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Donald Trump et l'impératif de la dissuasion : l'histoire de l'effondrement historique du projet khomeiniste (article)

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Donald Trump et l'impératif de la dissuasion : l'histoire de l'effondrement historique du projet khomeiniste




Au cours des quatre dernières décennies, le Moyen-Orient a connu un état prolongé de fluidité sécuritaire et de bouleversements géopolitiques qui ne devaient rien au hasard. Ils étaient le produit direct de l'émergence d'un acteur régional qui a fait de l'exportation des crises et de la propagation du chaos le pilier fondamental de sa survie et de son maintien au pouvoir. Une lecture attentive du dossier des relations internationales avec le régime en place à Téhéran exige nécessairement de déconstruire les stratégies occidentales qui se sont succédé face à cette entité. Il s'agit en particulier de dresser une comparaison essentielle entre l'approche d'apaisement et d'endiguement adoptée par l'administration de l'ancien président Barack Obama, et l'approche de fermeté et de confrontation directe tracée par l'administration du président Donald Trump. Cette analyse part d'un postulat fondamental : la décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire en deux mille dix-huit, et l'escalade militaire et opérationnelle directe qui a suivi contre les piliers du régime iranien et ses mandataires dans la région, n'était pas un simple choix politique éphémère ou un élan diplomatique. C'était une correction stratégique inévitable d'une trajectoire biaisée qui a longtemps offert à Téhéran une couverture légitime et des flux financiers massifs. Ces ressources ont été exploitées pour bâtir un empire de milices transnationales, dont la sauvagerie et le pouvoir de destruction ont culminé lors des événements sanglants qui ont secoué la région ces dernières années.
Le régime iranien moderne s'est établi après les événements de l'année mille neuf cent soixante-dix-neuf sur un mot d'ordre idéologique extrêmement dangereux : l'exportation de la révolution. Ce concept s'est traduit concrètement par une ingénierie géopolitique fondée sur l'infiltration des sociétés arabes et la construction d'entités parallèles aux États nationaux. Sous le nom de Velayat-e Faqih (gouvernement du juriste musulman), l'institution du pouvoir à Téhéran s'est transformée en une autorité théocratique absolue qui ne voit dans le monde extérieur qu'un simple théâtre de confrontation, de propagation du chaos et de réalisation d'illusions impériales. Ce comportement iranien n'échappait pas aux cercles de prise de décision dans les capitales occidentales. Pourtant, l'administration de Barack Obama a choisi à cette époque de fermer les yeux sur ces réalités flagrantes, animée par le désir illusoire de façonner un héritage diplomatique centré sur l'intégration de l'Iran dans le système international via le dossier nucléaire. Le produit direct de cette orientation fut le Plan d'action global commun, plus connu sous le nom d'accord nucléaire de deux mille quinze. Cet accord a constitué une faute stratégique majeure car il a isolé l'ambition nucléaire iranienne de son contexte destructeur global, ignorant délibérément le programme de missiles balistiques et, plus important encore, le réseau de mandataires terroristes que Téhéran dirige dans plusieurs capitales arabes.
L'accord nucléaire sous l'ère Obama a insufflé un ballon d'oxygène économique au régime iranien, au moment même où celui-ci étouffait sous le poids des sanctions internationales précédentes. Avec le dégel de milliards de dollars, l'afflux de liquidités et les investissements pétroliers, le gouvernement de Téhéran ne s'est pas tourné vers l'amélioration du niveau de vie de ses citoyens ni vers la construction d'une économie nationale durable. Il a injecté cette immense liquidité directement dans les coffres du Corps des gardiens de la révolution islamique et de la Force Al-Qods. Ainsi, l'accord nucléaire est passé du statut d'outil de préservation de la paix internationale à celui de principal bailleur de fonds de la machine de guerre iranienne en Syrie, en Irak, au Yémen et au Liban. Dans les années qui ont suivi la signature de l'accord, l'armement du Hezbollah libanais a doublé, les Houthis se sont déployés au Yémen pour menacer la navigation internationale en mer Rouge, et les factions armées en Irak sont devenues une autorité supérieure à celle de l'État lui-même. Cela a prouvé à tout observateur lucide que l'approche d'apaisement avait lamentablement échoué, et qu'elle n'avait servi qu'à engraisser le serpent au lieu de lui arracher son venin.
