيرة النبوية وأحاديث الجهاد كدليل استخدام عصري، يحظى بشرعية مستمدة من أربعة عشر قرناً من الفقه السني.
ولعل الدليل الأبرز على هذا الاستمرار يكمن في صمت المؤسسات الدينية الكبرى. فعندما ترفض مؤسسة مثل الأزهر تكفير أعضاء تنظيم داعش، فإنها لا تفعل سوى تطبيق الفقه الإسلامي الكلاسيكي: فكبيرة القتل، مهما كانت بربرية، لا تخرج المؤمن من الملة ما دام يقيم الشعائر. ومن المفارقات أن هذا الفقه نفسه يبقي على عقوبة الإعدام لتارك الصلاة أو المرتد. هذا النظام القيمي يضع الولاء للجماعة والخضوع للعقيدة فوق الأخلاق العالمية أو احترام الحياة البشرية.
إن الحديث عن "دين السلام" مع إغفال آيات السيف والممارسة التاريخية للجهاد يعد نوعاً من "التقية" الفكرية، التي تهدف إلى جعل العقيدة مقبولة في عالم تحكمه حقوق الإنسان. فالجهاد لم يكن تاريخياً مجرد جهد روحي للنفس؛ بل كان المحرك لتوسع إمبراطوري لم ينقطع، فرض وضعية "الذمي" على الشعوب المغلوبة. هذه الوضعية، التي تجعل من الآخر مواطناً من الدرجة الثانية، مهاناً ومطالباً بالجزية، محفورة في الحمض النووي للقانون الإسلامي.
في نهاية المطاف، الإسلاموية هي الإسلام في شكله النشط والسياسي، بعد تجريده من المساومات التي تفرضها الحياة في المجتمع الحديث على الأفراد. فالمسلمون الذين يعيشون إيمانهم بطريقة سلمية وفردية يفعلون ذلك غالباً بالرغم من العقيدة السياسية، وليس بفضلها. إنهم يمارسون شكلاً من أشكال الإسلام الذي "حيدته" الثقافة المحيطة، لكن جذور النص تظل ثابتة ومستعدة ليقطفها كل من يرغب في استعادة "عزة الأمة".
لقد آن الأوان لمواجهة الحقيقة: المشكلة ليست في "تفسير" خاطئ، بل في استمرار برمجية قروسطية للهيمنة لا يجرؤ أحد على إلغائها رسمياً. وما دام العالم الإسلامي لم يعلن أن قوانينه السياسية والحربية قد عفا عليها الزمن، فإن التمييز بين الإسلام والإسلاموية سيبقى مجرد كذبة مريحة. الحقيقة هي أن العقيدة تحمل في طياتها بذور القمع الذي تدعي اليوم إدانته.
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Islam / Islamisme
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La distinction contemporaine entre l'Islam et l'islamisme repose sur un postulat sémantique qui s'effrite dès qu'on le confronte à la réalité des sources scripturaires. Pour l'observateur non averti, l'islamisme serait une excroissance monstrueuse, une déviation radicale d'une foi purement spirituelle. Pourtant, cette séparation est une invention moderne, un outil de diplomatie verbale qui occulte une vérité historique et théologique : l'Islam est, par essence, une structure juridique et politique globale qui ne conçoit pas la dissociation entre le temple et l'État.
Le dogme islamique se définit lui-même comme un système totalisant, résumé par la formule Dine, Dounia wa Dawla (Religion, Monde et État). Contrairement au christianisme, dont la naissance s'est faite dans la séparation initiale avec le pouvoir romain, l'Islam s'est constitué dès ses premières années comme une entité conquérante et législatrice. Prétendre que la volonté d'appliquer la charia est une "idéologie politique" distincte de la religion est une contradiction profonde, puisque la charia est le cœur battant de la religion elle-même.
Cette illusion sémantique sert de paravent à une réalité plus crue : l'Islam ne propose pas seulement un chemin vers le salut de l'âme, mais un code de conduite hégémonique. Le concept de "valabilité pour tous les temps et tous les lieux" verrouille toute tentative de réforme réelle. Si les textes qui prônent la soumission du monde et l'asservissement des non-musulmans sont considérés comme la parole incréée et éternelle de Dieu, alors l'islamiste n'est pas un extrémiste, mais un traditionaliste cohérent qui refuse l'hypocrisie de la modernité.
L'usage du terme "islamisme" permet d'évacuer la responsabilité du dogme dans les violences commises en son nom. En créant cette entité distincte, on peut blâmer "l'idéologie" tout en sanctuarisant la "religion". C'est un mécanisme de défense qui permet d'éviter un débat nécessaire sur les textes fondateurs. Pourtant, les groupes radicaux ne font que réactiver le logiciel médiéval de la conquête, utilisant la Sira (biographie du prophète) et les récits du djihad comme un mode d'emploi actuel, légitimé par quatorze siècles de jurisprudence sunnite.
La preuve la plus flagrante de cette continuité réside dans le silence des grandes institutions cléricales. Lorsqu'une instance comme Al-Azhar refuse de déclarer les membres de Daech comme mécréants, elle ne fait qu'appliquer la loi islamique classique : le crime, aussi barbare soit-il, ne sort pas le croyant de l'Islam s'il respecte les rites. Paradoxalement, cette même jurisprudence maintient la peine de mort pour l'apostat ou celui qui délaisse la prière. Ce système de valeurs place la loyauté envers le groupe et la soumission au dogme bien au-dessus de la morale universelle ou du respect de la vie humaine.
