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Le Souffle de la Montagne (nouvelle)

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Le Souffle de la Montagne






Le feu brûlait derrière elle.

Maristela courut jusqu'à ce que ses poumons brûlent, jusqu'à ce que ses jambes refusent de porter son poids. Elle s'effondra au pied d'un chêne, son souffle rauque déchirant le silence de la forêt. Derrière elle, les flammes léchaient le ciel, dévorant les champs qu'elle avait cultivés pendant trente ans, la maison où elle avait élevé cinq enfants, le puits où elle avait puisé l'eau chaque matin.

Elle avait vu les envahisseurs arriver.

Ils étaient venus avec le feu et le fer, comme elle l'avait appris des réfugiés qui traversaient son village depuis des semaines. Elle avait entendu les cris, les chevaux, les épées. Elle n'avait pas attendu de voir leurs visages. Elle avait attrapé un sac, quelques provisions, et elle s'était enfoncée dans les bois, laissant derrière elle tout ce qu'elle connaissait.

Elle avait soixante-trois ans.

Ses mains étaient couvertes de crevasses, ses genoux douloureux, son dos courbé par des décennies de travail. Elle n'était plus une jeune femme. Elle n'était plus la mère robuste qui portait des charges et donnait naissance. Elle était vieille, fatiguée, seule.

Mais elle avait une destination.

Sa fille Seraphina servait au temple d'Altara. Maristela l'avait envoyée là-bas des années plus tôt, pour la protéger, pour qu'elle ait une vie meilleure. Elle ne savait pas si sa fille vivait encore, si le temple existait encore, si les envahisseurs l'avaient déjà atteint. Mais elle devait essayer. Elle devait trouver sa fille.

Elle marcha pendant trois jours.

Les montagnes étaient impitoyables. Les sentiers étaient escarpés, glissants après les pluies de la nuit. Elle se nourrissait de baies, de racines, de l'eau des ruisseaux. Elle dormait dans des grottes, blottie contre la pierre froide, rêvant de feu et de sang.

Le quatrième jour, elle rencontra Anthor.

Il était assis au bord du chemin, dos contre un rocher, les bras autour de ses genoux. Il était grand, large d'épaules, ses mains calleuses de paysan posées sur des cuisses puissantes. Ses vêtements étaient sales, déchirés, et son regard était vide.

Maristela s'arrêta. Elle le reconnut immédiatement. Ce n'était pas un envahisseur. C'était un homme brisé.

— Tu vas bien ? demanda-t-elle doucement.

Il leva la tête. Ses yeux étaient rouges, cernés, et pourtant une lueur de reconnaissance s'y alluma.

— Je ne sais pas, répondit-il. Je ne sais plus.

Elle s'assit à côté de lui.

— Tu es en fuite ?

— Mon village... il a été attaqué. J'ai tout perdu. Ma femme, mes enfants, ma maison. Je suis rentré du champ et ils étaient tous morts. Je n'ai rien pu faire. Je suis parti avant qu'ils ne me trouvent. Mais je ne sais pas où aller.

Maristela sentit son cœur se serrer. Elle connaissait cette douleur. Elle l'avait vue dans les yeux des réfugiés, dans les yeux de ses voisins, dans les yeux de sa propre fille.

— Je suis désolée, murmura-t-elle. Je suis vraiment désolée.

Ils restèrent assis en silence. Le vent soufflait à travers les arbres, portant l'odeur de la terre et des pins. Le soleil déclinait, projetant des ombres dorées sur le chemin.

— Où vas-tu ? demanda Anthor.

— Au temple d'Altara. Ma fille y est prêtresse. Je veux la retrouver.

— C'est loin ?

— Oui. Mais je dois y aller.

Il hocha la tête. Il regarda la montagne, puis ses mains, puis elle.

— Je n'ai nulle part où aller, dit-il. Est-ce que je peux t'accompagner un bout de chemin ?

Maristela sentit une vague de gratitude la traverser. Elle n'avait pas réalisé à quel point elle avait peur d'être seule.

— Oui, répondit-elle. Oui, s'il te plaît.

Ils marchèrent ensemble pendant deux jours.

Anthor parlait peu, mais sa présence était réconfortante. Il portait le sac de Maristela quand le chemin devenait trop raide, il trouvait de l'eau quand les ruisseaux étaient asséchés, il allumait des feux avec des brindilles et des pierres. Il n'était pas un guerrier, mais il savait survivre, comme elle.

Le troisième soir, ils s'arrêtèrent dans une clairière.

La lune était pleine, éclairant l'herbe d'une lueur argentée. Les arbres se dressaient autour d'eux comme des sentinelles, leurs branches dansant dans le vent. Maristela s'assit sur un tronc couché, étirant ses jambes douloureuses.

Anthor s'assit à côté d'elle.

— Tu n'es pas obligé de venir jusqu'au temple, dit-elle. Je comprends si tu veux prendre un autre chemin.

— Je ne sais pas où aller, répéta-t-il. Mais je veux rester avec toi un peu plus longtemps.

— Pourquoi ?

Il la regarda. Ses yeux, autrefois vides, contenaient maintenant une lueur de vie.

— Parce que tu es la première personne qui ne m'a pas regardé comme si j'étais déjà mort, dit-il. Depuis que j'ai perdu ma femme, je me sens comme une ombre. Mais tu m'as parlé. Tu m'as touché. Ça fait du bien.

Maristela sentit son cœur battre plus vite. Elle n'avait pas été touchée depuis des années, pas depuis la mort de son mari, pas depuis qu'elle avait cessé d'être une femme pour devenir une vieille paysanne.

— Je comprends, murmura-t-elle. Je suis seule aussi. Je l'ai été depuis longtemps.

Il tendit la main. Ses doigts calleux effleurèrent sa joue, comme s'il touchait quelque chose de fragile. Maristela ferma les yeux. La sensation était chaude, étrange, presque douloureuse.

— Tu es belle, dit-il.

Elle rit.

— Je suis vieille.

— Tu es belle. Tes yeux, tes cheveux, la façon dont tu marches. Tu es plus vivante que quiconque que j'ai rencontré.

Elle ouvrit les yeux. Il était proche, très proche. Elle pouvait sentir son souffle, l'odeur de la terre et du bois sur sa peau. Elle pouvait voir la douleur dans ses yeux, mais aussi quelque chose d'autre.

— Pourquoi dis-tu ça ? demanda-t-elle.

— Parce que c'est la vérité.

Il l'embrassa.

Ce n'était pas un baiser de jeune homme, passionné et maladroit. C'était un baiser lent, doux, comme une promesse. Maristela sentit ses lèvres s'écarter, sa langue effleurer la sienne. Elle sentit ses mains glisser le long de ses bras, de ses épaules, de sa nuque.

Elle se laissa faire.