Lorsque le président Donald Trump a pris les rênes du pouvoir, il possédait une vision réaliste et percutante de la nature du conflit au Moyen-Orient, rejetant les illusions diplomatiques dont se nourrissent les élites traditionnelles à Washington. Trump avait conscience d'une vérité simple : il est impossible de parvenir à un accord durable avec un régime qui bâtit son idéologie existentielle sur des slogans de mort et de destruction d'autrui. De là est née la décision historique de se retirer de l'accord nucléaire en mai deux mille dix-huit, première étape d'une stratégie globale connue sous le nom de pression maximale. L'objectif de cette stratégie n'était pas seulement de ramener l'Iran à la table des négociations avec de meilleures conditions, mais d'assécher les sources de financement du terrorisme régional et de contraindre le régime à choisir entre l'effondrement économique interne et l'abandon de ses projets expansionnistes externes. Les chiffres et les faits ultérieurs ont prouvé que cette stratégie avait frappé de plein fouet la structure financière et militaire des Gardiens de la révolution, privant leurs milices affiliées du cordon ombilical financier dont elles jouissaient sous les politiques précédentes.
La vision trumpienne ne s'est pas limitée à l'aspect économique efficace ; elle s'est accompagnée d'une audace militaire sans précédent qui a redessiné les lignes de la dissuasion américaine, évaporées sous l'administration précédente. Cette audace s'est manifestée par la décision stratégique majeure d'éliminer Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods et cerveau de toutes les opérations terroristes et expansionnistes iraniennes dans la région, au début de l'année deux mille vingt. Qassem Soleimani représentait le symbole vivant de l'empire milicien iranien, l'homme qui s'était déplacé pendant des années dans les capitales arabes comme un véritable gouverneur militaire sans que personne n'ose le toucher. Son élimination par une frappe aérienne de précision près de l'aéroport de Bagdad a envoyé un message clair et sans ambiguïté aux dirigeants de Téhéran : l'ère de l'immunité était révolue. Elle montrait que les États-Unis étaient prêts à utiliser la force brute pour protéger leurs intérêts et leurs alliés, ce qui a provoqué un séisme au sein du commandement du projet iranien et prouvé que ce régime recule face à la force des armes et ne se retranche que derrière la faiblesse et le recul de ses adversaires.
La justesse de la vision appelant à démanteler le réseau iranien devient évidente lorsque l'on examine les événements catastrophiques qui ont secoué la région le sept octobre deux mille vingt-trois. Ces attaques terroristes sans précédent menées par le mouvement Hamas n'étaient pas un acte isolé ou le produit d'une décision purement locale. Elles étaient le fruit amer de longues années de planification, de financement et d'entraînement direct par l'Iran. Téhéran, via les conseillers des Gardiens de la révolution et du Hezbollah, a supervisé la construction des tunnels, le développement des systèmes de missiles et la formation des éléments armés pour infiltrer les frontières, avec un objectif clair : faire exploser la scène régionale et empêcher tout rapprochement ou stabilité qui aurait pu isoler le régime iranien. Les ravages immenses, la destruction de la bande de Gaza et les souffrances humaines extrêmes causées par cette guerre relèvent de la responsabilité directe du régime du Velayat-e Faqih à Téhéran. Ce dernier utilise le sang des Arabes et leurs causes comme monnaie d'échange dans le bazar de ses négociations internationales, et comme boucliers humains pour protéger son centre stratégique dans la capitale iranienne.