Parler de "religion de paix" en occultant les versets du glaive et la pratique historique du djihad relève d'une forme de Taqiyya (dissimulation) intellectuelle, visant à rendre le dogme acceptable dans un monde régi par les droits de l'homme. Le djihad n'a jamais été, historiquement, un simple effort spirituel de l'âme ; il a été le moteur d'une expansion impériale ininterrompue, instaurant le statut de dhimmi pour les peuples vaincus. Ce statut de citoyen de seconde zone, humilié et soumis à l'impôt, est inscrit dans l'ADN du droit musulman.
En fin de compte, l'islamisme est l'Islam dans sa forme active et politique, débarrassé des compromis que la vie en société moderne impose aux individus. Les musulmans qui vivent leur foi de manière pacifique et privée le font souvent en dépit du dogme politique, et non grâce à lui. Ils pratiquent une forme d'islam "neutralisé" par la culture environnante, mais les racines du texte, elles, restent inchangées et prêtes à être cueillies par quiconque souhaite restaurer la puissance de l'Oumma.
Il est temps de regarder la vérité en face : le problème n'est pas une "interprétation" erronée, mais la persistance d'un logiciel médiéval de domination que personne n'ose officiellement abroger. Tant que le monde musulman ne déclarera pas que ses lois politiques et guerrières sont obsolètes, la distinction entre Islam et islamisme restera un mensonge de confort. La vérité est que le dogme porte en lui les germes de l'oppression qu'il prétend aujourd'hui condamner.
イスラムのエロティカ
Islamic Erotica
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What the contemporary Arab and Islamic collective consciousness is witnessing today is a state of acute cognitive schizophrenia, separating an imagined image of an angelic past from a historical reality that teemed with humanity in all its lusts and physical details. This contradiction is clearly manifested when comparing contemporary moralizing discourse—which depicts history as a long prayer rug devoid of desire—with the foundational heritage books written by top sheikhs, exegetes, and jurists. These figures found no shame in diving into the literature of "Bah" (erotology), while today's public remains largely deceived about this hidden dimension.
For instance, Imam Jalal al-Din al-Suyuti, a pillar of Quranic exegesis and Hadith, left behind a list of compositions that would shock the contemporary devout and lead today's censorship authorities to confiscate them on charges of debauchery. Among them are his famous book Nawadir al-Ayk fi Ma'rifat al-Nayk (The Rarities of the Grove in the Knowledge of Coitus), as well as The Suction of Pure Water from Halal Magic, The Precious Rubies on the Attributes of Plump Women, and The Disclosure of the Names of Intercourse. These books were not mere fleeting lapses, but rather an expression of an era's culture that was not ashamed of the body. Al-Suyuti compiled hundreds of names for genitalia and sexual positions, even showcasing erotic anecdotes attributed to Bedouins and jurists, proving that the "modesty" claimed by moderns is a recent culture foreign to a heritage that was once far more open.
The matter is not limited to al-Suyuti alone. We find Sheikh al-Nefzaoui, in his book The Perfumed Garden (Al-Rawd al-Atir), written at the behest of a Tunisian minister, offering a complete guide to sex containing explicit erotic stories that cross all contemporary red lines, yet it was viewed then as an educational and recreational work. In the same context, the book The Return of the Old Man to His Youth emerges, attributed to Ibn Kemal Pasha, one of the great scholars of the Ottoman Empire and its "Sheikh al-Islam," confirming that the pinnacle of the religious hierarchy in the Islamic Caliphate was involved in documenting sexual culture in its finest details. This openness was not restricted to scientific books but extended to the stories of caliphs and companions in major historical sources such as Al-Aghani by al-Isfahani, The Unique Necklace by Ibn Abd Rabbih, and The Ultimate Ambition by al-Nuwayri. In these volumes, we read about the romances of Umayyad caliphs like Yazid bin Abd al-Malik and his obsession with his concubines "Hababa" and "Salama," illustrating how debauchery and explicit sexual poetry were an integral part of the courts in Damascus and Baghdad.
The issue of concubines and female captives represents the greatest pillar of this historical hypocrisy. Modern religious discourse claims that Islam restricted sex to marriage, ignoring the institution of "Milk al-Yamin" (ownership right), which permitted men to engage in sex with as many women as they wished without contracts or restrictions. History tells us of slave markets in Baghdad and Cairo, where concubines—regarded as "merchandise"—were displayed in clothing that revealed their charms so that buyers, including jurists and notables, could inspect their bodies to ensure their "sexual quality." Furthermore, books of jurisprudence, such as Al-Mughni by Ibn Qudama or Al-Mabsut by al-Sarakhsi, contain precise legal discussions regarding the nakedness of the slave girl and which parts of her body may be touched before purchase. These are discussions that, if published today in a modern style, would be deemed by some as apostasy or depravity.