Elle n'avait pas été embrassée depuis des années. Elle avait oublié à quel point cela pouvait être doux, la chaleur d'une autre bouche contre la sienne, le frisson qui descendait le long de sa colonne vertébrale.

Il la coucha sur l'herbe.

Le sol était doux, humide de rosée, et l'herbe chatouillait sa peau à travers ses vêtements. Il se pencha sur elle, ses mains trouvant l'ourlet de sa robe, le soulevant lentement, comme s'il déballait un trésor.

Maristela sentit le froid de la nuit sur ses cuisses, puis la chaleur de sa main, qui glissait le long de sa jambe, de son genou à sa hanche.

— Est-ce que c'est bien ? demanda-t-il.

— Oui, murmura-t-elle. Oui, continue.

Il défit sa robe, la faisant glisser sur ses épaules, sur ses seins. Ils étaient tombants, marqués par les années et les naissances, mais il ne sembla pas déçu. Il les caressa doucement, ses doigts calleux dessinant des cercles autour de ses mamelons durcis par le froid et le désir.

Maristela gémit. Le son était étrange, venu du plus profond d'elle-même. Elle avait oublié qu'elle pouvait faire un tel bruit.

Il retira son propre vêtement. Son corps était large, puissant, couvert de poils gris. Ses mains étaient calleuses, ses épaules musclées par des années de travail. Il se pencha sur elle, sa peau chaude contre la sienne.

— Tu es sûre ? demanda-t-il.

— Je suis sûre.

Il entra en elle avec une lenteur infinie.

La sensation était étrange, presque douloureuse, mais pas désagréable. Maristela sentait chaque centimètre de lui, la façon dont son corps s'ouvrait pour l'accueillir. Elle n'avait pas fait l'amour depuis des années, et pourtant, cela semblait naturel, comme si son corps s'était souvenu de ce qu'il fallait faire.

Anthor bougeait lentement, profondément. Chaque poussée était douce, mesurée, comme s'il voulait savourer chaque instant. Il ne cherchait pas à la dominer, à l'utiliser. Il cherchait à la toucher, à la réconforter, à lui rappeler qu'elle était vivante.

Maristela leva les mains, caressant son dos, ses épaules, ses cheveux grisonnants. Elle sentait son poids sur elle, sa chaleur, son souffle. Elle se sentait en sécurité, comme si le monde entier pouvait brûler, mais ici, dans cette clairière, tout allait bien.

— Tu es si belle, chuchota-t-il. Si belle.

Elle ne se sentait pas belle. Elle se sentait vieille, ridée, fatiguée. Mais dans ses yeux, elle voyait autre chose, et elle choisit de le croire.

Sa respiration s'accéléra. Ses mouvements devinrent plus profonds. Maristela sentit quelque chose monter en elle, une chaleur qui partait de son ventre pour se répandre dans tout son corps. Elle n'avait pas éprouvé cela depuis longtemps.

— Anthor, murmura-t-elle.

— Je suis là, répondit-il.

Il accéléra, ses mains trouvant les siennes, leurs doigts s'entrelaçant. Leurs souffles se mêlaient, leurs corps ne faisaient plus qu'un. Maristela sentit l'orgasme la submerger, une vague chaude qui déferla sur tout son être, la laissant tremblante, haletante.

Il la suivit, un gémissement étouffé contre sa nuque, et elle sentit la chaleur de son éjaculation en elle, un sentiment de plénitude qu'elle avait cru perdu.

Ils restèrent allongés, leurs corps enlacés, leurs souffles se calmant lentement. La lune brillait au-dessus d'eux, éclairant l'herbe et les arbres. Le vent portait l'odeur des pins et de la terre humide.

Maristela sentit des larmes couler sur ses joues. Ce n'était pas de la tristesse. C'était de la gratitude.

— Merci, murmura-t-elle.

— Pour quoi ?

— Pour avoir été là. Pour avoir été doux. Pour m'avoir rappelé que je suis encore une femme.

Il la serra plus fort.

— Tu es une femme, Maristela. Tu es une femme magnifique. N'oublie jamais ça.

Ils dormirent sous les arbres, blottis l'un contre l'autre, leurs corps nus couverts par les étoiles. Le froid de la nuit était adouci par la chaleur de leur peau, le silence par leur respiration.

Le lendemain matin, ils se réveillèrent avec le chant des oiseaux.

Maristela se sentait différente. Ses jambes étaient toujours douloureuses, ses mains toujours crevassées, mais quelque chose en elle avait changé. Une lumière qui n'était pas là avant.

— Tu es belle ce matin, dit Anthor.

Elle sourit.

— Arrête.

— Non. C'est vrai. Il y a une lumière dans tes yeux que je n'avais pas vue.

Elle se tourna vers lui. Elle voulait lui dire de venir avec elle, de rester avec elle, de ne jamais la quitter. Mais elle savait que ce n'était pas juste.

— Où vas-tu maintenant ? demanda-t-elle.

Il baissa les yeux. Il regarda ses mains, la montagne, puis ses yeux.

— Je ne sais pas. Il y a une ville au sud, où j'ai de la famille. Peut-être que j'irai là-bas.

— Peut-être ?

— Oui. Ou peut-être que je resterai ici. Je ne sais pas encore.

Elle posa sa main sur la sienne.

— Je veux que tu viennes avec moi, dit-elle. Au temple. Je ne veux pas être seule.

Il la regarda longtemps. Ses yeux étaient doux, tristes, mais il ne disait rien.

— Anthor ?

— Je ne peux pas, répondit-il.

— Pourquoi ?

— Parce que je n'ai pas fini de pleurer ma famille. Parce que si je viens avec toi, je vais m'attacher à toi, et j'ai trop peur de perdre une autre personne que j'aime.

Maristela sentit son cœur se briser, mais elle comprenait. Elle comprenait la peur, la douleur, la solitude.

— Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

— On continue. Toi, tu vas au temple. Moi, je vais à la ville. Et si c'est destiné, on se retrouvera.

— Et si ce n'est pas le cas ?

Il se pencha et l'embrassa, un baiser lent, doux, plein de promesses.

— Alors on aura eu cette nuit. Et cette nuit vaut bien une vie entière.

Elle pleura. Elle n'avait pas pleuré depuis la mort de son mari, mais elle pleura maintenant, des larmes chaudes qui coulaient sur ses joues.

— Je t'aime, chuchota-t-elle.

— Je t'aime aussi. Même si ça n'a duré qu'un instant.

Ils se séparèrent à l'aube.

Anthor prit le chemin du sud, sa silhouette grande et large s'éloignant sur le sentier. Maristela le regarda partir, son cœur lourd mais plein d'espoir.

Elle continua vers le nord, vers le temple, vers sa fille.

