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La razzia du duo chauve Hossam et Ibrahim Hassan au profit du réactionnarisme, du racisme et de la propagation de la haine au Mondial 2026 (article)

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La razzia du duo chauve Hossam et Ibrahim Hassan au profit du réactionnarisme, du racisme et de la propagation de la haine au Mondial 2026





La participation égyptienne à la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 n'a pas été un simple événement sportif soumis aux rapports de force techniques, physiques et tactiques sur le rectangle vert. Elle s’est transformée, en raison du comportement psychologique en crise du staff technique, en un miroir grossissant qui reflète la profondeur de la pénétration réactionnaire et raciste dans la structure de la pensée collective contemporaine. Les actions du duo chauve, Hossam et Ibrahim Hassan, dans les stades américains et canadiens, ont constitué l’incarnation vivante du phénomène de la bigoterie politique et sportive, où les valeurs et les lois universelles unificatrices du sport ont été écartées au profit de la logique de la razzia bédouine et de la fuite vers des victoires symboliques creuses. La déconstruction des scènes honteuses produites par ce duo, depuis les crachats et les insultes raciales jusqu’à la victimisation et l’introduction de slogans politiques interdits, nous conduit à une autopsie structurelle d’une mentalité qui continue de voir le monde à travers des dualités identitaires stériles, incapable de reconnaître ses propres mécanismes défaillants ou d'accepter la stricte égalité des droits humains et d'expression entre les êtres humains.
Les fils de cette déchéance morale et cognitive ont commencé à se dessiner clairement dès la fin de la confrontation footballistique qui a opposé l'équipe nationale à son homologue argentine, et qui s'est soldée par une défaite égyptienne logique sur le score de trois buts à deux. Au lieu de présenter une lecture technique critique expliquant les erreurs défensives ou le déclin physique face à une organisation professionnelle supérieure dirigée par Lionel Messi, le directeur technique Hossam Hassan s’est empressé de fabriquer une bataille imaginaire abjecte pour masquer ses propres carences tactiques. La scène choquante s'est manifestée lorsque Hossam Hassan s'est dirigé vers les tribunes pour cracher sur les supporters et proférer des insultes raciales obscènes, telles que "bande de Juifs, fils de pute", à la suite du geste d’un supporter dans les tribunes argentines qui avait brandi le drapeau de l'État d'Israël. Indépendamment de l’identité réelle de ce supporter, qu’il soit israélien ou un citoyen argentin exprimant sa position politique, la réaction primitive émanant de la tête du commandement technique de l'équipe égyptienne révèle un visage éminemment raciste et un immense réservoir de haine raciale et religieuse. Cela met à nu cette structure psychologique qui s’est pourtant si souvent targuée, devant les médias, d’ouverture, d’humanisme et de non-discrimination.
Le paradoxe cognitif majeur de ce comportement instinctif réside dans l'incapacité totale à assimiler le concept de neutralité de l'espace public et d'égalité des droits entre les individus. Du point de vue de la mentalité réactionnaire et suprémaciste, un individu du profil de Hossam Hassan est convaincu qu'il a le droit absolu d’utiliser la tribune sportive mondiale, observée par des millions d'êtres humains, pour promouvoir ses propres slogans, dogmes et récits historiques favoris, considérant cette promotion comme une action noble et une posture humanitaire digne de louanges et de soutien. Mais au moment même où une autre partie, dans le même espace et avec le même mécanisme, exerce son droit naturel à l'expression en brandissant un drapeau représentant une entité ennemie dans l'imaginaire traditionnel du duo chauve, la conscience narcissique de l'entraîneur subit un choc aigu qui lui fait perdre son prétendu équilibre humaniste. Le comportement bascule en quelques secondes d'une prétention de civilisation et d'ouverture à une agression sauvage utilisant le crachat et l'injure raciale comme moyen de riposte. Cela prouve que cet humanisme dont se gargarise le discours traditionnel n'est qu'un masque idéologique sélectif qui s'effondre immédiatement au premier test réel de pluralisme et de liberté d'expression.
La fuite comportementale du duo Hassan ne s'est pas arrêtée aux insultes, elle s'est étendue à la fabrication d’une psychologie de la victimisation à travers une mise en scène stupide orchestrée par Hossam Hassan lorsqu'il a croisé ses mains en forme de X, accusant ouvertement l'arbitre du match de racisme et de partialité contre son équipe. Cette projection psychologique représente un mécanisme de défense classique auquel recourent les mentalités incapables de faire face à leurs propres carences. Au lieu d'assumer la responsabilité professionnelle de la défaite sportive et de l'élimination du tournoi, il devient très facile et confortable de crier au complot cosmique et de prétendre que le monde entier conspire contre l'entité croyante en raison de son identité dogmatique. Ce qui est édifiant dans cette scène, c'est que la seule personne qui a pratiqué un racisme flagrant et public ce soir-là est Hossam Hassan lui-même, accompagné de son frère et jumeau de pensée et de méthode, Ibrahim Hassan. Cela fait de l'accusation portée contre l'arbitre une tentative désespérée d’inverser les faits et d'exporter une fausse victimisation qui séduit les masses émotionnellement chargées et à la conscience aliénée.
Dans le cadre de cette quête effrénée pour surfer sur la vague des tendances numériques et acquérir une popularité populiste bon marché afin de compenser l'échec technique, le directeur technique a brandi le drapeau de la Palestine à l'intérieur du terrain après le match. Ce comportement ne représente pas seulement une violation flagrante et manifeste des règlements de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), qui interdisent strictement l'introduction de slogans politiques et religieux dans les événements sportifs, mais constitue également un dépassement juridique et moral grave à l'encontre de l'État égyptien qu'il représente et des contribuables. Hossam Hassan et son frère sont présents en phase finale de la Coupe du Monde en tant que salariés officiels de la fédération nationale, percevant des salaires mirobolants tirés des fonds et des budgets de l'État, eux-mêmes issus des impôts des citoyens égyptiens. Or, les citoyens égyptiens ne forment pas un bloc idéologique monolithique ; ce sont des individus aux intérêts et aux positions politiques divers, et beaucoup d'entre eux ne placent pas la question de Gaza ou de la Palestine au centre de leurs priorités, et ne souhaitent pas que leur argent et la réputation de leur équipe nationale soient impliqués dans des conflits régionaux sanglants et sans fin. Partant de ce postulat, c'est Hossam Hassan qui a pris l'initiative d'introduire la politique dans le sport et de violer la neutralité du terrain en brandissant le drapeau d’une autre entité que celui de son pays qu'il représente, outrepassant les limites de son mandat professionnel pour s'attribuer le rôle de réformateur dogmatique et de guerrier symbolique au détriment de l'intérêt national sportif.
Le concert de louanges des masses crédules et des plateformes médiatiques face à cette gesticulation théâtrale, qualifiée de victoire symbolique, reflète la profondeur de la tragédie intellectuelle que vit la région. Dans un contexte de compensation psychologique face aux défaites cuisantes et successives que subit la réalité arabo-islamique sur les plans militaire, technologique, économique et politique, la conscience collective s'accroche à la moindre illusion pour ressentir une forme de grandeur et d'élévation. Le geste de brandir un drapeau, de prononcer un discours enflammé ou le crachat d’un entraîneur chauve sur un supporter se transforment en une épopée héroïque qui nourrit le mythe de la victoire symbolique. On occulte ainsi le fait que toutes ces victoires illusoires dans les guerres virtuelles de Palestine sont, en réalité, des défaites matérielles cinglantes sur le sol de la réalité brute, qui ne reconnaît que les rapports de force, le développement scientifique et la supériorité organisationnelle. Flatter les émotions de la plèbe par ces comportements populistes est devenu l'outil favori des élites défaillantes pour protéger leurs privilèges et leurs postes de la critique scientifique légitime, en transformant l'échec tactique en une cause nationale et religieuse sacrée à laquelle il est interdit de toucher.
La profondeur inhumaine et la sélectivité morale de la mentalité du duo chauve, ainsi que du système culturel qui le soutient, se révèlent à travers un silence de plomb face aux véritables catastrophes humaines qui surviennent dans d'autres régions du monde, et même dans leur environnement géographique direct. L'histoire contemporaine n'a enregistré aucune déclaration, aucun geste de solidarité ni aucune position humanitaire de la part de Hossam ou d’Ibrahim Hassan en faveur des victimes des guerres civiles destructrices au Soudan, au Yemen ou en Syrie, où des sociétés entières ont été broyées et des millions de personnes déplacées. On ne les a jamais vus condamner les crimes et la répression féroce exercée par le régime fasciste et terroriste des mollahs en Iran contre son peuple sans défense. La raison cognitive derrière ce silence sélectif et choquant est l'absence de "l'élément captivant" dans le récit conflictuel traditionnel : au Soudan, au Yémen et en Syrie, le tueur est musulman et la victime est musulmane, et en Iran, le problème est classé comme un conflit interne entre musulmans qui peut être facilement occulté pour préserver une prétendue unité des rangs. La valeur humaine de la victime s'évanouit complètement aux yeux de cette pensée dès lors que la partie "juive ou mécréante" est absente. Cela prouve que toute cette affaire n'est en rien une défense des droits de l'homme ou un refus des injustices, mais un conflit identitaire et dogmatique méprisable qui se nourrit de la rhétorique de l'exclusion, de la diabolisation de l'autre et de la pérennisation de la haine historique, au service de récits déformés qui habitent les cerveaux de ces élites en crise.
Ces comportements outranciers nous ramènent au concept de "razzia" qui régit toujours la mentalité réactionnaire dans son approche des manifestations de la civilisation moderne. Le sport mondial, à travers ses grands rassemblements comme la Coupe du Monde, a été fondé pour être un espace de rencontre humaine, de compétition saine et de reconnaissance mutuelle des lois communes et de l'organisation matérielle professionnelle. Pourtant, le duo Hassan et ses partisans considèrent le rectangle vert avec la logique de leurs ancêtres bédouins sortis en conquérants des profondeurs de la péninsule Arabique, où le match se transforme en front de guerre et l'adversaire sportif en un ennemi dogmatique qu'il faut écraser ou insulter et couvrir de crachats s'il l'emporte. S'il avait été donné à cette équipe de poursuivre l'aventure dans le tournoi et de remporter des confrontations ultérieures, l'atmosphère sportive mondiale aurait été empoisonnée par encore plus de mythes et de récits contaminés. La finale de la Coupe du Monde se serait transformée en un champ de bataille confessionnel et dogmatique promouvant une idéologie corrompue et des comportements barbares qui n'ont rien à voir avec le sport ni avec la civilisation.
La dangerosité des actions du duo Hossam et Ibrahim Hassan réside dans le fait qu'elles offrent un modèle à suivre pour les jeunes et les supporters, érigeant la culture du crachat, de l'insulte et du fanatisme aveugle en alternative à l'esprit sportif, à l'analyse scientifique et à la reconnaissance du mérite et de la supériorité matérielle de l'adversaire. Lorsque l'entraîneur national, censé être le représentant du visage civilisé et diplomatique de l'État, devient la source principale de diffusion de la haine et du racisme dans les instances internationales, nous sommes face à une dégradation structurelle grave des valeurs institutionnelles. Cette mentalité vile, qui ne voit pas de valeur en l'être humain en tant que tel mais le lie uniquement à son récit et à sa position vis-à-vis du mythe traditionnel, est celle-là même qui éternise les conflits et les guerres. Elle maintient les sociétés prisonnières d'un cercle vicieux de sous-développement civilisationnel, dans l'attente d'un jour chimérique où "les arbres et les pierres parleront" pour résoudre des problèmes qu'elles ont été incapables de régler par la science, le travail, la politique et la conscience moderne.
En fin de compte, ce qui a été produit par le duo chauve au Mondial d'Amérique 2026 représente une gifle salutaire et une mise à nu complète d’une culture du mensonge, de la posture et de la fuite vers des slogans creux. La défaite face à l'Argentine n'était pas seulement une élimination d'une compétition sportive, mais la chute retentissante d'un récit de bigoterie et de mobilisation raciste méprisable avec lequel Hossam et Ibrahim Hassan ont tenté de souiller la fête sportive mondiale. La civilisation moderne, le sport professionnel et la politique internationale sont des espaces matériels rigoureux gérés par l’intelligence, les structures, l’effort honnête et le respect des lois communes. Tant que les sociétés et les élites ne procéderont pas à une révision radicale pour faire tomber les illusions et sanctionner ces modèles racistes répulsifs, elles continueront de stagner dans le marécage de l'échec, remplaçant la critique de soi par des crachats dans les tribunes, et le travail scientifique par la diffusion en direct de slogans creux et de défaites historiques qui ne finissent jamais.