The insistence of contemporary official institutions on banning modern erotic books while prosecuting creators for "offending public modesty" is the height of hypocrisy. They are, in fact, haunting a reality that their ancestors lived and documented with pride. This systematic deception aims to manufacture a "packaged Muslim," severed from his true roots which were far more vibrant and reconciled with instinct. Islamic history over 1,400 years was not a history of claimed purity, but rather an eminently human history, filled with sex, license, and physical exploitation as much as it was with prayer and asceticism. Denying this aspect is a falsification of truth and a deception of generations who no longer read anything except what is dictated by the religious censor’s scissors, while the reference books remain on high shelves, witnessing an era when sheikhs wrote about pleasure with an audacity that the most radical liberals would not dare possess today.
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L'Érotisme Islamique (article)
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Ce à quoi nous assistons aujourd'hui dans la conscience collective arabo-musulmane est un état de schizophrénie cognitive aiguë qui sépare une image imaginée d'un passé angélique d'une réalité historique bouillonnante d'humanité, avec tous ses désirs et ses détails physiques. Cette contradiction se manifeste clairement lorsque l'on compare le discours moralisateur contemporain, qui dépeint l'histoire comme un long tapis de prière exempt de désirs, aux ouvrages fondamentaux du patrimoine écrits par de grands cheikhs, exégètes et juristes. Ces derniers ne trouvaient aucune gêne à s'immerger dans la littérature du "Bah" (l'érotologie), alors que le public actuel ignore tout de ce pan occulté.
Par exemple, l'imam Jalal al-Din al-Suyuti, l'un des piliers de l'exégèse et du Hadith, a laissé derrière lui une liste de manuels qui choqueraient le dévot contemporain et que les autorités de censure saisiraient aujourd'hui pour "débauche". Parmi eux, son célèbre ouvrage Nawadir al-Ayk fi Ma'rifat al-Nayk (Les raretés des bosquets dans la connaissance du coït), ainsi que Rashf al-Zulal min al-Sihr al-Halal, Al-Yawaqit al-Thamina fi Sifat al-Samina (Les rubis précieux sur les attributs des femmes charnues), et Al-Ifsah fi Asma al-Nikah. Ces livres n'étaient pas des erreurs passagères, mais l'expression d'une culture d'époque qui n'avait pas honte du corps. Al-Suyuti y recensait des centaines de noms pour les organes génitaux et les positions sexuelles, tout en exposant des anecdotes érotiques attribuées à des bédouins et des juristes, prouvant que la "pudeur" revendiquée par les contemporains est une culture moderne étrangère à un patrimoine autrefois bien plus ouvert.
L'affaire ne se limite pas à al-Suyuti. Le cheikh al-Nefzaoui, dans son livre Le Jardin Parfumé (Al-Rawd al-'Atir), écrit à l'instigation d'un ministre tunisien, propose un guide complet du sexe contenant des récits érotiques explicites dépassant toutes les lignes rouges actuelles, tout en étant considéré à l'époque comme un ouvrage éducatif et récréatif. Dans le même contexte, émerge le livre Le Retour du cheikh à sa jeunesse attribué à Ibn Kemal Pasha, l'un des plus grands savants de l'Empire ottoman et son "Cheikh al-Islam", confirmant que le sommet de la hiérarchie religieuse du califat était impliqué dans la documentation de la culture sexuelle dans ses moindres détails. Cette ouverture n'était pas limitée aux livres scientifiques, mais s'étendait aux récits des califes et des compagnons dans les grandes sources historiques comme Al-Aghani d'al-Isfahani ou Al-'Iqd al-Farid d'Ibn 'Abd Rabbih. Dans ces volumes, nous lisons les amours des califes omeyyades, tel Yazid ben Abd al-Malik et sa passion pour ses concubines Hababa et Salama, illustrant comment la licence et la poésie sexuelle faisaient partie intégrante des cours de Damas et de Bagdad.
La question des esclaves et des concubines constitue le pilier majeur de cette hypocrisie historique. Le discours religieux actuel prétend que l'Islam a limité le sexe au mariage, ignorant l'institution du "Milk al-Yamin" (le droit de propriété) qui permettait à l'homme d'avoir des rapports sexuels avec autant de femmes qu'il le souhaitait, sans contrat ni restrictions. L'histoire nous raconte l'existence des marchés aux esclaves à Bagdad et au Caire, où les concubines, considérées comme des "marchandises", étaient exposées dans des tenues révélant leurs charmes afin que les acheteurs — dont des juristes et des notables — puissent examiner leurs corps pour garantir leur "qualité sexuelle". Plus encore, les livres de jurisprudence, comme Al-Mughni d'Ibn Qudama ou Al-Mabsut d'al-Sarakhsi, contiennent des discussions juridiques précises sur la nudité de l'esclave et les parties du corps qu'il est permis de toucher avant l'achat ; des débats qui, s'ils étaient publiés aujourd'hui de manière moderne, seraient considérés par certains comme de l'apostasie ou de la dépravation.
L'insistance des institutions officielles contemporaines à interdire les livres érotiques modernes tout en poursuivant les créateurs pour "outrage à la pudeur" est le comble de l'hypocrisie, car elles traquent en réalité une réalité que leurs ancêtres vivaient et documentaient avec fierté. Ce mensonge systématique vise à fabriquer un "musulman formaté", coupé de ses racines réelles qui étaient bien plus vivantes et réconciliées avec l'instinct. L'histoire islamique, sur 1400 ans, n'a pas été une histoire de pureté absolue, mais une histoire éminemment humaine, faite de sexe, de licence et d'exploitation physique autant que de prière et d'ascétisme. Nier cet aspect est une falsification de la vérité et une tromperie envers les générations qui ne lisent plus que ce que dictent les ciseaux du censeur religieux, tandis que les ouvrages de référence restent sur les hautes étagères, témoins d'une époque où les cheikhs écrivaient sur le plaisir avec une audace que les libéraux les plus radicaux n'oseraient posséder aujourd'hui.
