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Amal: (2) Dérapage Exquis (nouvelle)

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Amal: (2) Dérapage Exquis





Il était deux heures du matin quand Amal sortit par la porte de service de l’hôpital. L’air de mai était encore frais, chargé de l’odeur de la pluie tombée plus tôt. Ses jambes lui semblaient de plomb. Douze heures de garde, trois urgences, un patient qui avait failli partir, des familles à rassurer, des protocoles à remplir. Elle n’avait même plus la force de chercher ses clés dans son sac.

Karim l’attendait près de l’entrée, les mains dans les poches de sa veste. Infirmier depuis quatre ans, trente-quatre ans, le visage encore jeune sous la barbe de trois jours, les yeux cerclés de fatigue. Il avait terminé en même temps qu’elle.

— Je te raccompagne, dit-il simplement. Le métro est mort à cette heure-là.

Elle n’eut pas la force de refuser. Ils marchèrent côte à côte dans les rues presque vides. Ses pas résonnaient un peu trop fort sur le trottoir. Elle sentait son épaule près de la sienne, la chaleur de son corps à travers les blouses encore imprégnées de désinfectant. Ni l’un ni l’autre ne parlait beaucoup. La fatigue tissait un silence confortable entre eux.

Devant son immeuble, elle hésita une seconde, puis sortit les clés.

— Tu veux monter un moment ? Un verre, histoire de décompresser. Après tu appelles un taxi.

Il accepta d’un signe de tête. Dans l’ascenseur, elle sentit son regard posé sur elle, discret, presque timide. Elle n’était plus habituée à ça. Depuis dix ans, les regards des hommes glissaient sur elle sans s’arrêter, ou s’arrêtaient trop vite, comme s’ils avaient peur de ce qu’ils voyaient.

L’appartement était plongé dans la pénombre. Elle alluma seulement la lampe du salon, celle qui donnait une lumière douce et chaude. Karim retira sa veste, s’assit sur le canapé. Elle ouvrit une bouteille de rouge qu’elle avait ouverte deux jours plus tôt, versa deux verres, alluma la télévision sur un vieux film en noir et blanc sans le son. Juste pour le bruit de fond, pour ne pas que le silence pèse trop.

— J’habite de l’autre côté de Paris, dit-il en prenant le verre. Porte de Vincennes. Ça fait loin à cette heure.

Elle hocha la tête, s’assit en face de lui un instant, puis se leva.

— Je vais juste me changer. Je reviens.

Dans la chambre, elle retira la blouse, le pantalon de travail, le soutien-gorge qui lui avait marqué la peau. Elle enfila une robe de chambre rose, fine, un peu usée aux manches, qui s’arrêtait à mi-cuisse. Rien en dessous. Ses cheveux, qu’elle avait relevés toute la journée, tombaient maintenant en mèches désordonnées sur ses épaules. Elle se regarda une seconde dans le miroir. Les cernes étaient là, la peau un peu terne, mais ses yeux brillaient encore d’une fatigue nerveuse. Elle revint pieds nus dans le salon.

Karim leva les yeux. Elle le vit les baisser un instant vers ses jambes nues, puis remonter. Il but une gorgée de vin pour masquer quelque chose.

Ils parlèrent à voix basse. De la garde. Du patient qui avait failli mourir. D’une collègue qui venait de partir en congé maternité. Du temps qui passait trop vite. Elle apprit qu’il vivait seul, qu’il aimait la photographie le dimanche, qu’il n’avait pas dormi plus de cinq heures d’affilée depuis une semaine. Elle lui parla un peu d’Élie et d’Élise, sans entrer dans les détails. Le vin coulait doucement. La bouteille s’allégeait. La télévision murmurait des images floues.

À un moment, elle se leva pour remplir les verres. Quand elle se rassit, c’était plus près de lui. Leurs genoux se touchèrent. Ni l’un ni l’autre ne bougea. Elle sentait la chaleur de sa jambe à travers le tissu de son pantalon. Son cœur battait un peu trop fort pour une femme de cinquante-six ans qui n’avait plus touché un homme depuis des années.

— Tu es fatiguée, dit-il doucement.

— Oui. Mais je ne veux pas encore dormir.

Il posa son verre, se tourna vers elle. Sa main hésita une seconde, puis se posa sur son genou nu. Le contact fut électrique. Elle ne retira pas la jambe. Ses doigts restèrent là, chauds, un peu rudes, caresses légères sur la peau. Elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, il la regardait autrement. Plus directement. Comme s’il avait décidé quelque chose.

Elle pencha la tête. Leurs bouches se trouvèrent sans violence, juste une pression lente, exploratoire. Il goûtait le vin et la fatigue. Elle sentit sa langue toucher la sienne, prudente d’abord, puis plus insistante. Sa main remonta le long de sa cuisse, sous la robe de chambre rose. Elle n’avait rien en dessous. Ses doigts découvrirent la peau tiède, le début de l’humidité. Il gémit faiblement contre sa bouche.

Amal passa un bras autour de son cou, l’attira plus près. Le baiser devint plus profond. Elle sentait son désir monter, lent, lourd, comme une marée. Ses seins pesaient sous le tissu fin. Ses mamelons durcissaient. Elle voulait qu’il les touche. Elle prit sa main et la guida plus haut, sous la robe, jusqu’à sa poitrine. Il la serra doucement, le pouce caressant le mamelon. Un frisson lui parcourut tout le corps.

Ils glissèrent sur le canapé. Elle se retrouva semi-allongée, lui au-dessus d’elle. Il entrouvrit la robe de chambre. Ses seins apparurent, lourds, encore fermes. Il les regarda un long moment, comme s’il n’y croyait pas, puis baissa la tête et prit un mamelon en bouche. Il suçota lentement, tourna la langue, mordilla juste assez. Amal arqua le dos, posa une main dans ses cheveux. L’autre sein reçut le même traitement. Elle gémissait déjà, de petits sons rauques qui la surprenaient elle-même.

Sa main redescendit entre ses cuisses. Deux doigts glissèrent le long de sa fente, la trouvèrent mouillée. Il les fit entrer doucement, les courba, chercha. Elle écarta les jambes plus largement. La robe rose était maintenant complètement ouverte, étalée sous elle comme une tache de couleur sur le canapé sombre. Il la regardait pendant qu’il la caressait, les yeux sombres, concentrés.

— Tu es tellement…, commença-t-il.

Elle posa un doigt sur ses lèvres.

— Ne parle pas trop. Touche-moi.

Il obéit. Ses doigts entrèrent et sortirent, le pouce frottant son clitoris en cercles lents. Elle sentait le plaisir monter, épais, inévitable. Quand elle jouit la première fois, ce fut en silence, la bouche ouverte, les cuisses tremblantes autour de sa main. Il continua à la caresser pendant qu’elle redescendait, plus doucement, jusqu’à ce qu’elle le repousse faiblement.

Elle se redressa, ouvrit son pantalon, glissa la main à l’intérieur. Il était déjà dur, épais, chaud. Elle le sortit, le caresse du pouce sur le gland. Une goutte perlait. Elle se pencha et le prit en bouche sans préambule. Le goût était salé, masculin. Elle le suçait lentement, profondément, en le regardant. Ses hanches bougèrent malgré lui. Une main se posa sur sa nuque, sans forcer. Elle prit son temps, savourant la sensation de le sentir durcir encore plus entre ses lèvres.

Quand elle le relâcha, il était brillant de salive. Il la fit se relever, la guida vers la chambre. Ils marchèrent enlacés, maladroits, s’embrassant encore. Sur le lit, il la débarrassa complètement de la robe de chambre. Elle resta nue, allongée, les cheveux épars. Il se déshabilla vite, jeta ses vêtements. Son corps était jeune, musclé sans excès, le sexe dressé contre son ventre.

Il s’allongea entre ses cuisses, l’embrassa longuement, puis descendit. Sa bouche trouva son sexe encore sensible. Il lécha, suçota, fit entrer sa langue. Amal agrippa les draps. Il la fit jouir une deuxième fois avec seulement sa bouche, lentement, jusqu’à ce qu’elle pousse un cri rauque et tente de refermer les cuisses. Il les maintint ouvertes, continua un moment, puis remonta.

