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La lutte pour la tête du gouvernement israélien en octobre 2026 : lecture des sondages et des alliances post-électorales (article)

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La lutte pour la tête du gouvernement israélien en octobre 2026 : lecture des sondages et des alliances post-électorales




La scène politique israélienne traverse actuellement l’une des périodes les plus controversées depuis des années. Alors que les élections législatives, prévues pour le 27 octobre prochain, approchent, la compétition fait rage entre le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, et l’ancien chef d’état-major, Gadi Eizenkot. Pourtant, cette rivalité dépasse le simple affrontement personnel entre deux hommes politiques ; elle reflète des transformations profondes dans la structure partisane et les alliances politiques qui pourraient redessiner les contours d’Israël pour les années à venir. Ce qui rend ces élections différentes des précédentes, c’est que les sondages n’apportent pas de réponse tranchée quant à l’identité du futur Premier ministre. Ils esquissent plutôt plusieurs scénarios, témoignant d’une paralysie partisane qui pourrait se prolonger des mois après l’annonce des résultats officiels.

Les sondages publiés par la chaîne publique israélienne et d’autres médias brossent un tableau complexe, marqué par une concurrence très serrée entre les deux principaux pôles politiques. Un sondage de la chaîne 12, réalisé le 20 août, attribue au parti "Yachar", mené par Gadi Eizenkot, vingt-quatre sièges si les élections avaient lieu aujourd’hui, contre vingt et un pour le "Likoud" de Netanyahou. Mais l’indicateur le plus frappant est celui de la "pertinence pour la fonction de Premier ministre" : selon un sondage de la chaîne publique, quarante-quatre pour cent des électeurs préfèrent Eizenkot, contre seulement trente-quatre pour cent pour Netanyahou, tandis que seize pour cent restent indécis. Cet écart dans la perception de la pertinence traduit un changement important dans les préférences des électeurs, d’autant que Netanyahou a longtemps reposé sur son image de leader sécuritaire indispensable face aux défis existentiels de l’État hébreu.

Un autre sondage, publié par le journal "Maariv", révèle un écart encore plus important entre les deux partis, avec vingt-six sièges pour "Yachar" contre vingt pour le "Likoud", tandis que l’alliance "Yahad" conduite par Naftali Bennett et Yaïr Lapid obtiendrait quatorze sièges. Cet écart en sièges signifie que le camp de l’opposition anti-Netanyahou disposerait d’une majorité claire de soixante sièges contre quarante-neuf pour la coalition sortante. Pourtant, ces chiffres, aussi significatifs soient-ils, ne racontent pas toute l’histoire. Le paysage partisan israélien souffre d’une fragmentation extrême qui rend la transformation de ces chiffres en gouvernement stable extrêmement difficile. Les nombreux petits partis qui partagent l’objectif de destituer Netanyahou divergent radicalement sur la sécurité nationale, la gestion du dossier de Gaza, les relations avec les Palestiniens, ou encore la forme du futur gouvernement, ce qui empêche la constitution d’un bloc cohérent et capable de gouverner efficacement.

Le cœur de la crise politique actuelle réside dans l’incapacité de l’un ou l’autre camp à obtenir la majorité absolue de soixante et un sièges. Selon le sondage de la chaîne publique, le camp Netanyahou obtiendrait quarante-neuf sièges si le nouveau parti du général Ofer Winter entre dans la course électorale – un scénario qui affaiblit effectivement le bloc d’extrême droite traditionnellement favorable à Netanyahou. En revanche, le camp du changement, mené par Eizenkot, obtiendrait soixante sièges, n’ayant besoin que d’un seul siège supplémentaire pour atteindre la majorité requise pour former une coalition. Quant aux partis arabes, ils recueilleraient ensemble onze sièges selon ce même sondage. Mais transformer ce nombre en soutien effectif à un gouvernement Eizenkot reste semé d’embûches politiques et idéologiques, notamment en raison du refus d’une large frange de l’électorat juif de s’appuyer sur les partis arabes pour former un gouvernement.

Cette équation complexe a placé Eizenkot et son équipe devant des choix difficiles. Ces dernières semaines, le parti "Yachar" a commencé à préparer un scénario de repli : la formation d’un gouvernement minoritaire, s’appuyant sur seulement cinquante-huit ou cinquante-neuf sièges. Ce scénario est autorisé par la loi israélienne, qui n’exige pas que le gouvernement recueille l’approbation de soixante et un députés, mais seulement une majorité simple des votants présents lors de la séance de vote. Ce scénario témoigne de la conscience profonde qu’a Eizenkot de la persistance probable de la paralysie partisane après les élections, et que la voie la plus réaliste pour évincer Netanyahou n’est peut-être pas l’obtention d’une majorité absolue, mais l’exploitation des failles du système parlementaire permettant de former un gouvernement avec moins que la majorité numérique. Fait intéressant, les proches d’Eizenkot posent à l’opinion publique une question fondamentale : un gouvernement minoritaire soutenu par cinquante-huit députés, représentant environ quarante-neuf pour cent des électeurs, est-il moins légitime que le maintien de Netanyahou à son poste de Premier ministre intérimaire, avec le soutien d’un bloc ne dépassant pas cinquante sièges, représentant quarante et un pour cent des électeurs ? Cette question reflète un changement de discours dans la vie politique israélienne, où l’on ne parle plus seulement de qui détient la majorité, mais aussi de la légitimité du pouvoir en l’absence de majorité claire.

Les racines de cette crise remontent à la période 2019-2021, qui a vu quatre élections législatives successives, toutes aboutissant à une impasse et à l’incapacité de former un gouvernement stable. Pendant toute cette période, Netanyahou est resté Premier ministre par intérim, non parce qu’il disposait d’une majorité parlementaire, mais simplement parce qu’il occupait déjà le poste. Cette situation a perduré jusqu’au milieu de l’année 2021, lorsqu’une coalition hétéroclite a réussi à l’écarter provisoirement. Le camp du changement craint aujourd’hui la répétition de ce scénario, où Netanyahou pourrait une fois de plus rester en place pendant que les tentatives de former un gouvernement alternatif s’enlisent. C’est ici que l’option du gouvernement minoritaire prend toute son importance. Même si ce gouvernement ne survit pas longtemps, même si son échec conduit à la dissolution de la Knesset et à de nouvelles élections, il modifierait radicalement l’équation politique, car il ferait d’Eizenkot le Premier ministre par intérim pendant la période transitoire, privant Netanyahou de l’avantage de la continuité du pouvoir sur lequel il a longtemps compté.

L’autre option pour former un gouvernement consiste à inclure le parti arabe "Raam", dirigé par Mansour Abbas, dans la coalition. Cette option ajouterait quatre ou cinq sièges décisifs, permettant à Eizenkot de franchir aisément le seuil de la majorité. Mais elle se heurte à une forte opposition au sein de l’électorat juif : cinquante-cinq pour cent des électeurs du camp Netanyahou rejettent catégoriquement cette éventualité. Même au sein du camp du changement, ce choix ne fait pas l’unanimité. Naftali Bennett a ainsi déclaré qu’il ne renouvellerait pas l’alliance avec Raam en cas de victoire, signe clair de l’évolution du climat politique après les événements du 7 octobre, qui ont rendu toute coopération ouverte avec les partis arabes plus sensible qu’elle ne l’était en 2021. La racine de cette sensibilité tient à l’identité même de Raam, né comme une branche méridionale du mouvement islamique en Israël. Malgré les efforts constants d’Abbas pour distancier le parti de l’autorité spirituelle religieuse du mouvement, une grande partie du public juif continue de considérer toute alliance politique avec lui comme une ligne rouge infranchissable. Cette situation place Eizenkot face à une équation délicate : soit opter pour un gouvernement minoritaire, moins stable mais plus acceptable pour sa base électorale, soit risquer de perdre le soutien de ses électeurs en s’engageant dans une coopération ouverte avec les partis arabes.

De son côté, l’alliance "Yahad", qui réunit Naftali Bennett et Yaïr Lapid, constitue une autre tentative d’unifier les rangs de l’opposition. Pourtant, cette alliance révèle elle-même des divergences fondamentales entre ses dirigeants. Bennett prône une doctrine offensive, fondée sur un changement de l’équation de dissuasion face à l’Iran et au Hezbollah : toute attaque du Hezbollah devrait entraîner une riposte directe contre l’Iran. Il appelle également à refondre la politique israélienne à l’égard de Gaza, à exclure la Turquie et le Qatar des arrangements d’après-guerre au profit de l’Égypte, tout en préservant la liberté d’action militaire israélienne dans la bande de Gaza. En revanche, Lapid semble plus prudent vis-à-vis de la Turquie, prônant une désescalade plutôt qu’une confrontation, estimant que le maintien d’un conflit ouvert n’est pas dans l’intérêt d’Israël. Ces divergences entre deux partenaires d’une même coalition reflètent l’hétérogénéité du camp du changement, et soulèvent des questions sur sa capacité à offrir une vision commune et cohérente du pouvoir en cas de victoire sur Netanyahou. Ces interrogations s’intensifient à mesure que les sondages donnent Eizenkot gagnant, renforçant les craintes de ses concurrents de le voir devenir la force dominante au sein de l’opposition, confrontée à un double défi : renverser Netanyahou d’un côté, et empêcher les luttes internes pour le leadership et la forme du gouvernement de diluer sa force électorale de l’autre.

