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Les Nuits de la Mousson
La chaleur de juillet s'abattait sur le village de Bir-el-Khadra comme une couverture trop lourde, une moiteur étouffante qui faisait vibrer l'air au-dessus des toits de tuiles rouges et des ruelles de terre battue. Dalila était assise sur le rebord de la fenêtre de sa chambre, ses jambes nues pendantes dans le vide, ses orteils effleurant le mur blanc, regardant les oliviers qui dansaient sous le vent chaud. Elle avait vingt ans, des cheveux noirs qu'elle portait relevés en un chignon lâche, et un corps que l'université de Tunis avait rendu plus mince, plus nerveux, mais qui retrouvait ici, dans la maison de son enfance, une rondeur qu'elle avait presque oubliée. Ses seins, généreux mais fermes, se soulevaient sous le fin coton de sa robe d'été, une robe bleu pâle que sa mère lui avait achetée au souk de Tabarka, et ses hanches, larges comme celles de toutes les femmes de sa famille, épousaient la courbe du rebord de pierre.
Elle entendait les bruits du village monter jusqu'à elle : le cri d'un âne, le cliquetis des casseroles dans la cuisine de sa tante, la voix grave de son père qui discutait avec un voisin sous le figuier. Elle ferma les yeux, aspirant l'odeur du jasmin qui grimpait le long du mur, et elle se laissa porter par cette sensation étrange, ce mélange de nostalgie et d'impatience qui la saisissait chaque fois qu'elle revenait ici. Elle avait passé neuf mois à Tunis, neuf mois à courir entre les amphithéâtres et les bibliothèques, neuf mois à se construire une vie qui ne ressemblait pas à celle qu'elle avait laissée. Mais maintenant, elle était de retour. Et elle sentait que quelque chose allait changer.
Sa mère, Khadija, entra dans la pièce sans frapper, comme elle le faisait toujours. C'était une femme de cinquante-cinq ans, petite et ronde, dont le visage creusé par le soleil et le vent avait conservé une beauté douce, presque timide. Elle portait un foulard jaune noué sur ses cheveux grisonnants et une robe longue en coton blanc, et elle tenait à la main un panier de figues fraîches.
« Dalila, ma fille, viens. Nous allons au hammam. La chaleur est trop lourde pour rester à la maison. Nous avons besoin de nous laver, de nous rafraîchir. »
Dalila ouvrit les yeux, un sourire aux lèvres. Le hammam. Elle se souvenait des après-midi passés là-bas, enfant, à jouer dans l'eau tiède pendant que les femmes du village bavardaient, riaient, se lavaient mutuellement. Elle se souvenait de l'odeur du savon noir, de la vapeur qui enveloppait tout, des voix qui résonnaient sous les voûtes comme des chants anciens.
« J'arrive, maman. »
Elle se leva, prit une serviette propre dans l'armoire, et suivit sa mère dans l'escalier. Dehors, le soleil était blanc, éclatant, une lame de feu qui tranchait l'ombre des ruelles. Elles traversèrent le village à petits pas, saluant les voisins, échangeant des sourires. La vie ici était lente, une vie où chaque geste avait un sens, chaque parole une portée. Dalila aimait cela, cette lenteur qui lui manquait tant à Tunis, cette façon qu'avaient les gens de prendre le temps de vivre.
Le hammam était un petit bâtiment de pierre blanche, enfoncé dans une cour ombragée par un vieux caroubier. L'eau, chauffée par un four à bois, coulait en un filet régulier dans les bassins de marbre, créant une vapeur qui se mêlait à l'odeur du bois brûlé et du savon d'olive. À l'intérieur, les femmes étaient déjà nombreuses, leurs corps nus ou à moitié couverts de serviettes, leurs voix résonnant sous la coupole. Dalila se déshabilla, laissant tomber sa robe sur un banc de pierre, et elle sentit le regard de sa mère sur elle, un regard d'approbation silencieuse.