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غزوة الثنائي الأقرع حسام وابراهيم حسن لصالح الرجعية والعنصرية ونشر الكراهية في مونديال 2026 (مقال)

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غزوة الثنائي الأقرع حسام وابراهيم حسن لصالح الرجعية والعنصرية ونشر الكراهية في مونديال 2026




لم تكن المشاركة المصرية في نهائيات كأس العالم لكرة القدم لعام 2026 مجرد حدث رياضي يخضع لموازين القوى الفنية والبدنية والتكتيكية فوق المستطيل الأخضر، بل تحولت، بسبب السلوك السيكولوجي المأزوم للجهاز الفني، إلى مرآة مكبرة تعكس عمق التغلغل الرجعي والعنصري في بنية الفكر الجمعي المعاصر. لقد شكلت تصرفات الثنائي الأقرع، حسام وإبراهيم حسن، في الملاعب الأمريكية والكندية تجسيداً حياً لظاهرة الدروشة السياسية والرياضية، حيث أزيحت قيم الرياضة وقوانينها العالمية الجامعة ليحل محلها منطق الغزوة البدوية والهروب نحو الانتصارات الرمزية الجوفاء. إن تفكيك المشاهد المخزية التي صدرت عن هذا الثنائي، بدءاً من البصق والشتائم العرقية وصولاً إلى ادعاء المظلومية وإقحام الشعارات السياسية الممنوعة، يقودنا إلى تشريح بنيوي لعقلية لا تزال ترى العالم من خلال ثنائيات هوياتية عقيمة، عاجزة عن الاعتراف بآلياتها الفاشلة وعن تقبل التماثل في الحقوق الإنسانية والتعبيرية بين البشر.
بدأت خيوط هذا السقوط الأخلاقي والمعرفي تتضح بجلاء فور انتهاء المواجهة الكروية التي جمعت المنتخب الوطني بنظيره الأرجنتيني، والتي انتهت بخسارة مصرية منطقية بنتيجة ثلاثة أهداف مقابل هدفين. فبدلاً من تقديم قراءة فنية نقدية تفسر الأخطاء الدفاعية أو التراجع البدني أمام منظومة احترافية متفوقة يقودها ليونيل ميسي، اندفع المدير الفني حسام حسن نحو افتعال معركة وهمية دنيئة للتغطية على عجزه التكتيكي. تمثل المشهد الصادم في قيام حسام حسن بالتوجه نحو المدرجات والبصق على الجماهير وتوجيه شتائم عرقية نابية من قبيل "يا يهود يا ولاد الوسخة"، وذلك إثر قيام أحد المشجعين في المدرجات الأرجنتينية برفع علم دولة إسرائيل. وبغض النظر عن الهوية الفعلية لهذا المشجع، وما إذا كان إسرائيلياً أو مواطناً أرجنتينياً يعبر عن موقفه السياسي، فإن رد الفعل البدائي الصادر عن رأس القيادة الفنية للمنتخب المصري يكشف عن وجه عنصري بامتياز وعن مخزون هائل من الكراهية العرقية والدينية التي تستبطنها هذه الشخصية السيكولوجية التي طالما تبجحت أمام وسائل الإعلام بالانفتاح والإنسانية وعدم التمييز.
تكمن المفارقة المعرفية الكبرى في هذا السلوك الغريزي في العجز التام عن استيعاب مفهوم حيادية الفضاء العام وتساوي الحقوق بين الأفراد. فمن منظور العقلية الرجعية المستعلية، يعتقد الشخص من نمط حسام حسن أن من حقه المطلق استخدام المنصة الرياضية العالمية، المراقبة من ملايين البشر، لترويج شعاراته وعقائده وسردياته التاريخية المفضلة، ويعتبر هذا الترويج عملاً نبيلاً وموقفاً إنسانياً يستحق الثناء والمؤازرة. ولكن في اللحظة التي يمارس فيها طرف آخر، في نفس الفضاء وبنفس الآلية، حقه الطبيعي في التعبير ويرفع علماً يمثل كياناً معادياً في المخيال التراثي للثنائي الأقرع، يصاب الوعي النرجسي للمدرب بصدمة حادة تفقده اتزانه الإنساني المزعوم. يتحول السلوك في ثوانٍ معدودة من ادعاء التحضر والانفتاح إلى هجوم وحشي يعتمد البصاق واللفظ العنصري وسيلة للرد، مما يثبت أن تلك "الإنسانية" التي يتشدق بها الخطاب التقليدي هي مجرد قناع أيديولوجي انتقائي يسقط فوراً عند أول اختبار حقيقي للتعددية وحرية التعبير.
ولم يتوقف الهروب السلوكي للثنائي حسن عند حدود الشتائم، بل امتد ليشمل صناعة سيكولوجية الضحية عبر حركة استعراضية حمقاء قام بها حسام حسن عندما رفع يديه متقاطعتين في علامة X، موجهاً الاتهام علانية لحكم المباراة بالعنصرية والتحيز ضد فريقه. إن هذا الإسقاط النفسي يمثل آلية دفاعية كلاسيكية تلجأ إليها العقليات العاجزة عن مواجهة القصور الذاتي؛ فبدلاً من تحمل المسؤولية المهنية عن الخسارة الرياضية والخروج من البطولة، يصبح من السهل والآمن جداً ادعاء المؤامرة الكونية والزعم بأن العالم يتآمر على الكيان المؤمن بسبب هويته العقائدية. والمثقِف في هذا المشهد هو أن الشخص الوحيد الذي مارس العنصرية الفجة والعلنية في تلك الأمسية الرياضية هو حسام حسن نفسه ومعه أخوه وتوأمه في الفكر والمنهج إبراهيم حسن، مما يجعل من اتهام الحكم محاولة بائسة لقلب الحقائق وتصدير مظلومية زائفة تستهوي الجماهير المشحونة عاطفياً ومستلبة الوعي.
وفي سياق السعي الحثيث لركوب موجة "التريند" الرقمي واكتساب شعبية رخيصة تعوض الفشل الفني، قام المدير الفني برفع علم فلسطين داخل الملعب عقب المباراة. إن هذا التصرف لا يمثل مجرد خرق صريح وواضح للوائح الاتحاد الدولي لكرة القدم (الفيفا) التي تحظر بشكل قاطع إقحام الشعارات السياسية والدينية في الفعاليات الرياضية، بل هو تجاوز قانوني وأخلاقي جسيم في حق الدولة المصرية التي يمثلها وفي حق دافعي الضرائب. يتواجد حسام حسن وأخوه في نهائيات كأس العالم بصفتهما موظفين رسميين لدى الاتحاد الوطني، يتقاضيان أجوراً طائلة مستمدة من أموال وميزانيات الدولة المتأتية من ضرائب المواطنين المصريين. والمواطنون المصريون ليسوا كتلة أيديولوجية صماء، بل هم أفراد تتنوع اهتماماتهم ومواقفهم السياسية، والكثير منهم لا يضع قضية غزة أو فلسطين في دائرة أولوياته ولا يريد أن تُقحم أمواله وسمعة منتخبه الوطني في صراعات إقليمية دموية لا تنتهي. بناءً على هذا المعطى، فإن حسام حسن هو من بادأ بإدخال السياسة إلى الرياضة وخرق حيادية الملعب عبر رفع علم كيان آخر غير علم بلاده التي يمثلها، متجاوزاً حدود تفويضه المهني ليمارس دور المصلح العقائدي والمحارب الرمزي على حساب المصلحة الوطنية الرياضية.