Ce qui rend le paysage encore plus complexe, c’est la dynamique constante des alliances partisanes. Un récent sondage de la chaîne publique montre que la fusion des partis "Front" et "Rassemblement national démocratique" au sein de la Liste arabe unie a permis de gagner un siège supplémentaire, la liste unie obtenant sept sièges contre cinq pour Raam. Par ailleurs, "Yachar" reste le premier parti avec vingt-quatre sièges, tandis que le Likoud recule à vingt-trois. Ces variations minimes dans la répartition des sièges peuvent s’avérer décisives dans l’équation de la formation gouvernementale, d’autant que l’approche des élections laisse aux petits partis la possibilité d’ajuster leurs stratégies. Un autre sondage indique que le bloc d’Eizenkot – comprenant Bennett, Lapid, Lieberman et les Démocrates – disposerait d’environ cinquante-huit ou cinquante-neuf sièges, des chiffres proches de la majorité mais insuffisants. Cette proximité rend chaque siège supplémentaire précieux, et explique les pressions intenses exercées par les différents partis sur leurs électeurs pour tenter de gagner les voix supplémentaires qui pourraient tout faire basculer.

Il est important de souligner que ces sondages reflètent les intentions de vote à un moment donné, et qu’ils peuvent évoluer significativement à mesure que les élections approchent, d’autant que les partis d’extrême droite, qui faisaient partie de la coalition Netanyahou, font face à une menace existentielle avec l’entrée en lice de nouveaux partis. Par exemple, le parti "Sionisme religieux", qui disposait de quatre sièges, pourrait perdre toute représentation parlementaire si le parti du général Winter entre en compétition, ce qui redistribuerait les sièges en affaiblissant le bloc d’extrême droite et en renforçant la position de l’opposition. Cette dynamique rappelle comment les petits partis peuvent influencer les équilibres de pouvoir dans les systèmes parlementaires, et comment des changements minimes dans la répartition des voix peuvent produire des écarts considérables dans les résultats finaux. C’est précisément ce qui rend les prévisions pour ces élections plus difficiles que d’habitude.

À la lecture de ces sondages et analyses, il semble que le prochain Premier ministre israélien sera très probablement Gadi Eizenkot. Mais ce résultat n’est pas encore assuré. Les chemins menant à ce poste sont multiples et complexes, et exigeront probablement d’intenses efforts pour former des alliances post-électorales. L’écart entre Eizenkot et Netanyahou en sièges et dans l’indice de pertinence pour la fonction donne un avantage à l’ancien chef d’état-major, mais l’histoire politique israélienne est pleine de surprises de dernière minute et de retournements inattendus. La question la plus pressante n’est donc pas seulement qui gagnera les élections, mais plutôt de savoir si Israël entrera dans une nouvelle crise de gouvernance, semblable à celle de 2019-2021, ou si l’un des camps parviendra à trancher et à former un gouvernement stable. Ce qui complique encore la situation, c’est que les options offertes à Eizenkot – gouvernement minoritaire ou alliance avec les partis arabes – comportent des risques politiques susceptibles de déstabiliser tout gouvernement formé. Cela signifie que le paysage politique israélien pourrait rester dans l’expectative et le mouvement bien après l’annonce des résultats officiels. En définitive, l’enjeu réel de ces élections ne tient pas seulement à l’identité du Premier ministre, mais à l’avenir du système politique israélien lui-même et à sa capacité à sortir de l’impasse dans laquelle il est englué depuis des années.




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الصراع على رئاسة الحكومة الإسرائيلية في أكتوبر 2026: قراءة في استطلاعات الرأي وتحالفات ما بعد الانتخابات (مقال)

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الصراع على رئاسة الحكومة الإسرائيلية في أكتوبر 2026: قراءة في استطلاعات الرأي وتحالفات ما بعد الانتخابات




تشهد الساحة السياسية الإسرائيلية في هذه الأيام واحدة من أكثر الفترات إثارة للجدل منذ سنوات، مع اقتراب موعد الانتخابات البرلمانية المقرر في السابع والعشرين من أكتوبر المقبل، يتصدر المشهد تنافس محتدم بين رئيس الوزراء الحالي بنيامين نتنياهو ورئيس الأركان السابق غادي آيزنكوت، غير أن هذا التنافس يتجاوز كونه مجرد صراع شخصي بين سياسيين، بل يعكس تحولات عميقة في البنية الحزبية والتحالفات السياسية التي قد ترسم ملامح إسرائيل في المرحلة المقبلة، إن ما يجعل هذه الانتخابات مختلفة عن سابقاتها هو أن الاستطلاعات لا تقدم إجابة حاسمة حول هوية رئيس الوزراء القادم، بل تطرح سيناريوهات متعددة تعكس حالة من الجمود الحزني التي قد تستمر لشهور طويلة بعد الإعلان عن النتائج الرسمية.

تقدم استطلاعات الرأي التي نشرتها هيئة البث الإسرائيلية ومصادر إعلامية أخرى صورة معقدة تتسم بالتقارب الشديد بين القطبين الرئيسيين في المشهد السياسي، ففي استطلاع أجرته القناة الثانية عشرة في العشرين من أغسطس، حصل حزب "يشار" بزعامة غادي آيزنكوت على أربعة وعشرين مقعداً في حال أجريت الانتخابات اليوم، بينما حصل حزب "الليكود" بزعامة نتنياهو على واحد وعشرين مقعداً فقط ، لكن ما يثير الاهتمام حقاً هو مؤشر الملاءمة لرئاسة الوزراء، حيث أظهر استطلاع هيئة البث أن أربعة وأربعين بالمئة من الناخبين يفضلون آيزنكوت لرئاسة الحكومة مقابل أربعة وثلاثين بالمئة فقط لنتنياهو، فيما بقي ستة عشر بالمئة من المستطلعين مترددين لم يحسموا خيارهم بعد ، هذا الفارق في مؤشر الملاءمة يعكس تحولاً مهماً في توجهات الناخبين، خاصة أن نتنياهو كان يعتمد طويلاً على صورته كقائد أمني لا غنى عنه في مواجهة التحديات المصيرية التي تواجه الدولة العبرية.

استطلاع آخر نشرته صحيفة "معاريف" كشف عن فجوة أكبر بين الحزبين، حيث حصل "يشار" على ستة وعشرين مقعداً مقابل عشرين مقعداً لـ"الليكود"، فيما حصل تحالف "معاً" الذي يقوده نفتالي بينيت ويائير لبيد على أربعة عشر مقعداً ، هذه الفجوة في عدد المقاعد تعني أن معسكر المعارضة المناهض لنتنياهو يحظى بأغلبية واضحة تصل إلى ستين مقعداً مقابل تسعة وأربعين مقعداً للائتلاف الحالي ، لكن هذه الأرقام رغم أهميتها لا تحكي القصة كاملة، فالمشهد الحزبي الإسرائيلي يعاني من حالة من التفتت الشديد تجعل تحويل هذه الأرقام إلى حكومة مستقرة تحدياً بالغ الصعوبة، فالأحزاب الصغيرة العديدة التي تتقاطع في هدف إسقاط نتنياهو تختلف جذرياً في رؤيتها للأمن القومي، والتعامل مع ملف غزة، والعلاقات مع الفلسطينيين، وشكل الحكومة المقبلة، مما يحول دون تشكيل كتلة سياسية متجانسة قادرة على الحكم بفعالية .

يكمن جوهر الأزمة السياسية الحالية في عجز أي من المعسكرين عن حسم الأغلبية المطلقة المتمثلة في أحد وستين مقعداً، فوفقاً لاستطلاع هيئة البث، يحصل معسكر نتنياهو على تسعة وأربعين مقعداً في حال دخول حزب الجنرال أوفير وينتر الجديد إلى المعركة الانتخابية، وهو سيناريو يضعف فعلياً كتلة اليمين المتطرف الذي كان يحظى تقليدياً بدعم نتنياهو ، في المقابل، يحصل معسكر التغيير بقيادة آيزنكوت على ستين مقعداً، أي أنه يبقى بحاجة إلى مقعد واحد فقط للوصول إلى الأغلبية المطلوبة لتشكيل حكومة ائتلافية ، أما الأحزاب العربية فتحظى مجتمعة بأحد عشر مقعداً وفقاً لهذا الاستطلاع ، لكن تحويل هذا العدد إلى دعم فعلي لحكومة آيزنكوت يظل محفوفاً بالصعوبات السياسية والأيديولوجية، خاصة في ظل رفض قطاع كبير من الناخبين اليهود لفكرة الاعتماد على الأحزاب العربية في تشكيل الحكومة.

هذه المعضلة الحسابية وضعت آيزنكوت وفريقه أمام خيارات صعبة، حيث بدأ حزب "يشار" في الأسابيع الأخيرة بالتحضير لسيناريو طارئ يتمثل في تشكيل حكومة أقلية تعتمد على ثمانية وخمسين أو تسعة وخمسين مقعداً فقط، وهو سيناريو يسمح به القانون الإسرائيلي الذي لا يشترط حصول الحكومة على تأييد أحد وستين نائباً، بل يكتفي بأغلبية بسيطة ممن يحضرون جلسة التصويت ، ويعكس هذا السيناريو إدراكاً عميقاً من جانب آيزنكوت بأن الجمود الحزبي قد يستمر حتى بعد الانتخابات، وأن الطريق الأكثر واقعية لإزاحة نتنياهو عن السلطة قد لا يكون عبر تحقيق الأغلبية المطلقة، بل عبر استغلال ثغرات في النظام البرلماني تتيح تشكيل حكومة بأقل من الأغلبية العددية، والمثير للاهتمام أن مقاربي آيزنكوت يطرحون سؤالاً جوهرياً على الرأي العام: هل حكومة أقلية مدعومة من ثمانية وخمسين نائباً تمثل حوالي تسعة وأربعين بالمئة من الناخبين هي أقل شرعية من بقاء نتنياهو في منصبه كرئيس وزراء مؤقت بدعم من كتلة لا تتجاوز خمسين مقعداً تمثل واحداً وأربعين بالمئة من الناخبين فقط ، هذا السؤال يعكس تغيراً في الخطاب السياسي الإسرائيلي، حيث لم يعد الحديث محصوراً في من يملك الأغلبية، بل أصبح يتناول شرعية الحكم في ظل غياب الأغلبية الواضحة.