Les jours suivants furent longs, mais elle n'était plus seule. Elle avait le souvenir de sa chaleur, de ses mains sur sa peau, de ses yeux dans les siens. Elle avait le souvenir d'une nuit sous les arbres, d'un amour qui avait éclos au milieu de la douleur.

Elle marchait plus légèrement. Ses pas étaient plus fermes, son souffle plus profond. Elle se sentait vivante, pleine d'espoir.

Elle arriva au temple d'Altara au coucher du soleil.

Les ruines étaient majestueuses, les colonnes brisées se dressant contre le ciel rouge. Elle vit une lumière au centre, une lueur douce qui émanait des pierres. Elle entendit une voix, la voix de sa fille.

Elle entra dans le temple, et elle trouva Seraphina.

Sa fille était enceinte, nue, couverte de fluides brillants. Des tentacules noirs l'enlaçaient, la pénétraient, la faisaient gémir. Mais son visage était calme, serein, comme si elle était en transe.

— Maman, chuchota-t-elle. Tu es venue.

Maristela s'agenouilla à côté d'elle. Les tentacules ne la touchaient pas encore, mais elle savait qu'ils viendraient. Elle savait que sa vie allait changer.

Elle ne pensa pas à Anthor.

Mais au plus profond d'elle-même, elle gardait l'espoir. L'espoir qu'un jour, il la retrouverait. Qu'un jour, ils seraient réunis.

L'espoir. C'était tout ce qu'elle avait.

Mais c'était suffisant.

Elle s'allongea sur les dalles, sa main dans celle de sa fille, et elle attendit.

L'avenir était incertain, mais elle n'avait pas peur. Elle avait connu la douleur, la solitude, la peur. Mais elle avait connu aussi la tendresse, le désir, l'amour.

Elle avait connu Anthor.

Et cela suffisait à illuminer le chemin.







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La Danse des Ombres Sacrées (nouvelle)

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La Danse des Ombres Sacrées





Le vent soufflait à travers les ruines du temple d'Altara, portant avec lui l'odeur de la pierre humide et de la terre oubliée. Les colonnes, autrefois fières, gisaient brisées telles des os blanchis par des siècles d'abandon. La mousse envahissait les dalles où des générations de fidèles s'étaient agenouillés, et les ombres dansaient au rythme de la lumière déclinante du soleil.

Sur l'autel brisé, la prêtresse Seraphina était agenouillée.

Sa robe cérémonielle, d'un blanc immaculé, contrastait violemment avec la décrépitude qui l'entourait. Les plis du tissu épousaient son corps frêle, soulignant la courbe de ses hanches et la douceur de sa poitrine que le corsage maintien fermement. Ses cheveux, noirs comme l'ébène, tombaient en cascade sur ses épaules nues, et ses yeux d'un bleu profond fixaient l'obscurité béante du puits sans fond qui s'ouvrait au centre des ruines.

Elle avait prié chaque jour depuis son arrivée.

Le dieu Kael était tombé. Il avait défié les cieux et avait été précipité dans les abysses, son corps brisé, sa puissance morcelée. Mais Seraphina croyait. Elle croyait que, dans l'obscurité la plus profonde, une étincelle de divinité pouvait encore brûler. Elle avait consacré sa virginité à cette foi, offrant son corps comme un temple pur, un réceptacle pour le dieu perdu.

Soudain, le puits s'agita.

Un frémissement parcourut la pierre, et une vibration sourde monta des profondeurs. Seraphina sentit son cœur s'emballer, un mélange d'excitation et de terreur la saisit. Elle releva la tête, ses lèvres entrouvertes, et vit les premières ombres émerger de l'obscurité.

Les tentacules étaient noirs comme la nuit, luisants comme la surface d'un lac après la pluie. Ils se déployèrent avec une grâce serpentine, glissant sur les bords du puits comme des serpents sortant de leur tanière. Ils étaient d'une épaisseur variable, certains fins comme des lanières, d'autres épais comme le bras d'un homme. Ils palpitaient d'une vie obscène, leur surface luisante reflétant la lumière déclinante.

Seraphina recula instinctivement.

— Non... recula-t-elle d'une voix tremblante.

Les tentacules la trouvèrent avant qu'elle ait pu faire trois pas. Un premier s'enroula autour de sa cheville, glissant sous l'ourlet de sa robe pour caresser la peau nue. Sa texture était étrange, à la fois froide et tiède, luisante et veloutée. Elle sentit une décharge électrique remonter le long de sa jambe, un frisson involontaire qui lui fit arquer le dos.

Elle tenta de se dégager, mais un second tentacule l'attrapa par la taille, l'encerclant avec une force douce mais implacable. Puis un troisième lui saisit le poignet, l'immobilisant tandis qu'il se glissait entre ses doigts. Un quatrième, plus épais, vint se lover autour de sa poitrine, pressant ses seins contre le tissu de sa robe.

— Arrête... s'il te plaît...

Sa voix n'était qu'un murmure. Les tentacules ne tenaient pas compte de ses supplications. Ils l'enlevaient doucement du sol, la soulevant dans les airs comme une offrande portée vers les cieux déchues. Sa robe cérémonielle glissa le long de ses épaules, exposant sa peau pâle à l'air frais du soir.

Elle sentit le vent caresser ses mamelons, durcis par le froid et l'excitation.

Les tentacules la maintenaient à présent, suspendue à un mètre du sol, ses membres écartés comme une marionnette dansant pour un dieu invisible. Sa robe tombait en lambeaux le long de ses hanches, dévoilant ses cuisses nues et l'entrejambe encore caché par un dernier voile de tissu blanc.

Les tentacules n'étaient pas pressés. Ils exploraient son corps avec une lenteur presque cérémonieuse, glissant le long de ses bras, caressant la courbe de ses seins, s'attardant sur la douceur de ses côtes. Chaque contact était une promesse, une caresse qui faisait naître un frisson sur sa peau.

Un tentacule, plus fin que les autres, se fraya un chemin entre ses cuisses.

Elle sentit sa pointe chaude glisser le long de son entrejambe, soulevant le dernier voile de tissu. Un souffle lui échappa, un mélange de surprise et de désir naissant. Le tentacule ne pénétra pas tout de suite ; il se contenta de l'effleurer, de tracer des cercles autour de l'entrée de son sexe, la faisant trembler.

Elle avait toujours su que le sacrifice exigeait tout d'elle. Mais elle n'avait pas imaginé que ce serait ainsi.

Un tentacule plus épais vint se lover contre sa bouche, pressant ses lèvres entrouvertes. Elle sentit le goût salé de sa surface, une saveur étrange qui évoquait l'orage et la terre mouillée. Sa langue laissa échapper un gémissement lorsqu'il s'enfonça doucement, explorant la chaleur de sa bouche.

Un autre tentacule glissa le long de ses fesses, trouvant l'entrée de son anus. Sa pointe humide se pressa contre le sphincter, exerçant une pression douce mais insistante.