إن تطبيل الجماهير المغفلة والمنصات الإعلامية لهذه الحركة الاستعراضية ووصفها بالانتصار الرمزي يعكسان عمق المأساة الفكرية التي تعيشها المنطقة. ففي سياق التعويض النفسي عن الهزائم الساحقة والمتتالية التي يتلقاها الواقع العربي والإسلامي على الصعد العسكرية والتكنولوجية والاقتصادية والسياسية، يتمسك الوعي الجمعي بأي قشة وهمية ليشعر بالعظمة والرفعة. يتحول رفع علم أو إلقاء خطبة حماسية أو بصق مدرب أقرع على مشجع إلى "ملحمة بطولية" تغذي خرافة الانتصار الرمزية، متجاهلين حقيقة أن كل هذه الانتصارات الوهمية في حروب فلسطين الافتراضية هي في حقيقتها هزائم مادية نكراء على أرض الواقع الصلب الذي لا يعترف إلا بموازين القوى والتفوق العلمي والتنظيمي. إن دغدغة عواطف الغوغاء عبر هذه السلوكيات الشعبوية أصبحت الأداة المفضلة للنخب الفاشلة لحماية كراسيها ومناصبها من النقد العلمي المباح، عبر تحويل الفشل التكتيكي إلى قضية قومية ودينية مقدسة لا يجوز المساس بها.
ويتضح العمق اللاإنساني والانتفائية الأخلاقية لعقلية الثنائي الأقرع والمنظومة الثقافية التي تدعمهما من خلال الصمت المطبق تجاه الكوارث الإنسانية الحقيقية التي تقع في مناطق أخرى من العالم، بل وفي الجوار الجغرافي المباشر. فلم يشهد التاريخ المعاصر أي تصريح أو لفتة تضامنية أو موقف إنساني من حسام أو إبراهيم حسن لصالح ضحايا الحروب الأهلية المدمرة في السودان، أو اليمن، أو سوريا، حيث سُحقت مجتمعات بأكملها وشُرد الملايين. ولم نرهما يوماً ينددان بالجرائم والقمع الوحشي الذي يمارسه نظام الملالي الفاشي والإرهابي في إيران ضد شعبه الأعزل. والسبب المعرفي وراء هذا الصمت الانتقائي الصادم هو غياب "العنصر المشوق" في السردية الصراعية التقليدية؛ ففي السودان واليمن وسوريا القاتل مسلم والمقتول مسلم، وفي إيران المشكلة تُصنف كصراع داخلي بين مسلمين يمكن التجاوز عنه بسهولة لإنقاذ وحدة الصف المفترضة. إن القيمة الإنسانية للضحية تتلاشى تماماً في نظر هذا الفكر بمجرد غياب الطرف "اليهودي أو الكافر"، مما يثبت أن القضية برمتها ليست قضية دفاع عن حقوق الإنسان أو رفض للمظالم، بل هي صراع هوياتي عقائدي مقيت يتغذى على أدبيات الإقصاء وشيطنة الآخر وتأبيد الكراهية التاريخية لخدمة سرديات مشوهة تسكن أدمغة هذه النخب المأزومة.
إن هذه السلوكيات الفجة تعيدنا إلى مفهوم "الغزوة" الذي لا يزال يحكم العقلية الرجعية في تعاملها مع التظاهرات الحضارية الحديثة. فالرياضة العالمية، بملتقياتها الكبرى ككأس العالم، تأسست لتكون مساحة للتلاقي الإنساني، والتنافس الشريف، والاعتراف المتبادل بالقوانين المشتركة والمنظومة المادية الاحترافية. لكن الثنائي حسن وأتباعهما ينظرون إلى المستطيل الأخضر بمنطق أجدادهم البدو الذين خرجوا غزاة من حفرة جزيرة العرب، حيث تتحول المباراة إلى جبهة قتال والخصم الكروي إلى عدو عقائدي يجب سحقه أو شتمه وبصقه إن انتصر. لو قدر لهذا المنتخب أن يستمر في البطولة وينتصر في مواجهات لاحقة، لتم تسميم الأجواء الرياضية العالمية بالمزيد من الخرافات والسرديات الملوثة، ولتحول نهائي كأس العالم إلى ساحة حرب مذهبية وعقائدية تسوق لعقيدة فاسدة وسلوكيات بربرية لا تمت للرياضة ولا للحضارة بصلة.
إن خطورة تصرفات الثنائي حسام وإبراهيم حسن تكمن في كونها تقدم نموذجاً يحتذى به للشباب والجماهير، مكرسة ثقافة البصق والشتم والتعصب الأعمى كبديل عن الروح الرياضية والتحليل العلمي والاعتراف بفضل الخصم وتفوقه المادي. عندما يصبح المدرب الوطني، المفترض فيه أن يكون ممثلاً لوجه الدولة الحضاري والدبلوماسي، هو المصدر الأساسي لنشر الكراهية والعنصرية في المحافل الدولية، فإننا نكون أمام تدهور بنيوي خطير في القيم المؤسساتية. إن العقلية السافلة التي لا ترى قيمة للإنسان في حد ذاته بل تربطه فقط بسرديته وموقعه من الخرافة التراثية هي التي تؤبد الصراعات والحروب وتبقي المجتمعات أسيرة لحلقة مفرغة من التخلف الحضاري، منتظرة يوماً خرافياً "ينطق فيه الشجر والحجر" ليحل مشاكلها التي عجزت عن حلها بالعلم والعمل والسياسة والوعي الحديث.
في المحصلة، يمثل ما جرى من الثنائي الأقرع في مونديال أمريكا 2026 صفعة ضرورية وتعرية كاملة لثقافة الزيف والادعاء والهروب نحو الشعارات الجوفاء. إن الخسارة أمام الأرجنتين لم تكن مجرد خروج من منافسة رياضية، بل كانت سقوطاً مدوياً لسردية الدروشة والتعبئة العنصرية المقيتة التي حاول حسام وإبراهيم حسن تلويث العرس الرياضي العالمي بها. إن الحضارة الحديثة والرياضة الاحترافية والسياسة الدولية هي فضاءات مادية صارمة تُدار بالعقول والمنظومات والجهد الصادق واحترام القوانين المشتركة، وما لم تقم المجتمعات والنخب بمراجعة جذرية تسقط الأوهام وتحاسب هذه النماذج العنصرية المنفرة، فستظل تدور في مستنقع الفشل، مستبدلة نقد الذات بالبصاق على المدرجات، والعمل العلمي بالبث المباشر للشعارات الجوفاء والهزائم التاريخية التي لا تنتهي.