تعود جذور هذه الأزمة إلى الفترة الممتدة بين عامي 2019 و2021، حين شهدت إسرائيل أربع جولات انتخابية متعاقبة انتهت جميعها بالجمود وعدم قدرة أي من الأطراف على تشكيل حكومة مستقرة، وخلال تلك الفترة ظل نتنياهو في منصبه رئيساً للوزراء المؤقت، ليس لأنه كان يحظى بأغلبية برلمانية، بل ببساطة لأنه كان يشغل المنصب أصلاً، واستمر هذا الوضع حتى منتصف عام 2021 حين تمكن تحالف غير متجانس من إزاحته مؤقتاً، ويخشى معسكر التغيير اليوم من تكرار هذا السيناريو، حيث قد يجد نتنياهو نفسه مرة أخرى في موقع من ينتظر في منصبه بينما تتعثر محاولات تشكيل حكومة بديلة، وهنا تبرز أهمية خيار الحكومة الأقلية التي قد تكسر هذا الجمود، فحتى لو فشلت هذه الحكومة في البقاء لفترة طويلة، وحتى لو أدى فشلها إلى حل الكنيست والدعوة لانتخابات جديدة، فإنها ستغير المعادلة السياسية بشكل جذري، لأنها ستجعل آيزنكوت رئيس الوزراء المؤقت خلال الفترة الانتقالية بدلاً من نتنياهو، مما يحرم الأخير من ميزة استمرارية الحكم التي اعتمد عليها طويلاً .

أما الخيار البديل لتشكيل الحكومة فيتمثل في إشراك حزب "رعام" العربي بزعامة منصور عباس في الائتلاف الحكومي، وهو خيار قد يضيف أربعة أو خمسة مقاعد حاسمة تتيح لآيزنكوت تجاوز عتبة الأغلبية المطلوبة بسهولة، لكن هذا الخيار يواجه معارضة شديدة في أوساط الناخبين اليهود، حيث يعارض خمسة وخمسون بالمئة من ناخبي كتلة نتنياهو هذا الاحتمال بشدة، حتى داخل معسكر التغيير، لا يلقى هذا الخيار إجماعاً، إذ أعلن نفتالي بينيت أنه لن يعيد الشراكة مع حزب رعام في حال فاز في الانتخابات، في إشارة واضحة إلى تحول المزاج العام بعد أحداث السابع من أكتوبر التي جعلت أي تعاون علني مع الأحزاب العربية أكثر حساسية مما كان عليه الحال في عام 2021 ، ويعود جذر هذه الحساسية إلى هوية حزب رعام الذي نشأ كفرع جنوبي للحركة الإسلامية في إسرائيل، ورغم جهود عباس المستمرة لإبعاد الحزب عن الهيئة الروحية الدينية للحركة، فإن جزءاً كبيراً من الجمهور اليهودي لا يزال ينظر إلى الشراكة السياسية معه باعتبارها خطاً أحمر لا يمكن تخطيه ، هذا الوضع يضع آيزنكوت أمام معادلة صعبة: فإما أن يختار خيار الحكومة الأقلية الأقل استقراراً ولكن الأكثر قبولاً لدى قاعدته الانتخابية، أو يخاطر بفقدان دعم ناخبيه في حال لجوء إلى التعاون العلني مع الأحزاب العربية.

من ناحية أخرى، يعكس تحالف "معاً" الذي يجمع بين نفتالي بينيت ويائير لبيد محاولة أخرى لتوحيد صفوف المعارضة، لكن هذا التحالف نفسه يكشف عن تباينات جوهرية في الرؤى بين قادته، فبينيت يطرح عقيدة أمنية هجومية تقوم على تغيير معادلة الردع مع إيران وحزب الله، بحيث يؤدي كل هجوم لحزب الله إلى رد مباشر على إيران، كما يدعو إلى إعادة صياغة سياسة إسرائيل تجاه غزة وإخراج تركيا وقطر من ترتيبات ما بعد الحرب واستبدالهما بمصر، مع الحفاظ على حرية العمل العسكري الإسرائيلي في القطاع ، في المقابل، يبدو لبيد أكثر حذراً في التعامل مع تركيا، حيث يدعو إلى خفض التوتر معها بدلاً من المواجهة، معتبراً أن استمرار الصدام ليس في مصلحة إسرائيل، هذه الاختلافات بين شريكين في نفس التحالف تعكس حالة من عدم التجانس داخل معسكر التغيير، وتثير تساؤلات حول مدى قدرة هذا المعسكر على تقديم رؤية موحدة ومتماسكة للحكم في حال نجاحه في الإطاحة بنتنياهو ، وهي تساؤلات تزداد حدة كلما تقدمت الاستطلاعات وأظهرت تقدماً لآيزنكوت، مما يزيد من مخاوف منافسيه من تحوله إلى القوة المهيمنة داخل معسكر التغيير، ويجعل المعارضة أمام معضلة مزدوجة: الإطاحة بنتنياهو من جهة، ومنع الصراع الداخلي على القيادة وشكل الحكومة من تبديد قوتها الانتخابية من جهة أخرى .

ما يزيد المشهد تعقيداً هو ديناميكية التحالفات الحزبية التي تشهد تغيرات مستمرة، ففي استطلاع حديث لهيئة البث، تبين أن اندماج أحزاب الجبهة والتجمع الوطني في القائمة المشتركة ساهم في زيادة مقاعد الأحزاب العربية بمقعد واحد، حيث حصلت القائمة المشتركة على سبعة مقاعد مقابل خمسة لحزب رعام ، وفي الوقت نفسه، يظل حزب "يشار" بزعامة آيزنكوت الحزب الأكبر مع أربعة وعشرين مقعداً، بينما يتراجع الليكود إلى ثلاثة وعشرين مقعداً ، هذه التغيرات الطفيفة في توزيع المقاعد قد تكون حاسمة في معادلة تشكيل الحكومة، خاصة مع اقتراب موعد الانتخابات الذي يسمح للأحزاب الصغيرة بتعديل استراتيجياتها، ويوضح استطلاع آخر أن كتلة آيزنكوت التي تضم بينيت ولبيد وليبرمان والديمقراطيين تحظى بحوالي ثمانية وخمسين أو تسعة وخمسين مقعداً، وهي أرقام تقترب من الأغلبية لكنها لا تصل إليها ، هذا القرب الشديد من عتبة الأغلبية يجعل كل مقعد إضافياً ثميناً، ويفسر الضغوط الهائلة التي تمارسها الأحزاب المختلفة على ناخبيها في محاولة لكسب أي أصوات إضافية قد تغير المعادلة برمتها.

من المهم الإشارة إلى أن هذه الاستطلاعات تعكس نوايا التصويت في لحظة زمنية محددة، وقد تشهد تغيرات كبيرة مع اقتراب موعد الانتخابات، خاصة أن الأحزاب اليمينية المتطرفة التي كانت تشكل جزءاً من ائتلاف نتنياهو تواجه تهديداً وجودياً من دخول أحزاب جديدة إلى الساحة ، فحزب "الصهيونية الدينية" مثلاً، الذي كان يحظى بأربعة مقاعد، قد يفقد تمثيله البرلماني بالكامل في حال دخول حزب الجنرال وينتر إلى المعركة، مما سيؤدي إلى إعادة توزيع المقاعد بشكل يضعف كتلة اليمين المتطرف ويعزز موقف المعارضة ، هذه الديناميكية تذكرنا بكيفية تأثير الأحزاب الصغيرة في تغيير موازين القوى في الأنظمة البرلمانية، وكيف يمكن لتحولات طفيفة في توزيع الأصوات أن تحدث فروقاً كبيرة في النتائج النهائية، وهذا هو بالضبط ما يجعل التنبؤ بنتيجة الانتخابات الحالية أكثر صعوبة من المعتاد.

