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Islamic Erotica

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What the contemporary Arab and Islamic collective consciousness is witnessing today is a state of acute cognitive schizophrenia, separating an imagined image of an angelic past from a historical reality that teemed with humanity in all its lusts and physical details. This contradiction is clearly manifested when comparing contemporary moralizing discourse—which depicts history as a long prayer rug devoid of desire—with the foundational heritage books written by top sheikhs, exegetes, and jurists. These figures found no shame in diving into the literature of "Bah" (erotology), while today's public remains largely deceived about this hidden dimension.

For instance, Imam Jalal al-Din al-Suyuti, a pillar of Quranic exegesis and Hadith, left behind a list of compositions that would shock the contemporary devout and lead today's censorship authorities to confiscate them on charges of debauchery. Among them are his famous book Nawadir al-Ayk fi Ma'rifat al-Nayk (The Rarities of the Grove in the Knowledge of Coitus), as well as The Suction of Pure Water from Halal Magic, The Precious Rubies on the Attributes of Plump Women, and The Disclosure of the Names of Intercourse. These books were not mere fleeting lapses, but rather an expression of an era's culture that was not ashamed of the body. Al-Suyuti compiled hundreds of names for genitalia and sexual positions, even showcasing erotic anecdotes attributed to Bedouins and jurists, proving that the "modesty" claimed by moderns is a recent culture foreign to a heritage that was once far more open.

The matter is not limited to al-Suyuti alone. We find Sheikh al-Nefzaoui, in his book The Perfumed Garden (Al-Rawd al-Atir), written at the behest of a Tunisian minister, offering a complete guide to sex containing explicit erotic stories that cross all contemporary red lines, yet it was viewed then as an educational and recreational work. In the same context, the book The Return of the Old Man to His Youth emerges, attributed to Ibn Kemal Pasha, one of the great scholars of the Ottoman Empire and its "Sheikh al-Islam," confirming that the pinnacle of the religious hierarchy in the Islamic Caliphate was involved in documenting sexual culture in its finest details. This openness was not restricted to scientific books but extended to the stories of caliphs and companions in major historical sources such as Al-Aghani by al-Isfahani, The Unique Necklace by Ibn Abd Rabbih, and The Ultimate Ambition by al-Nuwayri. In these volumes, we read about the romances of Umayyad caliphs like Yazid bin Abd al-Malik and his obsession with his concubines "Hababa" and "Salama," illustrating how debauchery and explicit sexual poetry were an integral part of the courts in Damascus and Baghdad.

The issue of concubines and female captives represents the greatest pillar of this historical hypocrisy. Modern religious discourse claims that Islam restricted sex to marriage, ignoring the institution of "Milk al-Yamin" (ownership right), which permitted men to engage in sex with as many women as they wished without contracts or restrictions. History tells us of slave markets in Baghdad and Cairo, where concubines—regarded as "merchandise"—were displayed in clothing that revealed their charms so that buyers, including jurists and notables, could inspect their bodies to ensure their "sexual quality." Furthermore, books of jurisprudence, such as Al-Mughni by Ibn Qudama or Al-Mabsut by al-Sarakhsi, contain precise legal discussions regarding the nakedness of the slave girl and which parts of her body may be touched before purchase. These are discussions that, if published today in a modern style, would be deemed by some as apostasy or depravity.

The insistence of contemporary official institutions on banning modern erotic books while prosecuting creators for "offending public modesty" is the height of hypocrisy. They are, in fact, haunting a reality that their ancestors lived and documented with pride. This systematic deception aims to manufacture a "packaged Muslim," severed from his true roots which were far more vibrant and reconciled with instinct. Islamic history over 1,400 years was not a history of claimed purity, but rather an eminently human history, filled with sex, license, and physical exploitation as much as it was with prayer and asceticism. Denying this aspect is a falsification of truth and a deception of generations who no longer read anything except what is dictated by the religious censor’s scissors, while the reference books remain on high shelves, witnessing an era when sheikhs wrote about pleasure with an audacity that the most radical liberals would not dare possess today.