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Les Mains sur les Touches (nouvelle)

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Les Mains sur les Touches




L'appartement de Sophie était petit, un deux-pièces au cinquième étage d'un immeuble haussmannien du 11e arrondissement. Elle y vivait seule depuis sept ans, depuis que son mari l'avait quittée pour une femme plus jeune, plus mince, moins fatiguée. Les murs étaient couverts de livres, la cuisine sentait le thym et la lavande, et le salon donnait sur une cour intérieure où un marronnier centenaire étendait ses branches comme des bras ouverts.

Sophie avait cinquante-deux ans, un corps que les années et les deux grossesses avaient rendu généreux, opulent. Des seins lourds qui pesaient sur sa poitrine, des hanches larges qui avaient porté ses enfants, des cuisses pleines qui se touchaient quand elle marchait. Elle avait une peau blanche, marquée par les vergetures sur son ventre et ses seins, des cheveux bruns qu'elle laissait pousser jusqu'aux épaules, et des yeux verts qui s'étaient un peu ternis avec le temps. Elle se regardait dans le miroir et voyait une femme qui avait vieilli, qui avait pris du poids, qui avait perdu sa beauté. Elle ne se sentait plus désirée, plus aimée, plus vivante.

Le nouvel occupant de l'appartement au-dessus était arrivé un lundi de septembre. Sophie l'avait croisé dans l'escalier, un grand jeune homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus, chargé de cartons et d'un sourire timide. Il s'appelait Thomas, il avait trente ans, il était musicien. Il jouait du piano. Elle l'avait su le soir même, quand les premières notes s'étaient élevées à travers le plafond.

Ce n'était pas du bruit, pas vraiment. C'était une musique, une mélodie douce et mélancolique qui flottait dans l'air comme une caresse. Sophie s'était arrêtée net, un livre à la main, et avait écouté. Elle n'avait pas entendu de piano depuis des années, depuis que sa fille avait arrêté ses cours. La musique la transportait, la berçait, l'apaisait.

Les soirées suivantes, elle attendait les notes comme on attend un rendez-vous. Elle s'asseyait dans son fauteuil, fermait les yeux, et se laissait emporter. Parfois c'était du Chopin, parfois du Debussy, parfois des morceaux qu'elle ne connaissait pas, des compositions personnelles qui parlaient d'amour et de solitude. Elle imaginait ses mains sur les touches, ses doigts longs et fins, la façon dont ils caressaient le piano comme on caresse un amant.

Ils se croisaient régulièrement dans l'escalier. Il était toujours poli, souriant, un peu timide. Il lui tenait la porte, lui offrait un bonjour, un sourire. Elle répondait, gênée, les joues rouges. Elle se sentait gauche, vieille, avec son corps rond qu'elle cachait sous des pulls amples. Lui, il était jeune, mince, beau. Elle se disait que jamais il ne la regarderait comme une femme, jamais il ne verrait autre chose qu'une voisine âgée et un peu trop grosse.

Un soir, elle monta chez lui. Pas pour se plaindre, pas vraiment. Pour une raison qu'elle ne s'avouait pas. Elle avait entendu une musique qu'elle ne connaissait pas, une mélodie triste qui l'avait bouleversée. Elle voulait savoir, comprendre, partager.

Il ouvrit la porte, les yeux bleus brillant de surprise. Il portait un sweat gris, un jean, des chaussettes. Il semblait fatigué, les cheveux en désordre.

"Sophie ?" dit-il, étonné de la voir sur le palier.

"Je... j'ai entendu la musique," dit-elle. "Je ne voulais pas vous déranger. Mais c'était si beau. Je voulais savoir ce que c'était."

Il sourit, un sourire qui éclaira son visage. "Une composition personnelle. Je la travaille depuis des semaines. Elle n'est pas encore finie."

"Je ne voulais pas vous interrompre. Je vais redescendre."

"Non, restez," dit-il, s'écartant pour la laisser entrer. "Je voudrais avoir votre avis."

Elle hésita une seconde, puis entra. L'appartement était plus grand que le sien, mieux éclairé. Un piano à queue trônait dans le salon, les touches ivoire brillant sous la lumière. Des partitions étaient éparpillées sur le sol, des livres de musique empilés sur la table. Il y avait une petite cuisine ouverte, un canapé fatigué, et une vue sur les toits de Paris.

Il l'invita à s'asseoir, lui offrit un verre d'eau, puis s'installa au piano. Il commença à jouer, les doigts glissant sur les touches avec une aisance qui la fascinait. Elle ferma les yeux, se laissant emporter par la mélodie.

C'était une musique douce, triste, pleine d'une nostalgie qu'elle reconnaissait. Comme si elle parlait de sa vie, de ses rêves abandonnés, de ses amours perdues. Des larmes coulèrent sur ses joues, silencieusement.

Il s'arrêta, la regarda. "Vous pleurez."

"Je suis désolée," dit-elle, essuyant ses joues. "Cette musique est si belle. Elle parle de tant de choses."

"Elle parle de vous," dit-il simplement.

Elle le regarda, surprise. "De moi ?"

"Je vous regarde dans l'escalier," dit-il. "Je vous vois passer dans la cour. Je vous écoute vivre. Vous êtes une femme qui porte tant de choses, tant de poids, tant de tristesse. J'ai voulu les mettre en musique."

Elle resta figée, le cœur battant. Il la regardait comme si elle était la seule femme au monde, comme si elle était une œuvre d'art. Elle se sentit nue, exposée, vulnérable. Mais elle ne voulut pas se cacher.

"Je ne suis pas une femme à mettre en musique," dit-elle, la voix tremblante. "Je suis juste une voisine, une femme de cinquante-deux ans, avec un corps qui a vieilli."

Il se leva, s'approcha d'elle. Il était grand, si grand, et elle sentait sa chaleur, son parfum, sa présence.

"Vous êtes la plus belle femme que j'aie jamais vue," dit-il. "Pas parce que vous êtes parfaite. Parce que vous êtes vraie. Parce que vous avez vécu, aimé, souffert. Parce que vous êtes pleine de toutes ces choses qui font une vie."

Il tendit la main, et elle la prit. Ses doigts étaient longs, fins, chauds. Des doigts de pianiste, des doigts qui savaient toucher, caresser, jouer.

Il la guida vers le piano, la fit asseoir sur le tabouret. Il s'assit à côté d'elle, ses genoux contre les siens, ses mains sur les siennes.

"Je veux vous apprendre à jouer," dit-il. "Un morceau simple. Un morceau que j'ai écrit pour vous."

Il posa ses mains sur les siennes, ses doigts sur les siens, et les guida sur les touches. Elle sentit ses doigts bouger, ses mains bouger, son corps contre le sien. La musique s'éleva, douce, fragile.

"Vous sentez ?" murmura-t-il. "Vous sentez comment la musique naît sous vos doigts ?"

Elle sentait autre chose. Elle sentait sa chaleur, sa présence, son désir. Elle sentait ses mains sur les siennes, ses doigts entrelacés, son souffle contre sa nuque. Elle sentait son corps réagir, s'éveiller, se souvenir.

Le morceau se termina, et il ne retira pas ses mains. Il les laissa posées sur les siennes, ses doigts sur les siens, comme une promesse.

"Sophie," dit-il doucement. "Je veux vous toucher. Pas comme une voisine. Pas comme une amie. Comme une femme."

Elle se tourna vers lui, ses yeux verts dans ses yeux bleus. Elle vit dans son regard la même peur, le même désir, la même incertitude qui la rongeait.

"J'ai peur," murmura-t-elle. "Je ne suis pas belle. Je ne suis pas jeune. Mon corps..."

Il posa ses doigts sur ses lèvres, l'arrêtant. "Ne dites pas ça. Ne dites jamais ça."

Il l'embrassa. Un baiser doux, léger, comme une première note. Elle sentit ses lèvres sur les siennes, sa main sur sa nuque, ses doigts dans ses cheveux. Elle ferma les yeux, se laissant emporter.

Il la guida vers le canapé, l'allongea doucement, et s'accroupit devant elle. Il défit ses chaussures, une par une, et commença à masser ses pieds. Elle sentit ses doigts experts, trouvant les nœuds de tension, les faisant disparaître. Elle se laissa aller, ses yeux fermés, sa respiration s'accélérant.

Il remonta le long de ses mollets, de ses genoux, de ses cuisses. Il défit la ceinture de son pantalon, le fit glisser le long de ses jambes. Elle portait une culotte noire, simple, pas sexy. Mais il la regarda comme si c'était la plus belle chose qu'il avait jamais vue.

Il posa ses lèvres sur ses genoux, puis sur ses cuisses, puis sur son ventre. Chaque baiser était une promesse, chaque caresse une découverte. Elle sentit son corps s'éveiller, la chaleur monter entre ses cuisses.