Et, tandis qu'elle était ainsi offerte, la voix résonna.

Elle n'était pas un son, pas une vibration. Elle était une présence, une onde qui traversa son esprit comme un souffle d'orage. Elle n'avait ni genre ni forme, et pourtant elle portait le poids de l'éternité. La voix semblait venir de l'intérieur de sa poitrine, comme si une partie de Kael s'était glissée dans son cœur.

— Tu as prié pour moi, dit la voix. Tu as offert ta pureté. Je l'accepte. Je te prendrai tout entière, et je te remplirai de mon essence.

Seraphina voulut répondre, mais les tentacules étaient déjà en elle.

Le premier pénétra sa bouche, glissant entre ses lèvres pour remplir sa gorge. Elle sentit la pointe caresser son palais, puis s'enfoncer plus profondément, s'adaptant à la courbe de sa gorge. Sa tête bascula en arrière, ses yeux se fermèrent tandis qu'elle se laissait envahir.

Le second s'enfonça dans son anus, la dilatation provoquant un cri étouffé. La douleur fut brève, noyée dans une vague de chaleur qui se répandit dans son bassin. Le tentacule pulsait en elle, s'élargissant pour s'adapter à sa profondeur, puis se rétractant pour recommencer.

Et le troisième, le plus épais, s'enfonça lentement dans son sexe.

Elle sentit chaque millimètre de cette intrusion, la façon dont le tentacule épousait la forme de son vagin, s'élargissant pour combler chaque repli. Une déchirure brûlante la traversa — sa virginité sacrifiée — mais la douleur se mua presque aussitôt en une pulsation profonde, un écho de plaisir qui irradia dans tout son corps.

Les tentacules s'activèrent en elle, chacun avec son propre rythme. L'un allait et venait dans sa bouche, s'enfonçant jusqu'à lui faire sentir une pression au fond de sa gorge. L'autre ondulait dans son anus, se gonflant et se dégonflant au rythme de ses gémissements. Le troisième, le plus épais, la remplissait de sa chaleur, chaque pulsation faisant vibrer ses parois.

Elle était suspendue entre ciel et terre, offerte à cette danse. Ses membres étaient engourdis par l'excitation, sa peau couverte d'une fine couche de sueur qui la faisait briller à la lumière du soleil couchant. Sa robe n'était plus qu'un amas de tissu froissé autour de ses hanches, ses seins nus se soulevant au rythme de sa respiration haletante.

— Je te veux, dit la voix, non pas comme un sacrifice, mais comme une égale. Tu seras ma voix, ma main, mes yeux dans ce monde.

Seraphina n'avait plus la force de répondre. Son esprit était submergé par les sensations, chaque tentacule en elle la faisant vaciller entre extase et délire. Elle sentait le premier s'enfoncer plus profondément dans sa gorge, le second se gorger de sa chaleur, le troisième s'élargir pour la combler.

Elle gémit, une plainte qui se mua en cri.

Les trois tentacules se mirent à bouger en parfaite harmonie. Ils glissaient en elle, se retiraient, revenaient, comme un orchestre dont elle était l'instrument. Les mouvements devenaient plus rapides, plus profonds, jusqu'à ce que la réalité se dissipe en un tourbillon de sensations.

Elle sentit le premier tentacule se gonfler dans sa bouche, puis l'explosion chaude qui envahit sa gorge. Le liquide brûlant coula le long de son palais, emplissant sa bouche d'un goût métallique et sucré à la fois. Elle avala, la tête renversée, ses larmes mêlées à la substance divine.

Le second tentacule se tendit en elle, se gonflant de plus en plus jusqu'à la faire crier — sa paroi anale se dilatait, s'adaptait, alors qu'un torrent de semence chaude se déversait dans ses profondeurs. La chaleur se propagea dans tout son corps, une vague brûlante qui la fit trembler.

Le troisième, enfin, se rétracta un instant, puis s'enfonça d'un seul coup, sa pointe épaisse cognant contre son col de l'utérus. Elle hurla, une jouissance blanche et aveuglante la traversa, et elle sentit le sperme divin se répandre en elle, chaud et abondant. Les pulsations se succédèrent, chaque jet la remplissant un peu plus, faisant gonfler son ventre.

Mais ce n'était pas la fin.

De nouveaux tentacules émergèrent du puits, plus fins, plus agiles. Ils s'enroulèrent autour de ses seins, massant ses mamelons durcis avec une précision exquise. Ils glissèrent le long de ses cuisses, trouvèrent l'entrée de son sexe déjà empli, et s'y glissèrent à leur tour, ajoutant leur force aux précédents.

Elle était un réceptacle, un vase sacré.

Chaque tentacule, chaque mouvement, chaque pulsation la propulsait un peu plus loin dans l'extase. Les orgasmes se succédaient, sans répit, la submergeant comme des vagues successives. Elle ne savait plus distinguer les différentes sensations, toutes se fondaient en une seule, chaude et palpitante.

Elle entendit sa propre voix, mêlée à des cris et des supplications, flotter dans l'air tandis que les tentacules dansaient en elle. Puis, comme si une porte s'ouvrait dans son esprit, elle sentit la présence divine l'envahir.

La voix résonna de nouveau, non plus dans son oreille, mais à l'intérieur même de son cœur.

— Tu es à moi maintenant. Mon corps en toi, mon esprit en toi.

Son esprit s'ouvrit comme une fleur sous la pluie.

Elle vit des images, des fragments de mémoire divine, des éclats d'un univers qu'elle n'avait jamais connu. Elle vit les étoiles naître et s'éteindre, elle vit des mondes s'effondrer, elle vit une lumière si pure qu'elle brûlait les yeux. Elle était Kael, elle était Seraphina, elle était la fusion de deux êtres en un seul.

Les tentacules s'étaient retirés, l'un après l'autre, la laissant retomber doucement sur le sol. Elle gisait sur les dalles, son corps tremblant, couvert de fluides chauds qui brillaient comme de la rosée. Ses jambes étaient écartées, sa robe en lambeaux, son ventre légèrement arrondi par le sang divin qu'elle avait reçu.

Elle porta une main à son ventre, sentant la chaleur qui y résidait. Quelque chose s'était installé en elle, une présence nouvelle, une vie qui commençait à germer. Elle n'était plus vierge. Elle n'était plus seulement Seraphina. Elle était le temple du dieu déchu.

— Lève-toi, ma prêtresse.

Elle obéit, sa robe glissant de ses épaules pour tomber en un tas de tissu blanc sur le sol. Elle se tenait nue devant l'autel brisé, son corps brillant dans la lumière du crépuscule. Son ventre était légèrement gonflé, ses seins plus lourds, sa peau parcourue de frissons.

— Le temple renaîtra, dit la voix. Par toi. Par notre enfant.