Il s’enfonça en elle d’un mouvement profond et lent. Elle était si mouillée qu’il glissa jusqu’au fond. Tous deux gémirent. Il resta immobile un instant, le front contre le sien, puis commença à bouger. Des coups de reins réguliers, profonds, qui frottaient exactement là où elle en avait besoin. Elle croisa les chevilles dans son dos, le força plus près. Leurs peaux claquaient doucement. Il l’embrassait entre deux souffles, lui murmurait des mots confus contre la bouche.

Il changea de position, la mit sur le côté, souleva une de ses jambes, la pénétra plus profondément encore. Une main passa devant pour frotter son clitoris. Elle jouit une troisième fois en serrant son sexe autour du sien, les muscles se contractant par vagues. Il gémit, ralentit, mais ne sortit pas.

Ils restèrent un moment ainsi, collés, respirant fort. Puis il sortit lentement, se releva, la retourna sur le ventre. Elle comprit. Elle écarta un peu les cuisses, releva légèrement les hanches. Il s’agenouilla derrière elle. Ses mains écartèrent ses fesses. Elle sentit d’abord son souffle, puis sa langue.

Il lui lécha l’anus avec une lenteur presque dévote. La langue tourna, appuya, pénétra un peu. Amal enfouit le visage dans l’oreiller, gémit plus fort. C’était sale, intime, plus sale que tout ce qu’elle avait imaginé depuis des années. Il lécha longuement, humidifia, prépara. Un doigt s’ajouta, lentement, prudemment. Elle se détendit autour de lui. Puis un second. Il les fit bouger, les écartant doucement.

Quand il retira les doigts, elle sentit le gland de son sexe appuyer contre l’ouverture. Il poussa lentement. Elle souffla, se concentra sur sa respiration. Il s’enfonça centimètre par centimètre, s’arrêtant à chaque fois qu’elle se tendait. Enfin il fut entièrement en elle. La sensation était pleine, brûlante, différente. Il resta immobile, lui caressant le dos, les hanches, attendant.

— Ça va ? murmura-t-il.

— Oui… bouge.

Il commença à la prendre par-derrière, des mouvements lents et profonds. Chaque va-et-vient la remplissait complètement. Une de ses mains passa sous son ventre, trouva son clitoris, le frotta en rythme. L’autre tenait fermement sa hanche. Elle gémissait dans l’oreiller, des sons gutturaux, presque animaux. Le plaisir montait autrement, plus sourd, plus large. Quand elle jouit cette fois, ce fut en vague longue, les muscles de son anus se contractant autour de lui. Il gémit fort, accéléra un peu, puis se retint.

Il sortit, la retourna sur le dos, se rencogna entre ses cuisses et la pénétra à nouveau dans son sexe. Elle était encore plus mouillée qu’avant. Il la prit plus vite maintenant, plus fort. Elle croisa les jambes dans son dos, le serra. Leurs ventres claquaient. La sueur perlait entre ses seins. Il baissa la tête, prit un mamelon en bouche pendant qu’il la baisait. Elle jouit encore, plus sèchement, les ongles plantés dans son dos.

Ils changèrent encore. Elle se mit à califourchon sur lui, s’empala, le chevaucha. Ses seins bougeaient à chaque mouvement. Il les tenait, les pinçait, les regardait. Elle se pencha pour l’embrasser, ses cheveux tombant autour de leurs visages. Il la tenait par les fesses, l’aidait à monter et descendre. Elle le sentait battre en elle. Elle ralentit, le prit plus profondément, fit de petits cercles avec ses hanches. Il gémit son nom.

Plus tard, il la remit sur le ventre, releva ses hanches, et la sodomisa à nouveau. Cette fois plus facilement. Il s’enfonça d’un trait, gémit, et se mit à la prendre avec des coups de reins plus longs, plus appuyés. Sa main frottait son clitoris en même temps. Elle criait maintenant, sans retenue, le visage écrasé dans l’oreiller. Le plaisir était sale, intense, presque trop. Elle jouit en le serrant, et cette fois il ne se retint plus. Il s’enfonça jusqu’au bout, gémit fort, et jouit en elle, profondément, par vagues chaudes qu’elle sentit la remplir.

Il resta ainsi un long moment, collé à son dos, le souffle court, le sexe encore en elle, qui se ramollissait lentement. Puis il sortit avec précaution. Elle sentit le mélange chaud couler un peu entre ses fesses. Il s’allongea à côté d’elle, la tira contre lui. Leurs peaux collaient de sueur. Il lui caressait le bras, le flanc, la hanche, sans rien dire.

Les premières lueurs de l’aube grisaient les rideaux. Dehors, Paris s’éveillait doucement. Dans la chambre, l’odeur de sexe, de vin et de sueur flottait. Amal avait les yeux mi-clos. Son corps était lourd, sensible, rempli. Entre ses cuisses et plus loin, elle sentait encore la trace de lui. Elle n’avait plus mal aux jambes. Elle n’avait plus sommeil. Elle se sentait femme. Désirée. Prise. Comblée.

Karim embrassa son épaule, se redressa lentement. Il ramassa ses vêtements, s’habilla en silence. Elle le regarda faire, sans bouger. Quand il fut prêt, il s’assit un instant au bord du lit, lui caressa la joue.

— Tu devrais dormir un peu, dit-il.

— Oui.

Il hésita, puis se pencha et l’embrassa une dernière fois, longuement, tendrement. Elle goûta encore le vin et le sel de leur nuit.

À la porte, il se retourna.

— À bientôt, à l’hôpital.

Elle hocha la tête. La porte se referma doucement. Elle resta allongée, nue, les draps froissés autour d’elle, le corps encore ouvert et plein. Les premières lueurs de l’aube entraient maintenant plus franchement par la fenêtre. Elle posa une main entre ses cuisses, sentit l’humidité, le souvenir de lui. Un sourire lent lui étira les lèvres.

Elle ferma les yeux. Pour la première fois depuis très longtemps, elle s’endormit sans penser à rien d’autre qu’à la chaleur qui restait en elle.





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Amal: (1) 57 Fois (nouvelle)

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Amal: (1) 57 Fois





Amal posa sa valise au pied du lit king-size et regarda la chambre. Les draps blancs immaculés, les rideaux lourds de soie ivoire, la baie vitrée qui donnait sur les toits de Paris encore baignés de la lumière dorée de ce soir de mai. Elle avait réservé cette suite pour une seule nuit. Une nuit à elle. Pas pour une réunion de famille, pas pour un anniversaire imposé, pas pour consoler quelqu’un. Juste pour elle.

Elle avait cinquante-sept ans depuis minuit.

Dans la salle de bain de marbre, elle se déshabilla lentement. Son corps lui était familier : les seins encore fermes malgré les années et les deux enfants, le ventre un peu plus doux, les hanches larges, les cuisses épaisses et fortes. Elle passa les mains sur sa peau, sentit la chaleur de la douche précédente encore présente. Puis elle ouvrit la petite trousse de maquillage qu’elle avait emportée. Un trait d’eye-liner noir, précis, un rouge à lèvres bordeaux qui rappelait la couleur de la robe, un peu de fard sur les pommettes. Ses cheveux châtains, relevés en un chignon soigné qui laissait libre la nuque, tenaient parfaitement.

La robe l’attendait sur le lit. Velours bordeaux, bretelles fines, décolleté qui soulignait la poitrine sans la donner trop vite, longueur juste au-dessus du genou. Elle l’enfila, ajusta les bretelles, enfila les escarpins noirs à talons. Dans le miroir en pied, elle se regarda longtemps. Elle n’était plus la jeune femme que son mari avait épousée. Elle n’était plus seulement la mère d’Élie et d’Élise. Elle était Amal, seule dans une chambre d’hôtel cinq étoiles, et elle avait décidé de ne plus attendre.

Le bar de l’hôtel était feutré, éclairé de lampes basses. Elle s’installa sur un tabouret haut, commanda un verre de Chablis. Le premier, elle le but presque d’un trait. Le second, elle le savoura. Elle regardait les gens sans vraiment les voir, sentait le velours de la robe contre sa peau, la chaleur légère de l’alcool dans son ventre.

C’est alors qu’il s’approcha.