Il fit glisser sa culotte le long de ses jambes, et elle était nue devant lui. Elle voulut se cacher, ses mains sur son ventre, sur ses seins, sur ses cuisses. Mais il l'en empêcha, ses mains sur les siennes.

"Ne te cache pas," murmura-t-il. "Pas devant moi."

Il descendit, ses lèvres trouvant son sexe, et elle sentit une vague de plaisir la traverser. Il bougeait avec une lenteur infinie, apprenant son corps, découvrant ce qui la faisait gémir. Elle s'accrochait au canapé, les doigts crispés sur le tissu, des gémissements s'échappant de ses lèvres.

Elle n'avait pas été touchée comme ça depuis des années. Pas comme ça, avec cette lenteur, cette dévotion. Elle se sentait désirée, aimée, chérie.

L'orgasme la surprit par sa force. Elle se cambra, un cri étouffé dans la gorge, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux. Elle sentit son corps se contracter, se tendre, puis se relâcher dans un abandon total.

Il remonta le long de son corps, posant des baisers sur son ventre, ses seins, son cou. Il était dur, elle le sentait contre sa cuisse, mais il ne se pressait pas. Il la regardait, ses yeux bleus brillant dans la pénombre.

"Je veux te voir," murmura-t-il. "Toute."

Elle se laissa faire. Il fit glisser son pull sur sa tête, défit son soutien-gorge. Ses seins apparurent, lourds, marqués par les années et les grossesses. Elle voulut se cacher, mais il l'en empêcha.

"Ils sont parfaits," dit-il.

"Ce n'est pas vrai," répondit-elle. "Ils sont trop gros, trop lourds, trop tombants."

"Je les aime. Je les aime comme ils sont."

Il posa ses lèvres sur ses seins, sa langue jouant autour de ses mamelons. Elle sentit son corps réagir, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux. Il léchait, suçait, mordillait doucement, et elle sentait une autre vague de désir monter en elle.

Il se déshabilla, et elle le regarda. Il était beau, avec son corps mince et ses yeux bleus. Elle se sentit soudain honteuse, vieille, grosse. Mais il s'allongea sur elle, son poids contre le sien, et elle oublia tout.

Il entra en elle lentement, profondément. Elle sentit son corps l'accueillir, s'ouvrir pour lui. Il bougeait avec une lenteur infinie, chaque mouvement une caresse. Elle s'accrochait à lui, ses doigts sur son dos, ses jambes autour de sa taille.

"Je t'aime," murmura-t-il contre son cou.

Elle ne répondit pas. Les mots étaient inutiles. Elle se laissa emporter par la sensation, par le désir, par l'amour. Elle sentit l'orgasme monter en elle, plus doux cette fois, plus profond. Elle se laissa aller, son corps se tendant, ses mains s'agrippant à ses épaules.

Il la rejoignit un instant plus tard, son corps se tendant contre le sien, son cri étouffé dans son cou. Ils restèrent enlacés, le souffle court, le corps brûlant.

Après, ils restèrent allongés, à se toucher, à se parler, à se promettre des choses qu'ils ne savaient pas s'ils pourraient tenir.

"Reste avec moi ce soir," dit-il. "Reste avec moi toujours."

"Je suis trop vieille pour toi," murmura-t-elle.

"Tu es parfaite pour moi."

Il posa sa tête sur sa poitrine, et elle caressa ses cheveux. Elle sentit son cœur battre, lentement, calmement.

"Je ne t'ai jamais dit," dit-elle, "mais la première fois que je t'ai entendu jouer, j'ai pleuré. C'était si beau. Si triste. Comme si tu parlais de ma vie."

"Je parlais de toi," dit-il. "Je parle toujours de toi."

Elle sourit, un sourire qu'elle n'avait pas eu depuis des années. "Alors joue pour moi. Joue-moi ce morceau."

Il se leva, retourna au piano, et commença à jouer. La musique s'éleva, douce, mélancolique, pleine d'amour. Elle resta allongée sur le canapé, nue, les yeux fermés, à écouter.

Elle pensa à sa vie. À son mariage raté, à ses enfants qui ne venaient plus, à sa solitude. Mais elle pensa aussi à ce moment, à cet instant de bonheur pur. Elle se sentait belle, désirée, aimée. Pour la première fois depuis des années, elle se sentait vivante.

La musique s'arrêta, et elle ouvrit les yeux. Il était debout devant elle, un sourire sur les lèvres.

"C'est pour toi," dit-il. "Toujours pour toi."

Elle se leva, s'approcha de lui, et l'embrassa. Un baiser profond, passionné, comme une promesse.

"Joue pour moi," murmura-t-elle. "Joue pour moi, tous les soirs."

Il s'assit au piano, et elle s'assit à côté de lui, nue, ses jambes contre les siennes. Il commença à jouer, et elle ferma les yeux.

Les semaines passèrent, et leur amour grandit. Il jouait pour elle, elle écoutait. Il la touchait, elle s'abandonnait. Ils faisaient l'amour sur le canapé, sur le lit, au pied du piano. Elle n'avait jamais connu une telle passion, une telle intensité.

Elle commença à s'habiller différemment. Des robes qui moulaient ses courbes, des couleurs qui éclairaient son visage. Elle se regardait dans le miroir et voyait une femme belle, désirée, aimée. Elle n'avait plus honte de son corps, de ses vergetures, de ses rides. Il les aimait, alors elle les aimait aussi.

Un soir, alors qu'ils étaient allongés, elle lui dit : "Je t'aime. Je n'ai jamais aimé personne comme toi."

Il la regarda, ses yeux bleus brillant d'amour. "Je t'aime aussi. Je t'aimerai toujours."

Elle posa sa tête sur sa poitrine, écoutant les battements de son cœur. Elle savait que leur amour était improbable, qu'il défiait les convenances, qu'il défiait les âges. Mais elle savait aussi qu'il était vrai, qu'il était fort, qu'il était plus fort que tout.

Elle pensa à toutes ces années de solitude, de désespoir, de peur. Elle pensa à toutes les fois où elle avait cru qu'elle ne serait plus jamais aimée. Et elle se dit que la vie était pleine de surprises, que l'amour pouvait surgir où on ne l'attendait pas, que la beauté pouvait être trouvée dans les corps imparfaits.

Elle sourit, se blottit contre lui, et ferma les yeux. Elle avait cinquante-deux ans, un corps rond et généreux, et un amour qui la faisait vibrer. Elle était enfin libre. Libre d'aimer, libre d'être aimée, libre d'être elle-même.

Le lendemain, elle monta chez lui avec un petit déjeuner. Elle avait préparé des croissants, du café, des confitures. Ils mangèrent sur le lit, nus, à rire, à s'embrasser. Il lui joua un nouveau morceau, une mélodie joyeuse qui parlait d'avenir et de bonheur.

"Tu vois," dit-il, "la musique peut être joyeuse. Parce que tu es là. Parce que je t'aime."

Elle l'embrassa, les larmes aux yeux. "Je t'aime aussi."

Ils firent l'amour, encore, comme si chaque fois était la dernière. Elle sentit son corps s'ouvrir, s'abandonner, se libérer. Elle n'avait plus peur, plus honte, plus de doutes.

Elle était aimée. Et c'était tout ce qui comptait.

Des mois plus tard, elle s'installa chez lui. Son appartement était plus grand, plus lumineux, avec le piano qui trônait au milieu du salon. Elle apporta ses livres, ses plantes, ses souvenirs. Ils vécurent ensemble, à rire, à pleurer, à s'aimer.

Chaque soir, il jouait pour elle. Elle s'asseyait sur le canapé, les yeux fermés, et elle écoutait. Les mélodies parlaient d'amour, de passion, de vie. Elles étaient la bande-son de leur histoire.

Elle avait cinquante-deux ans, un corps rond et généreux, et un amour qui la faisait vibrer. Elle n'avait plus peur de vieillir, plus peur d'être seule, plus peur de ne pas être assez.

Elle était assez. Elle avait toujours été assez.

Elle le regardait jouer, ses doigts sur les touches, et elle se disait que la vie était belle. Que l'amour était possible. Que tout était possible.

Et elle souriait, les larmes aux yeux, heureuse, enfin heureuse.





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Un Whisky à Tel-Aviv: (3) Le Goût de la Liberté

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Un Whisky à Tel-Aviv



Chapitre 3 : Le Goût de la Liberté



Le matin se leva sur la petite maison de province, et Leïla se réveilla dans les bras de Noam. Elle sentait sa chaleur contre son dos, sa respiration régulière sur sa nuque, ses doigts entrelacés aux siens. Elle resta immobile, savourant l'instant, comme on savoure un fruit rare qu'on sait ne pas pouvoir garder.