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الإيروتيكا الإسلامية (مقال)
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إن ما يشهده العقل الجمعي العربي والإسلامي اليوم هو حالة من الفصام المعرفي الحاد الذي يفصل بين صورة متخيلة لماضٍ ملائكي وبين واقع تاريخي ضج بالبشرية بكل نزواتها وتفاصيلها الجسدية. هذا التناقض يتجلى بوضوح عندما نقارن الخطاب الوعظي المعاصر، الذي يصور التاريخ كسجادة صلاة طويلة خالية من الشهوات، وبين أمهات الكتب التراثية التي كتبها كبار الشيوخ والمفسرين والفقهاء والذين لم يجدوا أي حرج في الغوص في أدب "الباه" أو الشبقية. فعلى سبيل المثال، نجد الإمام جلال الدين السيوطي، وهو أحد أعمدة التفسير والحديث، يترك خلفه قائمة من المصنفات التي قد تصدم المتدين المعاصر وتجعل السلطات الرقابية اليوم تصادرها بتهمة الفجور، ومنها كتابه الشهير "نواضر الأيك في معرفة النيك" و"رشف الزلال من السحر الحلال" و"اليواقيت الثمينة في صفات السمينة" و"الإفصاح في أسماء النكاح". هذه الكتب لم تكن مجرد زلات عابرة، بل كانت تعبيراً عن ثقافة عصر لم تكن تخجل من الجسد، حيث كان السيوطي يجمع فيها مئات الأسماء للأعضاء التناسلية والوضعيات الجنسية، بل ويستعرض فيها نوادر جنسية منسوبة لأعراب وفقهاء، مما يثبت أن "الستر" الذي يدعيه المعاصرون هو ثقافة حديثة دخيلة على التراث المنفتح.
ولا يقتصر الأمر على السيوطي وحده، بل إننا نجد الشيخ النفزاوي في كتابه "الروض العاطر في نزهة الخاطر" الذي ألفه بإيعاز من وزير تونسي، يقدم دليلاً كاملاً للجنس يحتوي على قصص إيروتيكية صريحة تتجاوز كل الخطوط الحمراء المعاصرة، ومع ذلك كان يُنظر إليه ككتاب تعليمي وترويحي. وفي ذات السياق، يبرز كتاب "رجوع الشيخ إلى صباه في القوة على الباه" المنسوب لابن كمال باشا، وهو أحد كبار علماء الدولة العثمانية و"شيخ إسلامها"، مما يؤكد أن رأس الهرم الديني في الخلافة الإسلامية كان منخرطاً في تدوين الثقافة الجنسية بأدق تفاصيلها. هذا الانفتاح لم يكن محصوراً في الكتب العلمية، بل امتد لقصص الخلفاء والصحابة والتابعين في مصادر تاريخية كبرى مثل "الأغاني" لأبي الفرج الأصفهاني، و"عقد الفريد" لابن عبد ربه الأندلسي، و"نهاية الأرب" للنويري. في هذه المجلدات، نقرأ عن غراميات الخلفاء الأمويين مثل يزيد بن عبد الملك ووله بمحظياته "حبابة" و"سلامة"، وكيف كان المجون والشعر الجنسي الصريح جزءاً لا يتجزأ من بلاط الخلافة في دمشق وبغداد.
إن قضية السبايا والجواري تمثل الركيزة الأكبر لهذا النفاق التاريخي، حيث يتم اليوم الترويج لفكرة أن الإسلام حصر الجنس في الزواج، متجاهلين مؤسسة "ملك اليمين" التي كانت تبيح للرجل ممارسة الجنس مع ما يشاء من النساء دون عقد أو قيود. التاريخ يروي لنا عن أسواق النخاسة في بغداد والقاهرة، وكيف كانت الجارية "البضاعة" تُعرض بملابس تكشف مفاتنها ليقوم المشترون، ومن بينهم فقهاء ووجهاء، بفحص جسدها لضمان جودتها الجنسية. بل إن كتب الفقه، مثل "المغني" لابن قدامة أو "المبسوط" للسرخسي، تحتوي على نقاشات فقهية دقيقة حول عورة الجارية وما يجوز لمسها منها قبل الشراء، وهي نقاشات لو نُشرت اليوم بأسلوب عصري لعدّها البعض كفراً أو انحلالاً. هذا الواقع ينسحب أيضاً على قضية "الغلمان" التي كانت ظاهرة حاضرة في العصر العباسي، حيث تغزل شعراء كبار مثل أبو نواس وابن الرومي بالذكور في ظل صمت أو تغاضٍ من السلطة الدينية والسياسية آنذاك.