« Tu as perdu du poids, ma fille. Tu ne manges pas assez à Tunis, c'est sûr. »
« Je mange, maman. C'est juste que je marche beaucoup. »
Elle s'assit sur le bord du bassin, ses pieds plongeant dans l'eau tiède. La chaleur montait le long de ses jambes, détendant ses muscles, apaisant ses nerfs. Elle ferma les yeux, laissant l'eau la gagner, la vapeur l'envelopper.
C'est alors qu'elle la vit.
Hanane était assise de l'autre côté du bassin, le dos appuyé contre le marbre, ses jambes pliées devant elle, ses bras croisés sur sa poitrine. Dalila ne l'avait pas vue depuis deux ans, depuis le dernier été où elles s'étaient croisées à un mariage de famille. Elle avait changé. Elle était devenue une femme. Sa peau, d'une blancheur de lait, semblait briller sous la lumière tamisée de la coupole, une peau si pâle qu'on aurait dit qu'elle n'avait jamais vu le soleil. Ses cheveux, d'un noir de jais, tombaient en cascade sur ses épaules, et ses yeux, d'un brun profond, étaient fixés sur l'eau qui luisait sous les flammes.
Dalila sentit son cœur battre plus vite. Elle ne savait pas pourquoi. Peut-être était-ce la chaleur, la vapeur, la sensation d'être nue dans ce lieu où les corps se révélaient sans honte. Mais elle savait, au fond d'elle-même, que ce n'était pas seulement cela. C'était quelque chose de plus profond, de plus trouble, une attirance qu'elle n'avait jamais ressentie pour une femme.
Hanane avait vingt-deux ans. Elle était la fille de Tahar, le frère de son père Ismail, et de sa femme Jamila. Dalila se souvenait d'elle comme d'une enfant timide, qui se cachait derrière les jupes de sa mère lors des grandes occasions. Mais maintenant, elle était là, dans toute sa splendeur, ses seins ronds et fermes, son ventre plat, ses hanches gracieuses, ses jambes longues et fines.
Sa mère, Jamila, était assise à côté d'elle, une femme corpulente au visage large et souriant, qui lavait le dos de sa fille avec une attention maternelle. Dalila les regardait, fascinée. Elle voyait les mains de Jamila glisser sur la peau blanche de Hanane, traçant des cercles lents, savonnant chaque centimètre de chair avec une tendresse qui semblait presque trop intime.
« Dalila ! appela sa mère. Viens, que je te lave le dos. »
Dalila s'approcha, s'agenouillant devant sa mère. Khadija prit une éponge de luffa, la trempa dans l'eau savonneuse, et commença à frotter le dos de sa fille. Les mouvements étaient rythmés, réguliers, une caresse qui n'était pas une caresse mais un soin, une attention. Dalila ferma les yeux, se laissant porter par la sensation de l'éponge sur sa peau, par la chaleur de l'eau qui ruisselait le long de sa colonne vertébrale.
« Tu as grandi, ma fille, murmura sa mère. Tu es devenue une femme. »
Dalila sourit, sans ouvrir les yeux.
« Oui, maman. »
Elle entendit alors la voix de Hanane, une voix douce, presque mélodieuse, qui s'adressait à sa mère.
« Laisse-moi laver ton dos, maman. »
Dalila ouvrit les yeux. Elle vit Hanane prendre l'éponge des mains de Jamila, vit ses doigts fins s'enfoncer dans la peau de sa mère, traçant des cercles lents sur son dos large. Elle regardait les mouvements de ses bras, la façon dont ses seins bougeaient à chaque geste, la courbe de son cou quand elle se penchait en avant.
« Tu veux que je te lave le dos, Dalila ? demanda soudain Hanane, en la regardant.
Dalila sursauta. Elle n'avait pas entendu la question venir, pas préparé sa réponse.