Seraphina sentit une vague de chaleur la traverser, un mélange d'amour, de désir et de dévotion. La voix du dieu résonnait dans chaque fibre de son être, habitant ses pensées, ses rêves, ses désirs. Il était en elle, et elle était en lui.

Elle leva les yeux vers le ciel, où la première étoile commençait à briller. Ses lèvres s'entrouvrirent pour former une prière, mais les mots furent emportés par le vent.

— Je porterai ton enfant, murmura-t-elle.

Le vent se leva, plus puissant, faisant danser les ombres autour d'elle. Le temple en ruines se mit à trembler, et une lueur chaude émana de son ventre, une lumière qui ne provenait pas du soleil mais de sa propre chair.

Elle était la prêtresse du dieu déchu. Elle était sa main, sa voix, son ventre. Elle était celle qui ferait renaître le temple, pierre par pierre, foi par foi.

Et au plus profond de son être, elle savait que cette nuit marquait le début de quelque chose de bien plus grand.

Les ténèbres s'épaissirent autour d'elle, puis, une lueur dorée emplit l'espace, comme si le dieu lui-même souriait dans l'obscurité.

Elle marcha vers le puits, sa main posée sur son ventre gonflé. Là, dans les ruines de ce lieu oublié, elle se sentit enfin entière.

— Je suis ta servante, ta prêtresse, ta femme, souffla-t-elle.

Et la voix résonna en elle, douce, puissante, éternelle.

— Et moi, je suis ton dieu, ton amant, ton enfant.

Le temple s'illumina d'une lueur chaude, une lumière qui semblait venir des pierres elles-mêmes. Les colonnes brisées se relevèrent lentement, comme si la vie revenait dans ces murs oubliés.

Et Seraphina, nue, enceinte de la semence divine, commença à danser.

Sa danse était lente, sensuelle. Chaque mouvement de ses hanches, chaque oscillation de ses seins, chaque ondulation de son ventre gonflé était une prière, une offrande, une promesse. Elle dansait pour le dieu qui habitait en elle, pour l'enfant qui grandissait en elle, pour le temple qui renaissait autour d'elle.

Les ombres dansaient avec elle, les pierres se souvenaient de leur splendeur passée, et la voix du dieu chantait en elle une mélodie éternelle.

Seraphina sourit, ses larmes coulant sur ses joues. Elle avait tout sacrifié, et elle avait tout reçu. Elle portait en elle un dieu, un enfant, une renaissance.

— Le temple renaîtra, murmura-t-elle.

Le vent l'emporta vers les étoiles.







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L'Étreinte de l'Orc (nouvelle)

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L'Étreinte de l'Orc




Dans les profondeurs de la forêt enchantée d'Aelthar, où les arbres millénaires murmuraient des secrets anciens et où la brume argentée caressait les fougères luminescentes, Elara courait. Son armure de cuir fin, gravée de runes elfiques, était tachée de sang – le sien et celui de ses ennemis. Elle était une guerrière elfe fière, aux cheveux d'argent cascadant jusqu'à ses reins, aux yeux verts perçants comme des émeraudes taillées par les dieux. Son corps élancé, sculpté par des siècles de combat, portait les stigmates d'une embuscade récente : une profonde entaille à la cuisse qui saignait abondamment, et une rage brûlante dans le cœur. Les orcs qui avaient massacré son clan lors d'une razzia nocturne l'avaient laissée pour morte. Mais elle vivait. Et elle cherchait vengeance.

La piste l'avait menée jusqu'à une grotte souterraine, dissimulée derrière un rideau de lierre luminescent. Une forge rudimentaire y rougeoyait, le martèlement du métal résonnant comme un cœur de pierre. Là vivait Grokthar, un orc forgeron âgé, bourru, au corps massif couvert de cicatrices et de tatouages tribaux. Sa peau verte foncée luisait sous la sueur, ses muscles épais roulaient à chaque coup de marteau. Ses cheveux noirs striés de gris tombaient en dreads épaisses sur ses épaules larges. Il n'était pas un guerrier de horde, mais un artisan solitaire, exilé volontaire dans cette caverne où il forgeait des armes pour ceux qui en payaient le prix. Son membre, même au repos, était imposant, une virilité brute que les rares femelles qui avaient osé s'approcher murmuraient avec un mélange de terreur et de fascination.

Elara surgit de l'ombre, l'épée levée, la pointe tremblante de fureur. « Forgeron orc ! Tes semblables ont tué les miens. Tu vas payer pour leur sang ! »

Grokthar leva lentement les yeux de son enclume. Un sourire carnassier étira ses lèvres épaisses, révélant des crocs jaunis. D'un mouvement fluide, bien trop rapide pour sa stature, il saisit le poignet de l'elfe. L'épée tinta sur le sol rocheux. Il la désarma comme on cueille une fleur fragile. Elara tenta de le frapper du genou, mais il la plaqua contre la paroi humide de la grotte, son corps massif l'écrasant. L'odeur musquée de sa sueur, mêlée à celle du métal chaud et du cuir, envahit ses narines.

« Petite elfe arrogante, grogna-t-il d'une voix grave qui vibra dans sa poitrine. Tu entres chez moi l'arme au poing ? » Ses mains calleuses, larges comme des battoirs, tenaient ses poignets au-dessus de sa tête. Elle se débattit, ses seins fermes se pressant contre son torse nu, mais il ne bougea pas d'un pouce.

Le conflit était palpable. La haine ancestrale entre leurs races brûlait dans l'air confiné. Pourtant, Grokthar remarqua la blessure. Le sang coulait le long de la cuisse pâle d'Elara, tachant son pantalon déchiré. « Tu vas crever si je te laisse comme ça. »

Il la souleva sans effort et la porta jusqu'à une paillasse de fourrures près de la forge. Elara tenta de résister, mais la douleur la fit gémir. Grokthar déchira le tissu d'un coup sec, exposant sa jambe élancée et la plaie béante. Ses doigts épais appliquèrent un onguent noirâtre qu'il préparait lui-même – mélange d'herbes de la forêt et de sa magie brute de forgeron. La sensation était brûlante, puis apaisante. Il massa doucement autour de la blessure, ses paumes rugueuses glissant sur la peau douce de l'elfe.

Elara haleta. Le contact était intime, trop intime. Les doigts de l'orc remontèrent plus haut, effleurant l'intérieur de sa cuisse, frôlant la toison noire fournie qui couvrait son mont de Vénus. Une chaleur traîtresse monta en elle, mélange de honte et d'un désir primitif qu'elle refusait d'admettre. « Ne me touche pas, brute ! » cria-t-elle, et elle le gifla violemment, laissant une marque rouge sur sa joue verte.

