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Salma: (2) Le Goût du Sel (nouvelle)

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Salma: (2) Le Goût du Sel




Salma ferma la boutique un lundi matin, plus tôt que d’habitude. Elle avait passé les dernières semaines à ajuster des robes de mariée, à sourire à des jeunes femmes qui croyaient encore que le bonheur tenait dans un tissu blanc, et à rentrer chaque soir dans un appartement trop silencieux. La fatigue n’était pas seulement dans ses muscles. Elle était plus profonde, comme une lassitude de soi. Alors elle avait loué, sur un coup de tête, une petite maison blanche à Hammamet, à deux pas de la plage, pour une semaine entière.

La villa était simple : deux chambres, un salon ouvert sur une terrasse, un jardin minuscule où poussaient des bougainvilliers et un figuier. De la terrasse, on entendait la mer. Salma posa ses valises, ouvrit toutes les fenêtres et se déshabilla immédiatement. Elle enfila un peignoir de soie légère et s’assit dehors avec un café. Le soleil de fin d’août était encore fort, mais le vent marin le rendait supportable. Elle ferma les yeux et se dit qu’elle n’avait besoin de personne.

Le lendemain, elle descendit sur la plage tôt. Le sable était encore frais. Elle marcha longtemps, les pieds dans l’eau, en maillot une pièce noir qui soulignait la rondeur de ses hanches et la lourdeur de ses seins. À quarante-six ans, elle n’essayait plus de cacher son corps. Elle le portait comme on porte une histoire. En revenant, elle vit le couple.

Ils étaient installés sous un parasol, un peu plus loin. Lui, brun, épaules larges, une trentaine d’années, lisait un livre. Elle, plus jeune, peut-être vingt-huit ans, cheveux châtains tirés en queue de cheval, peau dorée, riait en lui parlant. Ils se touchaient sans y penser : une main sur une cuisse, des doigts qui s’effleuraient. Salma les regarda une seconde de trop. L’homme leva les yeux. Leurs regards se croisèrent. Il ne sourit pas tout de suite. Il la détailla, lentement, sans gêne. Puis il pencha la tête vers sa compagne et lui dit quelque chose. La jeune femme se retourna. Elle aussi regarda Salma. Il y eut un instant de silence sur la plage, comme si le bruit des vagues s’était éloigné.

Le soir, Salma dîna seule sur sa terrasse. Elle avait acheté du poisson au marché, du pain, des tomates. Elle mangeait lentement quand elle entendit des voix dans le jardin voisin. La maison d’à côté était occupée par le même couple. Ils parlaient français. Elle reconnut l’accent de la région parisienne. Elle sourit dans le noir. Le monde était petit.

Le surlendemain, ils se croisèrent à nouveau sur la plage. Cette fois, c’est la jeune femme qui s’approcha.

— Bonjour. On s’est déjà vus hier, non ?

Sa voix était claire, un peu rauque. Salma hocha la tête.

— Oui. Vous êtes en vacances ?

— Une semaine. Comme vous, on dirait. On s’appelle Sophie et Julien. Et vous ?

— Salma.

Sophie sourit. Ses yeux étaient verts, très clairs.

— Vous êtes seule ?

— Oui.

Julien s’était levé. Il s’approcha, une serviette sur l’épaule. Il était plus grand de près. Son regard était direct, presque insolent, mais il y avait de la chaleur dedans.

— On allait boire quelque chose plus tard, dit-il. Si vous voulez vous joindre à nous…

Salma hésita une seconde. Puis elle accepta.

Ils se retrouvèrent en fin d’après-midi dans un café en bord de mer. Les conversations furent d’abord légères : le travail, les voyages, la chaleur. Sophie parlait beaucoup, riait facilement. Julien écoutait davantage, mais quand il parlait, sa voix était basse, posée. Salma se surprit à le regarder trop longtemps. Elle se surprit aussi à observer la façon dont Sophie posait sa main sur le bras de Julien, la façon dont leurs genoux se touchaient sous la table. Il y avait entre eux une aisance sensuelle, une complicité qui n’avait rien de caché.

Quand la nuit tomba, Julien proposa de rentrer marcher sur la plage. Ils marchèrent côte à côte, Salma au milieu. L’eau était tiède. Sophie enleva sa robe par-dessus sa tête et garda seulement son maillot. Julien fit de même. Salma hésita, puis se débarrassa de sa propre robe. Elle se sentit regardée. Pas jugée. Regardée.

Ils s’arrêtèrent près d’un rocher. Sophie s’assit dans le sable humide. Julien s’accroupit derrière elle et lui massait les épaules. Salma resta debout, les bras croisés sous sa poitrine.

— Vous êtes magnifique, dit soudain Sophie, sans détour. On le pensait tous les deux depuis hier.

Salma sentit la chaleur monter à ses joues, mais elle ne baissa pas les yeux.

— Vous êtes très directs.

Julien releva la tête. Son regard était sombre maintenant.

— On n’a pas une semaine pour tourner autour. Et on a tous les deux remarqué la façon dont vous nous regardiez.

Le silence qui suivit fut chargé. La mer continuait de monter, de recouvrir leurs pieds. Salma sentit quelque chose se dénouer en elle. Une envie qu’elle n’avait pas nommée depuis longtemps. Elle s’approcha et s’assit à côté de Sophie. Leurs cuisses se touchèrent.

— Et maintenant ? demanda-t-elle simplement.

Sophie se pencha et l’embrassa.

Le baiser fut doux d’abord, exploratoire. Les lèvres de Sophie étaient chaudes, un peu salées. Puis Julien se rapprocha. Il posa une main dans le dos de Salma, l’autre sur la nuque de Sophie. Quand Salma se détacha de Sophie, Julien l’embrassa à son tour. Sa bouche était plus exigeante, plus assurée. Salma gémit contre ses lèvres. Elle sentit les mains de Sophie glisser le long de ses côtes, puis sous le tissu de son maillot, caressant la peau chaude de son ventre.

Ils ne revinrent pas immédiatement à la maison. Ils restèrent là, dans le noir, s’embrassant, se touchant, les vagues léchant leurs jambes. Quand ils se levèrent enfin, le désir était déjà trop fort pour être contenu.

La villa de Salma était la plus proche. Elle les y emmena sans un mot. À peine la porte fermée, Julien la plaqua contre le mur du salon. Il l’embrassait avec une faim qui la fit trembler. Sophie se colla contre son dos, ses seins pressés contre les omoplates de Salma, ses mains qui glissaient devant pour lui caresser les seins à travers le maillot. Salma ferma les yeux. Elle se sentait prise, entourée, désirée de deux côtés à la fois. C’était nouveau. C’était enivrant.

Ils se dirigèrent vers la chambre, laissant un sillage de vêtements humides. Salma se retrouva nue au centre du lit. Sophie et Julien la regardaient. Elle ne se cacha pas. Elle savait ce qu’ils voyaient : un corps mûr, des seins lourds, un ventre légèrement arrondi, des cuisses pleines, la peau marquée par le temps. Elle attendit le jugement. Il ne vint pas.

— Tu es magnifique, répéta Sophie, la voix basse. Vraiment.

Julien s’agenouilla entre les jambes de Salma et les écarta. Il posa sa bouche sur elle sans préambule. Sa langue était chaude, insistante, précise. Salma poussa un cri étouffé. Sophie s’allongea à côté d’elle et l’embrassa, avalant ses gémissements. Une de ses mains pétrissait un sein, le pouce tournant autour du mamelon déjà dur. Salma se sentit partir trop vite. Le plaisir montait en elle comme une vague trop forte. Elle jouis en agrippant les cheveux de Julien, les hanches soulevées, un long gémissement qui se brisa contre la bouche de Sophie.

Julien se redressa, le visage brillant. Il se débarrassa de son boxer. Son sexe était épais, déjà dur. Sophie le prit en main et le guida vers la bouche de Salma. Salma l’accueillit avidement. Elle suça lentement d’abord, savourant le goût de lui, puis plus profondément. Sophie s’était glissée entre les jambes de Salma et l’embrassait là où Julien l’avait quittée. La langue de la jeune femme était plus douce, plus joueuse. Salma gémissait autour du sexe de Julien, les yeux mi-clos, complètement abandonnée.

Quand Julien se retira de sa bouche, il bascula Sophie sur le dos et la pénétra d’un seul coup. Sophie cria. Salma se souleva sur un coude pour regarder. Elle vit le sexe de Julien entrer et sortir de Sophie, brillant. Puis Julien se tourna vers elle.