إن إصرار المؤسسات الرسمية المعاصرة على منع الكتب الإيروتيكية المعاصرة ومطاردة المبدعين بتهمة خدش الحياء هو قمة النفاق، لأنهم في الحقيقة يطاردون واقعاً كان أجدادهم يعيشونه ويدونونه بكل فخر. هذا الكذب الممنهج يهدف إلى صناعة "إنسان مسلم" معلب، منقطع عن جذوره الحقيقية التي كانت أكثر حيوية وتصالحاً مع الغريزة. إن التاريخ الإسلامي على مدى 1400 سنة لم يكن تاريخاً من الطهارة المدعاة، بل كان تاريخاً بشرياً بامتياز، فيه من الجنس والمجون والاستغلال الجسدي قدر ما فيه من الصلاة والزهد، وإنكار هذا الجانب هو تزوير للحقيقة وتغفيل للأجيال التي لم تعد تقرأ إلا ما تمليه عليها مقصات الرقيب الديني، بينما تظل أمهات الكتب في الرفوف العالية تشهد على عصر كان فيه الشيوخ يكتبون في "الباه" بجرأة لا يملكها أكثر الليبراليين تحرراً في وقتنا الحالي.
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Haruka, Top Model - Chapitre 01 (novella)
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Chapitre 1
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Le silence de l’après-midi dans l’arrondissement de Setagaya n’était rompu que par le bruissement discret des pages de papier glacé. Haruka, assise dans son salon impeccablement ordonné, feuilletait un vieux numéro de Vogue des années 90, déniché dans un carton au grenier. Elle avait trente-neuf ans, et pourtant, en posant ses yeux sur la silhouette féline de Naomi Campbell défilant pour Versace, elle ressentit un pincement au cœur qu’elle n’avait pas éprouvé depuis l’université.
C’était une douleur sourde, celle des rêves qu’on enterre vivants sous des couches de convenances. À dix-huit ans, Haruka se mesurait chaque matin, étirait son cou devant le miroir et pratiquait le "catwalk" dans le couloir étroit de l’appartement de ses parents. Elle rêvait de l’éclat des projecteurs de Paris, de la prestance de Claudia Schiffer, de cette puissance que dégageaient les femmes dont le simple regard commandait le respect du monde entier.
Mais le Japon des années 2000 avait d’autres plans pour une jeune femme de sa condition. Elle avait rencontré Kenji, un homme d’affaires prometteur, solide comme un roc, et aussi prévisible qu’une horloge suisse. Elle avait troqué les podiums pour les dîners de charité, et les séances photo pour les réunions de parents d’élèves. Aujourd’hui, son fils Hiroki avait treize ans, un adolescent taciturne qui n’avait plus besoin des baisers de sa mère, et Kenji passait ses soirées à analyser des fusions-acquisitions, la traitant avec une affection polie, comme un meuble de grande valeur dont on apprécie la présence sans jamais vraiment le regarder.
Où est passée la fille qui voulait conquérir le monde ? se demanda-t-elle en passant ses doigts sur son ventre, encore plat mais marqué par la douceur de la maturité.
Le téléphone vibra sur la table basse en marbre. Un message de Naomi.
« Le studio est libre cet après-midi. Apporte tes tenues. Arrête de réfléchir, Haruka. Viens. »
Naomi était l’exact opposé de la vie domestique d’Haruka. Photographe de talent, elle vivait dans un loft-studio à Nakameguro, entourée d’appareils argentiques, de projecteurs et d’une odeur persistante de café noir et de produits de développement. Mariée à un écrivain de polars souvent absent pour ses recherches macabres, Naomi gérait ses jumelles de dix ans avec une désinvolture artistique qui fascinait Haruka.
Elles étaient amies depuis l’époque où elles partageaient les bancs de la faculté d’art. Naomi avait toujours été celle derrière l’objectif, et Haruka celle qui, par amitié, acceptait de servir de cobaye pour des tests d’éclairage. Pendant vingt ans, leur relation avait été un long fleuve tranquille de confidences, de rires et de soutien mutuel. Jamais une main ne s’était attardée trop longtemps, jamais un regard n’avait franchi la frontière de la camaraderie.
Quand Haruka poussa la porte du studio, Naomi était en train d’installer un fond de papier blanc immaculé.
« Tu as l’air d’avoir vu un fantôme, » lança Naomi sans lever les yeux de sa cellule de déclenchement.
« J’ai retrouvé mes vieux magazines, » répondit Haruka en posant son sac de sport. « Naomi Campbell. Je me suis rendu compte que j’ai passé vingt ans à être "la femme de" et "la mère de". »
Naomi s’arrêta et posa son appareil. Elle observa son amie. Haruka portait un trench-coat élégant qui dissimulait sa silhouette, mais Naomi, avec son œil de photographe, voyait au-delà des vêtements. Elle voyait la structure osseuse parfaite, la cambrure du dos, et cette nouvelle lueur de défi dans les yeux sombres d’Haruka.
« Alors, sois toi-même aujourd’hui, » dit Naomi d’une voix soudainement plus basse. « Pas la femme de Kenji. Juste Haruka. Va te changer. »
Dans la cabine étroite, Haruka hésita. Elle avait apporté un bikini rose vif, une pièce qu’elle n’aurait jamais osé porter sur une plage publique. C’était une couleur de jeunesse, de provocation. En l’enfilant, elle sentit son cœur battre contre ses côtes. Le tissu était minimaliste, soulignant la rondeur de ses seins et la courbe de ses hanches. Elle se sentait vulnérable, mais étrangement puissante.
Elle sortit de la cabine, les pieds nus sur le sol froid du studio. Naomi était en train d’ajuster un projecteur latéral. En voyant Haruka, elle se figea.