Il était grand, les cheveux bruns un peu longs, des yeux foncés, un sourire qui n’était pas trop confiant. Une quarantaine d’années bien marquées, mais portées avec une nonchalance italienne. Il s’assit sur le tabouret voisin sans demander permission, posa un carnet de notes et un stylo sur le comptoir.

— Buonasera, dit-il. Vous avez l’air d’une femme qui a décidé quelque chose ce soir.

Elle tourna la tête, le regarda. Sa voix était grave, légèrement accentuée.

— Et vous avez l’air d’un homme qui observe trop, répondit-elle.

Il sourit davantage.

— Marco. Écrivain. Italien. Et vous avez raison, j’observe. C’est mon métier.

— Amal.

Il ne demanda pas son âge, ni si elle était mariée, ni ce qu’elle faisait dans la vie. Il commanda un whisky, trinqua légèrement avec elle, et parla de Paris en mai, de la lumière sur les toits, d’un roman qu’il essayait d’écrire depuis trop longtemps. Elle l’écoutait. Sa voix la berçait. Elle sentait son parfum, quelque chose de boisé et de chaud. Quand il posa la main sur le dossier de son tabouret, ses doigts frôlèrent son épaule nue. Un frisson lui parcourut le dos.

Ils parlèrent encore une heure. Puis il dit, simplement :

— Ma chambre est au sixième. Si vous voulez continuer cette conversation ailleurs.

Elle ne répondit pas tout de suite. Elle vida son verre, posa un billet sur le comptoir, se leva. La robe glissa sur ses cuisses. Elle le regarda droit dans les yeux.

— Allons-y.

La porte de la suite se referma derrière eux avec un clic feutré. Marco alluma seulement deux lampes de chevet. La lumière était basse, dorée. Amal resta debout près de la fenêtre, le regard perdu sur la ville. Il s’approcha par derrière, posa les mains sur ses hanches, posa les lèvres sur sa nuque. Elle ferma les yeux. Ses doigts remontèrent le long de ses côtes, s’arrêtèrent juste sous ses seins. Elle sentit sa respiration contre sa peau.

— Vous êtes magnifique, murmura-t-il.

Elle se tourna dans ses bras. Leurs bouches se trouvèrent. Le baiser fut lent d’abord, exploratoire, puis plus profond. Sa langue toucha la sienne. Elle passa les bras autour de son cou, pressa son corps contre le sien. Elle sentit déjà sa dureté à travers le pantalon. Un frisson de désir la traversa, violent, presque douloureux d’avoir été si longtemps contenu.

Il la déshabilla avec une patience qui la fit presque crier. La robe glissa le long de son corps, tomba en un tas bordeaux sur le tapis. Il s’agenouilla pour lui retirer les escarpins, puis les bas. Ses mains remontèrent le long de ses mollets, de ses cuisses, s’arrêtèrent au bord de sa culotte noire. Il l’embrassa à travers le tissu, inspira son odeur. Amal posa les mains sur ses épaules pour ne pas trembler.

Quand il la poussa doucement vers le lit, elle s’y allongea, nue maintenant, les cheveux un peu défaits. Il se déshabilla en la regardant. Son corps était solide, poitrine velue, sexe déjà dur, épais, veineux. Elle le regarda sans pudeur. Elle avait envie de le toucher, de le prendre dans sa bouche, de le sentir en elle.

Il s’allongea contre elle. Ses mains explorèrent chaque centimètre de sa peau : le creux de sa gorge, le dessous de ses seins, le ventre, l’intérieur des cuisses. Il prit un sein en bouche, suçota le mamelon jusqu’à ce qu’il durcisse, puis passa à l’autre. Amal gémit, arqua le dos. Ses doigts s’enfoncèrent dans ses cheveux.

Quand sa bouche descendit plus bas, elle écarta les cuisses sans qu’il ait besoin de lui demander. Il l’embrassa d’abord sur le mont de Vénus, puis ouvrit les lèvres de sa vulve avec les doigts et posa sa langue sur son clitoris. Lentement. Avec une précision presque cruelle. Il léchait, suçait, tournait, revenait. Deux doigts glissèrent en elle, la trouvèrent déjà mouillée. Il les courba, chercha le point qui la faisait sursauter. Amal agrippa les draps. Les vagues montaient trop vite. Elle tenta de le retenir, de ralentir, mais il n’écouta pas. Sa langue insistait, ses doigts travaillaient. Elle jouit une première fois en gémissant fort, les cuisses tremblantes autour de sa tête.

Il ne s’arrêta pas. Il continua à la lécher pendant qu’elle se remettait, plus doucement, jusqu’à ce que le plaisir remonte encore. La deuxième fois fut plus profonde, plus longue. Elle poussa un cri rauque, serra ses cuisses contre ses oreilles.

Marco remonta le long de son corps, l’embrassa. Elle goûta son propre désir sur sa bouche. Il s’allongea sur le côté, la tira contre lui, passa une jambe par-dessus la sienne. Son sexe dur appuyait contre son ventre. Elle le prit en main, le caresse, sentit le poids, la chaleur, les veines sous ses doigts. Il gémit dans son cou.

— Pas encore, murmura-t-il. Je veux te regarder jouir encore.

Il la fit s’asseoir sur le bord du lit, s’agenouilla entre ses jambes ouvertes. Cette fois, il utilisa seulement sa bouche et un seul doigt. Il la regardait pendant qu’il la suçait, ses yeux noirs fixés sur les siens. Amal ne put détourner le regard. Elle jouit une troisième fois en le regardant, les lèvres entrouvertes, le souffle court.

Il la poussa ensuite sur le dos, s’installa entre ses cuisses, posa le gland de son sexe contre son entrée. Il ne pénétra pas tout de suite. Il frotta, enduisit, la taquina. Elle tenta de s’empaler elle-même, mais il retint ses hanches.

— Dis-moi que tu le veux, dit-il d’une voix rauque.

— Je le veux. Maintenant.

Il s’enfonça d’un seul mouvement lent et profond. Elle était si mouillée qu’il glissa jusqu’au fond. Elle poussa un long gémissement. Il resta immobile un instant, enfoncé jusqu’à la garde, la regardant. Puis il commença à bouger. Des coups de reins lents, profonds, qui frottaient exactement là où elle en avait besoin. Ses mains tenaient ses hanches. Il baissait les yeux pour regarder son sexe entrer et sortir d’elle.

Amal croisa les chevilles dans son dos, le força plus près. Il accéléra. Le bruit de leurs peaux qui s’entrechoquaient remplissait la chambre. Elle jouit une quatrième fois autour de lui, les muscles de son sexe se contractant violemment. Il gémit, ralentit, mais ne sortit pas. Il continua, plus doucement, jusqu’à ce qu’elle redescende, puis recommença à la prendre plus fort.

Ils changèrent de position. Il la retourna sur le ventre, la souleva par les hanches, la pénétra par-derrière. Ses mains tenaient fermement ses fesses, les écartant pour mieux la voir. Chaque coup de reins faisait claquer sa peau contre la sienne. Elle enfouit le visage dans l’oreiller pour étouffer ses cris. Il se pencha, embrassa sa nuque, mordilla son épaule, murmura en italien des mots qu’elle ne comprenait pas mais qui la faisaient fondre.

La cinquième jouissance arriva alors qu’il la tenait ainsi, un bras passé autour de sa taille pour lui frotter le clitoris en même temps. Elle cria son nom. Marco. Elle ne savait même pas si c’était vraiment le sien, mais elle le cria.

Il la retourna encore, la fit s’asseoir sur lui. Elle s’empala seule, les mains sur sa poitrine, et se mit à le chevaucher. Ses seins bougeaient à chaque mouvement. Il les regardait, les prenait dans ses mains, pinçait les mamelons. Elle se pencha pour l’embrasser, ses cheveux maintenant complètement défaits tombant autour de leurs visages. Elle jouit une sixième fois en le chevauchant, le corps tendu, la tête renversée.

Ils s’arrêtèrent un moment, essoufflés, enlacés. Il lui caressait le dos, les fesses, les cuisses. Ses doigts glissaient parfois entre ses jambes, la retrouvaient toujours aussi humide. Elle posa la tête sur son épaule, sentit son cœur battre encore vite.

— Tu n’as pas joui, murmura-t-elle.