— Viens ici.

Il la tira vers lui. Salma s’stradla sur Sophie, face à Julien. Elle sentit les seins de Sophie contre les siens. Julien la pénétra lentement, profondément. Salma ferma les yeux. Elle était pleine de lui, et en dessous d’elle Sophie bougeait, frottant son clitoris contre le bas-ventre de Salma. Les deux femmes s’embrassèrent pendant que Julien les prenait, l’une après l’autre, ou les deux en même temps dans un enchevêtrement de peaux et de souffles.

Ils changèrent de position plusieurs fois. Salma se retrouva à quatre pattes, Julien la prenant par-derrière tandis que Sophie s’allongeait sous elle pour lui lécher les seins et le ventre. Puis ce fut Sophie qui chevaucha Julien pendant que Salma s’asseyait sur son visage, les cuisses écartées, les mains dans les cheveux de la jeune femme. Elle jouis encore, plus fort, en regardant Julien qui regardait Sophie, et Sophie qui regardait Salma. Il y avait dans leurs yeux quelque chose qui dépassait le simple désir. Une reconnaissance. Une tendresse brute.

Plus tard, ils s’écroulèrent sur le lit, enlacés, en sueur. La fenêtre était ouverte. On entendait la mer. Julien caressait distraitement la hanche de Salma. Sophie avait posé sa tête sur son sein.

— On ne fait pas ça d’habitude, murmura Sophie. Pas comme ça. Pas avec quelqu’un qu’on vient de rencontrer.

Salma sourit dans le noir.

— Moi non plus.

Julien se tourna vers elle. Sa main remonta le long de son corps et s’arrêta sur sa joue.

— Tu es différente, dit-il simplement. On le sentait tous les deux.

Ils firent l’amour une deuxième fois cette nuit-là, plus lentement. Julien prit Salma face à face pendant que Sophie les caressait tous les deux, les embrassait, chuchotait des mots doux et obscènes. Quand Julien jouit en elle, profondément, Salma le sentit pulser et serra ses jambes autour de lui. Sophie embrassa sa bouche ouverte, avalant son cri.

Ils s’endormirent enchevêtrés.

Le lendemain, Salma se réveilla seule dans le lit. Elle entendit des voix dans le jardin. Elle enfila son peignoir et sortit. Sophie et Julien étaient sur la terrasse, nus sous le soleil du matin, en train de boire du café. Sophie lui sourit.

— On a fait du bruit en partant. Désolée.

Salma secoua la tête. Elle s’assit avec eux. Le silence était confortable. Julien lui versa un café. Leurs doigts se touchèrent. L’étincelle était toujours là.

Ils passèrent la journée ensemble. Sur la plage, ils se touchaient ouvertement maintenant. Julien massait les épaules de Salma sous le regard amusé de Sophie. Sophie s’allongeait entre les jambes de Salma et lui versait de l’eau fraîche sur le ventre. Le soir, ils cuisinèrent ensemble dans la petite cuisine de la villa. L’alcool aidait, mais ce n’était pas nécessaire. Le désir était déjà revenu.

Cette nuit-là fut plus intense. Ils commencèrent sous la douche. Julien savonnait le corps de Salma pendant que Sophie l’embrassait sous le jet d’eau. Puis ils passèrent dans le salon. Salma se retrouva à genoux, prenant Julien dans sa bouche pendant que Sophie la pénétrait avec ses doigts, puis avec sa langue. Elle jouis en gémissant autour du sexe de Julien. Ensuite, Julien la prit sur le canapé, profondément, pendant que Sophie s’asseyait sur le visage de Salma. Le goût de Sophie, le poids de Julien en elle, les cris des deux femmes qui se mêlaient… Salma se sentait perdue et trouvée en même temps.

Ils parlèrent aussi. Entre deux étreintes, allongés sur le lit ou sur la terrasse, sous les étoiles. Sophie raconta qu’elle avait peur de s’ennuyer un jour dans sa vie bien rangée. Julien avoua qu’il avait toujours été attiré par les femmes plus âgées, par leur assurance, par la façon dont elles savaient ce qu’elles voulaient. Salma parla peu d’elle-même, mais elle laissa entendre qu’elle avait connu l’amour, et qu’elle l’avait perdu, et qu’elle n’avait plus voulu le chercher depuis. Ils l’écoutèrent sans la presser.

Le troisième jour, ils louèrent un bateau. Ils s’éloignèrent un peu de la côte. Au large, quand il n’y avait plus personne, ils se déshabillèrent. Salma nagea nue entre eux. Julien la rattrapa, la plaqua contre lui dans l’eau et l’embrassa. Sophie nagea jusqu’à eux et se colla contre le dos de Salma. Ils firent l’amour dans l’eau, maladroitement, en riant, en glissant, en s’agrippant. Puis ils regagnèrent le bateau. Sur le pont, Sophie s’agenouilla entre les jambes de Salma et la lécha longuement pendant que Julien la pénétrait par-derrière. Le soleil, le sel, le mouvement du bateau… Salma jouis en criant vers le ciel, les yeux ouverts sur l’horizon.

Le soir, de retour à la villa, l’atmosphère avait changé. Il y avait moins d’urgence, plus de profondeur. Ils se touchaient avec une sorte de gravité tendre. Julien fit l’amour à Salma très lentement, face à face, en la regardant dans les yeux, pendant que Sophie les caressait tous les deux, le front appuyé contre le leur. Quand Salma jouis, des larmes coulèrent sur ses tempes. Sophie les lécha. Julien l’embrassa comme s’il voulait boire ses larmes.

Ils parlèrent encore. De ce que cette semaine représentait. D’un possible après. Mais ils savaient tous les trois que c’était une parenthèse. Sophie et Julien devaient rentrer à Paris. Salma devait rouvrir sa boutique. Pourtant, personne ne voulait le dire trop fort.

Les jours suivants se ressemblèrent et ne se ressemblèrent pas. Ils se réveillaient ensemble, se touchaient avant même d’ouvrir complètement les yeux. Ils allaient au marché, cuisinaient, se baignaient, se faisaient l’amour dans la chaleur de l’après-midi, dans la fraîcheur de la nuit, sous la douche, sur la terrasse quand la nuit était assez noire. Salma redécouvrait son corps à travers leurs regards et leurs mains. Elle se sentait désirable d’une façon qu’elle n’avait pas connue depuis des années. Pas malgré son âge. Avec lui. À cause de lui.

Un après-midi, alors qu’ils étaient tous les trois allongés nus sur le grand lit, Sophie demanda à Salma de la prendre. Salma hésita. Puis elle s’agenouilla entre les jambes de la jeune femme et la lécha avec une application tendre et passionnée. Julien les regardait, le sexe dur, une main qui se caressait lentement. Quand Sophie jouis, elle tira Salma vers le haut et l’embrassa longuement, goûtant sa propre saveur sur ses lèvres. Puis Julien les rejoignit. Il pénétra Salma pendant qu’elle continuait d’embrasser Sophie. Les deux femmes gémissaient l’une contre l’autre. Julien parlait, des mots bas, sales et doux à la fois, leur disant à quel point elles étaient belles, à quel point il les voulait toutes les deux, à quel point cette semaine l’avait changé.

La dernière nuit arriva trop vite. Ils le surent tous les trois. Ils dînèrent en silence sur la terrasse. Puis ils se dirigèrent vers la chambre sans un mot. Cette fois, il n’y eut pas de précipitation. Ils se touchèrent longtemps, s’explorèrent comme s’ils voulaient mémoriser chaque centimètre de peau. Julien prit Salma avec une lenteur presque douloureuse, la regardant dans les yeux, lui chuchotant son nom. Sophie s’allongea contre eux, les embrassant, les caressant, participant sans jamais interrompre ce qui se passait entre les deux autres. Quand Salma jouis, ce fut en silence, les larmes aux yeux, le front collé à celui de Julien. Il jouis en elle peu après, en grognant son nom contre sa bouche.

Ils restèrent enlacés jusqu’à l’aube. Personne ne dormit vraiment.

Au matin, Sophie et Julien rangèrent leurs affaires. Salma les accompagna jusqu’à la porte. Sophie l’embrassa longuement, les yeux brillants.

— Merci, murmura-t-elle. Pour tout.

Julien la prit dans ses bras. Il ne dit rien pendant un long moment. Puis il posa ses lèvres contre son oreille.

— Tu m’as rendu quelque chose que j’avais perdu. Je n’oublierai pas.