Le lien fondamental entre l'idéologie religieuse extrémiste et les pratiques terroristes sur le terrain révèle la fausseté totale des slogans trompeurs brandis par ce régime. Alors que les responsables de Téhéran pleurent sur les questions de libération et de justice, leur régime pratique les pires formes d'oppression et de persécution contre le peuple iranien lui-même, qui souffre de la pauvreté, du chômage, de la répression des libertés individuelles et des exécutions sommaires pour quiconque ose s'opposer à l'autorité absolue du juriste. L'idéologie sur laquelle repose ce régime est hostile à la vie et contraire à la logique humaine et au progrès civilisationnel. Les ressources d'un pays riche en pétrole et en gaz, ainsi que la culture d'un peuple ancien, sont mobilisées au profit d'élites religieuses et militaires corrompues qui croient en des mythes théologiques et cherchent à les imposer par le fer et le feu aux peuples de la région. C'est pourquoi la confrontation avec ce régime n'est pas un simple conflit politique d'influence ou de frontières, mais une bataille existentielle et intellectuelle entre la logique de l'État moderne stable et celle de la bande terroriste transnationale.
Dans le cadre de cette confrontation prolongée, l'élimination successive des têtes du terrorisme régional a constitué des étapes décisives. Elles confirment que la structure militaire et idéologique de ce réseau est pliable et peut s'effondrer totalement si une volonté politique et militaire ferme est déployée. La chute des grands commandants qui ont orchestré le chaos régional, de Qassem Soleimani à Ismaïl Haniyeh, Yahya Sinwar, Hassan Nasrallah et d'autres, représente des coups de massue irréparables à court terme. Ces hommes n'étaient pas de simples rouages d'une machine militaire ; ils incarnaient les symboles charismatiques et les liens vitaux unissant les branches à la racine à Téhéran. Avec leur mort, ces organisations ont perdu leur équilibre stratégique et leur vulnérabilité sécuritaire et d'intelligence a été mise à nu face aux frappes chirurgicales qui ont ciblé leurs bastions les plus fortifiés.
Ismaïl Haniyeh et Yahya Sinwar représentaient, dans la balance géopolitique, les outils exécutifs et opérationnels de la stratégie iranienne sur la scène palestinienne, s'efforçant d'aliéner l'avenir du peuple palestinien et ses droits légitimes au profit de l'agenda expansionniste de Téhéran. Leur élimination a mis fin à une ère d'exploitation politique de la cause palestinienne, réduite à une simple branche des Gardiens de la révolution. Quant à Hassan Nasrallah, qui a incarné pendant des décennies le joyau de la couronne de l'empire iranien et le bras armé le plus puissant de la Force Al-Qods sur la mer Méditerranée, sa chute a porté le coup le plus terrible et le plus destructeur à toute la structure de dissuasion de l'Iran. Le Hezbollah libanais constituait la première ligne de défense du régime de Téhéran, le moyen fondamental de faire chanter la communauté internationale et de menacer la sécurité et la stabilité du bassin oriental de la Méditerranée. Avec l'effondrement de son commandement historique et la destruction de son arsenal militaire stratégique, c'est un pilier central de la stratégie régionale iranienne qui s'est écroulé.
Ce tableau stratégique de l'effondrement se complète par l'état de déliquescence de la haute direction à Téhéran elle-même, en particulier la figure d'Ali Khamenei et des dirigeants qui pilotent cette machine terroriste. Ces chefs, qui ont vécu pendant des années derrière des murs de protection, protégés par une immense propagande religieuse et politique, se retrouvent aujourd'hui face à l'échec historique de leur projet destructeur. Leur incapacité totale à protéger leurs alliés et mandataires les plus proches, ainsi que leur impuissance à protéger leurs propres symboles au sein même de la capitale Téhéran, a dépouillé le régime de son prestige interne et externe. La mort, la fuite et l'effritement de ces têtes de serpent prouvent que ces régimes théocratiques et totalitaires ne paraissent forts et soudés que lorsqu'ils font face à des adversaires hésitants et faibles. Ils se désintègrent à une vitesse stupéfiante dès qu'ils se heurtent à une vision militaire rigoureuse qui croit au dénouement par la force et s'active avec audace et courage pour extirper le terrorisme à la racine.