— Pas encore. Je veux te faire jouir encore.

Elle rit doucement, un rire un peu cassé.

— Tu es fou.

— Peut-être.

Il la fit s’agenouiller au bord du lit, s’agenouilla derrière elle, la pénétra à nouveau. Cette fois, il fut plus rapide, plus urgent. Une main tenait sa hanche, l’autre était passée devant pour frotter son clitoris en rythme avec ses coups de reins. Elle jouit une septième fois en gémissant son nom encore, les bras tremblants.

Ils changèrent encore. Il s’allongea, elle s’agenouilla entre ses cuisses et le prit en bouche. Elle le suçait profondément, le regardait, sentait sa main dans ses cheveux. Il gémissait, parlait en italien, lui disait qu’elle était belle, qu’il n’avait jamais vu une femme jouir comme elle. Elle le relâcha juste avant qu’il ne jouisse, remonta le long de son corps, s’empala à nouveau. Elle le chevaucha jusqu’à ce qu’elle jouisse une huitième fois, puis une neuvième, les muscles de ses cuisses brûlant d’effort.

La nuit avançait. Ils ne comptaient plus vraiment. Il la prenait contre le mur, près de la fenêtre, une jambe relevée, son sexe enfoncé profondément. Elle jouissait en regardant les lumières de Paris. Il la prenait sur le fauteuil, elle à califourchon, face à lui, leurs fronts collés. Il la prenait sur le côté, une de ses jambes relevée, ses doigts sur son clitoris. Chaque fois, elle venait. Parfois vite, parfois après de longues minutes de caresses et de baisers. Il ne semblait jamais se lasser de la regarder. Ses yeux restaient ouverts, fixés sur son visage, sur ses seins, sur l’endroit où leurs corps se rejoignaient.

Vers quatre heures du matin, ils s’écroulèrent enfin, enlacés, couverts de sueur. Il était toujours en elle, à demi dur. Elle sentait les battements de son cœur contre sa poitrine. Ses doigts traçaient des cercles absents sur son dos.

— Combien de fois ? demanda-t-il d’une voix rauque.

Elle sourit contre son épaule.

— Je ne sais plus. Beaucoup.

Il sortit lentement d’elle, s’allongea sur le dos. Elle se colla contre son flanc, une jambe passée sur la sienne. Sa main descendit, prit son sexe encore humide de leurs mélanges, le caressa lentement. Il durcit à nouveau sous ses doigts. Elle rit.

— J’ai cinquante-sept ans, dit-elle à voix basse, et j’ai envie que tu me fasses l’amour encore et encore… cinquante-sept fois…

Il tourna la tête, la regarda, un sourire fatigué et amusé aux lèvres.

— Tu veux me tuer, certainement !

Elle rit plus fort, continua de le masturber, sentant le sang affluer, la dureté revenir complètement. Ses doigts glissaient le long de la verge, remontaient, caressaient le gland, redescendaient. Il gémit, ferma les yeux un instant.

Puis il se leva d’un mouvement. Elle s’accrocha immédiatement à son cou, noua ses jambes autour de sa taille. Son sexe encore dur se trouva parfaitement aligné. Elle s’empala d’elle-même, d’un mouvement de hanches, et le sentit s’enfoncer jusqu’au fond. Un gémissement lui échappa. Il la porta ainsi jusqu’à la salle de bain, sans la sortir de lui.

Sous la douche, l’eau chaude coula sur leurs corps. Il la plaça contre le carrelage, une main sous sa fesse, l’autre contre le mur pour s’équilibrer, et la prit debout. Les coups de reins étaient profonds, réguliers, l’eau ruisselait entre eux. Elle jouit encore, la tête renversée, la bouche ouverte sous le jet. Il ne tarda pas cette fois. Il accéléra, gémit son nom, et jouit en elle, profondément, les hanches collées aux siennes, le souffle court contre son cou.

Ils restèrent ainsi un long moment, sous l’eau, enlacés, son sexe encore en elle, se ramollissant lentement. Puis il sortit, la posa délicatement sur ses pieds. Ils se savonnèrent mutuellement, lentement, sans se presser. Ses mains glissaient sur ses seins, son ventre, entre ses cuisses. Les siennes sur sa poitrine, son sexe sensible. Ils s’embrassèrent sous l’eau jusqu’à ce que celle-ci commence à refroidir.

De retour dans le lit, les draps un peu froissés, ils s’allongèrent l’un contre l’autre. L’aube commençait à griser les rideaux. Amal posa la tête sur son épaule, sentit ses doigts dans ses cheveux.

Elle se sentait plus vivante qu’en dix ans. Plus vivante que depuis la mort de son mari. Plus vivante que pendant toutes ces années où elle avait été seulement la mère, la veuve, l’infirmière, la femme qui tenait le coup. Ce matin-là, dans cette chambre d’hôtel, avec le corps d’un homme encore chaud contre le sien, les traces de leurs étreintes sur sa peau, l’odeur de sexe et de savon, elle était simplement Amal. Une femme de cinquante-sept ans qui avait joui jusqu’à en perdre le compte, qui avait été regardée, caressée, désirée, prise, et qui avait tout repris.

Marco embrassa son front.

— Tu resteras pour le petit-déjeuner ? demanda-t-il.

Elle ferma les yeux, sourit.

— Oui. Et peut-être encore un peu après.

Sa main glissa à nouveau le long de son ventre, trouva son sexe, le caressa paresseusement. Il n’était pas encore prêt, mais il durcirait. Elle le savait. Et elle aussi.

Dehors, Paris s’éveillait. À l’intérieur, le temps avait cessé de compter.






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الله الذي نكح أتباعه دحما دحما (مقال)

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الله الذي نكح أتباعه دحما دحما