Salma hocha la tête. Elle ne voulait pas parler. Elle avait peur que sa voix se brise.

Elle les regarda partir. Puis elle referma la porte et s’assit seule sur la terrasse. La mer était calme. Le soleil montait. Elle sentait encore leurs mains sur sa peau, leurs bouches, leurs souffles. Elle se sentait fatiguée, et en même temps plus légère qu’elle ne l’avait été depuis des années.

Elle resta une journée de plus dans la villa. Elle marcha longtemps sur la plage, nue sous sa robe, le goût du sel sur les lèvres. Le dernier soir, elle se masturba lentement sur le lit encore imprégné de leurs odeurs, en repensant à chaque moment, à chaque regard, à chaque pénétration. Elle jouis en murmurant leurs noms.

Le lundi suivant, elle rouvrit la boutique à Bizerte. Les robes blanches l’attendaient. Les clientes aussi. Mais quelque chose avait changé en elle. Elle portait désormais, sous ses vêtements professionnels, le souvenir d’une semaine où elle avait été désirée sans retenue, où elle avait désiré sans honte, où trois corps s’étaient trouvés le temps d’une marée.

Parfois, le soir, elle recevait un message de Sophie, ou une photo de Julien prise sur une plage parisienne grise. Ils ne se revirent jamais. Mais Salma n’en eut pas besoin. Elle savait maintenant que son corps n’était pas fini. Qu’il pouvait encore brûler. Qu’il pouvait encore être aimé, même pour une parenthèse.

Et chaque fois qu’elle sentait le vent marin monter jusqu’à Bizerte, elle fermait les yeux et retrouvait le goût du sel sur sa langue.





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Rebecca: (6) Words Askew (short novel)

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Rebecca: (6) Words Askew




The message had dropped into her Facebook inbox on a Tuesday evening, as Rebecca was finishing her glass of wine and scrolling distractedly. The profile was simply called "Camille D.", profile picture blurry as if taken hastily in a bathroom mirror. The bio was short: "29, lesbian, curious about everything." What had caught Rebecca's attention was the small sentence written beneath the name: "I'm looking for sincere encounters, no pretenses. If you have a heart and a story, write to me."

Rebecca had replied out of politeness at first, then out of curiosity. Camille wrote well, with a disarming sincerity. She talked about her travels, her work at an independent bookstore, her love for old black-and-white films. She didn't ask questions about Rebecca's body, about what she had between her legs, about her past. She simply asked: "What makes you vibrate?"

They had exchanged messages for three weeks. Morning texts, evening voice notes. Camille's voice was soft, a little deep, with that southwestern accent that dragged on the "r"s. Rebecca had caught herself waiting for her messages with an impatience she hadn't allowed herself in a long time. She had even shown the conversation to Alex, who had raised an eyebrow with a knowing smile. "You have a crush." She had denied it, of course. But deep down, a small flame had been lit.

When Camille had suggested a date, Rebecca had said yes without hesitation. A wine bar, in Camille's neighborhood, a discreet place with velvet banquettes and candles. She had read the message several times. Camille wrote: "I'll be the one with a red notebook under my arm and a smile that trembles a little." Rebecca had laughed alone in her kitchen.

On the night of the date, she spent over an hour getting ready. She chose a black dress, sober but elegant, falling just above the knee. Fine stockings, low heels so as not to tower too much. Her wig was a flawless, strict blonde bob, with a strand falling over her right eye. She did her makeup carefully, dark red lipstick, a perfect eyeliner stroke, a hint of blush. Alex had watched her leave with an admiring whistle. "She'll fall hard." Rebecca had blown him a kiss and left into the night.

The bar lived up to her expectations. A small smoky room, shelves of bottles lined up to the ceiling, waxed wooden tables. At a table in the back, a woman was sitting, a red notebook placed in front of her. She had short brown hair, cut in a boyish style, revealing a long, slender neck. Blue-gray eyes, full lips, an angular but soft face. She wore a white shirt open over a black t-shirt, jeans, sneakers. Simple. Elegant. And she was smiling, that trembling smile she had promised.

Rebecca approached, heart pounding. "Camille?"

The woman looked up, and her smile widened. "Rebecca. Finally." She stood up, hugged her tightly. A spontaneous, warm embrace. Rebecca smelled her perfume, a mix of vanilla and cedarwood, and closed her eyes for a second. "You're beautiful," Camille murmured against her ear. "Even more than in your photos."

Dinner was a long meandering conversation. They talked about books first, because it was the safest common ground. Camille adored Marguerite Duras, Rebecca preferred Colette. They debated gently, with laughter. Then came the confidences. Camille told her about her childhood in a small southern town, her coming out at eighteen, her past loves, her disappointments. Rebecca listened, attentive, placing her hand on the table within reach of Camille's. When it was her turn, she told her about her transition, her doubts, her joys, her meeting with Alex, the freedom he had given her. Camille listened without looking away, nodding, asking precise questions, never indiscreet.

"Alex knows you're here tonight?" Camille asked, a smile playing at her lips.

"Yes. He told me to have fun."

"What a man."

"The best."

The wine flowed, two bottles of Burgundy they shared without counting. Their faces were flushed, their gestures broader. Camille placed her hand on Rebecca's, stroking it with her thumb. A simple gesture, electric. "I need to tell you something." Her voice was deeper, more intimate. "Before tonight, I'd never been with a trans woman. I didn't know if I should tell you. I didn't want you to think I saw you as a curiosity."

Rebecca looked at her, searching for sincerity in her eyes. She found it. "And now that you've seen me in person, what do you think?"

"I think you're beautiful, intelligent, funny. And that I've wanted to kiss you ever since I saw you walk in."

Rebecca felt her heart race. She leaned in, brushing Camille's lips with the tip of hers. The kiss was soft, hesitant at first, then deeper. Camille's tongue slid against hers, warm and savory. They kissed for a long time, unconcerned by the other patrons. When they parted, their foreheads touched. "My place?" Camille murmured. "It's two steps away."

Camille's apartment was small, cluttered with books and green plants. A large window overlooked a silent inner courtyard. A blue velvet sofa, candles everywhere, a woolen throw draped over the back. Camille took off her sneakers, Rebecca her heels. They faced each other, a shy smile on their lips.

"I'm a little nervous," Camille admitted.

"Me too."

"Want some water?"

"I want you to kiss me."

Camille stepped closer, wrapping her arms around Rebecca, her hands sliding over the black dress. The kiss was slower, more exploratory. Camille's lips traveled down her neck, her jaw, her ear. Rebecca closed her eyes, letting herself be carried. She felt Camille's fingers caress her nape, trace down her spine, linger on the curve of her hips. "I want to see you," Camille murmured. "All of you."

Rebecca stepped back, slowly unfastening the buttons of her dress. She let it fall to the floor, revealing her black lingerie: a push-up bra that made her heavy breasts spill over, lace panties that barely contained her thick half-hard cock. Camille caught her breath. "My God, you're beautiful."

She knelt before her, kissed her belly, brought her lips up to the hollow of her breasts, then freed them from the bra. Rebecca's breasts fell, generous, nipples pink and hard. Camille took them into her mouth one after the other, sucking with slow greed. Rebecca moaned softly, her fingers in Camille's short hair. The sensation was different from Alex's: softer, more patient, almost meditative.

Camille stood up, kissed Rebecca on the mouth while guiding her toward the bed. The large white bed was covered with cushions and soft throws. Rebecca lay down on it, feeling vulnerable and desired at once. Camille undressed in turn, with deliberate slowness. Her shirt fell, then her t-shirt, revealing small but firm breasts, light nipples. Her jeans slid over her narrow hips, revealing simple cotton panties, white, beneath which a discreet bulge was visible. When she removed them, Rebecca saw her sex: a well-groomed vulva, pink lips, a perfectly smooth mound. Camille lay beside her, their bodies touching from chest to knee.

"May I touch you?" Camille asked.

"Yes."

Camille's hand slid between Rebecca's legs, caressed her cock through the lace, felt its hardness. "It's beautiful," she murmured. "May I see it?"

Rebecca nodded, breath short. Camille removed the panties, freeing Rebecca's thick cock, long, veined, the glans swollen and glistening. She stroked it with her fingertips, timidly at first, then with more assurance. Rebecca moaned, arching her back. "You like that?" Camille asked.

"Yes. Keep going."