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L'Érotisme Islamique (article)

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Ce à quoi nous assistons aujourd'hui dans la conscience collective arabo-musulmane est un état de schizophrénie cognitive aiguë qui sépare une image imaginée d'un passé angélique d'une réalité historique bouillonnante d'humanité, avec tous ses désirs et ses détails physiques. Cette contradiction se manifeste clairement lorsque l'on compare le discours moralisateur contemporain, qui dépeint l'histoire comme un long tapis de prière exempt de désirs, aux ouvrages fondamentaux du patrimoine écrits par de grands cheikhs, exégètes et juristes. Ces derniers ne trouvaient aucune gêne à s'immerger dans la littérature du "Bah" (l'érotologie), alors que le public actuel ignore tout de ce pan occulté.

Par exemple, l'imam Jalal al-Din al-Suyuti, l'un des piliers de l'exégèse et du Hadith, a laissé derrière lui une liste de manuels qui choqueraient le dévot contemporain et que les autorités de censure saisiraient aujourd'hui pour "débauche". Parmi eux, son célèbre ouvrage Nawadir al-Ayk fi Ma'rifat al-Nayk (Les raretés des bosquets dans la connaissance du coït), ainsi que Rashf al-Zulal min al-Sihr al-Halal, Al-Yawaqit al-Thamina fi Sifat al-Samina (Les rubis précieux sur les attributs des femmes charnues), et Al-Ifsah fi Asma al-Nikah. Ces livres n'étaient pas des erreurs passagères, mais l'expression d'une culture d'époque qui n'avait pas honte du corps. Al-Suyuti y recensait des centaines de noms pour les organes génitaux et les positions sexuelles, tout en exposant des anecdotes érotiques attribuées à des bédouins et des juristes, prouvant que la "pudeur" revendiquée par les contemporains est une culture moderne étrangère à un patrimoine autrefois bien plus ouvert.

L'affaire ne se limite pas à al-Suyuti. Le cheikh al-Nefzaoui, dans son livre Le Jardin Parfumé (Al-Rawd al-'Atir), écrit à l'instigation d'un ministre tunisien, propose un guide complet du sexe contenant des récits érotiques explicites dépassant toutes les lignes rouges actuelles, tout en étant considéré à l'époque comme un ouvrage éducatif et récréatif. Dans le même contexte, émerge le livre Le Retour du cheikh à sa jeunesse attribué à Ibn Kemal Pasha, l'un des plus grands savants de l'Empire ottoman et son "Cheikh al-Islam", confirmant que le sommet de la hiérarchie religieuse du califat était impliqué dans la documentation de la culture sexuelle dans ses moindres détails. Cette ouverture n'était pas limitée aux livres scientifiques, mais s'étendait aux récits des califes et des compagnons dans les grandes sources historiques comme Al-Aghani d'al-Isfahani ou Al-'Iqd al-Farid d'Ibn 'Abd Rabbih. Dans ces volumes, nous lisons les amours des califes omeyyades, tel Yazid ben Abd al-Malik et sa passion pour ses concubines Hababa et Salama, illustrant comment la licence et la poésie sexuelle faisaient partie intégrante des cours de Damas et de Bagdad.

La question des esclaves et des concubines constitue le pilier majeur de cette hypocrisie historique. Le discours religieux actuel prétend que l'Islam a limité le sexe au mariage, ignorant l'institution du "Milk al-Yamin" (le droit de propriété) qui permettait à l'homme d'avoir des rapports sexuels avec autant de femmes qu'il le souhaitait, sans contrat ni restrictions. L'histoire nous raconte l'existence des marchés aux esclaves à Bagdad et au Caire, où les concubines, considérées comme des "marchandises", étaient exposées dans des tenues révélant leurs charmes afin que les acheteurs — dont des juristes et des notables — puissent examiner leurs corps pour garantir leur "qualité sexuelle". Plus encore, les livres de jurisprudence, comme Al-Mughni d'Ibn Qudama ou Al-Mabsut d'al-Sarakhsi, contiennent des discussions juridiques précises sur la nudité de l'esclave et les parties du corps qu'il est permis de toucher avant l'achat ; des débats qui, s'ils étaient publiés aujourd'hui de manière moderne, seraient considérés par certains comme de l'apostasie ou de la dépravation.