« Euh... oui, bien sûr. Merci. »
Hanane s'approcha d'elle, l'éponge à la main. Elle s'agenouilla derrière Dalila, si près que Dalila sentait son souffle sur sa nuque. Et elle commença à laver son dos, lentement, soigneusement, avec une attention qui dépassait le simple soin du corps. Ses doigts, à travers l'éponge, suivaient les courbes de la colonne vertébrale, s'attardant sur les épaules, les omoplates, les reins. Dalila sentit un frisson la parcourir, un frisson qui n'était pas seulement la fraîcheur de l'eau mais quelque chose de plus profond, une tension qui montait le long de ses jambes.
« C'est bon ? demanda Hanane, sa voix plus basse maintenant, plus intime.
— Oui... c'est bon. »
Hanane continua, ses mouvements devenant plus lents, plus doux, comme si elle voulait prolonger le contact. Dalila sentait la chaleur de sa main à travers l'éponge, sentait la présence de son corps derrière elle, la rondeur de ses seins qui frôlaient parfois son dos. Elle ferma les yeux, se laissant porter par cette sensation étrange, ce mélange de plaisir et de honte qui la faisait trembler.
Quand Hanane eut fini, elle tendit l'éponge à Dalila.
« À ton tour, maintenant. »
Dalila prit l'éponge, ses mains tremblant légèrement. Elle s'agenouilla derrière Hanane, et commença à laver son dos. La peau de Hanane était douce, incroyablement douce, une peau de soie qui glissait sous ses doigts. Elle sentit les muscles de son dos se détendre sous son toucher, sentit son souffle devenir plus régulier. Elle vit ses seins, vus de côté, la courbe parfaite de leurs rondeurs, les pointes sombres qui se dressaient légèrement sous l'effet de l'eau et de la chaleur.
« C'est bon ? demanda-t-elle à son tour.
— Oui... c'est bon. »
Il y avait dans la voix de Hanane quelque chose qui ressemblait à un sourire, un amusement contenu qui faisait battre le cœur de Dalila plus vite. Elle continua à laver son dos, s'attardant sur les omoplates, la colonne vertébrale, le creux des reins. Elle sentait la chaleur de sa peau sous ses doigts, sentait la vie qui coulait en elle comme une rivière.
Les jours suivants, elles se revirent souvent. Le village était petit, et les visites entre familles étaient une tradition, une façon de tuer le temps, de maintenir les liens. Dalila allait chez Hanane, et Hanane venait chez elle. Elles s'asseyaient sous le figuier, buvaient du thé à la menthe, parlaient de Tunis, de l'université, des films qu'elles avaient vus. Elles riaient, se taquinaient, se confiaient des secrets.
Dalila apprit que Hanane était fiancée. Son mariage était prévu pour l'été prochain, un mariage arrangé par leurs parents, comme c'était la coutume. Elle était promise à un cousin éloigné, un homme qu'elle n'avait vu que deux fois, un homme dont elle ne parlait jamais sans un sourire un peu triste. Dalila sentit quelque chose se briser en elle, quelque chose qu'elle n'avait pas su nommer mais qui était là, qui avait toujours été là.
« Es-tu heureuse ? demanda-t-elle un soir, alors qu'elles étaient assises sur le toit de la maison de Hanane, regardant le ciel étoilé.
— Heureuse ? répéta Hanane en riant. C'est une question étrange. Je suis... résignée, je crois. C'est comme ça que ça se passe, ici. On n'a pas le choix. »
Dalila la regarda, ses yeux bruns brillant sous la lumière des étoiles. Elle voulut lui dire quelque chose, quelque chose d'important, mais les mots ne vinrent pas. Elle posa juste sa main sur celle de Hanane, et elles restèrent ainsi, silencieuses, à regarder le ciel.
Un soir, Dalila rendit visite à la famille de son oncle. La soirée s'étira, le thé coula, les rires résonnèrent sous la tonnelle. Le sommeil commençait à gagner les plus jeunes, et les parents, fatigués, se retirèrent un à un. Ismail et Khadija, sachant que Dalila était une grande fille, rentrèrent sans elle, confiants qu'elle serait bien accueillie.