Les leçons de l'histoire moderne nous ont appris que les politiques d'apaisement et d'endiguement face aux régimes idéologiques extrémistes ne mènent jamais à la paix. Elles ne font que reporter la confrontation et rendre le coût de la guerre future extrêmement lourd. Ce qu'Obama a accompli avec l'accord de deux mille quinze s'apparentait à une répétition de la faute des accords de Munich face au nazisme, où la sécurité et la stabilité des alliés régionaux de l'Amérique et des peuples de la région ont été vendues en échange d'un accord de papier fragile. Cet accord n'a pas empêché Téhéran de poursuivre son ambition nucléaire en secret et d'étendre son arsenal destructeur au grand jour. En revanche, la stratégie de Trump, fondée sur la force brute et une dissuasion ferme, a prouvé qu'elle était la seule voie capable de brider les ambitions expansionnistes iraniennes et de protéger les infrastructures fondamentales du système international dans cette région vitale du globe.
Se débarrasser du cancer du terrorisme que représente le régime du Velayat-e Faqih exige la poursuite de cette politique de fermeté et son développement en une stratégie internationale globale. Celle-ci ne doit pas se contenter de couper les tentacules de la pieuvre iranienne, mais viser directement sa tête à Téhéran. Il est impossible de parler d'une stabilité réelle, d'un développement économique durable ou d'une paix permanente au Moyen-Orient tant que ce régime tiendra les rênes du pouvoir et tant que les richesses du peuple iranien seront dilapidées dans la construction de missiles et l'entraînement de kamikazes et de saboteurs. Le virage stratégique actuel ouvre grand la voie à la naissance d'un nouveau Moyen-Orient, un Moyen-Orient où les peuples se libèrent du cauchemar des milices confessionnelles et des guerres civiles provoquées, et où l'État national recouvre sa souveraineté et sa dignité, loin des ingérences extérieures flagrantes d'un régime dont les jours et les faits ont prouvé qu'il constitue un danger réel pour l'humanité entière et pour la marche de la civilisation et du progrès intellectuel du monde contemporain.
Au cœur de ces transformations majeures, il apparaît clairement que les puissances régionales et internationales qui ont misé par le passé sur la possibilité d'infléchir le comportement du régime iranien par la diplomatie économique ou le dialogue politique ont totalement perdu leur pari. Téhéran considérait chaque initiative de bonne volonté des capitales occidentales comme une preuve de faiblesse et de recul, ce qui la poussait à plus d'arrogance et d'escalade. Sans l'intervention décisive qui a mis fin à l'héritage de l'apaisement et ciblé les structures militaires et de commandement des Gardiens de la révolution, la région vivrait aujourd'hui sous le joug d'une hégémonie iranienne totale et armée du nucléaire. Ce scénario aurait signifié la fin du système de sécurité mondial et l'entrée dans une ère sombre de chaos et de chantage nucléaire sans précédent. C'est de là que les décisions prises sous l'ère Trump, et dont les effets se sont poursuivis les années suivantes, tirent leur immense valeur historique en tant que rempart final et crucial face à la barbarie et au terrorisme organisé.
La conclusion inévitable de cet exposé analytique approfondi est que la confrontation avec le régime iranien du Velayat-e Faqih n'est pas une option préférentielle parmi d'autres choix de politique étrangère, mais un devoir stratégique et moral impérieux pour préserver l'avenir de la stabilité mondiale. Les mesures courageuses qui ont consisté à déchirer l'accord nucléaire défectueux, à imposer un blocus économique total et à exécuter physiquement les chefs du terrorisme et les artisans de la mort dans la région sont celles qui ont ouvert la voie pour clore cette époque tragique de l'histoire du Moyen-Orient. L'avenir appartient aux États qui bâtissent et construisent, qui respectent le droit international et la souveraineté de leurs voisins, et non aux régimes théocratiques obsolètes qui se nourrissent du sang des innocents et prospèrent sur la diffusion du chaos et de la destruction sous de faux slogans religieux et des superstitions dépassées par le temps et la conscience humaine moderne.





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