L'insistance des institutions officielles contemporaines à interdire les livres érotiques modernes tout en poursuivant les créateurs pour "outrage à la pudeur" est le comble de l'hypocrisie, car elles traquent en réalité une réalité que leurs ancêtres vivaient et documentaient avec fierté. Ce mensonge systématique vise à fabriquer un "musulman formaté", coupé de ses racines réelles qui étaient bien plus vivantes et réconciliées avec l'instinct. L'histoire islamique, sur 1400 ans, n'a pas été une histoire de pureté absolue, mais une histoire éminemment humaine, faite de sexe, de licence et d'exploitation physique autant que de prière et d'ascétisme. Nier cet aspect est une falsification de la vérité et une tromperie envers les générations qui ne lisent plus que ce que dictent les ciseaux du censeur religieux, tandis que les ouvrages de référence restent sur les hautes étagères, témoins d'une époque où les cheikhs écrivaient sur le plaisir avec une audace que les libéraux les plus radicaux n'oseraient posséder aujourd'hui.

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الإيروتيكا الإسلامية (مقال)

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إن ما يشهده العقل الجمعي العربي والإسلامي اليوم هو حالة من الفصام المعرفي الحاد الذي يفصل بين صورة متخيلة لماضٍ ملائكي وبين واقع تاريخي ضج بالبشرية بكل نزواتها وتفاصيلها الجسدية. هذا التناقض يتجلى بوضوح عندما نقارن الخطاب الوعظي المعاصر، الذي يصور التاريخ كسجادة صلاة طويلة خالية من الشهوات، وبين أمهات الكتب التراثية التي كتبها كبار الشيوخ والمفسرين والفقهاء والذين لم يجدوا أي حرج في الغوص في أدب "الباه" أو الشبقية. فعلى سبيل المثال، نجد الإمام جلال الدين السيوطي، وهو أحد أعمدة التفسير والحديث، يترك خلفه قائمة من المصنفات التي قد تصدم المتدين المعاصر وتجعل السلطات الرقابية اليوم تصادرها بتهمة الفجور، ومنها كتابه الشهير "نواضر الأيك في معرفة النيك" و"رشف الزلال من السحر الحلال" و"اليواقيت الثمينة في صفات السمينة" و"الإفصاح في أسماء النكاح". هذه الكتب لم تكن مجرد زلات عابرة، بل كانت تعبيراً عن ثقافة عصر لم تكن تخجل من الجسد، حيث كان السيوطي يجمع فيها مئات الأسماء للأعضاء التناسلية والوضعيات الجنسية، بل ويستعرض فيها نوادر جنسية منسوبة لأعراب وفقهاء، مما يثبت أن "الستر" الذي يدعيه المعاصرون هو ثقافة حديثة دخيلة على التراث المنفتح.

ولا يقتصر الأمر على السيوطي وحده، بل إننا نجد الشيخ النفزاوي في كتابه "الروض العاطر في نزهة الخاطر" الذي ألفه بإيعاز من وزير تونسي، يقدم دليلاً كاملاً للجنس يحتوي على قصص إيروتيكية صريحة تتجاوز كل الخطوط الحمراء المعاصرة، ومع ذلك كان يُنظر إليه ككتاب تعليمي وترويحي. وفي ذات السياق، يبرز كتاب "رجوع الشيخ إلى صباه في القوة على الباه" المنسوب لابن كمال باشا، وهو أحد كبار علماء الدولة العثمانية و"شيخ إسلامها"، مما يؤكد أن رأس الهرم الديني في الخلافة الإسلامية كان منخرطاً في تدوين الثقافة الجنسية بأدق تفاصيلها. هذا الانفتاح لم يكن محصوراً في الكتب العلمية، بل امتد لقصص الخلفاء والصحابة والتابعين في مصادر تاريخية كبرى مثل "الأغاني" لأبي الفرج الأصفهاني، و"عقد الفريد" لابن عبد ربه الأندلسي، و"نهاية الأرب" للنويري. في هذه المجلدات، نقرأ عن غراميات الخلفاء الأمويين مثل يزيد بن عبد الملك ووله بمحظياته "حبابة" و"سلامة"، وكيف كان المجون والشعر الجنسي الصريح جزءاً لا يتجزأ من بلاط الخلافة في دمشق وبغداد.