Elle se retourna doucement pour le regarder. Il dormait, le visage détendu, les cheveux en désordre sur l'oreiller. Il avait l'air si jeune, si vulnérable. Elle se demanda ce qu'il faisait là, dans son lit, dans sa vie. Un Israélien. Un homme qu'elle était censée haïr. Et pourtant, elle l'aimait. Elle l'aimait d'un amour qu'elle n'avait jamais connu, un amour qui la terrifiait et la libérait à la fois.

Il ouvrit les yeux, et ses prunelles vertes se posèrent sur elle. Il sourit, un sourire qui lui fit fondre le cœur.

"Tu me regardes," murmura-t-il.

"Je te regarde," répondit-elle.

"C'est bien. Regarde-moi. Je ne vais pas disparaître."

Il l'embrassa, et elle sentit son corps s'éveiller. Elle était nue sous les draps, ses seins lourds contre sa poitrine, ses hanches larges contre ses hanches. Il caressa son dos, ses fesses, ses cuisses. Elle se laissa faire, s'abandonnant à ses mains, à ses lèvres, à son désir.

"Je t'aime," murmura-t-elle.

Les mots sortirent d'elle comme une évidence, comme s'ils avaient toujours été là, attendant le moment de se libérer. Elle ne les avait jamais dits à personne. Pas à son mari, pas à ses enfants, pas à sa famille. Elle n'avait jamais aimé personne comme ça.

Il la regarda, ses yeux s'emplissant de larmes. "Je t'aime aussi. Je t'aime depuis le premier jour où j'ai frappé à ta porte."

Ils firent l'amour lentement, comme s'ils avaient tout le temps du monde. Il était entré en elle avec une douceur infinie, et elle s'était laissé emporter par la sensation. Ses seins lourds rebondissaient contre sa poitrine, ses hanches larges bougeaient en rythme avec les siennes. Elle se sentait belle, désirée, aimée. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait complète.

Après, ils restèrent allongés, à se toucher, à se parler, à se promettre des choses qu'ils ne savaient pas s'ils pourraient tenir.

"Reste avec moi," dit-elle. "Reste toujours."

"Je resterai aussi longtemps que tu voudras," répondit-il.

Mais elle savait que ce n'était pas si simple. Elle savait que le monde extérieur existait, qu'il les attendait, qu'il les jugerait. Elle avait enlevé son hijab, et les regards hostiles étaient déjà là. Les insultes, les menaces, le rejet de sa famille, tout cela viendrait.

Elle se leva, enfila une robe légère, et sortit dans le jardin. Le soleil était haut, l'air était chaud. Elle s'assit sur un banc, les yeux fermés, et écouta les oiseaux. Elle pensa à tout ce qu'elle avait perdu, et à tout ce qu'elle avait gagné.

Noam la rejoignit, deux tasses de thé à la main. Il s'assit à côté d'elle et posa sa tête sur son épaule. Ils restèrent ainsi, à ne rien dire, à écouter le silence.

"Je dois te dire quelque chose," dit-il enfin. "Je dois rentrer en Israël. Ma mère est malade. Très malade. Je dois y aller."

Leïla sentit son cœur se serrer. Elle avait oublié que le monde extérieur existait, que les responsabilités, les familles, les vies continuaient. Elle avait oublié qu'il avait une vie ailleurs, une vie qui ne l'incluait pas.

"Quand pars-tu ?" demanda-t-elle, la voix étranglée.

"Dans deux jours."

Deux jours. C'était si court, si brutal. Elle avait passé des mois à apprendre à l'aimer, et il partait dans deux jours.

"Reviendras-tu ?" demanda-t-elle.

"Je ne sais pas. Ma mère est malade, je ne sais pas combien de temps je resterai. Mais je te promets que je reviendrai. Je te promets que je ferai tout pour revenir."

Elle posa sa tête sur son épaule, et ils restèrent ainsi, à regarder le jardin, à écouter le silence. Les deux jours qui suivirent furent les plus intenses de sa vie. Ils firent l'amour comme si chaque fois était la dernière. Ils parlèrent, ils rirent, ils pleurèrent. Elle lui raconta tout ce qu'elle n'avait jamais dit à personne, et il fit de même.

Le jour de son départ, elle l'accompagna à la gare. Ils se tinrent sur le quai, les bras l'un autour de l'autre, à ne pas vouloir se lâcher.

"Je t'écrirai," dit-il. "Je t'appellerai. Je ne t'oublierai pas."

"Je t'attendrai," répondit-elle. "Je t'attendrai autant de temps qu'il faudra."

Il monta dans le train, et elle le regarda s'éloigner. Elle resta sur le quai, les larmes coulant sur ses joues, jusqu'à ce que le train disparaisse à l'horizon.

Elle rentra chez elle, et la maison lui sembla vide. Elle s'assit sur le canapé où ils avaient fait l'amour pour la première fois, et elle se mit à pleurer. Elle pleurait la perte, l'absence, la peur. Mais elle pleurait aussi de joie, parce qu'elle avait aimé, vraiment aimé, pour la première fois.

Les jours suivants furent difficiles. Elle reçut des appels de sa famille, des menaces anonymes, des insultes dans la rue. Elle avait enlevé son hijab, et le monde ne le lui pardonnait pas. Sa mère l'appela en pleurant, lui disant qu'elle avait trahi sa famille, sa religion, sa communauté.

"Tu es une honte pour nous," dit sa mère. "Tu es une femme sans honneur."

Leïla raccrocha, les mains tremblantes. Elle avait perdu sa famille, ses repères, sa vie. Mais elle avait gagné la liberté. Elle avait gagné l'amour.

Elle commença à écrire. Des textes sur son expérience, sur la manipulation, sur la nécessité de la paix. Elle écrivit sur le hijab, sur ce symbole d'oppression qu'elle avait porté pendant trente et un ans sans le choisir. Elle écrivit sur les femmes iraniennes qui brûlaient leurs voiles dans les rues, sur les femmes afghanes qui étaient battues pour avoir montré leurs cheveux, sur les femmes saoudiennes qui n'avaient pas le droit de conduire. Elle écrivit sur les terroristes qui portaient le même voile, qui tuaient au nom du même dieu, qui massacraient des civils en criant les mêmes prières.

Elle écrivit sur Noam. Sur cet Israélien qui lui avait appris que la haine n'était pas une fatalité. Elle écrivit sur le 7 octobre, sur les victimes oubliées, sur les familles qui pleuraient en silence. Elle écrivit que les Palestiniens étaient les boucs émissaires de la connerie arabo-musulmane et iranienne, que les dirigeants arabes utilisaient leur souffrance pour détourner l'attention de leurs propres échecs.

Ses textes furent publiés sur un blog, puis partagés, puis commentés. Elle reçut des messages de soutien, mais aussi des menaces de mort. Elle était devenue une cible, une traîtresse, une apostate.

Mais elle ne recula pas. Elle continua d'écrire, de témoigner, de dénoncer. Elle disait : "L'humanité, ce n'est pas se sentir responsable de tout ce qui se passe dans le monde. L'humanité, c'est que chacun soit responsable de ses actes."

Noam l'appelait tous les jours. Sa mère était malade, mais elle allait mieux. Il lui disait qu'il pensait à elle, qu'il l'aimait, qu'il reviendrait.

"Un jour," lui disait-il, "on boira ce whisky à Tel-Aviv. Je te promets qu'on le boira."

Elle souriait au téléphone, les larmes aux yeux. Elle savait que c'était un rêve, une promesse lointaine. Mais elle y croyait. Elle y croyait parce que l'amour était plus fort que la guerre.

Un soir, alors qu'elle était assise dans son jardin, elle reçut un appel de Noam. Sa voix était tendue, nerveuse.

"Leïla, je dois te dire quelque chose. Je suis en France. Je suis à la gare. Je suis revenu."

Elle resta figée, le téléphone collé à l'oreille. Son cœur battait si fort qu'elle pouvait l'entendre dans ses oreilles.

"Pourquoi ?" demanda-t-elle. "Pourquoi es-tu revenu ?"

"Parce que je ne peux pas vivre sans toi. Parce que tu es ma vie. Parce que je t'aime."

Elle se leva, courut jusqu'à sa voiture, et conduisit comme une folle jusqu'à la gare. Elle le vit sur le quai, son sac à dos sur les épaules, ses yeux verts brillant dans la lumière du soir.

Elle courut vers lui, se jeta dans ses bras, et ils restèrent enlacés, à ne pas vouloir se lâcher.

"Tu es revenu," murmura-t-elle. "Tu es vraiment revenu."

"Je t'avais promis," dit-il. "Je ne te laisserai pas tomber."

Ils rentrèrent chez elle, et ils firent l'amour comme si c'était la première fois. Elle sentait son corps contre le sien, ses seins lourds écrasés contre sa poitrine, ses hanches larges bougeant avec les siennes. Elle sentait ses mains sur ses fesses, ses lèvres sur sa nuque, sa chaleur en elle.

"Je ne te quitterai plus," murmura-t-il. "Jamais."