L’espace d’une seconde, le temps s’arrêta. Naomi ne vit pas seulement son amie. Elle vit une femme dont la beauté avait mûri pour devenir quelque chose de magnétique, presque dangereux. La peau d’Haruka captait la lumière de manière extraordinaire, avec un éclat satiné que les jeunes filles de vingt ans n’avaient pas.
« C’est… c’est parfait, » balbutia Naomi en reprenant son boîtier. « Pose-toi là, près du mur. On va commencer doucement. »
Les premiers clics furent mécaniques. Haruka était raide, intimidée par le silence et l’intensité de Naomi.
« Respire, Haruka. Pense à ce que tu voulais être. Ne regarde pas l’appareil, regarde à travers lui. »
Haruka ferma les yeux. Elle visualisa les défilés de Milan, le bruit des flashs, la sensation d’être le centre de l’univers. Elle ouvrit les yeux, et son expression changea. Elle n’était plus la mère de famille de Setagaya. Elle était une prédatrice de l’image. Elle attrapa un ours en peluche marron qui traînait sur un tabouret — un vestige d’une séance précédente avec des enfants — et l’utilisa comme un contraste ironique. Elle le pressa contre sa poitrine, cambrant son dos, laissant une mèche de cheveux tomber sur ses lèvres.
Naomi sentit une bouffée de chaleur lui monter au visage. Elle déclenchait nerveusement, captivée par la métamorphose.
« Ton épaule, Haruka… descends un peu la bretelle. »
Naomi s’approcha pour l’aider. C’était un geste qu’elle avait fait mille fois avec des modèles anonymes. Mais alors qu’elle tendait la main pour ajuster le ruban rose sur l’épaule d’Haruka, ses doigts effleurèrent la peau brûlante de son amie.
Le contact fut comme une décharge électrique. Naomi ne retira pas sa main immédiatement. Ses doigts restèrent posés sur la clavicule d’Haruka, sentant le pouls rapide de la femme devant elle. Leurs regards se verrouillèrent. À cet instant précis, vingt ans d’amitié platonique se fissurèrent. Il n’y avait plus de passé, plus de maris, plus d’enfants. Il n’y avait que deux femmes dans un studio baigné de lumière artificielle, découvrant une vérité qu’elles avaient soigneusement ignorée.
« Haruka… » murmura Naomi.
Haruka ne recula pas. Au contraire, elle inclina légèrement la tête, sa joue venant effleurer la main de Naomi. « Continue, Naomi. Ne t’arrête pas de regarder. »
Le shooting reprit, mais l’atmosphère était devenue électrique. Chaque consigne de Naomi sonnait comme une caresse. Chaque pose d’Haruka était une réponse, un défi, une offre.
À la fin de la séance, alors que les projecteurs refroidissaient en émettant de petits cliquetis, le silence revint. Haruka était assise sur le rebord du tabouret, l’ours en peluche oublié au sol.
« Ces photos vont être incroyables, » dit Naomi d’une voix tremblante en consultant l’écran de contrôle. « Tu as… tu as quelque chose, Haruka. Ce n’est pas seulement de la beauté. C’est de la faim. »
Haruka se leva et s’approcha pour regarder les clichés. Elle se vit : une femme de pouvoir, une icône en devenir. Elle repensa à Kenji et à son indifférence.
« Je veux plus que des photos, Naomi. Je veux une agence. Je vais demander à Kenji de la financer. Je veux que tu sois ma photographe. Ma seule photographe. »
Naomi leva les yeux vers elle. Elle comprit que ce n’était que le début. Le désir de réussite d’Haruka allait devenir le moteur de leur nouvelle relation, une ambition qui se nourrirait de leur passion secrète.
« Je serai là, » répondit Naomi. « Toujours. »
Elles restèrent là, côte à côte, devant l’écran, alors que le soleil se couchait sur Tokyo, projetant de longues ombres sur le sol du studio. Elles savaient toutes les deux que ce soir-là, en rentrant chez elles pour préparer le dîner de leurs familles respectives, elles emporteraient avec elles le premier chapitre d’une vie double, un secret qui allait devenir leur plus belle œuvre d’art.
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Aller au Chapitre 2
L'invitation d'Édith (nouvelle érotique)
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Sur mon écran, le curseur clignote dans le vide de la cabine. « Hugo-Trucker » est en ligne. Une notification claque : une discussion privée.
— Bonjour à vous…
Encore un casse-couilles, je parie. Avec mon pseudo de routier, j’attire souvent des types qui cherchent à tuer le temps ou à se rassurer sur leur virilité. Mais là, c’est « Édith ». Simple. Direct.
— Salut. C’est Hugo. Tu cherches quoi ?
— Un homme, un vrai. Un qui conduit des monstres d’acier et qui sait ce qu’il veut.
Je ricane. Elle a du répondant. Je clique sur son profil, vierge de photo, mais sa description me stoppe net : « Femme trans. Très féminine, très soumise, très avide. Cherche son maître pour une semaine de débauche totale. »
Mon sang ne fait qu’un tour. Je n’ai jamais touché à ça, mais l’idée de cette soumission affichée me fait déjà bander sous mon jean. On discute. Elle est cash. Elle m’explique qu’elle a tout d’une femme, sauf ce petit « bonus » qu’elle déteste utiliser mais qu’elle adore offrir à la domination d’un homme.