إن قضية السبايا والجواري تمثل الركيزة الأكبر لهذا النفاق التاريخي، حيث يتم اليوم الترويج لفكرة أن الإسلام حصر الجنس في الزواج، متجاهلين مؤسسة "ملك اليمين" التي كانت تبيح للرجل ممارسة الجنس مع ما يشاء من النساء دون عقد أو قيود. التاريخ يروي لنا عن أسواق النخاسة في بغداد والقاهرة، وكيف كانت الجارية "البضاعة" تُعرض بملابس تكشف مفاتنها ليقوم المشترون، ومن بينهم فقهاء ووجهاء، بفحص جسدها لضمان جودتها الجنسية. بل إن كتب الفقه، مثل "المغني" لابن قدامة أو "المبسوط" للسرخسي، تحتوي على نقاشات فقهية دقيقة حول عورة الجارية وما يجوز لمسها منها قبل الشراء، وهي نقاشات لو نُشرت اليوم بأسلوب عصري لعدّها البعض كفراً أو انحلالاً. هذا الواقع ينسحب أيضاً على قضية "الغلمان" التي كانت ظاهرة حاضرة في العصر العباسي، حيث تغزل شعراء كبار مثل أبو نواس وابن الرومي بالذكور في ظل صمت أو تغاضٍ من السلطة الدينية والسياسية آنذاك.

إن إصرار المؤسسات الرسمية المعاصرة على منع الكتب الإيروتيكية المعاصرة ومطاردة المبدعين بتهمة خدش الحياء هو قمة النفاق، لأنهم في الحقيقة يطاردون واقعاً كان أجدادهم يعيشونه ويدونونه بكل فخر. هذا الكذب الممنهج يهدف إلى صناعة "إنسان مسلم" معلب، منقطع عن جذوره الحقيقية التي كانت أكثر حيوية وتصالحاً مع الغريزة. إن التاريخ الإسلامي على مدى 1400 سنة لم يكن تاريخاً من الطهارة المدعاة، بل كان تاريخاً بشرياً بامتياز، فيه من الجنس والمجون والاستغلال الجسدي قدر ما فيه من الصلاة والزهد، وإنكار هذا الجانب هو تزوير للحقيقة وتغفيل للأجيال التي لم تعد تقرأ إلا ما تمليه عليها مقصات الرقيب الديني، بينما تظل أمهات الكتب في الرفوف العالية تشهد على عصر كان فيه الشيوخ يكتبون في "الباه" بجرأة لا يملكها أكثر الليبراليين تحرراً في وقتنا الحالي.

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Haruka, Top Model - Chapitre 01 (novella)

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Chapitre 1

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Le silence de l’après-midi dans l’arrondissement de Setagaya n’était rompu que par le bruissement discret des pages de papier glacé. Haruka, assise dans son salon impeccablement ordonné, feuilletait un vieux numéro de Vogue des années 90, déniché dans un carton au grenier. Elle avait trente-neuf ans, et pourtant, en posant ses yeux sur la silhouette féline de Naomi Campbell défilant pour Versace, elle ressentit un pincement au cœur qu’elle n’avait pas éprouvé depuis l’université.

C’était une douleur sourde, celle des rêves qu’on enterre vivants sous des couches de convenances. À dix-huit ans, Haruka se mesurait chaque matin, étirait son cou devant le miroir et pratiquait le "catwalk" dans le couloir étroit de l’appartement de ses parents. Elle rêvait de l’éclat des projecteurs de Paris, de la prestance de Claudia Schiffer, de cette puissance que dégageaient les femmes dont le simple regard commandait le respect du monde entier.