إن قراءة المشهد من خلال هذه الاستطلاعات والتحليلات تشير إلى أن رئيس الوزراء الإسرائيلي القادم سيكون على الأرجح غادي آيزنكوت، لكن هذه النتيجة ليست محسومة بعد، فالطرق المؤدية إلى هذا المنصب متعددة ومعقدة، وقد تتطلب جهوداً مضنية لتشكيل تحالفات ما بعد الانتخابات، إن الفجوة بين آيزنكوت ونتنياهو في عدد المقاعد وفي مؤشر الملاءمة لرئاسة الوزراء تعطي الأفضلية للقائد السابق للجيش، لكن التاريخ السياسي الإسرائيلي حافل بمفاجآت اللحظة الأخيرة وتحولات غير متوقعة، يبقى السؤال الأكثر إلحاحاً ليس من سيفوز في الانتخابات، بل ما إذا كانت إسرائيل ستدخل في أزمة حكم جديدة مشابهة لما شهدته بين عامي 2019 و2021، أم أن أحد الأطراف سينجح هذه المرة في حسم المعركة وتشكيل حكومة مستقرة، وما يزيد الوضع تعقيداً هو أن الخيارات المتاحة أمام آيزنكوت، سواء الحكومة الأقلية أو الاعتماد على الأحزاب العربية، تحمل في طياتها مخاطر سياسية قد تقوض استقرار أي حكومة تتشكل، مما يعني أن المشهد السياسي الإسرائيلي قد يبقى في حالة من الترقب والتحول حتى بعد إعلان النتائج الرسمية، وفي المحصلة، يبدو أن الاستحقاق الحقيقي للانتخابات القادمة لا يتعلق فقط بهوية رئيس الوزراء، بل بمستقبل النظام السياسي الإسرائيلي نفسه وقدرته على الخروج من دائرة الجمود التي دخل فيها منذ سنوات.





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Rebecca: (9) Le Thé et le Sablier (nouvelle)

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Rebecca: (9) Le Thé et le Sablier




La notification était tombée un dimanche après-midi, alors que Rebecca feuilletait un magazine de décoration dans son salon baigné de lumière. Le groupe de discussion s'appelait "Les Amateurs de Thé Cérémoniels" et elle y était inscrite depuis des mois, sans jamais vraiment participer. Un message privé s'affichait dans sa boîte de réception. L'expéditeur s'appelait Hiro Tanaka, un nom qu'elle avait vu passer dans quelques conversations sur les bienfaits du matcha et la philosophie du chanoyu. Il écrivait avec une élégance sobre : "Bonjour Rebecca. J'ai lu vos commentaires sur la cérémonie du thé. Je suis professeur de chanoyu à Londres depuis dix ans. Je donne des démonstrations privées dans mon dojo, dans le quartier de Kensington. Si vous êtes intéressée, je serais honoré de vous recevoir. La cérémonie dure environ deux heures. Elle est lente, précise, et je crois qu'elle vous plaira." Elle avait souri, intriguée. Elle répondit qu'elle était intéressée. Il fixa un rendez-vous pour le samedi suivant, à quinze heures.

Le dojo de Hiro était caché au fond d'une cour pavée, derrière une porte en bois sombre. Rebecca sonna, et la porte s'ouvrit sur un petit jardin japonais : un bassin de pierre, un érable nain, des galets soigneusement disposés. Une jeune femme l'accueillit sur le seuil. Elle était petite, fine, avec des cheveux noirs courts et lisses qui encadraient un visage angélique aux pommettes hautes. Elle portait un kimono en soie bleu pâle, ceint d'une obi blanche. Ses yeux étaient noirs, profonds, et son sourire était timide. Elle s'inclina légèrement. "Bienvenue, Rebecca. Je m'appelle Yuki. Je suis la compagne de Hiro. Il vous attend dans la salle de thé." Rebecca remarqua sa voix, douce et haut perchée, presque enfantine. Elle remarqua aussi sa poitrine, qui pointait légèrement sous le kimono, des seins qui commençaient à peine à se former, comme ceux d'une adolescente en début de puberté. Sous le tissu, elle devina le renflement discret d'un petit pénis au repos. Une femboy, comprit-elle. Une jeune personne à la féminité naissante, aux traits gracieux, au corps encore androgyne. Rebecca s'inclina en retour, suivit Yuki dans l'intérieur.

La salle de thé était une pièce sobre, éclairée par des lampes à huile. Un autel Shinto trônait dans un coin, avec une petite statue de Bouddha et des fleurs fraîches. Au centre, un tatami surélevé supportait un plateau de laque rouge, sur lequel étaient disposés un bol à thé, un fouet en bambou, une petite cuillère en bois, et un pot de thé vert en poudre. Hiro était assis en posture de méditation, les jambes croisées, le dos droit, les mains posées sur ses genoux. Il était d'une beauté saisissante, avec des cheveux noirs mi-longs retenus par un ruban de soie, des yeux en amande d'un brun profond, une peau lisse et dorée, des lèvres fines et bien dessinées. Il portait un kimono de cérémonie, noir et blanc, qui soulignait ses épaules larges et sa taille fine. Il se leva, s'inclina devant Rebecca, et lui offrit un sourire qui semblait contenir des siècles de sagesse. "Rebecca. Je suis heureux que vous soyez venue. Asseyez-vous, s'il vous plaît."

Elle s'assit sur le tatami, les jambes repliées sous elle. Yuki s'installa à côté de Hiro, son corps frôlant le sien avec une familiarité qui trahissait une intimité profonde. Hiro commença la cérémonie. Ses gestes étaient lents, précis, presque hypnotiques. Il prit la petite cuillère, mesura la poudre de thé vert, la versa dans le bol. Il ajouta de l'eau chaude, puis prit le fouet en bambou, et commença à battre le thé. Le bruit du fouet contre la paroi du bol était régulier, apaisant, comme une pluie fine sur un toit de chaume. Il tournait le bol dans ses mains, le présentant à Rebecca, à Yuki, puis le reposa. Il versa une seconde eau, battit à nouveau. Le thé moussait, prenait une couleur d'un vert profond, presque liquide. Il offrit le bol à Rebecca. Elle le prit à deux mains, le porta à ses lèvres, et but une gorgée lente. Le thé était amer, velouté, avec une pointe de sucre qui persista sur sa langue. Elle rendit le bol à Hiro, qui le prit, but une gorgée à son tour, puis le passa à Yuki. Elle but, ses yeux fermés, un sourire aux lèvres. Ils répétèrent le geste trois fois, le silence n'étant troublé que par le bruit de l'eau, le froissement des kimonos, le souffle des trois corps.

Rebecca sentait la chaleur du thé se répandre dans son ventre, la lumière douce des lampes sur sa peau, la présence des deux Japonais à ses côtés. Elle les regardait à la dérobée : Hiro, avec sa gravité sereine, ses mains élégantes, ses yeux qui semblaient plonger en elle. Yuki, avec sa fragilité angélique, ses petits seins pointant sous le kimono, sa main qui touchait parfois celle de Hiro avec une tendresse instinctive. Il y avait entre eux une complicité qui dépassait le simple couple, quelque chose de plus ancien, de plus rituel. Rebecca se sentait comme une invitée dans un temple, comme une voyageuse qui avait franchi une porte invisible.

Hiro remplit le bol une quatrième fois. Mais cette fois, il ne le tendit pas à Rebecca. Il le posa sur le plateau, se tourna vers elle, et posa sa main sur la sienne. Le contact était léger, presque furtif. Il glissa ses doigts entre les siens, les serra doucement. Elle le regarda, et dans ses yeux, elle lut une question. Pas une question de mots, mais une question de désir. Elle hocha la tête, une fois, lentement. Il se pencha, et l'embrassa. Le baiser était doux, comme une gorgée de thé vert, amer et sucré à la fois. Sa langue effleura ses lèvres, puis s'enfonça, chaude, exploratrice. Elle ferma les yeux, se laissa porter. Elle sentit les mains de Yuki sur ses épaules, puis sur sa nuque, caressant ses cheveux. Elle se tourna vers Yuki, l'embrassa à son tour. La jeune femme avait des lèvres plus pleines, plus douces, un goût de thé et de miel.

Hiro se leva, tendit la main à Rebecca, l'invita à le suivre. Il la conduisit vers un futon déroulé dans un coin de la pièce, recouvert de draps de soie blanche. Yuki les suivit, se déshabillant avec une lenteur délibérée. Son kimono glissa sur ses épaules, révéla une poitrine à peine ébauchée, des tétons roses et sensibles, un ventre plat, et entre ses jambes, un petit pénis, fin, d'une dizaine de centimètres, qui commençait à durcir. Elle était belle comme une estampe, gracieuse comme une danseuse. Rebecca retira sa robe, révéla ses seins lourds, ses hanches rondes, et entre ses jambes, la cage de chasteté, étincelante sous la lumière. Hiro la regarda, ses yeux s'élargissant légèrement. Il s'approcha, caressa la cage du bout des doigts, sentit le métal froid, le pénis chaud qu'elle contenait. "Pourquoi ?" demanda-t-il. "Pour prolonger le plaisir", répondit Rebecca. "Pour que chaque sensation soit plus forte, plus intense." Il hocha la tête, comprit.

Il se déshabilla à son tour. Son kimono tomba, révéla un corps mince mais musclé, la peau dorée et lisse, des tatouages discrets sur les épaules, des lignes noires qui évoquaient des vagues et des nuages. Entre ses jambes, son pénis était long, élégant, parfaitement proportionné, se dressant contre son ventre. Il s'agenouilla devant Rebecca, embrassa sa cage, la lécha, le métal froid contre sa langue chaude. Elle gémit, se cambra. Yuki s'approcha par derrière, caressa ses seins, ses tétons, les pinçant doucement. Hiro se releva, allongea Rebecca sur le futon, écarta ses cuisses. Il appliqua de l'huile de thé sur ses doigts, puis sur l'anus de Rebecca, massant doucement le sphincter. Il enfonça un doigt, puis deux, l'élargissant avec une lenteur infinie. Rebecca gémissait, ses mains agrippant les draps, les doigts de Yuki sur ses tétons. Hiro retira ses doigts, enduisit son pénis d'huile, et entra en elle d'une seule poussée profonde. Elle cria, sa cage tintant contre son ventre. Il s'arrêta, la laissa s'habituer à sa taille, à sa longueur, à sa chaleur. Puis il commença à bouger, lentement, régulièrement, chaque va-et-vient une vague qui l'emportait plus loin. Il la baisait comme on verse le thé, avec une précision méditative, une lenteur qui faisait monter le plaisir comme la mousse monte dans le bol.