Camille bent down, took Rebecca's cock into her mouth. Her tongue was warm, soft, skilled. She sucked it slowly, from glans to base, her lips gliding over the sensitive skin. Rebecca gripped the sheets, eyes closed, mouth open. She had never been taken in the mouth by a woman this way, with this silent devotion. Camille took her time, exploring every inch, every vein, the pre-cum already beading at the tip. She moved up, kissed Rebecca's belly, her breasts, her neck, then back down.

"I want to taste you differently," Camille murmured. She parted Rebecca's thighs, settled between them, and lowered her mouth further, toward her anus. Her tongue traced a circle around the opening, lightly at first, then more firmly. Rebecca cried out, a muffled cry, surprised by the sensation. Camille licked her with delicate precision, her fingers stroking the base of her cock, the glans, the testicles. Pleasure spiraled upward, intense, almost too much.

"Stop, stop a second," Rebecca panted. "I'm going to come."

Camille moved up, kissed her on the mouth. "Not yet. I have so many things to show you."

She stood up, rummaged through the nightstand drawer, and pulled out a large black silicone dildo, smooth, about eight inches long, with a flared base. She showed it to Rebecca. "I like being taken. I love the feeling of being filled. Do you want to try?"

Rebecca looked at the object, then at Camille. "You want me to use it on you?"

"I want you to fuck me with it. To fuck me the way one woman fucks another."

Rebecca took the dildo, stroked it, lubricated it generously with a gel she found on the table. Camille lay on her back, spread her legs, placed them on Rebecca's shoulders. Her vulva was wet, lips pink and open. She guided the dildo toward her entrance, pushing gently. The silicone slid in with surprising ease. Camille moaned, her head thrown back. "Yes... like that... deeper."

Rebecca settled between her legs, dildo in hand, and began a slow, steady rhythm. She watched Camille's face, her closed eyes, her parted mouth, her hands gripping the sheets. The sensation of holding this artificial cock, of penetrating this woman, of seeing her take pleasure because of her, was intoxicating. She sped up gently, the dildo sliding faster and faster into Camille's tight vagina.

"You're beautiful," Rebecca murmured. "Do you like being fucked like this?"

"Yes... oh yes... keep going, don't stop."

Rebecca felt her own cock harden even more, slapping against her belly with each movement. She kept penetrating Camille, harder, faster. Camille arched, a raw cry escaping her throat. Her body tensed, then relaxed, wracked with spasms. She came violently, her vagina contracting around the dildo. She lay still for a few seconds, panting, eyes open on the ceiling.

When she regained her senses, she smiled at Rebecca, cheeks flushed. "My turn."

She took the dildo, cleaned it quickly, then approached Rebecca. "Lie on your stomach. I want to take you."

Rebecca obeyed, turning over, offering her round, firm buttocks. Camille settled behind her, lubricated the dildo, then her own vulva. She leaned over, kissed Rebecca's back, her shoulder blades, the small of her back. "I'll go slowly," she murmured. "Tell me if it hurts."

She pressed the dildo against Rebecca's anus, pushing gently. The resistance was great at first, then the flesh opened, welcoming the object centimeter by centimeter. Rebecca closed her eyes, focusing on the sensation, the fullness, this sweet pain mingled with pleasure. Camille advanced with infinite slowness, her hands caressing Rebecca's hips, her lips kissing her nape.

"You're so tight," Camille murmured. "So warm."

When the dildo was fully inside, she paused, letting Rebecca adjust. Then she began to move, a regular, deep, almost hypnotic rhythm. Rebecca moaned into the pillow, her fingers gripping the sheets. She felt the dildo filling her anus, stimulating her nerve endings, making her vibrate from within. Camille's hand came to stroke her cock, masturbating her in time with her thrusts.

"I'm going to come," Rebecca panted. "I'm going to come."

"Wait for me," Camille replied. "Wait for me."

She sped up, her body slapping against Rebecca's buttocks, the dildo entering and exiting with growing vigor. Her hand on Rebecca's cock grew faster, firmer. Rebecca felt the orgasm rising like a wave, uncontrollable. She cried out, her body contracting violently, ejaculating onto the sheets in long hot spurts. At the same moment, Camille let out a raw cry, her own climax overwhelming her, her vagina clenching around the base of the dildo.

They lay still, entwined, breathless. Camille withdrew slowly, laid Rebecca on her side, snuggled against her. Their bodies were pressed together, damp with sweat, their breathing synchronizing. Camille stroked Rebecca's hair, kissed her shoulder.

"I never would have imagined this," Camille murmured. "This intimacy. This trust."

Rebecca turned, kissed her softly. "Neither did I. I thought it would just be a nice date, a drink, a kiss, maybe. Not this."

"And you regret it?"

"Not for a second."

They stayed for a long time talking, lying naked in the rumpled bed. Camille told her about her first loves, her doubts, her joys. Rebecca talked about her transition, her body she had learned to love, her fears too. They shared a glass of water, laughter, comfortable silences.

After an hour, Rebecca got up to go to the bathroom. As she passed by Camille's bookshelf, she noticed a framed photo on a shelf. A couple, a brown-haired woman with a little blonde girl. She didn't say anything, but Camille saw her gaze. "My daughter," she said softly. "She's six. She lives with her father during the week, with me on weekends."

Rebecca nodded, a smile on her lips. "You're a mother?"

"Yes. A lesbian mother, single, trying to find her place. And you, do you want children someday?"

"I'd never really thought about it. With Alex, we've talked about it, but... it's complicated."

"I understand."

They returned to bed, lay facing each other. Camille caressed Rebecca's breasts, down to her belly, then between her thighs. Her cock was soft, at peace. Camille took it gently into her mouth, not to make it harden, but to caress it, feel it, taste it. A tender gesture, almost contemplative.

"I want you to know something," Camille said, lifting her head. "I don't just want to sleep with you tonight and never see you again. I want to see you again. I want to get to know you. I want..." She hesitated. "I want you to be a friend. A lover. Maybe more."

Rebecca looked at her, her blue-gray eyes shining in the dim light. "I don't want to make promises I can't keep. But I want the same thing. So we'll see where this takes us."

They kissed, a long soft kiss, without urgency. Then they curled up against each other, falling asleep like two cats in a sunbeam.

The next morning, sunlight filtered through the curtains, drawing golden stripes on the rumpled sheets. Rebecca woke first, looked at Camille asleep against her. Her hair in disarray, her lips parted, her breath light. She felt strangely light, as if something had unraveled inside her during the night. She slipped quietly out of bed, went to the kitchen, made coffee.

Camille appeared a few minutes later, wearing an oversized t-shirt, eyes still half-closed. "Good morning," she murmured in a husky voice. "You're already up?"

"I couldn't sleep anymore."

She came closer, snuggled against Rebecca, resting her forehead on her shoulder. "I don't want you to leave."

"I have to go home. Alex is waiting for me."

"I know. But you can stay a little longer."

They had their coffee on the balcony, watching the street wake up. Camille placed her hand on Rebecca's thigh. "Are you happy?"

Rebecca thought for a moment. "Yes. Happier than I've ever been. With Alex, I found a solid, stable love that allowed me to be myself. And you... you arrive like a surprise, a sweet little rebellion. I don't know what this will become, but I'm happy to have lived it."

Camille smiled, her eyes glistening with unshed tears. "That's the most beautiful thing anyone has said to me in a long time."

They kissed, a kiss salty with Camille's tears. Then they went back inside, made love one last time, slowly, tenderly. Camille sucked Rebecca's cock until she came in her mouth, swallowing everything without a grimace. Rebecca penetrated Camille with her fingers, making her come while looking into her eyes, their breaths mingled.

When Rebecca left, Camille walked her to the door, offering her a book of poems she had chosen for her. "So you'll think of me," she said.

Rebecca kissed her on the forehead, took the book, and descended the stairs. Outside, she sent a text to Alex: "I'm coming home. I love you. I'll tell you everything." Then she looked at the book, a collection of love poems by Sappho, and smiled. She had found a lover, perhaps a friend, perhaps more. And for the first time, she felt complete, desired by a man and by a woman, loved by two different but equally precious beings.

Life was smiling at her, in all its complexity, all its beauty.

She opened the book at random, and came across a verse she read several times, heart tight: "Love shook me like the wind on the mountain falls on the oaks." She closed the book, pressed it against her chest, and walked toward the subway, a smile on her lips.