Mais le Japon des années 2000 avait d’autres plans pour une jeune femme de sa condition. Elle avait rencontré Kenji, un homme d’affaires prometteur, solide comme un roc, et aussi prévisible qu’une horloge suisse. Elle avait troqué les podiums pour les dîners de charité, et les séances photo pour les réunions de parents d’élèves. Aujourd’hui, son fils Hiroki avait treize ans, un adolescent taciturne qui n’avait plus besoin des baisers de sa mère, et Kenji passait ses soirées à analyser des fusions-acquisitions, la traitant avec une affection polie, comme un meuble de grande valeur dont on apprécie la présence sans jamais vraiment le regarder.

Où est passée la fille qui voulait conquérir le monde ? se demanda-t-elle en passant ses doigts sur son ventre, encore plat mais marqué par la douceur de la maturité.

Le téléphone vibra sur la table basse en marbre. Un message de Naomi.

« Le studio est libre cet après-midi. Apporte tes tenues. Arrête de réfléchir, Haruka. Viens. »

Naomi était l’exact opposé de la vie domestique d’Haruka. Photographe de talent, elle vivait dans un loft-studio à Nakameguro, entourée d’appareils argentiques, de projecteurs et d’une odeur persistante de café noir et de produits de développement. Mariée à un écrivain de polars souvent absent pour ses recherches macabres, Naomi gérait ses jumelles de dix ans avec une désinvolture artistique qui fascinait Haruka.

Elles étaient amies depuis l’époque où elles partageaient les bancs de la faculté d’art. Naomi avait toujours été celle derrière l’objectif, et Haruka celle qui, par amitié, acceptait de servir de cobaye pour des tests d’éclairage. Pendant vingt ans, leur relation avait été un long fleuve tranquille de confidences, de rires et de soutien mutuel. Jamais une main ne s’était attardée trop longtemps, jamais un regard n’avait franchi la frontière de la camaraderie.

Quand Haruka poussa la porte du studio, Naomi était en train d’installer un fond de papier blanc immaculé.

« Tu as l’air d’avoir vu un fantôme, » lança Naomi sans lever les yeux de sa cellule de déclenchement.

« J’ai retrouvé mes vieux magazines, » répondit Haruka en posant son sac de sport. « Naomi Campbell. Je me suis rendu compte que j’ai passé vingt ans à être "la femme de" et "la mère de". »

Naomi s’arrêta et posa son appareil. Elle observa son amie. Haruka portait un trench-coat élégant qui dissimulait sa silhouette, mais Naomi, avec son œil de photographe, voyait au-delà des vêtements. Elle voyait la structure osseuse parfaite, la cambrure du dos, et cette nouvelle lueur de défi dans les yeux sombres d’Haruka.

« Alors, sois toi-même aujourd’hui, » dit Naomi d’une voix soudainement plus basse. « Pas la femme de Kenji. Juste Haruka. Va te changer. »

Dans la cabine étroite, Haruka hésita. Elle avait apporté un bikini rose vif, une pièce qu’elle n’aurait jamais osé porter sur une plage publique. C’était une couleur de jeunesse, de provocation. En l’enfilant, elle sentit son cœur battre contre ses côtes. Le tissu était minimaliste, soulignant la rondeur de ses seins et la courbe de ses hanches. Elle se sentait vulnérable, mais étrangement puissante.

Elle sortit de la cabine, les pieds nus sur le sol froid du studio. Naomi était en train d’ajuster un projecteur latéral. En voyant Haruka, elle se figea.

L’espace d’une seconde, le temps s’arrêta. Naomi ne vit pas seulement son amie. Elle vit une femme dont la beauté avait mûri pour devenir quelque chose de magnétique, presque dangereux. La peau d’Haruka captait la lumière de manière extraordinaire, avec un éclat satiné que les jeunes filles de vingt ans n’avaient pas.

« C’est… c’est parfait, » balbutia Naomi en reprenant son boîtier. « Pose-toi là, près du mur. On va commencer doucement. »

Les premiers clics furent mécaniques. Haruka était raide, intimidée par le silence et l’intensité de Naomi.

« Respire, Haruka. Pense à ce que tu voulais être. Ne regarde pas l’appareil, regarde à travers lui. »

Haruka ferma les yeux. Elle visualisa les défilés de Milan, le bruit des flashs, la sensation d’être le centre de l’univers. Elle ouvrit les yeux, et son expression changea. Elle n’était plus la mère de famille de Setagaya. Elle était une prédatrice de l’image. Elle attrapa un ours en peluche marron qui traînait sur un tabouret — un vestige d’une séance précédente avec des enfants — et l’utilisa comme un contraste ironique. Elle le pressa contre sa poitrine, cambrant son dos, laissant une mèche de cheveux tomber sur ses lèvres.