Hanane proposa à Dalila de rester pour la nuit. Il y avait une chambre libre, un petit lit qui attendait. Dalila accepta, un peu surprise, un peu émue. Elle suivit Hanane dans la chambre, une pièce simple aux murs blancs, avec une fenêtre qui donnait sur le jardin.
« Voilà, dit Hanane en désignant le lit. C'est à toi. Dors bien. »
Elle allait sortir quand Dalila la retint par le bras.
« Hanane... »
« Oui ? »
Dalila ne savait pas ce qu'elle voulait dire. Elle sentait les mots se brouiller dans sa tête, se mélanger à une envie qu'elle ne comprenait pas tout à fait.
« Tu peux rester un peu ? »
Hanane la regarda, un sourire aux lèvres. Elle s'assit sur le bord du lit, près de Dalila.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as peur de dormir toute seule ? »
Dalila rit, un rire nerveux.
« Peut-être. Ici, c'est différent. À Tunis, j'ai toujours quelqu'un avec moi. »
Hanane posa sa main sur la sienne, un geste doux, un geste qui disait "je suis là".
« Je peux rester, si tu veux. »
Elle s'allongea sur le lit, à côté de Dalila. Le lit était étroit, et leurs corps se touchaient, une chaleur qui montait entre elles comme une flamme. Dalila sentait la respiration de Hanane, sentait le battement de son cœur, un rythme qui s'accélérait, comme le sien.
« Hanane... »
« Quoi ? »
Dalila se tourna vers elle, ses yeux rencontrant les siens dans la pénombre. Elle ne savait pas ce qu'elle allait faire. Elle savait juste qu'elle ne pouvait pas résister à l'envie qui montait en elle, une envie qui était plus forte que la raison, plus forte que la peur.
Elle se pencha vers Hanane et l'embrassa sur la bouche.
Le baiser fut doux, hésitant, un baiser qui cherchait une réponse. Hanane resta immobile une seconde, puis elle répondit. Ses lèvres s'ouvrirent, sa langue rencontra celle de Dalila, et le baiser devint plus profond, plus passionné. Dalila sentit ses mains glisser sur le corps de Hanane, sentir la courbe de ses hanches sous le tissu de sa robe, la chaleur de sa peau à travers le coton fin.
Elle glissa sa main sous la robe de Hanane, ses doigts rencontrant la douceur de son ventre, la rondeur de ses seins. Hanane gémit, un son étouffé contre les lèvres de Dalila, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux, l'attirant plus près.
Dalila fit glisser la robe sur les épaules de Hanane, révélant ses seins nus, deux globes parfaits dont les pointes se dressaient, sombres et dures, sous l'effet de l'excitation. Elle se pencha, prit un sein dans sa bouche, le suçant doucement, sa langue tournant autour du mamelon. Hanane cria, un cri étouffé, ses doigts se crispant sur les épaules de Dalila.
« Oui... murmura-t-elle. Ne t'arrête pas. »
Dalila continua, sa bouche passant d'un sein à l'autre, ses doigts glissant le long du ventre de Hanane, s'enfonçant entre ses cuisses. Elle sentit l'humidité, la chaleur, le désir qui coulait en elle comme une rivière.
« Enlève ta robe, ordonna-t-elle doucement.
Hanane obéit, ses doigts dénouant les lacets, laissant tomber le tissu sur le sol. Elle était nue, offerte, ses jambes légèrement écartées, ses bras le long du corps. Dalila la regarda, fascinée par la beauté de cette chair blanche, par la courbe de ses hanches, la rondeur de ses seins, la fente entre ses cuisses, un triangle sombre qu'elle voulait explorer.
Elle se pencha sur elle, sa bouche descendant le long de son cou, de sa poitrine, de son ventre. Elle sentit les muscles de Hanane se contracter sous ses lèvres, sentit ses doigts s'enfoncer dans ses cheveux. Elle atteignit l'entrejambe, là où le désir était le plus fort, là où la chaleur était la plus intense. Elle lécha la fente, sentant le goût de Hanane sur sa langue, un goût salé et doux à la fois, un goût qui l'enivra.