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Rebecca: (6) Les Mots de Travers (nouvelle)

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Rebecca: (6) Les Mots de Travers




Le message était tombé dans sa boîte de réception Facebook un mardi soir, alors que Rebecca finissait son verre de vin en scrolling distraitement. Le profil s’appelait simplement "Camille D.", photo de profil floue comme si prise à la va-vite dans un miroir de salle de bain. La bio était courte : "29 ans, lesbienne, curieuse de tout." Ce qui avait attiré Rebecca, c'était la phrase écrite en petit sous le nom : "Je cherche des rencontres sincères, sans faux-semblants. Si tu as un cœur et une histoire, écris-moi."

Rebecca avait répondu par politesse d'abord, par curiosité ensuite. Camille écrivait bien, avec une sincérité désarmante. Elle parlait de ses voyages, de son travail dans une librairie indépendante, de son amour pour les vieux films en noir et blanc. Elle ne posait pas de questions sur le corps de Rebecca, sur ce qu'elle avait entre les jambes, sur son passé. Elle demandait simplement : "Qu'est-ce qui te fait vibrer, toi ?"

Elles avaient échangé pendant trois semaines. Des messages le matin, des vocaux le soir. La voix de Camille était douce, un peu grave, avec cet accent du sud-ouest qui traînait sur les "r". Rebecca s'était surprise à attendre ses messages avec une impatience qu'elle ne s'était pas autorisée depuis longtemps. Elle avait même montré la conversation à Alex, qui avait haussé un sourcil avec un sourire complice. "Tu as un crush." Elle avait nié, bien sûr. Mais au fond d'elle, une petite flamme s'était allumée.

Quand Camille avait proposé un rendez-vous, Rebecca avait dit oui sans hésiter. Un bar à vin, dans le quartier de Camille, un endroit discret avec des banquettes en velours et des bougies. Elle avait relu le message plusieurs fois. Camille écrivait : "Je serai celle avec un carnet rouge sous le bras et un sourire qui tremble un peu." Rebecca avait ri toute seule dans sa cuisine.

Le soir du date, elle passa plus d'une heure à se préparer. Elle choisit une robe noire, sobre mais élégante, qui tombait juste au-dessus du genou. Des bas fins, des talons bas pour ne pas trop la grandir. Sa perruque était un carré blond impeccable, strict, avec une mèche qui tombait sur son œil droit. Elle se maquilla avec soin, rouge à lèvres rouge sombre, un trait d'eye-liner parfait, un soupçon de blush. Alex l'avait regardée sortir avec un sifflement admiratif. "Elle va tomber raide." Rebecca lui avait envoyé un baiser et était partie dans la nuit.

Le bar était à la hauteur de ses espérances. Une petite salle enfumée, des étagères de bouteilles alignées jusqu'au plafond, des tables en bois ciré. À une table du fond, une femme était assise, un carnet rouge posé devant elle. Elle avait les cheveux bruns courts, coupés à la garçonne, dégageant un cou long et fin. Des yeux bleus-gris, une bouche charnue, un visage anguleux mais doux. Elle portait une chemise blanche ouverte sur un t-shirt noir, un jean, des baskets. Simple. Élégante. Et elle souriait, ce sourire tremblant qu'elle avait promis.

Rebecca s'approcha, le cœur battant. "Camille ?"

La femme leva les yeux, et son sourire s'élargit. "Rebecca. Enfin." Elle se leva, la serra dans ses bras. Une étreinte spontanée, chaleureuse. Rebecca sentit son parfum, un mélange de vanille et de bois de cèdre, et ferma les yeux une seconde. "Tu es magnifique", murmura Camille contre son oreille. "Bien plus que sur tes photos."

Le dîner fut une longue conversation à bâtons rompus. Elles parlèrent de livres d'abord, parce que c'était le terrain commun le plus sûr. Camille adorait Marguerite Duras, Rebecca préférait Colette. Elles débattirent gentiment, avec des rires. Puis vinrent les confidences. Camille raconta son enfance dans une petite ville du sud, son coming-out à dix-huit ans, ses amours passées, ses déceptions. Rebecca écoutait, attentive, posant sa main sur la table à portée de celle de Camille. Quand ce fut son tour, elle raconta sa transition, ses doutes, ses joies, sa rencontre avec Alex, la liberté qu'il lui avait offerte. Camille écoutait sans détourner le regard, hochant la tête, posant des questions précises, jamais indiscrètes.

"Alex est au courant que tu es là, ce soir ?" demanda Camille, un sourire en coin.

"Oui. Il m'a dit de m'amuser."

"Quel homme."

"Le meilleur."

Le vin coulait, deux bouteilles de Bourgogne qu'elles partagèrent sans compter. Leurs visages étaient rouges, leurs gestes plus amples. Camille posa sa main sur celle de Rebecca, la caressa du pouce. Un geste simple, électrique. "Je dois te dire quelque chose." Sa voix était plus grave, plus intime. "Avant ce soir, je n'avais jamais été avec une femme trans. Je ne savais pas si je devais te le dire. Je ne voulais pas que tu penses que je te voyais comme une curiosité."

Rebecca la regarda, cherchant la sincérité dans ses yeux. Elle la trouva. "Et maintenant que tu me vois en vrai, tu penses quoi ?"

"Je pense que tu es magnifique, intelligente, drôle. Et que j'ai très envie de t'embrasser depuis que je t'ai vue entrer."

Rebecca sentit son cœur s'emballer. Elle se pencha, effleura les lèvres de Camille du bout des siennes. Le baiser fut doux, hésitant au début, puis plus profond. La langue de Camille glissa contre la sienne, chaude et savoureuse. Elles s'embrassèrent longuement, sans se soucier des autres clients. Quand elles se séparèrent, leurs fronts se touchèrent. "On va chez moi ?" murmura Camille. "C'est à deux pas."

L'appartement de Camille était petit, encombré de livres et de plantes vertes. Une grande fenêtre donnait sur une cour intérieure silencieuse. Un canapé en velours bleu, des bougies partout, une couverture en laine jetée sur le dossier. Camille retira ses baskets, Rebecca ses talons. Elles se faisaient face, un sourire gêné aux lèvres.

"Je suis un peu nerveuse", avoua Camille.

"Moi aussi."

"Tu veux un verre d'eau ?"

"Je veux que tu m'embrasses."

Camille s'approcha, l'enlaça, ses mains glissant sur la robe noire de Rebecca. Le baiser fut plus lent, plus explorateur. Les lèvres de Camille descendirent sur son cou, sa mâchoire, son oreille. Rebecca ferma les yeux, se laissa porter. Elle sentait les doigts de Camille caresser sa nuque, descendre le long de sa colonne vertébrale, s'attarder sur les courbes de ses reins. "J'ai envie de te voir", murmura Camille. "Toute."

Rebecca recula, défit lentement les boutons de sa robe. Elle la laissa glisser sur le sol, révélant sa lingerie noire : un soutien-gorge push-up qui faisait déborder ses seins lourds, une culotte en dentelle qui contenait à peine sa queue épaisse déjà à moitié dure. Camille retint son souffle. "Mon Dieu, tu es magnifique."

Elle s'agenouilla devant elle, embrassa son ventre, remonta ses lèvres jusqu'au creux de ses seins, puis les libéra du soutien-gorge. Les seins de Rebecca tombèrent, généreux, les tétons roses et durs. Camille les prit dans sa bouche l'un après l'autre, les suça avec une lenteur gourmande. Rebecca gémissait doucement, ses doigts dans les cheveux courts de Camille. La sensation était différente de celle d'Alex : plus douce, plus patiente, presque méditative.

Camille se releva, embrassa Rebecca sur la bouche tout en la guidant vers le lit. Le grand lit blanc était couvert de coussins, de plaids doux. Rebecca s'y allongea, se sentant vulnérable et désirée à la fois. Camille se déshabilla à son tour, avec une lenteur délibérée. Sa chemise tomba, puis son t-shirt, révélant des seins petits mais fermes, des tétons clairs. Son jean glissa sur ses hanches étroites, laissant apparaître une culotte simple, en coton blanc, sous laquelle on devinait un renflement discret. Quand elle la retira, Rebecca vit son sexe : une vulve soignée, des lèvres roses, un petit mont de Vénus parfaitement épilé. Camille s'allongea à côté d'elle, leur corps se touchant du torse aux genoux.

"Puis-je te toucher ?" demanda Camille.

"Oui."

La main de Camille descendit entre les jambes de Rebecca, caressa sa queue à travers la dentelle, sentit sa dureté. "Elle est belle", murmura-t-elle. "Puis-je la voir ?"

Rebecca hocha la tête, le souffle court. Camille retira la culotte, libérant la queue épaisse de Rebecca, longue, veinée, le gland gonflé et luisant. Elle la caressa du bout des doigts, d'abord timidement, puis avec plus d'assurance. Rebecca gémit, se cambra. "Tu aimes ça ?" demanda Camille.