Naomi sentit une bouffée de chaleur lui monter au visage. Elle déclenchait nerveusement, captivée par la métamorphose.

« Ton épaule, Haruka… descends un peu la bretelle. »

Naomi s’approcha pour l’aider. C’était un geste qu’elle avait fait mille fois avec des modèles anonymes. Mais alors qu’elle tendait la main pour ajuster le ruban rose sur l’épaule d’Haruka, ses doigts effleurèrent la peau brûlante de son amie.

Le contact fut comme une décharge électrique. Naomi ne retira pas sa main immédiatement. Ses doigts restèrent posés sur la clavicule d’Haruka, sentant le pouls rapide de la femme devant elle. Leurs regards se verrouillèrent. À cet instant précis, vingt ans d’amitié platonique se fissurèrent. Il n’y avait plus de passé, plus de maris, plus d’enfants. Il n’y avait que deux femmes dans un studio baigné de lumière artificielle, découvrant une vérité qu’elles avaient soigneusement ignorée.

« Haruka… » murmura Naomi.

Haruka ne recula pas. Au contraire, elle inclina légèrement la tête, sa joue venant effleurer la main de Naomi. « Continue, Naomi. Ne t’arrête pas de regarder. »

Le shooting reprit, mais l’atmosphère était devenue électrique. Chaque consigne de Naomi sonnait comme une caresse. Chaque pose d’Haruka était une réponse, un défi, une offre.

À la fin de la séance, alors que les projecteurs refroidissaient en émettant de petits cliquetis, le silence revint. Haruka était assise sur le rebord du tabouret, l’ours en peluche oublié au sol.

« Ces photos vont être incroyables, » dit Naomi d’une voix tremblante en consultant l’écran de contrôle. « Tu as… tu as quelque chose, Haruka. Ce n’est pas seulement de la beauté. C’est de la faim. »

Haruka se leva et s’approcha pour regarder les clichés. Elle se vit : une femme de pouvoir, une icône en devenir. Elle repensa à Kenji et à son indifférence.

« Je veux plus que des photos, Naomi. Je veux une agence. Je vais demander à Kenji de la financer. Je veux que tu sois ma photographe. Ma seule photographe. »

Naomi leva les yeux vers elle. Elle comprit que ce n’était que le début. Le désir de réussite d’Haruka allait devenir le moteur de leur nouvelle relation, une ambition qui se nourrirait de leur passion secrète.

« Je serai là, » répondit Naomi. « Toujours. »

Elles restèrent là, côte à côte, devant l’écran, alors que le soleil se couchait sur Tokyo, projetant de longues ombres sur le sol du studio. Elles savaient toutes les deux que ce soir-là, en rentrant chez elles pour préparer le dîner de leurs familles respectives, elles emporteraient avec elles le premier chapitre d’une vie double, un secret qui allait devenir leur plus belle œuvre d’art.


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Aller au Chapitre 2

L'invitation d'Édith (nouvelle érotique)

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Sur mon écran, le curseur clignote dans le vide de la cabine. « Hugo-Trucker » est en ligne. Une notification claque : une discussion privée.

— Bonjour à vous…

Encore un casse-couilles, je parie. Avec mon pseudo de routier, j’attire souvent des types qui cherchent à tuer le temps ou à se rassurer sur leur virilité. Mais là, c’est « Édith ». Simple. Direct.

— Salut. C’est Hugo. Tu cherches quoi ?

— Un homme, un vrai. Un qui conduit des monstres d’acier et qui sait ce qu’il veut.

Je ricane. Elle a du répondant. Je clique sur son profil, vierge de photo, mais sa description me stoppe net : « Femme trans. Très féminine, très soumise, très avide. Cherche son maître pour une semaine de débauche totale. »

Mon sang ne fait qu’un tour. Je n’ai jamais touché à ça, mais l’idée de cette soumission affichée me fait déjà bander sous mon jean. On discute. Elle est cash. Elle m’explique qu’elle a tout d’une femme, sauf ce petit « bonus » qu’elle déteste utiliser mais qu’elle adore offrir à la domination d’un homme.