Grokthar grogna, ses yeux jaunes brillant d'une lueur animale. Au lieu de la frapper en retour, il saisit sa mâchoire et l'embrassa. Un baiser brutal, possessif, sa langue épaisse forçant la barrière de ses lèvres fines. Elara mordit, mais cela ne fit qu'attiser le feu en lui. Le conflit se mua en alliance improbable : elle avait besoin d'un allié pour traquer les chefs de la horde responsable du massacre, et lui, lassé de sa solitude, voyait en elle une flamme qui ravivait sa propre rage contre les siens corrompus.

Les jours suivants dans la grotte furent une lente érosion des barrières. Ils parlèrent peu au début. Elara raconta la nuit du raid, les cris de ses sœurs, le sang sur la neige. Grokthar écouta, sa main massive posée sur son épaule. Il forgea pour elle une nouvelle dague elfique-orque, mélange de leurs arts. En retour, elle chassa pour lui, apportant du gibier frais. La tension sexuelle grandissait à chaque regard, chaque frôlement accidentel.

Puis vint la nuit où tout bascula.

La forge rougeoyait faiblement. Elara, vêtue seulement d'une tunique courte, se tenait près du mur de la grotte, observant Grokthar qui réparait son armure. Son corps massif était nu jusqu'à la taille, son pantalon de cuir tendu par une érection évidente. L'air était lourd, chargé d'humidité et de désir contenu.

« Pourquoi me soigner si tu me hais ? » murmura-t-elle.

« Je ne te hais pas, elfe. Tes courbes, ta fierté… elles m'excitent. » Il se leva, dominant de toute sa hauteur. D'un geste, il la souleva contre le mur rugueux. Les jambes d'Elara s'enroulèrent instinctivement autour de sa taille épaisse, ses talons pressant contre ses reins. Son membre, long et large comme un avant-bras, se libéra de son pantalon. Il était énorme, veiné, la tête violacée et luisante de pré-sperme.

« Attends… c'est trop gros… » gémit Elara, mais ses yeux trahissaient son envie.

Grokthar cracha dans sa main et frotta son gland contre sa vulve déjà humide, écartant les lèvres roses cachées sous la toison noire abondante. D'un coup de reins puissant, il la pénétra vaginalement. La dilation fut extrême. Elara cria, un mélange de douleur et de plaisir fulgurant. Son orifice étroit s'étira au maximum autour de cette colonne de chair orc, chaque veine frottant contre ses parois sensibles. Il la pilonna brutalement, la soulevant et la redescendant sur lui comme une poupée. Ses seins ballottaient sous la tunique, ses tétons durcis frottant contre le torse velu de l'orc.

« Oui… plus fort ! » hurla-t-elle, ses ongles griffant son dos, laissant des traînées sanglantes. Son corps elfe, si sensible, convulsa rapidement. Le premier orgasme vaginal la traversa comme un éclair : elle trembla violemment, ses jambes serrées autour de lui, sa chatte se contractant en spasmes rythmés autour du membre massif qui la remplissait complètement. Des cris aigus résonnèrent dans la grotte, ses yeux roulant en arrière.

Grokthar ne s'arrêta pas. Il la retourna contre le mur, écarta ses fesses fermes et, sans plus de préparation que sa salive et les jus de sa cyprine, força son anus. La pénétration anale fut encore plus douloureuse, plus brutale. Elara hurla, des larmes coulant sur ses joues, mais ses hanches poussaient en arrière, cherchant plus. Son orifice le plus serré s'ouvrit douloureusement autour de la largeur orc, la sensation de dilation extrême la rendant folle. Il la baisa analement avec une vigueur animale, ses couilles lourdes claquant contre sa vulve trempée.

Elle jouit à nouveau, analement cette fois, un orgasme profond, déchirant, qui la fit trembler de tout son corps, ses griffes labourant les épaules de Grokthar tandis qu'elle criait son nom dans un sanglot de plaisir. « Grokthar ! Je… je meurs… »

Il la porta jusqu'à la paillasse sans se retirer, continuant ses va-et-vient. Puis il se retira, son membre luisant de leurs fluides. Il écarta ses cuisses pâles et enfouit son visage entre elles. Sa langue épaisse lécha avidement sa vulve couverte de cette toison noire fournie, aspirant son clitoris gonflé, lapant les lèvres gonflées et le mélange de cyprine et de sang léger de la dilation. Elara se cambra, ses mains dans ses dreads, atteignant un troisième orgasme en criant à gorge déployée, son corps secoué de spasmes incontrôlables.

Vint la fellation. À genoux devant lui, Elara prit son membre en bouche. Elle ne pouvait en avaler que la moitié, sa mâchoire étirée au maximum, mais elle suça avec ferveur, sa langue elfique dansant sur la veine principale. Grokthar grogna, tenant sa tête argentée, baisant sa gorge. L'éjaculation fut abondante : des jets épais de sperme orc chaud couvrirent son visage délicat, ses lèvres, ses joues, coulant jusqu'à ses seins. Elara, les yeux brillants de luxure, lécha ce qui coulait et cria d'une voix rauque : « Encore ! »

Ils firent l'amour toute la nuit. Brutal, puis plus tendre. Grokthar découvrit la sensibilité extrême de l'elfe : chaque caresse sur ses oreilles pointues la faisait gémir, chaque morsure sur ses tétons déclenchait des orgasmes. Il la prit dans toutes les positions, explorant son corps comme un nouveau territoire à conquérir. Elle apprit à dompter sa force brute, chevauchant son membre énorme jusqu'à ce que ses cuisses tremblent.

Au matin, l'alliance était scellée. « Nous traquerons les chefs ensemble, murmura Elara en traçant des runes sur son torse. Ta force et ma précision. »

Grokthar hocha la tête, sa main caressant doucement ses cheveux. « Et après… tu resteras avec ce vieux forgeron ? »

Elle sourit, fière et blessée mais désormais entière. « Oui. »

Ils partirent en quête, traversant la forêt enchantée, affrontant des patrouilles orcs, forgeant une complicité forgée dans le feu et le sang. Chaque soir, autour du feu de camp ou dans des grottes isolées, leur désir se ravivait. Leurs ébats devinrent plus romantiques : il la portait comme une reine, elle embrassait ses cicatrices avec révérence. La brutalité initiale se mua en passion profonde, où douleur et plaisir se mêlaient à l'amour naissant.

Des semaines plus tard, après avoir vengé son clan dans une bataille sanglante où Grokthar maniait sa hache massive et Elara dansait avec ses lames, ils rentrèrent à la grotte. Mais cette fois, ils ne s'arrêtèrent pas à la paillasse. Grokthar avait aménagé un lit véritable – un cadre de bois renforcé de métal forgé, couvert de fourrures douces et de soieries volées aux marchands.