"Oui. Continue."

Camille se pencha, prit la queue de Rebecca dans sa bouche. Sa langue était chaude, douce, experte. Elle la suça lentement, du gland à la base, ses lèvres glissant sur la peau sensible. Rebecca agrippa les draps, les yeux fermés, la bouche ouverte. Elle n'avait jamais été prise en bouche par une femme de cette façon, avec cette dévotion silencieuse. Camille prenait son temps, explorant chaque centimètre, chaque veine, le pré-sperme qui perçait déjà au bout du gland. Elle remonta, embrassa le ventre de Rebecca, ses seins, son cou, puis redescendit.

"Je veux te goûter autrement", murmura Camille. Elle écarta les cuisses de Rebecca, s'installa entre elles, et descendit sa bouche plus bas, vers son anus. Sa langue traça un cercle autour de l'ouverture, d'abord léger, puis plus ferme. Rebecca cria, un cri étouffé, surprise par la sensation. Camille la léchait avec une précision délicate, ses doigts caressant la base de sa queue, le gland, les testicules. Le plaisir montait en spirale, intense, presque trop.

"Arrête, arrête une seconde", haleta Rebecca. "Je vais jouir."

Camille remonta, l'embrassa sur la bouche. "Pas encore. J'ai tellement de choses à te montrer."

Elle se releva, fouilla dans un tiroir de la table de nuit, en sortit un grand dildo en silicone noir, lisse, d'environ vingt centimètres, avec une base élargie. Elle le montra à Rebecca. "J'aime me faire prendre. J'adore la sensation d'être remplie. Tu veux essayer ?"

Rebecca regarda l'objet, puis Camille. "Tu veux que je te le mette ?"

"Je veux que tu me baises avec. Que tu me baises comme une femme le fait avec une autre."

Rebecca prit le dildo, le caressa, le lubrifia généreusement avec un gel qu'elle trouva sur la table. Camille s'allongea sur le dos, écarta les jambes, les plaça sur les épaules de Rebecca. Sa vulve était humide, les lèvres roses et offertes. Elle guida le dildo vers son entrée, poussa doucement. Le silicone glissa avec une facilité surprenante. Camille gémit, sa tête renversée en arrière. "Oui… comme ça… plus profond."

Rebecca s'installa entre ses jambes, le dildo en main, et commença un mouvement lent et régulier. Elle regardait le visage de Camille, ses yeux fermés, sa bouche entrouverte, ses mains agrippant les draps. La sensation de tenir ce sexe artificiel, de pénétrer cette femme, de la voir prendre du plaisir grâce à elle, était enivrante. Elle accéléra doucement, le dildo glissant de plus en plus vite dans le vagin serré de Camille.

"Tu es magnifique", murmura Rebecca. "Tu aimes te faire baiser comme ça ?"

"Oui… oh oui… continue, ne t'arrête pas."

Rebecca sentit sa propre queue durcir encore plus, battant contre son ventre à chaque mouvement. Elle continua à pénétrer Camille, plus fort, plus vite. Camille se cambra, un cri rauque s'échappant de sa gorge. Son corps se tendit, puis se relâcha, parcouru de spasmes. Elle jouit violemment, son vagin se contractant autour du dildo. Elle resta quelques secondes immobile, haletante, les yeux ouverts sur le plafond.

Quand elle reprit ses esprits, elle sourit à Rebecca, les joues rouges. "À mon tour."

Elle prit le dildo, le nettoya rapidement, puis s'approcha de Rebecca. "Allonge-toi sur le ventre. Je veux te prendre."

Rebecca obéit, se retournant, offrant ses fesses rondes et fermes. Camille s'installa derrière elle, lubrifia le dildo, puis sa propre vulve. Elle se pencha, embrassa le dos de Rebecca, ses omoplates, le creux de ses reins. "Je vais y aller doucement", murmura-t-elle. "Dis-moi si ça fait mal."

Elle posa le dildo contre l'anus de Rebecca, poussa doucement. La résistance fut grande au début, puis la chair s'ouvrit, accueillant l'objet centimètre par centimètre. Rebecca ferma les yeux, se concentrant sur la sensation, la plénitude, cette douce douleur mêlée au plaisir. Camille avançait avec une lenteur infinie, ses mains caressant les hanches de Rebecca, ses lèvres embrassant sa nuque.

"Tu es si serrée", murmura Camille. "Si chaude."

Quand le dildo fut entré à fond, elle s'arrêta, laissant Rebecca s'habituer. Puis elle commença à bouger, un va-et-vient régulier, profond, presque hypnotique. Rebecca gémissait dans l'oreiller, ses doigts agrippant les draps. Elle sentait le dildo remplir son anus, stimuler ses terminaisons nerveuses, la faire vibrer de l'intérieur. La main de Camille vint caresser sa queue, la masturber en rythme avec ses pénétrations.

"Je vais jouir", haleta Rebecca. "Je vais jouir."

"Attends-moi", répondit Camille. "Attends-moi."

Elle accéléra, son corps frappant les fesses de Rebecca, le dildo entrant et sortant avec une vigueur croissante. Sa main sur la queue de Rebecca se fit plus rapide, plus ferme. Rebecca sentit l'orgasme monter comme une vague, incontrôlable. Elle cria, son corps se contractant violemment, éjaculant sur les draps en longs jets chauds. Au même instant, Camille poussa un cri rauque, sa propre jouissance la submergeant, son vagin se serrant autour de la base du dildo.

Elles restèrent immobiles, enlacées, essoufflées. Camille se retira lentement, allongea Rebecca sur le côté, se blottit contre elle. Leurs corps étaient collés, humides de sueur, leurs respirations s'accordant. Camille caressa les cheveux de Rebecca, embrassa son épaule.

"Je n'aurais jamais imaginé ça", murmura Camille. "Cette intimité. Cette confiance."

Rebecca se tourna, l'embrassa doucement. "Moi non plus. Je pensais que ce serait juste un date gentil, un verre, un baiser, peut-être. Pas ça."

"Et tu regrettes ?"

"Pas une seconde."

Elles restèrent un long moment à parler, allongées nues dans le lit défait. Camille raconta ses premiers amours, ses doutes, ses joies. Rebecca parla de sa transition, de son corps qu'elle avait appris à aimer, de ses peurs aussi. Elles partagèrent un verre d'eau, des rires, des silences confortables.

Au bout d'une heure, Rebecca se leva pour aller aux toilettes. En passant devant la bibliothèque de Camille, elle remarqua une photo encadrée sur une étagère. Un couple, une femme brune avec une petite fille blonde. Elle ne dit rien, mais Camille vit son regard. "Ma fille", dit-elle doucement. "Elle a six ans. Elle vit chez son père la semaine, chez moi le week-end."

Rebecca hocha la tête, un sourire aux lèvres. "Tu es mère ?"

"Oui. Une mère lesbienne, célibataire, qui essaie de trouver sa place. Et toi, tu veux des enfants un jour ?"

"Je n'y avais jamais vraiment pensé. Avec Alex, on en a parlé, mais... c'est compliqué."

"Je comprends."

Elles retournèrent au lit, s'allongèrent face à face. Camille caressa les seins de Rebecca, descendit sur son ventre, puis entre ses cuisses. Sa queue était molle, apaisée. Camille la prit doucement dans sa bouche, non pas pour la faire durcir, mais pour la caresser, la sentir, la goûter. Un geste tendre, presque contemplatif.

"Je veux que tu saches quelque chose", dit Camille en relevant la tête. "Je ne veux pas juste coucher avec toi ce soir et ne plus te voir. Je veux te revoir. Je veux apprendre à te connaître. Je veux..." Elle hésita. "Je veux que tu sois une amie. Une amante. Peut-être plus."

Rebecca la regarda, ses yeux bleus-gris brillant dans la pénombre. "Je ne veux pas te faire de promesses que je ne pourrais pas tenir. Mais je veux la même chose. Alors on verra où ça nous mène."

Elles s'embrassèrent, un baiser long et doux, sans urgence. Puis elles se lovèrent l'une contre l'autre, s'endormant comme deux chats dans un rayon de soleil.

Le lendemain matin, le soleil filtrait à travers les rideaux, dessinant des rayures dorées sur les draps froissés. Rebecca se réveilla la première, regarda Camille endormie contre elle. Ses cheveux en désordre, ses lèvres entrouvertes, son souffle léger. Elle se sentait étrangement légère, comme si quelque chose s'était dénoué en elle pendant la nuit. Elle glissa doucement hors du lit, alla à la cuisine, prépara du café.