— Hugo, je te propose un deal. J’habite dans un chalet isolé. Viens y passer ta semaine de vacances. Je serai ton jouet. Tes désirs seront mes ordres.

Elle m’envoie une photo. Je manque d’étouffer avec ma gorgée de café. Une créature de rêve. Une poitrine énorme, lourde, avec des mamelons sombres et larges qui pointent sous un déshabillé de soie. Des hanches larges, des fesses grasses et rebondies, de la vraie viande de femme. Et ce visage… des lèvres pulpeuses, un regard de chienne prête à tout.

— Je prends la route, Édith. Sois prête.



Le trajet me semble durer une éternité. J’arrive devant une bâtisse en bois, perdue dans les sapins. La porte s’ouvre. Elle est là.

Édith est encore plus imposante en vrai. Elle porte une robe d’été ultra-courte, sans rien dessous. Je vois tout de suite ce que je suis venu chercher. Sa peau est d’une blancheur laiteuse, intégralement épilée, lisse comme du marbre. Ses seins balancent librement, massifs.

— Entre, Hugo. Je t’attendais.

Elle s’agenouille immédiatement à mes pieds, sans que je lui demande rien. Elle défait mes bottes, puis s’attaque à ma braguette avec une ferveur de morte de faim.

— Tu as faim, petite chienne ? je lui demande en lui empoignant les cheveux.

— Oui, maître. Je veux tout de toi.

Je la relève et l’observe. Elle a des hanches de génitrice, des fesses qui demandent à être claquées. Je lui ordonne de se mettre nue. Elle obéit dans un froufrou de tissu. Le spectacle est fascinant et brut. Entre ses cuisses larges et grasses, un petit pénis timide et des testicules minuscules pendent, contrastant avec la puissance érotique du reste de son corps. Tout est net, rasé de près, du pubis jusqu’au pli de l’anus qui s’offre à ma vue quand elle se penche pour ramasser sa robe.



On ne perd pas de temps avec les politesses. Je la traîne vers le lit massif à l’étage. Je veux voir si sa soumission est à la hauteur de ses paroles.

— À quatre pattes, Édith. Montre-moi ce cul de déesse.

Elle s’exécute, le visage écrasé contre l’oreiller, ses fesses grasses écartées par ses propres mains. Je vois son trou de balle, rose, parfaitement épilé, qui se contracte d’excitation. C’est propre, c’est invitant. Je sors mon membre, déjà dur à en rompre, et j’arrose l’entrée de lubrifiant sans ménagement.

— Je vais te défoncer, tu le sais ?

— Oh oui… s’il te plaît… déchire-moi…

Je rentre d’un coup sec. Elle lâche un cri qui n’a rien de masculin, un gémissement aigu de plaisir pur. Je la saisis par les hanches, mes doigts s’enfonçant dans sa chair ferme et grasse. Le bruit de nos corps qui s’entrechoquent résonne dans la chambre. C’est de la mécanique sauvage. À chaque va-et-vient, ses gros seins claquent contre le matelas.

Je me retire, la retourne et la force à s’asseoir sur mes jambes. Je veux voir ses mamelons danser. Elle s’exécute avec une avidité sexuelle qui me dépasse. Elle me dévore du regard, sa petite verge s’agitant mollement contre mon ventre alors qu’elle s’enfonce ma queue jusqu’à la garde.

— T’es une vraie cochonne, Édith.

— Je suis ta chienne, Hugo. Utilise-moi comme tu veux.

Elle finit par jouir sans même se toucher, simplement par la force de la pénétration et de sa soumission, inondant mon ventre de son jus clair, avant que je n’explose à mon tour au fond de ses entrailles.



Le lendemain matin, le soleil perce à travers les pins. Je sens une présence tiède. Édith est à genoux au bord du lit, elle me regarde dormir, un plateau de petit-déjeuner posé au sol, mais ses mains sont occupées à me caresser les bourses.