في عالم يخضع لسطوة المادة وصرامة الفيزياء، تبدو الرغبة البشرية في إقحام السماء في خصومات الأرض أمراً مثيراً للشفقة، لكنه في الوقت ذاته ينبوع لا ينضب من الكوميديا السوداء. إن نظرة سريعة على خارطة الصراعات في الشرق الأوسط، وتحديداً تلك التي يخوضها حملة التراخيص الإلهية والوكالات الحصرية للخالق، تضعنا أمام فرضية واقعية واحدة، فرضية تنزع عن المشهد كل مساحيق اللاهوت والتبريرات التراثية الركيكة: إما أن هذا الإله غير موجود على الإطلاق، وهو الخيار العقلاني البسيط، أو أنه موجود بالفعل ولكنه يحمل كراهية شخصية وعميقة جداً لكل من يرفع اسمه على راية أو يستعير ألقابه لتزيين رتبته العسكرية.
تأمل معي هذا الشريط المتواصل من الهزائم والتراجيديات الضاحكة. يخرج علينا قائد عسكري متجهم، يحمل لقباً ينضح باليقين مثل "آية الله"، ليخبر العالم أنه يمثل إرادة الخالق على الأرض، وأن خططه الاستراتيجية ملقنة بتأكيد غيبي مباشر. وبعد أسابيع قليلة، وحين تكتمل الرؤية الاستخباراتية للطرف الآخر الذي لا يؤمن بهذه الأدبيات السخيفة أصلاً، نكتشف أن هذا "آية الله" تم نسفه ومسحه من الوجود بضربة جوية دقيقة لم تستغرق أكثر من بضع ثوانٍ. ينظر المتابع الواقعي إلى الركام فلا يرى أي أثر للغضب الإلهي على المهاجمين، ولا يرصد أي صاعقة نزلت من السماء لتوقف الصاروخ في منتصف طريقه، بل يرى مجرد غبار ودخان وأشلاء للرجل الأحمق الذي كان يظن أن اسمه الوظيفي يمنحه درعاً ضد الخرسانة المجهزة والذخائر الذكية.
المفارقة تتضاعف وتصل إلى ذروتها عندما ننتقل إلى التشكيلات والميليشيات التي قررت بغرور مفرط أن تطلق على نفسها اسم "حزب الله". إنها تسمية تحمل في طياتها تحدياً صريحاً لقوانين الطبيعة؛ فأن تطلق على تنظيمك السياسي والعسكري اسم الخالق نفسه، فهذا يعني أنك تنسب كل خطوة وكل قرار وكل خلل أمني إلى الإرادة الإلهية مباشرة. وعندما تتوالى الضربات على هذا الحزب، وتبدأ قياداته بالانقراض المتسارع بدءاً من رأس الهرم، المسمى بدوره "نصر الله"، ووصولاً إلى خليفته وخليفة خليفته ومجلس الشورى وأجهزة الاتصال البدائية التي انفجرت في أيدي عناصرهم، يصبح السؤال الساخر مشهداً يفرض نفسه على كل ذي عقل: كيف يستسيغ هذا الإله أن يُنسف "حزبه" وتُباد قياداته في بث حي ومباشر دون أن يحرك ساكناً؟
الردود التقليدية التي يقدمها سدنة هذه الأيديولوجيات تبدو أكثر تهتكاً من الواقع نفسه. يحدثونك عن "الابتلاء" وعن "تمحيص المؤمنين" وعن "فلسفة الشهادة"، وهي مصطلحات لاهوتية تم اختراعها تاريخياً لترقيع الفجوة الهائلة بين الوهم والواقع، ولتفسير الهزائم الساحقة بأسلوب يرضي النرجسية الدينية. ولكن من منظور واقعي مجرد ومتجرّد، فإن تكرار هذه النتيجة بنفس النمط يفرض تفسيراً آخر، لو افترضنا جدلاً وجود هذا الإله: إنه يلتلذذ بمشاهدة أتباعه وهم يُنكحون ويُسحقون، أو أنه يستمتع بتقديم التسهيلات اللوجستية والتكنولوجية لأولئك الذين يسميهم هؤلاء الأتباع "أعداء الله".
إن إسرائيل والولايات المتحدة، وفق السردية الإسلامية والخمينية، هما المعسكر الأبرز لـ "أعداء الله". ومع ذلك، يلاحظ المتابع للبث المباشر أن هذين "العدوّين" يتمتعان بتوفيق غير عادي؛ فالأقمار الصناعية تعطي نتائجها بدقة متناهية، والذكاء الاصطناعي يحدد الإحداثيات دون خطأ، والمسيرات تطير في أجواء المنطقة وتصطاد القيادات المقربة من السماء واحداً تلو الآخر بينما تنام السماء نفسها في صمت تام. ألا يحق للناظر الساخر أن يستنتج أن الإله يميل عملياً، وبكل إمكانياته غير المرئية، إلى الجانب الذي يمتلك مكاتب أبحاث وتطوير ومختبرات تكنولوجيا، بينما يترك حلفاءه المزعومين يواجهون الصواريخ الباليستية بالدعاء والشعارات والمنشورات الحماسية والصراخ "الموت لأمريكا، الموت لإسرائيل"؟
إن السخرية الحقيقية لا تكمن في موت هؤلاء الأشخاص، فالموت هو المصير الطبيعي لكل كائن حي، بل تكمن في البناء الفكري الذي شيّدوه حول أنفسهم. لقد أقنعوا أتباعهم والمساكين الذين قادوهم إلى المحرقة بأنهم حماة الدين وأولياء الحق وتم تقديسهم على هذا الأساس، وأن الكون مسخر لخدمة مشروعهم الذي هو في الحقيقة مشروع مزرعة بهائم، وأن الملائكة تقاتل في صفوفهم وتتنزل في ساحات المعارك لترسخ أقدامهم. ثم تأتي لحظة الحقيقة، لحظة الاصطدام بالواقع المادي البارد: اختراق استخباراتي بسيط، أو مكالمة هاتفية تم التجسس عليها، أو بصمة صوتية تم تحديدها، أو شفرة تم فكها، ليتلاشى هذا البناء الغيبي بأكمله ويتحول "أولياء الله" إلى مجرد بيانات رقمية في ملفات التصفية لدى أجهزة الاستخبارات المعشعة في عواصم "أعداء الله" ثم إلى أكداس من اللحم المشوي على طريق القدس الوهمي.
هذا التناقض الصارخ يجعل القابضين على الشعارات الدينية يظهرون في مظهر مثير للضحك والبكاء في آن واحد. إنهم يرفضون الإقناع بأن الواقع لا يرحم الأغبياء، وأن الطبيعة حيدة تماماً ولا تفحص الألقاب ولا المعتقدات. الجاذبية الأرضية تسقط القنبلة على رأس "آية الله" السفيه بنفس السرعة والارتفاع الذي تسقط به على أي شخص آخر، وشظايا الانفجار لا تمتلك أجهزة استشعار لتمييز "نصر الله" الفاشل عن أي عابر سبيل في الشارع. ومع ذلك، يستمر الناجون من هذه المحارق في تكرار ذات المعزوفة، داعين الإله ذاته الذي ترك قادتهم يُحرقون في الملاجئ المحصّنة، أن ينصرهم في الجولة القادمة، دون أن يغيروا شيئاً في أسلوب تفكيرهم أو في التعاطي مع العلم والتكنولوجيا.
إن الفكرة التي تروج لها المؤسسات الدينية، وخاصة في صيغتها الشيعية المؤدلجة، هي أن التضحية بالذات والانقراض الجماعي هما انتصار معنوي. وهو مفهوم لا ينتمي إلى عالم العقلانية في شيء، بل هو مجرد ميكانيزم دفاعي نفسي لتغطية الفشل الذريع. إذا كان الإله يرى أن انتصار حزبه وأوليائه يتمثل في تحويلهم إلى ركام ومشاوي وتشريد بيئتهم وتدمير مدنهم، فإن هذا الإله يمتلك مفهوماً غريباً جداً ومريضاً للحب والدعم. إنه حب يشبه حب الكوارث الطبيعية لضحاياها، أو دعم الزلازل للأبنية الضعيفة.
في المقابل، يتصرف الماديون والواقعيون في هذا العالم بناءً على فهم واضح لقواعد اللعبة. هم لا ينتظرون طيراً أبابيل لتحميهم، بل يصنعون طائرات لا تراها الرادارات. ولا ينتظرون ريحاً صرصراً لتدمر خصومهم، بل يطورون منظومات دفاع جوي ليزرية تذيب الصواريخ في السماء. ولا يبحثون في الكتب القديمة عن تعاويذ للنصر، بل يكتبون خوارزميات للذكاء الاصطناعي تتنبأ بحركة العدو قبل أن يفكر هو نفسه بالحركة. هذه الفجوة الهائلة بين من يعيش في القرن الحادي والعشرين ومن يعيش في أوهام القرون الوسطى وحماقات المهدي المحتضر هي التي تجعل النتيجة محسومة مسبقاً، وتجعل الاستعانة بالسماء مجرد ملهاة بائسة.
قد يتساءل المرء: لماذا يستمر هؤلاء في رفع هذه المسميات السخيفة رغم كل هذه الصفعات المتتالية؟ والجواب يكمن في البنية الاستثمارية للدين؛ فالألقاب الفخمة مثل "آية الله" و"حجة الإسلام" و"سيف الله" لا تُستخدم لخوض الحروب وتكريس النصر فقط، بل تُستخدم أساساً للسيطرة على عقول العوام الجهلة والأغبياء وتخديرهم وجمع الأموال والمكاسب وتبرير السلطة المطلقة. وحين تأتي الحرب وتنكشف العورة التكنولوجية والتنظيمية، يكون العوام قد تم تخديرهم مسبقاً بفكرة أن الهزيمة هي "امتحان"، وأن الموت هو "فوز"، وأن الخراب هو "بشارة لقرب الفرج الإلهي". وهكذا تُغلق الدائرة المغلقة من الوهم التي لا يمكن للواقع أن يخترقها إلا بمزيد من الصواريخ والقنابل.
إن المشهد في نهايته يبدو كمسرحية هزلية: طرف يصر على أنه يقاتل باسم خالق الكون وموجد المجرات، ويحمل في جيبه تعاويذ وألقاباً مقدسة، وطرف آخر يحمل أجهزة حاسوب متطورة وخرائط قمر صناعي ومعدات رؤية ليلية. يطلق الأول صرخاته الحماسية مستنجداً بالغيبيات، فيجيبه الثاني بصاروخ موجه بدقة يرسله إلى حيث لا يعود. ويبدو الإله المفترض في هذه المعادلة إما غائباً تماماً عن الوعي ولا يعلم ما يجري في هذا الكوكب الصغير التافه، أو أنه يجلس في المقاعد الأمامية للمسرح، يتابع المشهد ببرود، ويصفق في كل مرة يتم فيها نسف أحد هؤلاء الذين أزعجوه باستعارة اسمه وحشره في أطماعهم السياسية والعسكرية.
في الخلاصة المادية الباردة، لا يوجد إله يقتل أتباعه ولا إله ينصر أعداءه. كل ما في الأمر أن الواقع لا يدار بالنوايا والدعاء، وأن الطبيعة لا تحترم الأوهام. مسميات مثل "حزب الله" أو "آية الله" ليست سوى عناوين فارغة أطلقتها مخيلات بشرية مريضة تبحث عن الشرعية والسلطة. وحين تصطدم هذه العناوين بحديد العالم الحقيقي وناره، تتلاشى كأنها لم تكن، تاركة خلفها حقيقة واحدة ساطعة: من يعتمد على السماء في معارك الأرض، سيكتشف دائماً، وبأقسى الطرق الممكنة، أن السماء فارغة تماماً، وأن الأسباب المادية هي الإله الوحيد الذي يعترف به هذا الكون.