Là, dans ce lit, ils s'unirent différemment. Lentement. Il la pénétra vaginalement avec une tendresse nouvelle, son membre large glissant dans sa chaleur accueillante. Elara chevaucha ses hanches, ses seins pressés contre son torse, leurs bouches unies dans un baiser interminable. Elle jouit doucement, tremblante, en murmurant son amour. Puis il la prit analement, toujours large mais contrôlé, ses mains massant ses fesses tandis qu'elle gémissait de plaisir pur.

Leurs corps enlacés, la sueur se mêlant, ils parlèrent de l'avenir : une forge commune, des armes pour les opprimés, des nuits infinies. L'elfe fière avait trouvé chez l'orc bourru non seulement un amant viril mais un compagnon d'âme. Le nain de la légende ? Non, c'était l'orc, mais dans leur histoire intime, il était son roc, son géant, son tout.

Leur amour, né de la violence, s'épanouit en romance éternelle dans les ombres de la forêt enchantée. Et chaque fois qu'Elara criait son nom en jouissant, la grotte elle-même semblait vibrer de leur passion partagée.







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Emi: (15) L'Alliance des Tempéraments (nouvelle)

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Emi: (15) L'Alliance des Tempéraments





L’air lourd et salé de Kanagawa vibrait sous l’éclat blanc du soleil de l’après-midi. Emi, habitée par une idée soudaine, capricieuse et délicieusement perverse, avait décidé d’orchestrer une rencontre clandestine qui bousculerait toutes les habitudes de son couple. Profitant des numéros de téléphone échangés deux jours auparavant sur le littoral, elle avait secrètement recontacté Giulia, la touriste italienne à la crinière flamboyante, pour lui proposer un rendez-vous à la plage doublé d’un plan de baise à trois. Giulia, fidèle à son tempérament de feu et à sa sensualité sans tabou, avait accepté l'invitation sans l'ombre d'une hésitation, lançant avec un rire provocateur au bout du fil une phrase qui résonnait encore dans l'esprit de la jeune transsexuelle : « J'adore goûter les sexes des différentes races humaines. C'est toujours un plaisir. » De l’autre côté, Emi s’était tournée vers Kenji, lui suggérant simplement, d’un ton innocent et charmeur, une nouvelle escapade rafraîchissante pour profiter des vagues tièdes de l'océan Pacifique.
Une fois arrivés sur l’immensité de sable fin, Kenji et Emi se mirent immédiatement à s’amuser dans l’eau turquoise, laissant la fraîcheur liquide apaiser la chaleur moite qui collait à leurs peaux. C’est alors que Giulia fit son apparition, marchant d'un pas chaloupé, sa silhouette voluptueuse moulée dans son bikini rose vif. Les présentations se firent dans une ambiance de franche camaraderie et de bonne humeur, le rire éclatant de l’Italienne brisant instantanément la timidité naturelle du jeune dessinateur. Kenji fut d’abord surpris, puis profondément intrigué de constater l’osmose immédiate, presque animale, qui unissait Emi et Giulia après seulement une première rencontre. Sans perdre de temps, profitant du mouvement régulier du ressac et de l’écran protecteur de l’onde translucide, Giulia se laissa glisser sous la surface de l’eau. Ses boucles rousses flottèrent un instant comme une traînée de corail avant qu'elle ne commence à administrer une fellation ardente à Emi sous l’eau, ses lèvres chaudes enveloppant la verge rigide de la jeune Japonaise qui vibrait de plaisir sous les yeux fascinés et de plus en plus excités de Kenji.
Après un bon et long moment de baignade où les corps s’étaient frôlés et agaçés sous les vagues, la tension érotique était devenue trop lourde pour rester confinée à l'espace public de la plage. Emi, maîtresse du jeu, se tourna vers Kenji et lui proposa d’aller se reposer dans une chambre de motel provisoire, située le long de la route côtière, afin d’y prendre une bonne douche fraîche et d’y jouer à d’autres jeux beaucoup plus intimes. L’idée fut accueillie avec un enthousiasme partagé. Une fois installés dans l’ambiance feutrée et tamisée de la petite chambre de passage aux rideaux tirés, Kenji se dirigea le premier vers la salle de bain pour se doucher. Le clapotis de l’eau chaude sur le carrelage fut rapidement interrompu par l’ouverture de la porte vitrée : il fut rejoint par Giulia, entièrement nue, sa toison rousse et drue brillant sous les gouttes d’eau. Sans un mot, la bombe romaine s’agenouilla sur le sol mouillé et lui administra une fellation magistrale, sa bouche experte englobant sa virilité impatiente avec une ferveur qui coupa le souffle du dessinateur. Quelques instants plus tard, Emi les rejoignit sous le jet de la douche, son corps androgyne ruisselant. Emi et Giulia se mirent alors à se partager la fellation, alternant leurs bouches sur le membre de Kenji, créant une chorégraphie de baisers humides et de succions rythmées qui mena l’excitation de l’homme à son paroxysme.
La luxure monta d’un cran dans l'étroitesse de la cabine de douche. Toujours debout sous l'eau chaude, Giulia, ivre de sensations, saisit le pénis de Kenji et le guida directement dans sa vulve, l’enfonçant au cœur de sa toison rousse et flamboyante. Alors que le corps de Kenji la pénétrait doucement, les mains habiles de l'Italienne descendaient pour masturber fiévreusement le pénis d’Emi, resté dur et palpitant à leurs côtés, tandis que sa bouche se ventousait sur la poitrine d’Emi, léchant et suçant avec force ses gros seins ronds dont les mamelons étaient devenus durs comme de la pierre sous l’effet du désir. En réponse, Emi et Kenji s’unirent pour caresser fiévreusement les gros seins de Giulia qui pendaient, lourds et généreux, offerts à leurs paumes avides sous les torrents d’eau qui effaçaient leurs frontières.
Incapables de contenir plus longtemps la violence de leur plaisir dans cet espace exigu, ils quittèrent enfin la douche, les corps dégoulinants d’eau et de sueur. Ils se jetèrent ensemble sur le grand lit à deux places qui trônait au centre de la pièce. Kenji se positionna immédiatement derrière sa compagne et s’enfonça profondément dans l’anus d’Emi, ses mains ancrées sur ses hanches fines pour imprimer un rythme régulier et puissant. Pendant ce temps, Emi pratiquait un 69 torride avec Giulia, leurs corps inversés formant une boucle de pure volupté sur le drap de satin. Le visage d’Emi était entièrement enfoncé dans la vulve à la toison rousse et sauvage de Giulia, sa langue fustigeant son clitoris avec une régularité de métronome, tandis que Giulia mangeait avidement le pénis d’Emi. Tout en suçant la jeune Japonaise, les yeux clairs de l’Italienne restaient fixés sur l’arrière, regardant avec une fascination presque hypnotique le pénis de Kenji entrer et sortir, dilatant l’anus d'Emi à chaque poussée lourde qui faisait grincer le lit du motel.
Le plaisir circulait entre eux comme un courant continu, mais Giulia, insatiable et menant la danse de sa voix sensuelle, dit que c’était désormais son tour d’occuper le centre de l’arène. Elle s’allongea de tout son long sur le dos, ouvrant grand ses cuisses dorées. Kenji s’allongea immédiatement sur elle en la pénétrant d’un coup sec dans son vagin inondé de sécrétions amoureuses ; elle noua aussitôt ses jambes galbées autour de sa taille pour le coller contre son bassin et lui interdire tout retrait. Emi vint alors se placer au-dessus de son visage, mettant son pénis directement dans la bouche de Giulia qui continua la fellation avec une ardeur redoublée. Par moments, la jeune Japonaise se retirait doucement pour la laisser respirer et permettre à Kenji de s’emparer de la bouche de l'Italienne dans un baiser enfiévré, leurs langues se mêlant dans un échange de fluides et de souffles courts. Giulia, soumise à ce double assaut d'une rare puissance esthétique, fut prise de tremblements d’orgasme à plusieurs reprises, son corps cambré se secouant sur le matelas alors que sa vulve agrippait le membre de Kenji dans des spasmes répétés. Emportée par la tempête, Emi éjacula sa semence chaude et épaisse directement dans la bouche de Giulia, qui l'accueillit avec une jouissance souveraine. Kenji, voyant le liquide blanc perler, se pencha pour lécher le sperme des alentours de la bouche de Giulia, avant de l’embrasser fiévreusement une dernière fois, puis de décharger à son tour son sperme en pulsations brûlantes au plus profond de son vagin.
Le trio resta un long moment allongé parmi les draps froissés, savourant le silence lourd qui succède aux grandes tempêtes charnelles, leurs respirations s'apaisant lentement sous le ronronnement du climatiseur. C’était une expérience inouïe, un bouleversement total des sens où chacun avait trouvé sa place. Giulia se révéla être une vraie bombe sexuelle, une force de la nature indomptable et généreuse. « Décidément, je commence à bien aimer les pénis japonais, » dit Giulia dans un rire étouffé, brisant le calme de la pièce en enfonçant ses doigts longs dans sa propre vulve pour les en sortir ruisselants et enduits du sperme mélangé des deux amants, avant de les mettre espièglement dans la bouche d’Emi qui les lesta avec gourmandise. Se tournant vers la jeune transsexuelle, ses yeux brillants d'une affection sincère, elle ajouta doucement : « Ces vacances sont les meilleures de ma vie, grâce à toi, Emi. » Allongés les uns contre les autres, unis par la sueur, l'océan et le plaisir, ils savaient que cette journée gravée dans la chair de Kanagawa resterait à jamais le chef-d’œuvre de leur été.