— Tu ne t’arrêtes jamais ? je grogne, mi-amusé, mi-excité.

— J’ai une semaine pour te satisfaire. Je ne veux pas perdre une seconde.

La semaine devient un flou de sueur, de cris et de fantasmes réalisés. Édith est une esclave absolue. Je lui ordonne de rester nue en permanence, avec seulement une paire de talons hauts et des bas noirs pour souligner ses jambes musclées. Elle cuisine ainsi, elle fait le ménage ainsi, s’arrêtant dès que je claque des doigts pour se présenter, offerte.

Un après-midi, je décide de passer aux choses sérieuses. J’ai apporté dans mon sac de routier quelques "jouets" que j’utilise d’habitude avec des filles de passage.

— Viens là, Édith. Contre la balustrade du balcon.

Je lui attache les mains derrière le dos. Elle tremble de désir. J’exhibe un gode-ceinture, massif, noir. Ses yeux s’écarquillent.

— Tu as dit que tu étais avide, non ? On va voir ce que ton cul peut encaisser.

Je l’installe par terre, les jambes en l’air, lui offrant une vue imprenable sur son anatomie singulière. Je la prépare lentement, jouant avec ses gros mamelons, les pinçant jusqu’à ce qu’elle gémisse de douleur et de plaisir. Puis, j’enfile le harnais. Je la saille avec une violence contrôlée. Elle encaisse tout, réclamant toujours plus, ses fesses grasses rebondissant sous les impacts. Elle est insatiable. Elle lèche mes bottes pendant que je la pénètre, habitée par une dévotion presque religieuse.



Les jours passent. On explore chaque recoin du chalet, chaque position, chaque orifice. Elle est d’une propreté exemplaire, toujours prête, toujours fraîchement épilée. Son trou de l’anus est devenu mon terrain de jeu favori.

Le cinquième jour, l’épuisement commence à poindre, mais pas l’ennui. On est dans la cuisine. Elle est penchée au-dessus de l’évier, je suis derrière elle. Je lui saisis les seins, ces masses de chair chaude qui pèsent lourd dans mes mains.

— Regarde-toi, Édith. Regarde ce que tu es devenue. Une machine à plaisir.

— C’est tout ce que je veux être pour toi, Hugo.

Je la force à se retourner et à prendre sa propre petite verge dans sa bouche, un acte de soumission ultime qui la fait frissonner. Elle obéit, les yeux larmoyants de bonheur. Puis, je la prends une dernière fois, sauvagement, sur la table en bois, jusqu’à ce qu’on soit tous les deux vidés, trempés de sueur et de fluides mêlés.



Le dernier matin, l’ambiance est différente. Le silence n’est plus chargé de tension sexuelle, mais d’une mélancolie pesante. Je remballe mes affaires. Édith est habillée d’une robe légère, mais je sais ce qu’il y a dessous. Je sais comment chaque centimètre de sa peau réagit à mes doigts.

Elle m’accompagne jusqu’à ma voiture (j’avais laissé le camion au dépôt). Elle ne pleure pas, elle sourit, mais ses yeux sont tristes.

— Tu reviendras, Hugo ?

— Tu as été une sacrée petite chienne, Édith. La meilleure.

Je l’attrape par la nuque et lui donne un baiser brutal, marquant mon territoire une dernière fois. Ma main descend sur ses fesses grasses et leur donne une claque sonore qui laisse une trace rouge sur sa peau blanche.

— Garde ton cul bien propre pour moi. Je repasse dès que mon planning le permet.

Elle hoche la tête, dévouée. Je monte dans la caisse, je démarre. Dans le rétro, je la vois qui me regarde partir, seule devant son chalet, cette femme incroyable qui m’a offert bien plus que du sexe : une parenthèse de domination totale, loin du monde, loin du bitume.

Je sais que sur la route, chaque fois que je verrai un sommet enneigé ou que je sentirai l’odeur du sapin, ma main descendra vers mon entrejambe, et je reverrai Édith, à genoux, m’offrant sa chair grasse et son âme soumise.


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(Ar) مرحبا بكم على هذه المدونة

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