Les jours passèrent, et ils vécurent une bulle de bonheur. Ils lisaient, écoutaient de la musique, faisaient l'amour. Elle lui cuisinait des plats qu'elle avait appris de sa mère, lui chantait des chansons qu'elle avait oubliées.

Mais le monde extérieur les rattrapa. Un soir, alors qu'ils étaient assis dans le jardin, des voisins passèrent et l'insultèrent. Des mots, des noms, des menaces. Elle les ignora, les mains tremblantes. Il les ignora aussi, les bras autour d'elle.

"Je ne te laisserai pas faire face à ça seule," dit-il. "Je reste à tes côtés."

Et il resta. Il était là, tous les jours, à la soutenir, à l'aimer, à la protéger. Elle se sentait en sécurité, pour la première fois de sa vie.

Un soir, alors qu'ils étaient assis sur le canapé, elle lui dit : "Je veux qu'on fasse quelque chose. Qu'on aille quelque part. Ensemble."

"Où veux-tu aller ?"

"À Paris. Je veux voir la tour Eiffel. Je veux qu'on marche dans les rues ensemble, main dans la main. Je veux qu'on montre au monde qu'on s'aime."

Il sourit, un sourire qui illumina son visage. "C'est une belle idée. Allons à Paris."

Ils partirent le lendemain. Elle portait une robe légère, bleue comme le ciel, ses cheveux longs et grisonnants dansant sur ses épaules. Il portait une chemise blanche, les manches retroussées, ses yeux verts brillant de bonheur.

Ils marchèrent dans les rues de Paris, main dans la main. Les regards étaient nombreux, les jugements, les préjugés. Mais ils ne s'en souciaient pas. Ils étaient amoureux, et l'amour était plus fort que tout.

Ils montèrent sur la tour Eiffel, et elle regarda la ville s'étendre à ses pieds.

"Je n'aurais jamais imaginé être ici," dit-elle. "Avec toi."

"Et pourtant, tu es là," répondit-il. "Et je suis là. Et on s'aime."

Elle se tourna vers lui et l'embrassa, un baiser profond, passionné, comme une promesse.

"Un jour," dit-il, "on boira ce whisky à Tel-Aviv. Je te promets qu'on le boira."

"Je sais," répondit-elle. "Je le sais."

Et elle savait que c'était vrai. Qu'un jour, ils iraient à Tel-Aviv. Qu'un jour, ils boiraient ce whisky. Qu'un jour, la guerre cesserait. Qu'un jour, la paix serait possible.

Mais en attendant, ils étaient là, à Paris, sur la tour Eiffel, à s'aimer. Et c'était tout ce qui comptait.

Ils restèrent à Paris trois jours. Trois jours de bonheur pur, de promenades dans les jardins, de dîners aux chandelles, de nuits passionnées. Ils faisaient l'amour comme si chaque fois était la dernière, comme s'ils voulaient graver chaque instant dans leur mémoire.

Le dernier soir, ils étaient assis sur les quais de la Seine, à regarder les bateaux passer.

"Je veux que tu saches quelque chose," dit-elle. "Je ne regrette rien. Pas une seconde. Même si tout s'arrêtait demain, je ne regretterai jamais d'avoir aimé."

Il la regarda, ses yeux brillant de larmes. "Je ne regrette rien non plus. Je t'aime, Leïla. Je t'aimerai toujours."

Elle posa sa tête sur son épaule, et ils restèrent ainsi, à regarder la ville s'illuminer, à écouter l'eau couler, à sentir l'amour qui les unissait.

Elle avait quarante-huit ans, deux enfants qui ne lui parlaient plus, une famille qui l'avait reniée, une communauté qui la haïssait. Mais elle avait aussi un homme qui l'aimait, une liberté qu'elle avait conquise, un avenir qu'elle avait choisi.

Elle ne savait pas ce que l'avenir leur réservait. Elle ne savait pas si elle irait un jour à Tel-Aviv, si elle boirait ce whisky, si la guerre cesserait jamais. Mais elle savait que l'amour était plus fort que la haine. Et elle savait qu'elle ne reculerait jamais plus.

Elle regarda le ciel, les étoiles qui commençaient à apparaître, et elle sourit. Elle était libre. Libre d'aimer, libre de choisir, libre d'être elle-même. Et c'était la plus belle des libertés.





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Un Whisky à Tel-Aviv: (2) La Chute des Murailles

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Un Whisky à Tel-Aviv




Chapitre 2 : La Chute des Murailles




Les jours suivirent le retrait du hijab comme une longue respiration. Leïla avait gardé ses cheveux libres, d'abord chez elle, puis dans le jardin, puis en allant acheter du pain. Chaque pas était une petite victoire, chaque regard un défi. Elle sentait ses cheveux longs, grisonnants, caresser ses épaules, et elle avait l'impression de redécouvrir un territoire qu'elle avait oublié.

Elle était ronde, généreuse, opulente. Son corps de femme de quarante-huit ans avait des courbes qu'elle avait toujours cachées sous des vêtements amples. Des seins lourds qu'elle soutenait à peine, des hanches larges qui avaient porté deux enfants, des fesses pleines qu'elle avait honte de montrer. Trente et un ans de hijab, mais aussi trente et un ans de vêtements informes, de pulls trop grands, de pantalons qui ne moulaient rien. Elle s'était cachée derrière le voile, mais elle s'était cachée derrière son corps aussi, comme si elle avait honte de sa féminité.

Noam venait toujours deux fois par semaine. Il avait vu ses cheveux libres, et il souriait comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Il ne faisait pas de commentaires, ne posait pas de questions. Il se contentait d'être là, d'être présent, de la regarder comme si elle était une œuvre d'art.

Les cours étaient devenus des conversations. Il lisait des poèmes, elle les commentait. Il parlait de son pays, elle écoutait. Il lui racontait Tel-Aviv, la lumière, la mer, les marchés colorés. Elle fermait les yeux et elle voyait les images qu'il décrivait, comme si elle y était.

Un soir, il lui demanda de lui montrer ses livres préférés. Elle le conduisit dans la petite pièce qui lui servait de bibliothèque, une pièce en désordre où les livres s'entassaient sur les étagères, sur le sol, sur la table. Elle lui montra ses recueils de poésie, ses romans préférés, ses livres d'histoire.

Il prit un livre, un recueil de Rimbaud, et le feuilleta. Leurs doigts se touchèrent, et elle sentit une étincelle parcourir son bras. Elle retira sa main brusquement, comme si elle avait été brûlée.

Il leva les yeux vers elle. Ils étaient si proches, si près, qu'elle pouvait voir les reflets verts de ses prunelles.

"Pourquoi te caches-tu ?" demanda-t-il doucement.

"Je ne me cache pas."

"Tu te caches. Derrière tes vêtements, derrière tes livres, derrière ton silence. Je te vois, Leïla. Je vois la femme que tu es. Pourquoi ne veux-tu pas la laisser sortir ?"

Elle sentit les larmes monter. Personne ne lui avait jamais parlé comme ça. Personne ne l'avait jamais regardée comme ça. Il voyait à travers elle, comme si elle était transparente.

"Je ne sais pas qui je suis," murmura-t-elle. "Je ne sais pas qui je suis sans tout ça."

Il s'approcha encore, posa sa main sur sa joue. Sa peau était chaude, ses doigts doux. Elle sentit son corps se tendre, puis se relâcher.

"Alors apprenons à la connaître," dit-il. "Ensemble."

Il l'embrassa. Un baiser doux, léger, comme une question. Elle ne le repoussa pas. Elle resta figée, les mains ballantes, le cœur battant la chamade. Ses lèvres étaient douces, et elle sentait le goût du thé qu'ils venaient de boire.

Il s'écarta, la regarda. "Je ne veux pas te brusquer. Je veux juste que tu saches que tu es désirée. Pour ce que tu es, pas pour ce que tu représentes."

Elle ne sut pas quoi répondre. Les mots étaient bloqués dans sa gorge. Elle avait passé toute sa vie à être désirée pour ce qu'elle représentait, pas pour ce qu'elle était. Une femme, une mère, une musulmane, une Arabe. Mais jamais elle-même.

Ce soir-là, après son départ, elle ne put dormir. Elle resta allongée dans son lit, à repenser à ses lèvres sur les siennes. Son corps, ce corps qu'elle avait négligé, qu'elle avait caché, qu'elle avait méprisé, se réveillait. Elle sentait une chaleur entre ses cuisses, une tension qui ne voulait pas s'apaiser.

Elle se leva, alla dans la salle de bain, et se regarda nue dans le miroir. Elle vit ses seins lourds, ses hanches larges, ses cuisses pleines. Elle vit sa peau blanche, marquée par les vergetures de ses grossesses. Elle vit son ventre rond, ses fesses généreuses. Elle ne s'était jamais regardée comme ça. Elle avait toujours détourné les yeux, honteuse de ce corps qui ne correspondait pas aux canons de beauté.