Camille arriva quelques minutes plus tard, enfilant un grand t-shirt, les yeux encore mi-clos. "Bonjour", murmura-t-elle d'une voix enrouée. "Tu es déjà levée ?"

"Je ne dormais plus."

Elle s'approcha, se blottit contre Rebecca, posa son front sur son épaule. "Je ne veux pas que tu partes."

"Je dois rentrer. Alex m'attend."

"Je sais. Mais tu peux rester encore un peu."

Elles prirent leur café sur le balcon, regardant la rue s'éveiller. Camille posa sa main sur la cuisse de Rebecca. "Est-ce que tu es heureuse ?"

Rebecca réfléchit un instant. "Oui. Plus que je ne l'ai jamais été. Avec Alex, j'ai trouvé un amour solide, stable, qui m'a permis d'être moi-même. Et toi... tu arrives comme une surprise, une petite rébellion douce. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais je suis heureuse de l'avoir vécu."

Camille sourit, ses yeux brillant de larmes retenues. "C'est la plus belle chose qu'on m'ait dite depuis longtemps."

Elles s'embrassèrent, un baiser salé par les larmes de Camille. Puis elles retournèrent à l'intérieur, se firent l'amour une dernière fois, lentement, tendrement. Camille suça la queue de Rebecca jusqu'à ce qu'elle jouisse dans sa bouche, avalant tout sans une grimace. Rebecca pénétra Camille avec ses doigts, la fit jouir en la regardant dans les yeux, leurs souffles mêlés.

Quand Rebecca partit, Camille la raccompagna à la porte, lui offrit un livre de poèmes qu'elle avait choisi pour elle. "Pour que tu penses à moi", dit-elle.

Rebecca l'embrassa sur le front, prit le livre, et descendit les escaliers. En bas, elle envoya un message à Alex : "Je rentre. Je t'aime. Je te raconterai tout." Puis elle regarda le livre, un recueil de poèmes d'amour de Sappho, et sourit. Elle avait trouvé une amante, peut-être une amie, peut-être plus. Et pour la première fois, elle se sentait complète, désirée par un homme et par une femme, aimée par deux êtres différents mais également précieux.

La vie lui souriait, dans toute sa complexité, toute sa beauté.

Elle ouvrit le livre au hasard, et tomba sur un vers qu'elle relut plusieurs fois, le cœur serré : "L'Amour m'a secoué comme le vent sur la montagne se jette dans les chênes." Elle ferma le livre, le serra contre sa poitrine, et marcha vers le métro, un sourire aux lèvres.





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Zoë : (2) The Force of the Cage (short novel)

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Zoë : (2) The Force of the Cage





The hotel room door closed behind them with a soft click. Marc switched on only the bedside lamp, leaving the room bathed in a warm, golden light that caressed the beige walls and the large, perfectly made bed. Zoë was a little drunk, her cheeks flushed from the alcohol and the excitement, her body still vibrating from the orgasm he had pulled from her under the table at the bar. She let herself fall onto the mattress, arms spread, skirt hiked up her thighs, and looked at him with a slightly unsteady, slightly tipsy, completely offered smile.

Marc undressed without hurry. Shirt first, then trousers, then boxers. His cock appeared, already hard, thick, veined, the head glistening with want. Zoë stared at it, throat dry. She wanted to touch it, taste it, feel it sink into her. He approached the bed and knelt beside her.

He began to undress her slowly, as one unwraps a precious gift. The top first. He slid it down her arms, revealing her heavy breasts, the nipples already hard and pinched by the silver piercings. Then the skirt. He eased it down over her hips, her thighs, until it dropped to the floor. Zoë wore nothing underneath. Only the pink cage, gleaming under the light, and her shaved testicles hanging freely.

Marc lingered. His fingers traced the outlines of the tattoos. On the right breast, the black bull’s head. On the left, the maple leaf. Between them, the small padlock. Lower, just below the navel, the omega letter perfectly drawn. And still lower, on the completely shaved pubis, the word SISSY in capital letters. He caressed them one by one, as if reading a story written on her skin.

“You’re magnificent,” he murmured.

He leaned down and took one nipple into his mouth. His tongue circled the piercing, sucked it, tugged it gently between his teeth. Zoë moaned, back arching. He moved to the other breast, same slow pace, same greed. His hands kneaded the soft flesh while his mouth worked. Zoë’s nipples were hard as pebbles, hypersensitive from the hormones and the regular pumping she inflicted on herself. Every suck sent a jolt straight between her legs, all the way to the cage that was already beginning to grow wet.

Marc moved lower. He played for a moment with the small imprisoned penis. His fingers made the cage click, pressed on the trapped head, kneaded the heavy testicles. Clear fluid was already beading through the openings. Zoë writhed under his hands, thighs open, breath short.

He rose and positioned himself over her face, one knee on each side of her head. His cock hung just above her mouth. Zoë did not wait. She lifted her head and swallowed him greedily, lips stretching around the thickness, tongue pressed to the underside. She sucked with hunger, making wet, saliva-filled sounds, eyes closed in pleasure. Marc groaned above her.

He pushed his hips forward and sank deeper. The head hit the back of her throat. Zoë choked for a moment, eyes watering, but she did not pull away. She opened wider, swallowed, accepted. Marc placed both hands on her breasts and squeezed them hard while he made small thrusts into her mouth. Each push filled her cheeks, each withdrawal left a string of saliva. Zoë nearly choked several times, tears running down her temples, but she kept going, ravenous, hands gripping his thighs.

When he pulled out, a long thread of saliva still connected her mouth to his cock. Zoë was breathing hard, lips shining, gaze hazy.

Marc settled between her thighs. He lifted her legs and placed them on his shoulders. Zoë was folded in half, exposed, the cage pointing upward, her ass raised. He spat into his hand and wet Zoë’s anus, already a little relaxed from the arousal. Then he positioned the head against the entrance and pushed.

The cock sank in slowly, centimetre by centimetre. Zoë let out a long, guttural moan. She loved this feeling of being opened, filled, taken. Marc pushed until he was completely inside, hips pressed against hers. He stayed still for a second, letting her adjust, then began to move.

The game had begun.

He fucked her deeply, with steady, powerful thrusts. His hands went back and forth: sometimes they pressed Zoë’s testicles, gently crushing them against the metal of the cage, sometimes they returned to knead her breasts, tug on the piercings, squeeze the flesh. Zoë moaned without restraint, head thrown back on the pillow.

Marc leaned forward. He pressed Zoë’s legs against her own chest, folding her even more. The position allowed him to go deeper, to strike places deep inside her. Zoë felt the head hit spots she did not even know could be reached. She cried out sharply.

He claimed her mouth. His lips settled on hers, licked them, sucked them, kissed them hungrily, sometimes bit them until it hurt. Zoë answered as best she could, tongue tangled with his, moans swallowed between kisses.

The rhythm changed constantly. Marc sped up, slamming his hips against hers in a wet slap of skin, then suddenly slowed, doing only long, languid strokes that made her beg. Then he started again harder. Zoë was losing control. Her body trembled in waves. She clung to Marc’s neck, nails digging into his skin, pulling him toward her as if she wanted him even deeper. She moaned like a slut, incoherent words, “yes,” “harder,” “fill me.”

Marc felt his own limit approaching. He sped up one last time, the thrusts becoming irregular, animal. Then he buried himself to the hilt and came. His cum shot in hot, thick spurts deep into Zoë’s guts. He groaned against her mouth as he emptied himself completely, hips locked against hers.

When he finally withdrew, slowly, a trickle of white cum escaped from Zoë’s anus and ran down her cheeks. Marc looked between her legs and smiled. Zoë’s belly, just above the cage, was already glistening. She had ejaculated abundantly through the openings of the cage while he fucked her. Thick, clear cum had flooded the pubis, the word SISSY, and climbed up to the tattooed omega.

Zoë let out a long sigh of relief. Her hand slid down and touched the cage, almost completely covered in her own cum. She smiled, eyes half-closed, body still shaken by small tremors.

Marc lay down beside her, out of breath, one hand resting on Zoë’s soft belly. She turned toward him, thanked him in a rough voice, and placed a slow kiss on his mouth while taking hold of his cock, which was beginning to soften. She stroked it gently, still feeling the remains of their mixture.

“That was… a beautiful experience,” she murmured against his lips.