Yuki s'allongea à côté de Rebecca, sa main caressant la cage, les testicules de Rebecca, le bas de son ventre. Elle se pencha, embrassa ses seins, les suça, les mordilla. Hiro accéléra légèrement, ses hanches claquant contre les fesses de Rebecca. Il la prit par les hanches, la souleva, changea d'angle, et la pénétra encore plus profondément. Rebecca gémit, son corps se tendant. Elle sentit l'orgasme monter, mais la cage l'empêchait de jouir complètement. Le plaisir était différé, prolongé, presque douloureux. Elle prit la cage dans sa main, la serra, sentant son pénis comprimé, brûlant, désespérant de se libérer. Hiro continuait, imperturbable, ses yeux plongés dans les siens. Yuki se pencha, embrassa Rebecca sur la bouche, ses doigts caressant ses tétons. Rebecca sentit l'orgasme monter encore, plus fort, plus intense, et elle jouit, un long frémissement qui parcourut tout son corps, son pénis éjaculant à travers la cage en jets chauds qui coulèrent entre les barreaux métalliques. Hiro, sentant ses contractions, accéléra, et jouit à son tour, profondément en elle, remplissant son anus de sperme chaud. Il resta un moment en elle, puis se retira doucement.

Rebecca était allongée, tremblante, les yeux fermés. Elle sentit les mains de Yuki retirer la cage, la libérer. Son pénis était rouge, gonflé, encore dur, le gland luisant de pré-sperme mêlé à son propre orgasme. Yuki le caressa, le sentit palpitant sous ses doigts. Elle se pencha, le prit dans sa bouche, le suça avec une douceur qui la fit gémir. Rebecca ouvrit les yeux, regarda Yuki qui la suçait, ses petits seins se balançant, son petit pénis dur et pointant contre son ventre. Elle posa sa main sur la tête de Yuki, la guida, la sentit avaler profondément. Hiro s'approcha par derrière, s'allongea sur le futon, attira Yuki vers lui. Il la coucha sur le dos, écarta ses jambes, et la pénétra doucement. Yuki gémit, la bouche encore pleine de la queue de Rebecca. Hiro la baisait avec la même lenteur précise, ses yeux fixés sur l'endroit où leurs corps se joignaient. Rebecca se redressa, s'approcha de Yuki, et la pénétra à son tour, sa queue entrant dans son petit anus déjà occupé par celle de Hiro. Les deux pénis glissaient côte à côte, remplissant Yuki, la faisant crier de plaisir. Rebecca et Hiro bougeaient en rythme, leurs corps se frôlant, leurs souffles mêlés. Yuki était prise entre les deux, ses mains agrippant les épaules de Rebecca, ses jambes enserrant les hanches de Hiro. Elle jouit la première, un cri aigu, son petit pénis éjaculant sur son ventre en longs jets clairs. Hiro accéléra, baisant Yuki plus fort, sentant les contractions de son anus autour de sa queue. Il jouit en elle, remplissant son intérieur chaud. Rebecca continua, inébranlable, baisant Yuki à travers son orgasme, prolongeant le plaisir de la jeune femme jusqu'à ce qu'elle s'effondre, épuisée. Puis Rebecca se retira, se tourna vers Hiro, et l'embrassa. "À mon tour", murmura-t-elle. "Je veux te prendre." Hiro hocha la tête, se mit à quatre pattes, offrant son dos à Rebecca. Elle lubrifia sa queue, la posa contre son anus, et entra en lui d'une seule poussée. Il cria, son corps se tendant. Elle le baisa avec une vigueur qui la surprit elle-même, ses hanches claquant contre ses fesses, ses mains sur ses épaules. Il gémissait, son visage enfoui dans l'oreiller, son pénis dur et palpitant contre son ventre. Yuki s'approcha, s'accroupit devant lui, prit sa queue dans sa bouche, et le suça pendant que Rebecca le baisait. La double sensation le fit crier, son corps se contractant, et il jouit violemment dans la bouche de Yuki, des flots de sperme chaud qu'elle avala sans une grimace. Rebecca continua, le baisant à travers son orgasme, jusqu'à ce qu'elle-même sente son propre plaisir monter, incontrôlable, et qu'elle jouisse en lui, profonde, chaude, libératrice.

Ils restèrent un long moment enlacés, les trois corps mêlés, les respirations s'accordant. La lumière des lampes à huile vacillait doucement, projetant des ombres dansantes sur les murs. Le silence était complet, à l'exception du souffle des trois amants. Rebecca se tourna vers Hiro, caressa son visage, ses lèvres. "C'était parfait", murmura-t-elle. "Le thé, la lenteur, vous." Il sourit, ses yeux noirs brillant dans la pénombre. "Le thé est un art qui se partage. Le plaisir aussi." Yuki se blottit contre elle, sa main sur la cage qu'elle avait retirée, la caressant comme un objet précieux. "J'ai aimé te voir", dit-elle. "J'ai aimé te sentir." Rebecca l'embrassa, goûtant sur ses lèvres le miel du thé et le sel de leur étreinte.

Ils se rhabillèrent lentement, avec la même lenteur que la cérémonie. Hiro prépara un nouveau bol de thé, et ils burent ensemble, assis en cercle sur le tatami. Le thé était plus doux, plus chaud, comme s'il avait absorbé la chaleur de leur corps. Rebecca regarda les deux Japonais, leurs visages détendus, leurs corps apaisés. Elle se sentait chez elle, en paix, comme si elle avait toujours fait partie de ce rituel. Elle se leva, s'inclina devant eux. "Merci. Pour le thé. Pour vous. Pour tout." Hiro s'inclina en retour. "Reviens quand tu veux. La cérémonie est éternelle. Elle attend toujours ses invités."

Elle sortit dans la cour, la lumière du crépuscule l'enveloppant. Le petit jardin était baigné d'une lumière dorée, l'érable nain frémissait sous la brise. Elle ferma la porte derrière elle, et dans la rue, elle prit son téléphone, envoya un message à Alex : "Je rentre. Je t'aime. Je te raconterai tout." Puis elle se mit à marcher, le corps encore brûlant des caresses de Hiro et de Yuki. Elle repensa à la cérémonie, aux gestes précis, au silence, à la lenteur. Elle avait découvert une nouvelle forme d'érotisme, un érotisme du temps suspendu, où chaque caresse est une cérémonie, chaque orgasme un rituel. Elle sourit, se promettant de revenir, de boire encore ce thé qui avait le goût de l'éternité. Le sablier s'était retourné, et les grains de sable, maintenant, tombaient plus lentement, comme s'ils voulaient prolonger l'instant. Elle marcha jusqu'à la station de métro, légère, apaisée, habitée d'un plaisir qui ne demandait qu'à être renouvelé, comme la cérémonie du thé, sans fin, sans commencement, juste une étreinte éternelle entre trois êtres éphémères.







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Rebecca: (8) Le Déménagement (nouvelle)

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Rebecca: (8) Le Déménagement





Le camion de location était garé en double file devant l'immeuble haussmannien du dix-huitième arrondissement, ses flancs blancs maculés de poussière et de petites éraflures. Rebecca était arrivée une heure plus tôt, vêtue d'un jean et d'un t-shirt noir, les cheveux blonds attachés en une queue de cheval qu'elle avait nouée à la va-vite. Son amie Élodie, une jeune femme trans qu'elle avait rencontrée sur un groupe de soutien deux ans plus tôt, était en train de déménager dans un appartement plus grand, et Rebecca avait promis de l'aider à porter les cartons. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était l'équipe de déménageurs engagés pour les meubles lourds, et surtout, elle n'avait pas prévu Raphaël.

Il était sorti du camion comme on sort d'une grotte, en plissant les yeux sous le soleil de juin. Grand, très grand, au moins un mètre quatre-vingt-dix, avec des épaules larges qui semblaient taillées pour porter des mondes. Ses bras étaient épais, musclés, couverts de cicatrices blanches et de tatouages qui disparaissaient sous les manches de son t-shirt gris. Il avait des cheveux bruns coupés court, une mâchoire carrée, et des yeux d'un bleu si clair qu'ils semblaient presque transparents. Il avait dû voir Rebecca en même temps qu'elle le voyait, parce que son regard s'était figé sur elle, comme s'il venait de reconnaître quelqu'un qu'il cherchait depuis longtemps. Il ne sourit pas, ne dit rien, se contenta de la regarder avec une intensité qui fit rougir Rebecca jusqu'aux oreilles.