— Hugo, je te propose un deal. J’habite dans un chalet isolé. Viens y passer ta semaine de vacances. Je serai ton jouet. Tes désirs seront mes ordres.
Elle m’envoie une photo. Je manque d’étouffer avec ma gorgée de café. Une créature de rêve. Une poitrine énorme, lourde, avec des mamelons sombres et larges qui pointent sous un déshabillé de soie. Des hanches larges, des fesses grasses et rebondies, de la vraie viande de femme. Et ce visage… des lèvres pulpeuses, un regard de chienne prête à tout.
— Je prends la route, Édith. Sois prête.
…
Le trajet me semble durer une éternité. J’arrive devant une bâtisse en bois, perdue dans les sapins. La porte s’ouvre. Elle est là.
Édith est encore plus imposante en vrai. Elle porte une robe d’été ultra-courte, sans rien dessous. Je vois tout de suite ce que je suis venu chercher. Sa peau est d’une blancheur laiteuse, intégralement épilée, lisse comme du marbre. Ses seins balancent librement, massifs.
— Entre, Hugo. Je t’attendais.
Elle s’agenouille immédiatement à mes pieds, sans que je lui demande rien. Elle défait mes bottes, puis s’attaque à ma braguette avec une ferveur de morte de faim.
— Tu as faim, petite chienne ? je lui demande en lui empoignant les cheveux.
— Oui, maître. Je veux tout de toi.
Je la relève et l’observe. Elle a des hanches de génitrice, des fesses qui demandent à être claquées. Je lui ordonne de se mettre nue. Elle obéit dans un froufrou de tissu. Le spectacle est fascinant et brut. Entre ses cuisses larges et grasses, un petit pénis timide et des testicules minuscules pendent, contrastant avec la puissance érotique du reste de son corps. Tout est net, rasé de près, du pubis jusqu’au pli de l’anus qui s’offre à ma vue quand elle se penche pour ramasser sa robe.
…
On ne perd pas de temps avec les politesses. Je la traîne vers le lit massif à l’étage. Je veux voir si sa soumission est à la hauteur de ses paroles.
— À quatre pattes, Édith. Montre-moi ce cul de déesse.
Elle s’exécute, le visage écrasé contre l’oreiller, ses fesses grasses écartées par ses propres mains. Je vois son trou de balle, rose, parfaitement épilé, qui se contracte d’excitation. C’est propre, c’est invitant. Je sors mon membre, déjà dur à en rompre, et j’arrose l’entrée de lubrifiant sans ménagement.
— Je vais te défoncer, tu le sais ?
— Oh oui… s’il te plaît… déchire-moi…
Je rentre d’un coup sec. Elle lâche un cri qui n’a rien de masculin, un gémissement aigu de plaisir pur. Je la saisis par les hanches, mes doigts s’enfonçant dans sa chair ferme et grasse. Le bruit de nos corps qui s’entrechoquent résonne dans la chambre. C’est de la mécanique sauvage. À chaque va-et-vient, ses gros seins claquent contre le matelas.
Je me retire, la retourne et la force à s’asseoir sur mes jambes. Je veux voir ses mamelons danser. Elle s’exécute avec une avidité sexuelle qui me dépasse. Elle me dévore du regard, sa petite verge s’agitant mollement contre mon ventre alors qu’elle s’enfonce ma queue jusqu’à la garde.
— T’es une vraie cochonne, Édith.
— Je suis ta chienne, Hugo. Utilise-moi comme tu veux.
Elle finit par jouir sans même se toucher, simplement par la force de la pénétration et de sa soumission, inondant mon ventre de son jus clair, avant que je n’explose à mon tour au fond de ses entrailles.
…
Le lendemain matin, le soleil perce à travers les pins. Je sens une présence tiède. Édith est à genoux au bord du lit, elle me regarde dormir, un plateau de petit-déjeuner posé au sol, mais ses mains sont occupées à me caresser les bourses.
— Tu ne t’arrêtes jamais ? je grogne, mi-amusé, mi-excité.
— J’ai une semaine pour te satisfaire. Je ne veux pas perdre une seconde.
La semaine devient un flou de sueur, de cris et de fantasmes réalisés. Édith est une esclave absolue. Je lui ordonne de rester nue en permanence, avec seulement une paire de talons hauts et des bas noirs pour souligner ses jambes musclées. Elle cuisine ainsi, elle fait le ménage ainsi, s’arrêtant dès que je claque des doigts pour se présenter, offerte.
Un après-midi, je décide de passer aux choses sérieuses. J’ai apporté dans mon sac de routier quelques "jouets" que j’utilise d’habitude avec des filles de passage.
— Viens là, Édith. Contre la balustrade du balcon.
Je lui attache les mains derrière le dos. Elle tremble de désir. J’exhibe un gode-ceinture, massif, noir. Ses yeux s’écarquillent.
— Tu as dit que tu étais avide, non ? On va voir ce que ton cul peut encaisser.
Je l’installe par terre, les jambes en l’air, lui offrant une vue imprenable sur son anatomie singulière. Je la prépare lentement, jouant avec ses gros mamelons, les pinçant jusqu’à ce qu’elle gémisse de douleur et de plaisir. Puis, j’enfile le harnais. Je la saille avec une violence contrôlée. Elle encaisse tout, réclamant toujours plus, ses fesses grasses rebondissant sous les impacts. Elle est insatiable. Elle lèche mes bottes pendant que je la pénètre, habitée par une dévotion presque religieuse.