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تشريح جثة الولي السفيه آية الله الخامنئي ومسألة التوابيت الفارغة (مقال)

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تشريح جثة الولي السفيه آية الله الخامنئي ومسألة التوابيت الفارغة





في البداية، لا بد أن نحيي عقلية منظمة الحرس الثوري الإيراني التي استطاعت أن تحول لحظة الوداع الأخير لزعيمها الأعلى إلى تحفة فنية في عالم النقل والتهريب. تخيلوا أن رجلاً قضى عقوداً وهو يوزع الوصايا الإلهية على شعبه، ويخبرهم أنهم على موعد مع الشهادة في كل لحظة، وعندما تأتي ساعته هو، تُشحن جثته المزعومة في شاحنة ثلاجة لمدة أربعة أشهر كاملة، وكأنها وجبة سريعة مؤجلة، ثم تُخرج في عز الصيف الإيراني لتمثل دوراً في كرنفال جنائزي يجوب المدن المقدسة، وكأن الموت لم يكن قدراً محتوماً بل مجرد توقف مفاجئ في جدول أعمال منظمة إجرامية كبرى، وهنا بالضبط تبدأ رائحة الفضائح، وهي رائحة أقوى وأكثر ديمومة من أي رائحة تحلل يمكن أن تنبعث من جثة إنسان طبيعي، لأنها رائحة التابوت الفارغ وحكايات سبائك الذهب التي تئن تحت وطأة العقوبات الأمريكية أكثر مما يألم أي ميت على فراق الدنيا.

دعونا ندخل في التفاصيل الطبية التي تثير الضحك قبل الرثاء. حين يتم نسف جسد بشري، أي تحويله إلى مادة أولية متناثرة بفعل قنبلة، فإن أول ما يحدث هو أن الأنسجة الرخوة، وهي النسيج الذي يجعل الإنسان يبدو كإنسان وليس كمجرد قوائم عظمية، تتحول إلى مرق دموي ولحوم مبعثرة في دائرة نصف قطرها عدة أمتار، ولكن لنفترض جدلاً أن الحرس الثوري استطاع أن يلتقط ما تبقى من آية الله الخامنئي ويضعه في ثلاجة مخصصة لحفظ البضائع القابلة للتلف، وهنا تبدأ الكوميديا الباردة، لأن درجة حرارة التجميد لا توقف تعفن الجثة بقدر ما تؤجله، تماماً كما تؤجل الحكومة الإيرانية وعودها الاقتصادية، ولكن في اللحظة التي تُخرج فيها هذه الجثة من المخزن لتُعرض على حشود الباكين تحت سماء قم التي تلامس فيها الحرارة الخمسين درجة مئوية، فإن الإنزيمات والبكتيريا التي كانت نائمة تستيقظ وكأنها موظفو الدائرة الضريبية الإيرانية، أي بشراسة وجشع لا مثيل لهما، لتهضم ما تبقى من جثة المرشد إلى غازات كبريتية وسوائل متعفنة تجعل من المستحيل أن يحملها بشر دون أن يسقطوا صرعى من شدة النتانة، وهذا بالضبط ما يجعلنا نوقن أن التوابيت الضخمة التي شاهدناها لم تكن تحوي حتى شظية من عظم، لأن جثة بهذا التحلل كانت ستغرق طائرة الشحن التي أقلتها إلى النجف وكربلاء في موجات من السوائل العضوية التي لا تختلف عن فضلات الحيوانات في أسواق بغداد.

وهنا نصل إلى نقطة التحول الساخرة، وهي أن التابوت الواحد الذي كان يكفي لجثة رجل عجوز، تحول فجأة إلى سبعة توابيت عملاقة، بعضها كبير بما يكفي لإخفاء جمل بكامل حمولته، وكأن قادة الحرس الثوري أرادوا أن يرسلوا رسالة غير مباشرة إلى العالم بأنهم لا يموتون فقط، بل إنهم ينقلون أثاث منازلهم معهم إلى مثواهم الأخير، ولكن إذا نظرنا إلى توقيت هذه الرحلة الجنائزية المفصلية، سنجدها تزامنت مع ضائقة مالية خانقة ضربت اقتصاد الملالي بفعل العقوبات الأمريكية التي جفت منابع النفط وحظرت تداول الدولار، فجاءت فكرة التابوت العملاق كحل إبداعي تماماً كحلولهم السياسية، وهي كلها تقوم على فكرة أن النهاية تبرر الوسيلة حتى لو كانت الوسيلة هي تحويل جثث أفراد عائلة الخامنئي الذين زُعم أنهم قتلوا إلى حاويات شحن لنقل سبائك الذهب الخام والأوراق النقدية الصعبة من بنوك العراق إلى جيوب الحرس الثوري في طهران، وهكذا يتحول العزاء إلى صفقة تجارية كبرى، ويتحول أنين النساء النادبات إلى همس محاسبين يشكون قلة الوزن في أحد التوابيت، ويتحول ضجيج الجنازة إلى ضجيج صرافين آليين يراقبون تحويلات البنك المركزي الإيراني، وهنا لا يسعنا إلا أن نرفع القبعة احتراماً لهذه العبقرية المافياوية التي لا تترك أي مناسبة دون أن تستغلها لتمويل إرهابها وتوسيع نفوذها، حتى لو كانت المناسبة هي رحيل رجل كان يعتبر نفسه ظل الله على الأرض، وإذا كان الله حقاً في السماء، فكم هو غاضب من أن يُستخدم ظله كغطاء لتهريب العملات، ولكن يبدو أن الله، مثل باقي الشعب الإيراني، قد فقد الأمل في هؤلاء وتركهم يفعلون ما يشاؤون حتى يقضي عليهم آخر من يسمونهم أعداءه.

ولنأخذ هذه المفارقة الدينية التي تكاد تكون نادرة الوجود في تاريخ الأديان، وهي أن رجلاً حمل لقب آية الله، وادعى أنه يمثل الإمام الغائب في عصر غيبته، قتل بأيدي من يصفهم بـ أعداء الله أي أمريكا وإسرائيل، وهذا يطرح سؤالاً ساذجاً لكنه قاتل: هل كان الله عاجزاً عن حماية ظله، أم أن الظل كان مزوراً من الأساس؟ إذا كان الله عظيماً وقادراً، فلماذا سمح بأن يُنسف منزله الذي كان يحتضن خليفته في الأرض، وكأنه يعلن تنحيه عن منصبه كإله راعي للمشروع الإيراني، وإذا كان الخامنئي حقاً ولياً لله، أفلا يكون من الظلم أن يموت تحت أنقاض بيته بينما أعداؤه يحتفلون في واشنطن وتل أبيب، الجواب المنطقي هو أن الإله الذي اخترعه الملالي كان إلهاً فاشلاً، تماماً مثل سياستهم، إلهاً لا يحمي ولا ينصر ولا يمنع، بل يكتفي بأن يكون حجة لهم على الشعب كلما أرادوا تبرير فشلهم، ولكنه في لحظة الحقيقة، أي لحظة القصف، كان غائباً أو مشغولاً بمحاسبة نساء الشعب على عدم ارتداء الحجاب بدلاً من أن يحاسب القوات الأمريكية والصهيونية على انتهاك حرمة بيته، وهنا تصل السخرية إلى ذروتها حين نجد أن الشعب الإيراني، ذلك الشعب الذي ظل لعقود يردد عبارة النصر من إرادة الله، أصبح الآن أمام مشهد يثبت لهم أن إرادة الله في هذا الكون لا تعني أكثر من إرادة الطائرات بدون طيار.