Elle détourna les yeux, se concentra sur un carton marqué "Livres", le souleva avec effort. Il était plus lourd que prévu. Raphaël s'approcha sans un mot, posa ses mains sur le carton, et le souleva comme s'il pesait une plume. Il passa devant elle, monta les escaliers sans se retourner. Rebecca resta figée sur le trottoir, le souffle coupé. Elle regarda ses épaules disparaître dans l'entrée de l'immeuble, puis secoua la tête, se remit à marcher. La journée fut longue, chaude, épuisante. Les déménageurs allaient et venaient, portant des canapés, des armoires, des matelas. Rebecca portait les cartons plus légers, les sacs de vêtements, les boîtes de vaisselle. À chaque fois qu'elle croisait Raphaël, elle sentait son regard sur elle. Il ne la regardait pas comme on regarde une femme qu'on trouve belle ; il la regardait comme on regarde une question à laquelle on ne sait pas répondre. Une fois, alors qu'elle montait les escaliers avec une lampe dans les bras, il la rattrapa, posa sa main sur son coude. Elle sursauta. Il retira sa main comme s'il s'était brûlé, et dit, de sa voix grave et caverneuse : "Tu veux que je prenne ça ?" Elle secoua la tête, incapable de parler. Il hocha la tête, descendit.

À la fin de la journée, quand tout fut rangé dans le nouvel appartement, Rebecca s'affala sur le canapé, épuisée. Elle avait les cheveux en désordre, le visage couvert de sueur, les vêtements sales. Elle se sentait laide, débraillée. Raphaël était resté pour signer le bon de livraison. Il se tenait près de la porte, son téléphone à la main, semblant hésiter. Il leva les yeux vers elle, et dit simplement : "Je peux avoir ton numéro ?" Élodie, qui était en train de déballer des verres, leva un sourcil en souriant. Rebecca sentit son cœur s'emballer. Elle hésita une seconde, puis donna son numéro. Il l'enregistra sans un mot, lui jeta un dernier regard, et sortit.

Le message arriva trois jours plus tard : "C'est Raphaël. Le déménageur. Tu veux venir dîner chez moi samedi ?" Rebecca relut le message plusieurs fois, les mains tremblantes. Elle était sortie avec des hommes depuis sa transition, mais jamais avec un déménageur, jamais avec un homme aussi grand, aussi silencieux, aussi intimidant. Elle répondit "oui" avant d'avoir le temps de réfléchir.

Le samedi soir, elle passa plus d'une heure à se préparer. Elle choisit une longue robe noire en soie, fluide, qui tombait jusqu'à ses chevilles. Elle ne mit pas de soutien-gorge, pas de slip. Sous la robe, son corps était nu, offert, à l'exception d'une cage de chasteté qu'elle avait achetée quelques mois plus tôt, sans jamais vraiment l'utiliser. C'était un petit appareil métallique, léger, qui emprisonnait son pénis dans une gaine transparente, laissant ses testicules libres. Elle l'avait enfilée avec une excitation mêlée de nervosité. La sensation de sa queue comprimée, prisonnière, l'avait immédiatement fait durcir, mais la cage l'empêchait de se dresser complètement. Elle se regarda dans le miroir : ses seins lourds pointaient à travers la soie fine, ses tétons roses formant deux petites bosses visibles. Elle appliqua un rouge à lèvres rouge sombre, un trait d'eye-liner parfait, un peu de blush. Elle se sentait belle, dangereuse, vulnérable.

L'appartement de Raphaël était dans une rue calme du vingtième arrondissement, au cinquième étage sans ascenseur. Elle monta les escaliers lentement, sentant la soie de sa robe glisser sur sa peau nue. Elle sonna, et il ouvrit la porte. Il portait un jean et un t-shirt noir, les cheveux encore humides de la douche. Il la regarda, son regard s'attardant sur ses seins, sur le tissu qui les moulait, puis sur son visage. Il ne dit rien, s'effaça pour la laisser entrer. L'appartement était spartiate : une petite cuisine, un salon avec un canapé usé, une table basse en bois, et une chambre visible au fond, avec un lit recouvert d'une couverture grise. Pas de tableaux, pas de bibelots, juste l'essentiel. Rebecca aima cette honnêteté, cette absence de décorum.

Il l'invita à s'asseoir sur le canapé, lui servit un verre de vin rouge. Ils parlèrent peu, d'abord. Elle lui demanda depuis combien de temps il était déménageur. Il répondit "dix ans", puis se tut. Elle demanda s'il aimait son métier. Il haussa les épaules, dit "c'est un métier". Rebecca sourit, amusée par sa concision. Elle but son vin, sentit la chaleur monter en elle. Il était assis en face d'elle, sur une chaise, ses mains posées sur ses cuisses. Il la regardait avec la même intensité que le jour du déménagement, mais cette fois, il y avait autre chose dans son regard. Pas du désir brut, plutôt de l'incertitude, comme s'il ne savait pas quoi faire de ce qu'il ressentait.

"Tu es belle", dit-il enfin. "Je savais que tu étais belle, mais là..." Il fit un geste vague vers elle. Rebecca se leva, s'approcha de lui. Elle s'accroupit devant lui, ses mains sur ses genoux. "Tu n'as jamais été avec une femme trans, n'est-ce pas ?" Il secoua la tête. "Non. Mais ça m'est égal. Je veux juste... te toucher." Elle prit ses mains, les posa sur ses seins, à travers le tissu de la robe. "Alors touche-moi. Apprends." Il pressa ses doigts dans la soie, sentit la fermeté de ses seins, la dureté de ses tétons. Il les caressa avec une maladresse touchante, comme un adolescent qui découvre pour la première fois. Il les massa doucement, puis plus fermement, ses pouces traçant des cercles autour de ses tétons. Elle gémit, se pencha en avant, l'embrassa. Le baiser fut timide, hésitant, puis plus profond. Sa langue glissa contre la sienne, ses mains remontèrent sur sa nuque, dans ses cheveux.

Elle se releva, se tint devant lui. Elle défit lentement les boutons de sa robe, la laissa glisser sur ses épaules, puis sur ses hanches, puis à ses pieds. Elle était nue, offerte, ses seins lourds retombant sur sa poitrine, ses tétons roses et durs, son ventre plat, et entre ses jambes, la cage de chasteté, étincelant sous la lumière, contenant son pénis comprimé, à moitié dressé. Raphaël retint son souffle. Il regarda la cage, puis ses yeux, sans comprendre. "C'est quoi ?" demanda-t-il. "Une cage de chasteté", répondit-elle. "Elle m'empêche de bander complètement. Ça me rend plus sensible. Et ça te donne le pouvoir." Il la regarda, ses yeux bleus s'élargissant. "Le pouvoir de quoi ?" "De décider quand je viens."

Il se leva, s'approcha d'elle. Il posa une main sur sa cage, sentit le métal froid, le pénis chaud à l'intérieur. Il caressa la cage, la fit osciller légèrement. Rebecca gémit, se cambra. Elle sentit le métal presser contre sa queue, l'empêchant de se durcir complètement, mais intensifiant chaque sensation. Il descendit ses doigts le long de la cage, toucha ses testicules, les massa doucement. Elle ferma les yeux, se laissa aller. Il la prit dans ses bras, la porta vers la chambre, la déposa sur le lit. Il se déshabilla à son tour, révélant un corps massif, musclé, couvert de tatouages. Sa poitrine était large, couverte d'un duvet brun, ses bras épais, ses jambes puissantes. Entre ses jambes, son sexe était déjà dur, long, épais, se dressant contre son ventre. Elle le regarda, sentit une bouffée de désir monter en elle.

Il s'allongea à côté d'elle, ses mains errant sur son corps. Il caressa ses seins, ses tétons, les pinçant doucement entre ses doigts. Il les prit dans sa bouche, les suça, les lécha, les mordilla avec une hésitation qui se transforma en avidité. Elle gémissait, ses mains dans ses cheveux. Il descendit vers son ventre, embrassa sa cage, la lécha, le métal froid contre sa langue chaude. Il remonta, l'embrassa sur la bouche. "J'ai envie de toi", murmura-t-il. "Mais je ne sais pas comment." Elle prit sa queue dans sa main, la caressa. Elle était épaisse, lourde, chaude. Elle s'agenouilla entre ses jambes, se pencha, et la prit dans sa bouche. Il gémit, ses mains agrippant les draps. Elle le suça profondément, sa tête descendant, remontant, sa langue tournant autour du gland, ses lèvres serrant la tige. Elle sentit le pré-sperme couler sur sa langue, salé et amer. Il gémissait, sa bouche ouverte, son corps se tendant. Elle accéléra le mouvement, prenant sa queue de plus en plus profond, jusqu'à ce qu'elle touche le fond de sa gorge. Il cria, se cambra. Elle sentit son pénis durcir encore plus, puis éjaculer, un flot chaud qui inonda sa bouche. Elle avala, sans s'arrêter, continuant à le sucer à travers son orgasme. Il tremblait, ses mains sur sa tête, la repoussant doucement. Elle se releva, sourit, sa bouche encore pleine de son sperme. Elle avala, se pencha, l'embrassa. "Tu as bon goût."