But she wanted more. Her fingers kept playing with the softening member, already promising the next round.

Marc closed his eyes, a tired but sincere smile on his lips.

“You’re a beautiful, perverse girl,” he said simply.

Zoë burst out laughing, a full, loud laugh that echoed through the still-warm hotel room.





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Zoë : (2) La Force de la Cage (nouvelle)

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Zoë : (2) La Force de la Cage





La porte de la chambre d’hôtel se referma derrière eux avec un clic sourd. Marc alluma seulement la lampe de chevet, laissant la pièce baignée d’une lumière chaude et dorée qui caressait les murs beiges et le grand lit parfaitement fait. Zoë était un peu ivre, les joues rosies par l’alcool et l’excitation, le corps encore vibrant de l’orgasme qu’il lui avait arraché sous la table du bar. Elle se laissa tomber sur le matelas, les bras écartés, la jupe remontée jusqu’aux cuisses, et le regarda avec un sourire un peu titubant, un peu ivre, entièrement offerte.

Marc se déshabilla sans précipitation. Chemise d’abord, puis pantalon, boxer. Son pénis apparut, déjà bien dur, épais, veiné, la tête luisante d’envie. Zoë le fixa, la gorge sèche. Elle avait envie de le toucher, de le goûter, de le sentir s’enfoncer en elle. Il s’approcha du lit et s’agenouilla près d’elle.

Il commença à la dévêtir lentement, comme on déplie un cadeau précieux. Le haut d’abord. Il le fit glisser le long de ses bras, découvrant ses seins lourds, les tétons durs déjà pincés par les piercings d’argent. Puis la jupe. Il la fit descendre le long de ses hanches, de ses cuisses, jusqu’à la laisser tomber au sol. Zoë n’avait rien en dessous. Seulement la cage rose, brillante sous la lumière, et ses testicules rasés qui pendaient librement.

Marc s’attarda. Ses doigts tracèrent les contours des tatouages. Sur le sein droit, la tête de taureau noire. Sur le gauche, la feuille d’érable. Entre les deux, le petit cadenas. Plus bas, juste sous le nombril, la lettre oméga parfaitement dessinée. Et encore plus bas, sur le pubis entièrement épilé, le mot SISSY en lettres capitales. Il les caressa un à un, comme s’il lisait une histoire écrite sur sa peau.

« Tu es magnifique », murmura-t-il.

Il se pencha et prit un téton dans sa bouche. Sa langue tourna autour du piercing, le suça, le tira doucement entre ses dents. Zoë gémit, le dos arqué. Il passa à l’autre sein, même lenteur, même voracité. Ses mains pétrissaient la chair douce pendant que sa bouche travaillait. Les tétons de Zoë étaient durs comme des cailloux, hypersensibles à cause des hormones et du pompage régulier qu’elle s’imposait. Chaque succion envoyait une décharge directe entre ses jambes, jusqu’à la cage qui commençait déjà à s’humidifier.

Marc descendit. Il joua un moment avec le petit pénis emprisonné. Ses doigts firent cliqueter la cage, appuyèrent sur le gland coincé, malaxèrent les testicules lourds. Du liquide clair perlait déjà à travers les ouvertures. Zoë se tordait sous ses mains, les cuisses ouvertes, le souffle court.

Il se releva et se positionna au-dessus de son visage, un genou de chaque côté de sa tête. Son pénis pendait juste au-dessus de sa bouche. Zoë n’attendit pas. Elle leva la tête et l’engloutit goulûment, les lèvres s’étirant autour de l’épaisseur, la langue collée au dessous. Elle suca avec avidité, faisant des bruits humides, salivés, en fermant les yeux de plaisir. Marc gémit au-dessus d’elle.

Il avança les hanches et enfonça plus profond. Le gland heurta le fond de sa gorge. Zoë s’étouffa un instant, les yeux larmoyants, mais elle ne recula pas. Elle ouvrit plus grand, avala, accepta. Marc posa ses deux mains sur ses seins et les pressa fort pendant qu’il faisait de petits va-et-vient dans sa bouche. Chaque poussée faisait gonfler ses joues, chaque retrait laissait un filet de salive. Zoë manqua de s’étouffer à plusieurs reprises, des larmes coulant sur ses tempes, mais elle continuait, affamée, les mains agrippées à ses cuisses.

Quand il se retira, un long fil de salive relia encore sa bouche à son pénis. Zoë respirait fort, les lèvres brillantes, le regard embué.

Marc se plaça entre ses cuisses. Il lui souleva les jambes et les posa sur ses épaules. Zoë était pliée en deux, exposée, la cage pointant vers le haut, les fesses relevées. Il cracha dans sa main et humecta l’anus de Zoë, déjà un peu détendu par l’excitation. Puis il positionna le gland contre l’orifice et poussa.

Le pénis s’enfonça lentement, centimètre par centimètre. Zoë poussa un long gémissement guttural. Elle aimait cette sensation d’être ouverte, remplie, prise. Marc avança jusqu’à être entièrement à l’intérieur, les hanches collées aux siennes. Il resta immobile une seconde, la laissant s’habituer, puis commença à bouger.

Le jeu avait commencé.

Il la défonça profondément, avec des coups de reins réguliers et puissants. Ses mains allaient et venaient : tantôt elles pressaient les testicules de Zoë, les écrasaient doucement contre le métal de la cage, tantôt elles revenaient pétrir ses seins, tirer sur les piercings, malaxer la chair. Zoë gémissait sans retenue, la tête rejetée en arrière sur l’oreiller.

Marc se pencha en avant. Il pressa les jambes de Zoë contre sa propre poitrine, la pliant encore plus. La position lui permit d’aller plus profond, de frapper au plus loin dans ses entrailles. Zoë sentit le gland heurter des endroits qu’elle ne savait même pas pouvoir atteindre. Elle poussa un cri aigu.

Il s’empara de sa bouche. Ses lèvres se posèrent sur les siennes, les léchèrent, les sucèrent, les embrassèrent avec voracité, les mordirent parfois jusqu’à faire mal. Zoë répondait du mieux qu’elle pouvait, la langue mêlée à la sienne, les gémissements avalés entre deux baisers.

Le rythme changeait sans cesse. Marc accélérait, martelait ses hanches contre les siennes dans un bruit de peau claquant, puis ralentissait soudain, ne faisant plus que de longs va-et-vient languides qui la faisaient supplier. Puis il repartait de plus belle. Zoë s’affolait. Son corps tremblait par vagues. Elle s’agrippa au cou de Marc, les ongles enfoncés dans sa peau, le tirant vers elle comme si elle voulait le faire entrer encore plus profond. Elle gémissait comme une salope, des mots incohérents, des « oui », des « plus fort », des « remplis-moi ».

Marc sentit sa propre limite approcher. Il accéléra une dernière fois, les coups de reins devenant irréguliers, animaliers. Puis il s’enfonça jusqu’à la garde et se vida. Son sperme jaillit en jets chauds et épais au plus profond des entrailles de Zoë. Il gémit contre sa bouche en se vidant complètement, les hanches collées aux siennes.

Quand il se retira enfin, lentement, un filet de sperme blanc s’échappa de l’anus de Zoë et coula le long de ses fesses. Marc regarda entre ses jambes et sourit. Le ventre de Zoë, juste au-dessus de la cage, était déjà brillant. Elle avait éjaculé abondamment à travers les ouvertures de la cage pendant qu’il la prenait. Du sperme clair et épais avait inondé le pubis, le mot SISSY, et remonté jusqu’à l’oméga tatoué.

Zoë poussa un long soupir de soulagement. Sa main descendit et toucha la cage presque entièrement couverte de son propre sperme. Elle sourit, les yeux mi-clos, le corps encore secoué de petits tremblements.

Marc s’allongea à côté d’elle, essoufflé, une main posée sur le ventre doux de Zoë. Elle se tourna vers lui, le remercia d’une voix rauque, et posa un baiser lent sur sa bouche tout en attrapant son pénis qui commençait à s’amollir. Elle le caressa doucement, sentant encore les restes de leur mélange.

« C’était… une belle expérience », murmura-t-elle contre ses lèvres.

Mais elle en voulait encore. Ses doigts continuaient de jouer avec le membre affaibli, promettant déjà la suite.

Marc ferma les yeux, un sourire fatigué mais sincère aux lèvres.

« Tu es une belle fille perverse », dit-il simplement.

Zoë éclata de rire, un rire franc, sonore, qui résonna dans la chambre d’hôtel encore chaude de leurs corps.





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