لنتأمل أيضاً المشهد المرعب الذي سيكون عليه حال الجثة إن افترضنا وجودها، بعد أن ظلت في التلاجة لمئة وثلاثين يوماً ثم خرجت لتجوب العراق وإيران في تموز، طبياً، يمكننا أن نؤكد أن الأنف والأذنين كانا سيتساقطان في أول محطة في قم، وأن الأمعاء كانت ستتشرب السوائل وتنفجر مثل بالون مفرط في الانتفاخ في محطة النجف، وأن الجلد كان سيتحول إلى جلد مدبوغ بلون أخضر مائل للسواد قبل الوصول إلى كربلاء، وأن العظام كانت ستنفصل عن مفاصلها بفعل الغازات المتولدة داخل التابوت قبل الوصول إلى مشهد، ولكن لا شيء من هذا حدث، لأن التوابيت كانت تتحرك بخفة الريح، تماماً كما تتحرك حقائب الدبلوماسيين المشبوهة في المطارات، فلا نتن ولا تسريب ولا حتى رائحة كريهة تنم عن وجود عضو بشري واحد، وهذا يثبت أن السيناريو الأكثر منطقية هو أن التوابيت حملت ذهباً ومجوهرات وأموالاً سائلة، وهي بضائع تحب السفر ولا تشكو الحر ولا تتساقط أجزاؤها على الطرق، وهذا يثير تساؤلاً أخلاقياً: هل من الأفضل أن نموت ونحن ندفن بأيدينا آخر ما تبقى من كرامة الشعب الإيراني في تابوت؟ أم من الأفضل أن نموت كشعب ونحن نضحك على مشهد الحرس الثوري وهو ينقل أطنان الدولارات بين المدن المقدسة وكأنها زكاة على أرواح الموتى، الظاهر أن الحرس الثوري اختار الخيارين معاً، فأمات الوطن وأضحك العالم في آن واحد.

لا ننسى أن مجتبى خامنئي، الولي الفقيه الجديد المفترض، غاب عن المشهد بأكمله، وهو شاهد حي على أن التوابيت لم تكن تحتوي جثته ولا جثة والده، لأنه لو كان حقاً ميتاً لصار اسمه على لائحة الشهداء، ولكنه اختفى وكأنه انضم إلى ركب الإمام الغائب، ليصبح النظام الإيراني صورة طبق الأصل من المهدوية المزيفة، فكما ينتظر الشيعة إماماً من السرداب ليحكم العالم، ينتظر الإيرانيون اليوم ولياً من السراديب ليعود ليعلن أنه حي وأن كل ما نُشر عن مقتل أبيه كان مجرد إشاعة، وهذا التحريف الجديد يكاد يكون أكثر إضحاكاً من تحريف الخميني الذي جمع بين الدين والدولة في كيان واحد، لأنه الآن يجمع بين الفقيه والمهدي في غيبة واحدة، وكأن الملالي يريدون أن يقولوا لنا إنهم ابتكروا نظاماً لا يحكمه ميت ولا حي، بل يحكمه غائب ينتظر، وقد ينتظر الأبد، وهنا تتساوى العقيدة الدينية مع العقيدة السياسية في العبثية، لتتحول الدولة إلى ممارسة روحانية تنتظر مخلصاً هو هي نفسها ولكن في صورة مختفية، وهذا تطور رائع يجعل القنابل الأمريكية تبدو أقل تدميراً من هذا الهراء التنظيمي.

إن فكرة أن أمريكا وإسرائيل هي التي أرسلت رسالة مفادها أن الله لا ينفع شيئاً بقتلهما لخامنئي هي فكرة محفوفة بالسخرية، لكن السخرية الأعمق هي أن الملالي أنفسهم يصدقون أن أعداءهم هم من قتلوه، بينما في الحقيقة هم من قتلوا مشروعهم بأنفسهم، لأنهم حوّلوا قائدهم إلى جثة مجهولة المصير لا تطمئن أحداً، وأماموا قائدهم الجديد في غياب تام، وأفرغوا التوابيت من الجثث وملؤوها بالمال، ليعلنوا بذلك أن إلههم الحقيقي لم يكن الله ولا القرآن، بل كان الريال والسويسري والجنيه الإسترليني، فإذا بهم يعبدون ما لا يرى من العملات الصعبة خلف أبواب التوابيت المغلقة، وإذا بالشعب يكتشف أن كل هذه السنوات من البكاء على الحسين كانت مجرد بروفة للبكاء على ولي فقيه أحمق حوّل ديننا إلى مهزلة، وحوّل جنازته إلى كرنفال للسوق السوداء، وحوّل السياسة إلى لصوصية منظمة، وحوّل الموت إلى فرصة للربح.

في الختام، لا يمكننا إلا أن نحيي هذا النظام المافياوي الذي يفهم فنون الاستغلال من أول نظرة، فهو لم يترك حجراً إلا قلبه، ولم يترك تابوتاً إلا جعله شاحنة أموال، ولم يترك شعباً إلا استهزأ به، وفي لحظة رحيل أعلى قياداته، اختار أن يقدم للعالم كوميديا سوداء تصلح لأن تكون فيلماً وثائقياً عن عبقرية الفساد، ولكنه في الحقيقة كان يعلن موت دولة بأكملها، ليس موتاً طبيعياً، بل موتاً اختناقاً بالذهب، فتهانينا لهم على هذا الإنجاز الفريد من نوعه، لأنهم نجحوا في أن يجعلوا أعداءهم يضحكون حتى البكاء، وأن يجعلوا أنصارهم يبكون حتى الضحك، وأن يجعلوا العالم كله يصفق لفكرة أنهم ليسوا مجرد دولة إرهابية، بل دولة مهرجين، ومهما قالوا عن الشهادة والخلود، فالحقيقة الثابتة هي أن جثة وليهم أصبحت في أحسن أحوالها إذا كانت في فم سمك في مياه الخليج، أو في أحسن منها إذا كانت تستقر في صندوق الذهب الذي ينتظر بيعاً في سوق دبي، لأن في الحالتين، الموت عندهم ليس النهاية، بل مجرد بداية لعملية شحن جديدة.






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Le Grand Massage (nouvelle)

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Le Grand Massage





Clara était arrivée avec cinq minutes d’avance, comme toujours. Elle avait retiré son manteau dans l’entrée de l’appartement d’Éric, rangé soigneusement ses chaussures près de la porte, et suivi le thérapeute jusqu’à la pièce dédiée aux massages. La table recouverte d’un drap blanc sentait légèrement l’huile essentielle de lavande. Les volets étaient mi-clos. Une musique instrumentale très basse flottait dans l’air.

Éric avait une quarantaine d’années bien portées, les mains larges, la voix posée. Il lui avait déjà massé le dos deux fois auparavant, toujours correctement, toujours professionnel. Cette fois, Clara avait demandé un massage complet. « Corps entier », avait-elle précisé en baissant un peu les yeux. Elle était mariée depuis douze ans. Son mari travaillait beaucoup. Leurs nuits s’étaient peu à peu vidées de caresses. Elle ne savait plus exactement pourquoi elle était venue ici aujourd’hui, seulement qu’elle avait besoin d’être touchée.

Elle s’était déshabillée derrière le paravent, avait enfilé la serviette fournie, et s’était allongée sur le ventre. Éric avait commencé par les épaules, les omoplates, la colonne. Ses doigts glissaient avec assurance, appuyant aux bons endroits. Clara respirait profondément. Puis ses mains étaient descendues le long de son dos, avaient contourné sa taille, avaient effleuré le haut de ses fesses. Un peu trop bas. Un peu trop longtemps. Elle n’avait rien dit.