Il la regarda, les yeux brillants. Il se leva, l'attira vers lui, la retourna sur le ventre. "Je veux te prendre", dit-il. "Je veux entrer en toi." Elle hocha la tête, se mit à quatre pattes. Il prit du lubrifiant sur la table de nuit, en enduisit ses doigts, puis son pénis. Il posa une main sur ses fesses, l'écarta, et guida sa queue vers son anus. Il entra lentement, centimètre par centimètre. Elle cria, surprise par sa taille, par la sensation d'être remplie. Il s'arrêta, la laissa s'habituer. "Ça va ?" demanda-t-il. "Oui", haleta-t-elle. "Continue." Il s'enfonça un peu plus, puis commença un mouvement lent, régulier, profond. Chaque va-et-vient était une vague, qui l'emportait un peu plus loin. Il la tenait par les hanches, la pénétrant avec une douceur qui contrastait avec sa force brute. Elle gémissait, son visage enfoui dans l'oreiller, ses mains agrippant les draps. Il accéléra légèrement, puis ralentit, jouant avec elle. Elle sentit son orgasme monter, mais la cage l'empêchait de jouir complètement. Le plaisir était différé, prolongé, presque douloureux. Elle gémit de frustration. Il la retourna sur le dos, l'embrassa, puis la pénétra à nouveau. Il était au-dessus d'elle, ses yeux plongés dans les siens, ses hanches bougeant avec une lenteur délibérée. Elle sentit chaque centimètre de sa queue en elle, chaque pulsation, chaque mouvement. Elle prit sa propre cage dans sa main, la caressa, sentant son pénis comprimé, brûlant, désespérant de se libérer. L'orgasme monta, monta, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le contenir. Elle cria, son corps se contractant, et son pénis éjacula à travers la cage, des jets chauds qui coulèrent entre les barreaux métalliques, sur ses doigts, sur son ventre. Raphaël, sentant ses contractions, accéléra, et jouit à son tour, profondément en elle, des jets chauds qui emplirent son anus.

Il resta un moment en elle, puis se retira doucement. Il s'allongea à côté d'elle, la prit dans ses bras. Ils restèrent silencieux, essoufflés, les corps collés. Rebecca sentit le sperme couler de son anus sur le drap. Elle se tourna vers lui, l'embrassa. "Merci", murmura-t-elle. "Merci d'être venu", répondit-il. Elle rit, un rire léger. "Je suis venue pour le dîner, mais j'ai surtout mangé toi." Il rit à son tour, un rire profond qui semblait sortir de ses entrailles. Il se leva, alla chercher une serviette, l'essuya doucement. Il s'allongea à côté d'elle, la caressant.

Rebecca se tourna, se pencha vers son pénis encore à moitié dur, couvert de sperme et de lubrifiant. Elle le prit dans sa bouche, le lécha, le nettoya avec une lenteur gourmande. Elle goûta son propre sperme mêlé au sien, un goût salé, amer, intime. Elle sourit, releva la tête vers lui. "J'aime ça", dit-elle. Il posa sa main sur sa joue, la caressa. Elle se blottit contre lui, et ils restèrent enlacés, parlant de tout et de rien. Il lui raconta son enfance, ses parents divorcés, son premier déménagement à seize ans. Elle lui parla de sa transition, de sa rencontre avec Alex, de son amour pour les robes métalliques. Elle lui avoua qu'elle n'avait jamais été avec un homme aussi grand, aussi costaud, aussi silencieux. "Je préfère l'action", dit-il simplement. Elle rit, l'embrassa.

Ils firent l'amour encore deux fois, cette nuit-là. La deuxième fois, il fut plus lent, presque contemplatif, explorant chaque centimètre de son corps, la prenant par-derrière, par-devant, la faisant jouir encore une fois à travers sa cage. La troisième fois, il la baisa avec une force qui la fit crier, la prenant comme une salope, la remplissant de son sperme encore et encore. Mais à chaque fois, il y avait cette délicatesse dans sa force brute, cette attention à son corps, à ses limites, à son désir. Elle se sentit protégée, désirée, aimée, même s'ils savaient tous les deux que ce n'était pas de l'amour, pas encore.

Au matin, le soleil filtrait à travers les rideaux. Rebecca se leva, enfila la robe noire, se regarda dans le petit miroir de l'entrée. Elle était fatiguée, heureuse, le corps endolori mais apaisé. Raphaël la rejoignit, nu, les cheveux en désordre. Il l'embrassa sur la nuque, ses mains sur ses hanches. "Reviens", murmura-t-il. "Quand tu veux." Elle se tourna, l'embrassa. "Je reviendrai." Elle sortit dans la rue, le corps encore brûlant de la nuit. Elle prit son téléphone, envoya un message à Alex : "Je rentre. Je t'aime. Je te raconterai tout." Puis elle marcha vers le métro, un sourire aux lèvres. Le déménagement d'Élodie avait été un cadeau inattendu. Elle avait déménagé des cartons, mais elle avait aussi déménagé des frontières, des peurs, des attentes. Elle avait découvert que la force brute pouvait être douce, que la délicatesse n'était pas une faiblesse, et que parfois, les plus belles rencontres arrivent quand on ne les cherche pas.

Dans le métro, elle repensa au regard de Raphaël, à ses mains, à sa queue, à sa lenteur et à sa force. Elle se sentait légère, libre, habitée d'un plaisir qui ne demandait qu'à être renouvelé. Elle ouvrit son téléphone, écrivit un message à Raphaël : "Merci pour la nuit. J'ai aimé ton corps, ta lenteur, ta force. J'ai aimé me sentir nue, vulnérable, et pourtant protégée. Reviens quand tu veux. Je serai là." Il répondit quelques secondes plus tard : "Je viendrai." Et Rebecca sourit, se blottit dans son siège, le corps encore vibrante du souvenir de leurs étreintes. Elle savait que ce n'était pas une fin, mais un début. Le déménagement n'était pas fini. Il ne faisait que commencer.





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Rebecca: (7) The Lotus Embrace (short novel)

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Rebecca: (7) The Lotus Embrace





Rebecca had received the gift in a small kraft paper envelope slipped under the door of their apartment one morning in May. Alex had taken care to choose it himself, after weeks of discreet research online. A traditional Thai massage lasting an hour and a half, with a reputable practitioner, in a studio in the Camden neighbourhood. She had smiled when she discovered the voucher, a tender smile she offered Alex as she kissed him lingeringly. It was not an extravagant gift, but it was perfect. He knew how much she loved body treatments, caresses that were not sexual, the feeling of surrender she found in the hands of a professional stranger. And then Alex had added with a wink: “Maybe you’ll need a second massage afterwards.” She had laughed, but a little spark had danced in her belly.

Niran’s studio was a haven of peace on a noisy street in Camden. A discreet little sign, a bamboo wind chime at the door, a scent of incense and essential oils. Rebecca pushed the door open and found herself in a room bathed in soft light, the walls covered in red and gold silk. Cushions were arranged on the floor, Buddha statues watched from the corners. Niran rose from a meditation mat, hands joined, and bowed slightly. He was tall for a Thai man, in his thirties, with a lean but muscular body and broad shoulders. He wore loose black trousers and an open white shirt that revealed a smooth, tanned torso. His black hair was pulled back, exposing a high forehead and deep brown almond-shaped eyes that seemed to see everything. He greeted her in a calm voice, a soft accent that sang over the syllables. “Hello, Rebecca. Alex has told me about you. I am honoured to receive you.” There was something intense in his gaze, an almost excessive attentiveness that made her blush slightly. She told herself it was professionalism, attention to detail, but a small voice inside her whispered something else.

She undressed in an adjoining cabin and put on a white cotton sarong that she tied around her chest. She had been careful not to wear any underwear, knowing that Thai massage is often practised in light undergarments. She could feel her heart beating a little faster than usual. When she returned to the main room, Niran invited her to lie down on the thick mattress on the floor, covered with fresh sheets. He did not look at her insistently; he rested his gaze as one rests a hand, gently, with a calm presence. But Rebecca felt his eyes linger a fraction of a second too long on her breasts beneath the sarong, on the curve of her hips, on the visible bulge between her thighs. She lay on her stomach, her face in the face cradle, arms along her body. She heard the sound of the oil bottles, the rustle of his hands.

Niran began with her back, pouring warm jasmine-scented oil between her shoulder blades. His hands were large, firm, with a heat that seemed to radiate from his palms. He applied slow pressure to her trapezius muscles, rising towards her nape, then descending along her spine. Rebecca closed her eyes and surrendered to the sensation. His thumbs traced circles on her tense muscles, untying knots she had not even known she had. The movement was rhythmic, almost hypnotic. She felt Niran’s fingers slide under the edges of the sarong, brushing the sides of her breasts, but he did not move it yet. He descended to her lower back, her buttocks, massaging her gluteal muscles with a deep pressure that made her moan softly. He paused for a second, as if listening to that sound, then continued. His palms covered the full width of her buttocks, kneading them, spreading them slightly, then bringing them back to the centre. She felt his fingers venture lower, onto the tops of her thighs, grazing her crotch through the cotton. It was not a sexual gesture; it was a massage, but the boundary was becoming blurred.

He returned to her legs, taking her calves, then her ankles, her feet. He pressed on the arch of her foot with a precision that made her arch. Then he rose slowly, always slowly, from heel to buttock, passing along the back of the thigh. Each movement seemed to last an eternity. He repeated the gesture on the other leg, and Rebecca felt her body melt like butter under a gentle heat. When he finished, he asked her to turn over. She did so without haste, revealing her breasts beneath the sarong, her belly, the swelling that was beginning to form between her legs. Niran made no comment. He poured oil onto her chest, placed his palms on her collarbones and began to massage her shoulders, then her arms, with the same precise slowness. His fingers slid over her ribs, paused for a moment just beneath her breasts, then enveloped them. He massaged them with infinite gentleness, his thumbs tracing circles around her areolas, his palms pressing the generous flesh. Rebecca held her breath. This was not a medical gesture; it was a caress. He prolonged the movement, his fingers lightly pinching her nipples, rolling them between his thumbs and index fingers. She felt her body respond, her sex hardening beneath the sarong. Niran said nothing; his eyes remained fixed on his hands, as if concentrating on the work in progress. He descended to her belly, applying circular pressure around her navel, then lower, onto the top of her pelvis. His fingers ventured under the edge of the sarong, caressing the skin of her lower abdomen, brushing the base of her sex, which was growing more and more taut. He paused again, as if giving her time to refuse. She did not refuse.