Mais ce soir, elle le regarda. Vraiment. Elle vit la femme qu'elle était. Une femme de quarante-huit ans, ronde, opulente, généreuse. Une femme qui avait porté des enfants, qui avait connu la douleur et la joie. Une femme qui méritait d'être désirée.

Elle posa ses mains sur ses seins, les caressa doucement. Sa peau était douce, ses mamelons se dressèrent. Elle descendit le long de son ventre, de ses hanches, de ses cuisses. Elle sentit son corps répondre, s'éveiller.

Elle s'allongea sur le lit, les yeux fermés, et se toucha. Elle pensait à lui, à ses yeux verts, à ses lèvres, à ses mains. Elle imaginait ses doigts sur elle, ses lèvres sur sa peau, son corps contre le sien.

L'orgasme vint doucement, comme une vague qui l'emportait. Elle se cambra, les doigts enfoncés dans les draps, un gémissement étouffé dans la gorge. Elle n'avait pas fait ça depuis des années, se toucher, se donner du plaisir. Elle avait oublié que son corps pouvait ressentir ça.

Elle resta allongée, le souffle court, les larmes aux yeux. Elle n'était pas seulement une mère, une enseignante, une musulmane. Elle était une femme. Une femme avec des désirs, des besoins, des envies.

Le lendemain, Noam arriva avec un livre sous le bras. "Je veux te lire un poème," dit-il. "Un poème de Yehuda Amichai. Il est israélien, tu sais. Mais il parle de l'amour, pas de la guerre."

Il ouvrit le livre et commença à lire. Sa voix était douce, grave, et les mots résonnaient dans le silence de la pièce. Elle ne comprenait pas tout, mais elle comprenait l'essentiel. L'amour, le désir, la vulnérabilité.

Il posa le livre et la regarda. "Je veux te toucher, Leïla. Pas seulement ton corps. Ton âme."

Elle s'approcha de lui, lentement, comme on s'approche d'un animal sauvage. Elle s'assit sur le canapé à côté de lui, et il posa sa main sur sa cuisse. Elle sentit son cœur s'emballer.

"Je suis si grosse," murmura-t-elle. "Je suis vieille, et grosse, et usée."

Il posa sa main sur sa joue et la fit tourner vers lui. "Tu es belle. Tu es la plus belle femme que j'aie jamais rencontrée. Pas parce que tu es parfaite. Parce que tu es vraie."

Il l'embrassa, et ce baiser fut plus profond que le premier. Il avait le goût de la promesse, du désir, de la liberté. Elle l'embrassa à son tour, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux.

Il la guida vers le canapé, l'allongea doucement, et s'accroupit devant elle. Il défit ses chaussures, une par une, et commença à masser ses pieds. Elle ferma les yeux, se laissant aller. Ses doigts étaient experts, trouvant les nœuds de tension, les faisant disparaître.

Il remonta le long de ses mollets, de ses genoux, de ses cuisses. Il défit la ceinture de son pantalon, le fit glisser le long de ses jambes. Elle était en sous-vêtements noirs, simples, pas sexy. Mais il la regarda comme si elle était nue, comme si c'était la première fois qu'il voyait une femme.

Il posa ses lèvres sur ses genoux, puis sur ses cuisses, puis sur son ventre. Chaque baiser était une promesse, chaque caresse une découverte. Elle sentit son corps s'éveiller, la chaleur monter entre ses cuisses.

Il fit glisser sa culotte le long de ses jambes, et elle était nue devant lui. Elle voulut se cacher, mais il l'en empêcha, ses mains sur ses poignets.

"Ne te cache pas," murmura-t-il. "Pas devant moi."

Il descendit, ses lèvres trouvant son sexe, et elle sentit une vague de plaisir la traverser. Il bougeait avec une lenteur infinie, apprenant son corps, découvrant ce qui la faisait gémir. Elle s'accrochait au canapé, les doigts crispés sur le tissu, des gémissements s'échappant de ses lèvres.

L'orgasme la surprit par sa force. Elle se cambra, un cri étouffé dans la gorge, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux. Elle sentit son corps se contracter, se tendre, puis se relâcher dans un abandon total.

Il remonta le long de son corps, posant des baisers sur son ventre, ses seins, son cou. Elle sentit ses larmes couler sur ses joues. Elle n'avait jamais connu ça. Un homme qui prenait son temps, qui l'écoutait, qui la désirait pour ce qu'elle était.

Il s'allongea sur elle, son corps contre le sien, et l'embrassa. Elle sentit son érection contre sa cuisse, et elle comprit qu'il voulait plus.

"Je veux te sentir en moi," murmura-t-elle.

Il s'arrêta, la regarda. "Es-tu sûre ?"

"Je n'ai jamais été aussi sûre de rien."

Il se déshabilla, et elle le regarda. Il était beau, avec son corps mince et ses yeux verts. Il s'allongea sur elle et entra en elle lentement, profondément. Elle sentit son corps l'accueillir, s'ouvrir pour lui.

Il bougeait avec une lenteur infinie, chaque mouvement une caresse. Elle s'accrochait à lui, ses doigts sur son dos, ses jambes autour de sa taille. Elle sentait son poids, sa chaleur, sa présence.

"Je t'aime," murmura-t-il contre son cou.

Elle ne répondit pas. Les mots étaient inutiles. Elle se laissa emporter par la sensation, par le désir, par l'amour. Elle sentit l'orgasme monter en elle, plus doux cette fois, plus profond. Elle se laissa aller, son corps se tendant, ses mains s'agrippant à ses épaules.

Il la rejoignit un instant plus tard, son corps se tendant contre le sien, son cri étouffé dans son cou. Ils restèrent enlacés, le souffle court, le corps brûlant.

Après, il posa sa tête sur sa poitrine, et elle caressa ses cheveux. Elle sentit son cœur battre, lentement, calmement.

"Je ne savais pas," dit-elle. "Je ne savais pas que ça pouvait être comme ça."

"Comme quoi ?"

"Comme si j'étais vivante. Comme si j'existais vraiment."

Il leva la tête et la regarda. "Tu existes, Leïla. Tu as toujours existé. Tu étais juste cachée."

Elle sourit, un sourire qu'elle n'avait pas eu depuis des années. "Tu m'as trouvée."

"Je t'ai cherchée toute ma vie."

Ils restèrent ainsi, à se toucher, à se caresser, à se redécouvrir. Elle sentit son corps, ce corps qu'elle avait négligé, s'éveiller à nouveau. Ses seins lourds, ses hanches larges, ses cuisses pleines. Il les caressait, les embrassait, les désirait.

"Tu es la plus belle femme que j'aie jamais vue," dit-il.

"Je ne suis pas belle."

"Tu es belle. Tes seins, tes hanches, tes courbes. Tu es une femme, Leïla. Pas une fille, pas un mannequin. Une femme. Et les femmes sont belles."

Elle pleura, mais ce n'étaient pas des larmes de tristesse. C'étaient des larmes de libération. Elle avait passé sa vie à se cacher, à se mépriser, à se réduire. Et lui, cet Israélien qu'elle était censée haïr, il la regardait et il voyait une déesse.

Ils firent l'amour encore, plus doucement cette fois. Il la prit par derrière, ses mains sur ses hanches, ses lèvres sur sa nuque. Elle sentit son corps s'ouvrir pour lui, l'accueillir, le désirer.

Quand ce fut fini, ils restèrent enlacés sur le canapé, à regarder le plafond.

"Un jour," dit-il, "je t'emmènerai à Tel-Aviv. On boira un whisky, on regardera le coucher de soleil, et je te montrerai que la paix est possible."

"La paix n'est pas possible," dit-elle. "Pas dans notre monde."

"La paix est possible. Elle commence dans le cœur de chacun. Et dans mon cœur, il y a toi."

Elle se tourna vers lui et l'embrassa. Elle sentait ses larmes sur ses joues, mêlées aux siennes. Elle comprit que l'amour était la seule réponse à la haine. Qu'il n'y avait pas d'autre chemin.

Cette nuit-là, elle comprit qu'elle était libre. Libre de choisir, libre d'aimer, libre d'être elle-même. Elle avait quarante-huit ans, deux enfants qui ne lui parlaient plus, et un amour qu'elle n'avait jamais osé imaginer.

Elle était libre. Et elle était aimée.

Le lendemain, elle se regarda dans le miroir. Elle vit une femme ronde, opulente, avec des seins lourds et des hanches larges. Elle vit ses cheveux longs, grisonnants, qui tombaient sur ses épaules. Elle vit sa peau blanche, marquée par le temps et les grossesses. Elle vit une femme qui avait choisi d'être belle.

Elle ne se cacha plus. Elle sortit dans le jardin, les cheveux libres, la tête haute. Elle sentit le vent sur sa peau, le soleil sur ses épaules. Elle était vivante.

Noam l'attendait sur la terrasse. Il sourit en la voyant.

"Tu es magnifique," dit-il.

"Je sais," répondit-elle.







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