…
Les jours passent. On explore chaque recoin du chalet, chaque position, chaque orifice. Elle est d’une propreté exemplaire, toujours prête, toujours fraîchement épilée. Son trou de l’anus est devenu mon terrain de jeu favori.
Le cinquième jour, l’épuisement commence à poindre, mais pas l’ennui. On est dans la cuisine. Elle est penchée au-dessus de l’évier, je suis derrière elle. Je lui saisis les seins, ces masses de chair chaude qui pèsent lourd dans mes mains.
— Regarde-toi, Édith. Regarde ce que tu es devenue. Une machine à plaisir.
— C’est tout ce que je veux être pour toi, Hugo.
Je la force à se retourner et à prendre sa propre petite verge dans sa bouche, un acte de soumission ultime qui la fait frissonner. Elle obéit, les yeux larmoyants de bonheur. Puis, je la prends une dernière fois, sauvagement, sur la table en bois, jusqu’à ce qu’on soit tous les deux vidés, trempés de sueur et de fluides mêlés.
…
Le dernier matin, l’ambiance est différente. Le silence n’est plus chargé de tension sexuelle, mais d’une mélancolie pesante. Je remballe mes affaires. Édith est habillée d’une robe légère, mais je sais ce qu’il y a dessous. Je sais comment chaque centimètre de sa peau réagit à mes doigts.
Elle m’accompagne jusqu’à ma voiture (j’avais laissé le camion au dépôt). Elle ne pleure pas, elle sourit, mais ses yeux sont tristes.
— Tu reviendras, Hugo ?
— Tu as été une sacrée petite chienne, Édith. La meilleure.
Je l’attrape par la nuque et lui donne un baiser brutal, marquant mon territoire une dernière fois. Ma main descend sur ses fesses grasses et leur donne une claque sonore qui laisse une trace rouge sur sa peau blanche.
— Garde ton cul bien propre pour moi. Je repasse dès que mon planning le permet.
Elle hoche la tête, dévouée. Je monte dans la caisse, je démarre. Dans le rétro, je la vois qui me regarde partir, seule devant son chalet, cette femme incroyable qui m’a offert bien plus que du sexe : une parenthèse de domination totale, loin du monde, loin du bitume.
Je sais que sur la route, chaque fois que je verrai un sommet enneigé ou que je sentirai l’odeur du sapin, ma main descendra vers mon entrejambe, et je reverrai Édith, à genoux, m’offrant sa chair grasse et son âme soumise.
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يسعدني حقاً أن أرحب بكم هنا. سواءً أكان وصولكم بدافع الفضول، أو مصادفةً من خلال رابط مشترك، أو بدافع حب الكلمات، اعلموا أنكم تدخلون إلى حديقةٍ رعيتها بعنايةٍ فائقة.
وُلدت هذه المدونة من رغبةٍ بسيطة: خلق مساحةٍ للتفاعل. منذ فترة، عهدتُ بكتاباتي إلى منصة "أترامينتا"، وهي منصةٌ عزيزةٌ على قلبي للمشاركة والنشر. قررتُ فتح هذه النافذة الإضافية على "بلوجر" لأمنح كتاباتي بيتاً ثانياً، مساحةً أكثر حميميةً حيث يزدهر كل نصٍّ إلى جانب نشره الأصلي.
ما ستجدونه بين هذه السطور
بالنسبة لي، الأدب عالمٌ بلا حدود. وبينما تستكشفون، ستكتشفون فسيفساءً من الأجناس الأدبية التي تعكس شغفي بالكتابة:
* الشعر: شذراتٌ من المشاعر ولحظاتٌ معلقة.
* القصص القصيرة والروايات: غوصٌ في الخيال، من حكاياتٍ قصيرةٍ إلى ملاحمَ عظيمة.
* مقالات: تأملات شخصية أعمق حول العالم والمجتمع، وبالطبع، حول متعة القراءة.
كل منشور سيكون بمثابة بوابة. ستجدون مقتطفات، ونصوصًا كاملة، وروابط مباشرة لأعمالي على موقع أترامينتا لمن يرغب في توسيع آفاق قراءته بأسلوب أكثر تنظيمًا.
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私の文学の楽園へようこそ
ここへお越しいただき、誠にありがとうございます。好奇心から、偶然の繋がりから、あるいは言葉への愛から、いずれにせよ、ここは私が丹念に育ててきた庭の入り口をまたいでいるということを知っておいてください。
このブログは、共鳴の場を作りたいというシンプルな願いから生まれました。しばらくの間、私はAtramentaというプラットフォームに作品を託してきました。Atramentaは私にとって大切な共有と出版の場です。Bloggerという新たな窓を開設することで、私の作品に第二の故郷、より親密な空間を提供し、それぞれの作品が元の作品と共に成長していくことができるようにしたいと考えました。
この行間に何が隠されているか
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* 詩:感情の断片と宙に浮いた瞬間。
* 短編小説と小説:短い物語から壮大な叙事詩まで、想像力の世界に浸る。
* エッセイ:世界、社会、そしてもちろん読書という行為についての、より個人的な考察。
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