He untied the knot of the sarong, gently parted it, revealing her naked body. Her heavy breasts fell to either side of her chest, her pink nipples hard. Her thick sex, half-erect, rested against her belly. Niran looked at it for a second, without embarrassment, without surprise, then poured oil onto her pubis and began to massage the muscles of her lower abdomen. His fingers slid over the base of her penis, caressing it as one caresses a branch of a tree, with a slowness that bordered on the sacred. He enveloped her sex with both hands, the oil running down the shaft, and began a back-and-forth movement, gentle, regular, almost mechanical. Rebecca moaned, arched, her hands gripping the edges of the mattress. He continued, without accelerating, without slowing, as if performing a ritual. Her cock hardened completely, rising towards her belly, the head glistening with pre-cum. Niran took her testicles in one hand, massaged them, pressed them gently, almost crushed them with a firmness that made her cry out. The pain was mixed with pleasure, a deep sensation rising from her pelvis. He repeated the gesture, his fingers rolling her balls between his palms, stretching them, compressing them, then releasing them. Rebecca was panting, her mouth open, her eyes fixed on the ceiling.

Then Niran withdrew his hands, approached her face, and looked into her eyes. He had a peaceful, almost mysterious smile. “The massage is not finished,” he said softly. He took her feet, lifted them, bent her knees towards her chest, opening her. She found herself with her legs spread, her anus exposed to the cool air. He poured oil onto his fingers, placed one finger on her opening, and began to massage the muscles around it. Rebecca closed her eyes, concentrating on the sensation. He turned his finger around the sphincter, pressing with increasing pressure, then he pushed it in, gently, centimetre by centimetre. She cried out in surprise, then in pleasure. He withdrew his finger, added a second, and pushed them in together. The oil ran down her buttocks. His fingers sank deeper, widening the opening, massaging the inner wall. She felt her body open, surrender to this gentle intrusion, this exploration of the interior. He spread his fingers inside her, stretching the sphincter, then brought them together, creating a back-and-forth movement that made her moan without restraint. He plunged his fingers into her, withdrew them, plunged them in again, each time more deeply, until she felt his knuckles touch her prostate. A raw cry escaped her throat. She felt as if she were floating.

While continuing to finger her, Niran took her cock in his hand, caressed it, masturbated her in rhythm. Rebecca felt like a violin string stretched to the extreme, vibrating, on the point of breaking. She felt the orgasm rise like a wave, powerful, irresistible. She cried out, her body contracting violently, her sex ejaculating in long hot spurts onto her belly, onto Niran’s fingers. He did not stop. He continued to finger her, to caress her, prolonging her pleasure until she collapsed, trembling, exhausted.

Niran withdrew his fingers, wiped his hands on a towel. He looked at her, still with that peaceful smile. “The massage is finished,” he said. “You may rest.” He stood up, left the room, leaving her alone on the mattress, her body glistening with oil and sweat, her breath short.

Rebecca remained lying there for a long moment, eyes open on the ceiling. She felt both emptied and full, soothed and on fire. She got up, wiped herself with the towel, dressed slowly. She left the studio without crossing paths with Niran. In the street, the noise of Camden assaulted her like a shock. She walked without knowing where she was going, her body still traversed by shivers. She did not know whether what had happened was professional or intimate, whether it was a massage that had gone astray or a deliberate gesture. But one thing was certain: she could not forget it. In the days that followed, the image of Niran’s hands on her body haunted her. She woke in the night feeling his fingers inside her, his palms on her chest. She touched herself thinking of him, but it was never enough. Alex noticed her agitation, asked her if the massage had gone well. “Very well,” she replied. “I think I need another one.” She did not tell him the truth, but she knew he had understood something. He looked at her with a crooked smile, without asking any further questions. “Book another one if you want.” She booked.

The second massage took place a week later. This time Rebecca arrived with a clear intention. She wanted to cross the line, or at least know where it was. Niran welcomed her in the same way, with serene politeness, but she thought she saw in his eyes a glint of expectation. She undressed, lay down on the mattress, without a sarong this time. Naked, offered. Niran made no comment. He began the massage with her back, as the first time, with the same meticulous slowness. But his hands were bolder. He slid his fingers between her buttocks from the first minutes, caressed her anus without oil, just to tease her. She moaned, arched. He continued, massaging her shoulders, her arms, her legs, as if he had done nothing. The tension rose in her like a fever. When he turned her over, she was already hard, her cock taut against her belly, the head glistening. Niran looked at her, then he undressed. He removed his trousers, his shirt, revealed a lean and muscular body, the skin smooth and golden. His sex was of impressive length, thick, circumcised, rising against his belly. He knelt between her legs, and she took him into her mouth. He was hot, heavy, salty. She sucked him deeply, feeling the head touch the back of her throat, the shaft sliding between her lips. He moaned softly, his hand in her hair, guiding her. She sucked him with a fervour that surprised even herself, swallowing to the base, feeling his testicles against her chin. He withdrew her gently, lay on top of her, rubbed his sex against hers. Their cocks touched, caressed each other; the oil and saliva made them slippery.

“I need you,” he murmured. “I need to be inside you.”

He turned over, offered her his back. She penetrated him, her thick cock sinking into his tight anus. He cried out, his face in the pillow. She took him with force, with slowness, each of her movements a ritual. She felt his body open for her, welcome her. She accelerated, fucking him with a vigour that surprised even herself. He moaned, his hands gripping the sheets. She came inside him, hot jets filling his interior. She remained inside him for a moment, panting, then withdrew. He turned over, looked at her, eyes shining. “I want to fuck you now,” he said. “Like a slut.” She nodded, offered. He turned her over, put her on all fours, and penetrated her in a single thrust, deeply, to the hilt. She cried out in mixed pleasure and pain. He began a slow, almost cruel movement, each thrust of his hips driving his cock into her to the bone. He took her by the hips, pounding her with a force that made her tremble. His cock almost withdrew completely, then sank in again, deep, brutal. She was a thing in his hands, a thing he possessed, that he filled. She moaned without restraint, her own cock beating against her belly with each thrust. He accelerated, his hands on her breasts, kneading them, twisting them. He penetrated her even more deeply, his cock touching places she did not know existed. She felt the orgasm rise, uncontrollable, and she came screaming, her body contracting around him. He continued, imperturbable, fucking her through her orgasm, prolonging her pleasure until she collapsed, exhausted. He turned her onto her back, spread her legs, looked into her eyes. “Do you want me to come?” he asked. “Yes,” she gasped. “Fill me.” He leaned down, kissed her on the mouth, then withdrew and ejaculated onto her breasts, long hot jets that ran over her nipples, over her belly. He was magnificent, his face contorted by ecstasy, his body taut like a bow.

They remained lying there, breathless, bodies intertwined. Niran gently caressed her breasts, spreading his semen over her nipples. Then he rose, brought a warm towel, wiped her body with the same slowness he had used to massage her. Rebecca felt as if she were floating, light, emptied of all weight. She got up, dressed without speaking. Niran accompanied her to the door. “Thank you,” he said simply. “For what?” she asked. “For the trust,” he replied. She went out into the street, her body still on fire. She took her phone, sent a message to Alex: “I’m coming home. I love you. I’ll tell you everything.” She walked towards the Tube station, a smile on her lips. She knew this was not the end. In the days that followed she returned to Niran twice more. Each time they made love slowly, deeply, exploring the limits of their bodies. He took her in every position, fucked her with a patience and a force that carried her beyond herself. She sucked him until he came in her mouth, she let him penetrate her, she rode him, she offered herself to him in total trust. But after a few weeks she realised that what she wanted was not only the sex. It was the surrender, the slowness, the sensation of being entirely possessed by a man who asked nothing in return. Niran was not in love with her, and she did not love him. But they had a connection, a silent understanding, a ritual they repeated each time with the same fervour.

One evening, as she was about to leave, Niran held her by the hand. “You know I’m not in love with you,” he said. “I know,” she replied. “I’m not either. But I need you. I need what you give me.” He nodded, understood. “It’s not love,” he said. “It’s something else. It’s a gift.” She looked at him, and she knew he was right. The massage Alex had given her had gone beyond simple body care. It had opened a door, a door onto a desire she had not known she carried. And now she could walk through it without fear, without guilt, simply by surrendering herself into the hands of a man who, like her, asked for nothing more than this suspended moment.

She did not return to Niran after the fifth massage. Not because she no longer wanted to, but because she felt it was the right moment to stop. She kept the memory of his hands, of his cock, of his slowness and his strength, like a secret treasure. She went home, lay down beside Alex, nestled against him. “Are you all right?” he asked. “I’m all right,” she replied. “I’m fine.” He held her against him, without asking questions. He knew, perhaps, what had happened. He did not hold it against her. He loved her, simply, and she loved him in return. The deferred desire had resolved itself in an explosion, and the explosion had transformed into peace. Rebecca closed her eyes, and in her dream she still felt Niran’s fingers inside her, his lips on hers, his cock filling her like a wave. She smiled in her sleep. She had found another facet of herself, a facet she had not explored, and she was grateful to have discovered it. Alex’s birthday gift had been far more than a massage: it had been a revelation.






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