« Oh... Dalila... »
Hanane se cambra, ses mains s'agrippant aux draps, ses jambes s'écartant plus largement. Dalila continua, sa langue explorant chaque repli, chaque pli, s'attardant sur le clitoris qui se dressait, dur et palpitant, sous sa caresse. Elle le suça, le mordilla doucement, sentant Hanane frémir sous elle, sentant son plaisir monter comme une vague.
« Je vais... je vais... »
« Viens, Hanane. Laisse-toi aller. »
Hanane cria, un cri qui n'était pas un cri mais un gémissement, un son qui venait du fond de son être. Son corps se contracta, ses jambes se refermant autour de la tête de Dalila, la maintenant prisonnière de son plaisir. Dalila sentit les spasmes la traverser, sentit les vagues de jouissance la submerger, et elle continua, ne s'arrêtant pas, voulant prolonger ce moment.
Quand Hanane se calma, Dalila se glissa sur elle, l'embrassant sur la bouche, goûtant son propre plaisir sur ses lèvres.
« À ton tour, murmura Hanane en souriant.
Elle fit glisser Dalila sur le dos, sa bouche descendant le long de son corps, imitant les gestes que Dalila avait fait pour elle. Elle lécha ses seins, les suçant, les mordillant, sentant les pointes se dresser sous ses lèvres. Elle descendit vers son ventre, vers la fente humide qui l'attendait.
« Tu es belle, Dalila. Si belle. »
Elle lécha sa vulve, sa langue explorant chaque centimètre, s'attardant sur le clitoris, le suçant, le caressant avec une douceur infinie. Dalila se cambra, sentant le plaisir monter en elle comme une marée.
« Hanane... oh... Hanane... »
Elle jouit, un orgasme qui semblait durer une éternité, un orgasme qui la laissa tremblante, les larmes aux yeux. Elle sentit Hanane se glisser contre elle, leurs corps se collant, leurs seins se frottant, leurs jambes s'entrelaçant.
« Reste avec moi, murmura Dalila.
— Je reste. »
Elles se frottèrent l'une contre l'autre, leurs vulves se touchant, se caressant, leurs clitoris se frôlant dans un rythme lent, un rythme qui les porta à nouveau vers l'extase. Elles jouirent ensemble, leurs corps se mouvant comme un seul, leurs cris se mêlant dans un chant qui remplissait la chambre.
Elles ne s'insérèrent pas les doigts, par peur de la défloration, par respect de la virginité de Hanane. Mais elles trouvèrent d'autres chemins, d'autres caresses, d'autres manières de se posséder. Elles s'embrassèrent, se léchèrent, se frottèrent, jusqu'à l'épuisement.
Finalement, elles se rhabillèrent, leurs corps encore chauds, leurs esprits encore embrumés par le plaisir. Elles se blottirent l'une contre l'autre, les bras de Hanane enserrant la taille de Dalila, les doigts de Dalila caressant les cheveux de Hanane.
« C'était... merveilleux, murmura Dalila.
— Oui, répondit Hanane. Je n'ai jamais ressenti ça. »
Elles restèrent silencieuses, écoutant les bruits de la nuit, le vent dans les oliviers, le chant des grillons. L'été n'était pas fini. Il ne faisait que commencer.
Dalila se tourna vers Hanane, la regarda dans les yeux.
« Et maintenant ? demanda-t-elle.
— Maintenant, on attend, répondit Hanane en souriant. Et on profite de chaque moment. »
Elle posa un baiser sur le front de Dalila, un baiser qui était une promesse. Elles s'endormirent dans les bras l'une de l'autre, heureuses, pour la première fois, de ce qu'elles étaient.
L'été s'annonçait délicieux, un été de secrets et de caresses, un été qui changerait leur vie à jamais.
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