Quand il lui avait demandé de se tourner sur le dos, elle avait hésité une seconde. La serviette glissa. Ses seins lourds s’étalèrent de chaque côté de sa cage thoracique, le ventre doux se détendit, ses cuisses charnues s’écartèrent légèrement. Éric posa une nouvelle serviette sur sa poitrine, mais ses doigts restèrent un instant trop près de la courbe inférieure de ses seins. Clara sentit une chaleur monter entre ses jambes. Elle ferma les yeux.

Il commença par les bras, les avant-bras, les mains. Puis il passa aux jambes. Les mollets, les genoux, l’intérieur des cuisses. Ses paumes remontèrent plus haut que nécessaire, s’attardant sur la peau sensible tout près du pubis. Clara sentit son souffle se raccourcir. Elle aurait dû le repousser. Elle était mariée. Elle n’était pas ce genre de femme. Pourtant ses hanches se soulevèrent imperceptiblement quand ses doigts frôlèrent à nouveau l’intérieur de ses cuisses.

Éric n’eut pas besoin de demander. Il écarta un peu plus ses genoux. Ses mains glissèrent sous la serviette qui couvrait encore son bas-ventre, s’arrêtèrent juste au-dessus de la fente. Clara ouvrit les yeux. Leurs regards se croisèrent. Elle ne dit rien. Il n’y eut pas de paroles. Seulement le bruit de l’huile qu’il faisait chauffer entre ses paumes.

Quand ses doigts touchèrent enfin sa vulve, Clara retint un gémissement. Il était lent, précis, presque cérémoniel. Il écarta les lèvres avec deux doigts, fit glisser le pouce le long de la fente déjà humide, appuya légèrement sur le clitoris. Clara tourna la tête sur le côté, les yeux mi-clos. Elle se sentait coupable et affamée en même temps. Son corps, ce corps généreux qu’elle cachait souvent sous des vêtements amples, répondait avec une franchise qui la surprenait.

Éric ajouta de l’huile. Ses doigts glissèrent plus facilement. Il dessina des cercles lents autour du clitoris, puis descendit, enfonça un doigt, puis deux, dans son vagin. Clara gémit pour de vrai cette fois. Ses seins se soulevèrent avec sa respiration. La serviette qui les couvrait glissa un peu. Éric la retira complètement d’un geste calme. Ses mains libres prirent possession de sa poitrine. Il malaxa les seins lourds, pétrit la chair, pinça les tétons déjà durs. Clara arqua le dos.

Il continua à la pénétrer de ses doigts pendant qu’il massait ses seins et son ventre. Le rythme était lent, presque hypnotique. Clara sentait chaque centimètre de sa peau être redécouvert. Elle n’avait plus l’habitude d’être touchée ainsi, sans précipitation, sans but autre que le plaisir. Quand le premier orgasme arriva, il la prit par surprise. Elle se contracta autour de ses doigts, gémit plus fort, les cuisses tremblantes. Éric ne s’arrêta pas tout de suite. Il l’accompagna jusqu’au bout, jusqu’à ce que les spasmes s’apaisent.

Elle le regarda alors, le visage rougi, les lèvres entrouvertes. Il était encore habillé. Son érection tendait le tissu de son pantalon. Clara hésita une dernière fois. Puis elle étendit la main, toucha cette dureté à travers le tissu. « Enlève ça », murmura-t-elle.

Éric se déshabilla sans précipitation. Son sexe était épais, déjà luisant au gland. Il prit un préservatif dans un tiroir de la table de chevet, l’enfila avec un geste habitué. Clara le regarda faire. Elle aurait dû se lever, s’habiller, partir. Au lieu de cela, elle écarta un peu plus les cuisses.

Il s’allongea entre ses jambes. Le gland appuya contre son entrée encore sensible. Il poussa lentement, centimètre par centimètre, jusqu’à être entièrement en elle. Clara ferma les yeux. La sensation était différente de celle des doigts : plus pleine, plus chaude, plus réelle. Éric resta immobile un instant, le front contre le sien. Puis il commença à bouger.

Le va-et-vient était lent, profond, régulier. À chaque enfoncement, ses mains retournaient sur ses seins, les malaxaient, les soulevaient, les laissaient retomber. Ses paumes glissaient ensuite sur son ventre doux, appuyaient légèrement, remontaient. Clara enlaça sa nuque, l’attira vers elle. Leurs bouches se trouvèrent. Le baiser fut sauvage dès le premier contact, langues qui se cherchaient, souffles mêlés. Elle gémissait dans sa bouche à chaque thrust.

Il la baisait avec une application presque religieuse, comme s’il voulait cartographier chaque recoin de son corps de l’intérieur. Ses hanches bougeaient avec une précision fluide. Clara sentait le préservatif glisser en elle, le friction douce et insistante. Ses propres mains explorèrent son dos, ses fesses, l’attirèrent plus profond. « Plus fort », souffla-t-elle contre ses lèvres. « Mais reste lent. »

Il obéit. Les coups de reins devinrent plus appuyés, plus profonds, sans jamais devenir brutaux. Ses mains ne quittaient pas sa poitrine et son ventre. Il pétrissait ses seins comme s’il massait encore, pinçait les tétons, caressait le dessous lourd. Clara sentait un deuxième orgasme monter, plus lent, plus large que le premier. Elle s’accrocha à ses épaules, enfonça ses ongles dans sa peau. Quand il arriva, elle cria dans sa bouche, se contracta violemment autour de sa queue, les cuisses serrées contre ses flancs.

Éric continua encore quelques instants, le rythme un peu plus irrégulier. Puis il se figea, gémit bas, et jouit dans le préservatif. Elle le sentit pulser en elle. Ils restèrent ainsi, collés, respirant l’un contre l’autre. La musique instrumentale continuait en fond, indifférente.

Quand il se retira, lentement, Clara sentit le vide. Il retira le préservatif, le noua, le jeta. Puis il revint s’asseoir au bord de la table, une main posée sur sa cuisse. Ils ne parlèrent pas tout de suite. Clara regardait le plafond. Son corps vibrait encore. Elle pensait à son mari, à la maison, aux draps froids de leur lit. Elle pensait aussi à la façon dont Éric l’avait touchée, comme si chaque centimètre de sa peau méritait une attention particulière.

Elle se redressa sur les coudes. Ses seins lourds se déplacèrent. « Je devrais partir », dit-elle d’une voix un peu rauque.

Éric hocha la tête. « Oui. »

Elle resta pourtant assise un moment de plus. Puis elle glissa hors de la table, marcha jusqu’à ses vêtements. Elle s’habilla lentement, sans se cacher. Quand elle eut fini, elle se tourna vers lui. Il était encore nu, assis sur le bord de la table, le regard calme.

« Est-ce que tu voudrais recommencer ? » demanda-t-elle. Sa voix tremblait à peine. « Mais pas ici. Chez moi. Sans table de massage. »

Éric la regarda un long moment. Puis il sourit, un sourire discret. « Oui. »

Clara ouvrit son sac, griffonna son numéro sur un bout de papier, le lui tendit. Leurs doigts se touchèrent une seconde de trop. « Appelle-moi. Quand tu veux. »

Elle quitta l’appartement sans se retourner. Dans la cage d’escalier, ses jambes tremblaient encore. Dehors, le soleil de fin d’après-midi lui parut trop vif. Elle marcha jusqu’à sa voiture, s’assit au volant, et resta immobile plusieurs minutes. Entre ses cuisses, elle était encore humide. Sur sa peau, elle sentait encore le fantôme de ses mains.

Elle démarra. En conduisant, elle pensait déjà à la prochaine fois. À sa propre chambre. À un lit ordinaire. À des draps qui sentiraient son parfum à elle. À Éric qui entrerait, fermerait la porte, et recommencerait à la découvrir, centimètre après centimètre, sans plus aucune excuse thérapeutique.

Son téléphone vibra dans son sac avant même qu’elle ait atteint le premier feu rouge. Elle ne regarda pas tout de suite. Elle savait déjà qui c’était.






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(Ar) مرحبا بكم على هذه المدونة

 . . أهلاً بكم في ملاذي الأدبي يسعدني حقاً أن أرحب بكم هنا. سواءً أكان وصولكم بدافع الفضول، أو مصادفةً من خلال رابط مشترك، أو بدافع حب الكل...