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The Right to Say "Fuck Palestine and Gaza" Is a Fundamental Human Right (article)

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The Right to Say "Fuck Palestine and Gaza" Is a Fundamental Human Right





Societies that feed on illusions and are nourished by slogans void of any real substance are societies that live in a state of permanent denial of facts and sink into a swamp of intellectual and political decadence from which there is no escape except through a harsh shock that rearranges priorities according to the criteria of reason and logic, rather than occult beliefs and the vile tribalism that dominates the collective consciousness in our Arab and Islamic world. This state of vulgarity manifests itself in its most splendid form when some attempt to impose a false moral guardianship on individuals, using the Palestinian cause as a tool to push through their decrepit worldview, where one's stance on this cause becomes the sole measure of human conscience—a matter that can only be described as sheer stupidity and arrogance that blinds eyes from seeing reality as it truly is, in its cold and harsh truth.

The article that has been presented to us by the pens of those seeking glorification through appealing to superficial emotions represents a living example of this deterioration, where words are manipulated and blind bias is wrapped in a cloak of feeble humanity, while in essence it is nothing more than a practice of intellectual terrorism aimed at crushing any dissenting voice and classifying those who differ as criminals or conscience-less, merely because they chose to break free from the shackles of that myth that has dragged the region into more ruin and destruction under glamorous labels such as resistance, justice, and dignity, while in reality they are just a drain on resources, a waste of time, and a consecration of an endless state of backwardness.

Those who appoint themselves as guardians of conscience possess no moral or legal legitimacy to impose their vision on others. Who gave them the right to evaluate a person's humanity based on their loyalty to a piece of land or a complex political cause that we have no stake in? The right to say "to hell with Palestine and Gaza" is a fundamental human right that stems from the nature of the individual as an independent being with his own priorities and convictions, which should not be influenced by herd pressure or the blackmail of those who prattle on about false patriotism and Arabism. The citizen in any Arab country is not required to be a hostage to historical conflicts they did not create, nor are they obligated to adopt the tragedies of others at the expense of their personal lives and their scientific and professional progress.

Experience has proven over the decades that this emotional discourse produces nothing but more failure, intolerance, and the export of crises inward, while the very proponents of the cause busy themselves with accumulating wealth and building financial empires abroad, leaving the poor and wretched out in the open to die in absurd wars that neither satisfy nor avail against hunger. The terrorism practiced by the proponents of this thought goes beyond words to reach the attempt to forcibly shape the individual's consciousness and force them to pretend to believe in causes they see as nothing but baseless myths. The attempt to portray athletes and sports coaches as national heroes merely for raising a certain flag is the clearest evidence of the magnitude of the void in which these people live, as they search for any symbol on which to hang their failure to build real, respectable states that place the interest of their citizens above all else.

These behaviors that glorify figures who mix politics with sports are childish behaviors reflecting a lack of political maturity and the ability to see things objectively. Instead of focusing on developing the sports system and advancing the state in all fields, we see a feverish preoccupation with external conflicts that only lead to more isolation and defeatism on the international stage. Those who criticize those who do not care about the Palestinian cause are the very ones who practice physical and intellectual terrorism against those who disagree with them; they are not content with disagreeing with you but seek to brand you with treason, collaboration, and lack of humanity, which in itself is the pinnacle of decadence reached by the Bedouin tribal mentality that reproduces itself in modern molds and uses contemporary terminology to practice the same oppression that was practiced in bygone ages against anyone who dared to use their mind and refuse the herd.

Today we are in need of a real revolution against these false narratives that consume the energies of peoples and delay their renaissance. We must declare clearly that our personal interest, our lives, and our individual dignity are the top priority, and that we are not forced to pay the bill for the sins of others or to engage in losing battles that offer us nothing but more pain, poverty, and reactionary thinking. What these writers write is a desperate attempt to maintain the state of illusion in which they live, perhaps hoping that the support of the masses will compensate them for their failure to provide any real value to society. But alas, history is merciless, and the future does not look back at myths and legends that have been overtaken by time.

Human beings aspire to freedom, elevation, and the pursuit of happiness, and they will not find their salvation in defending causes that do not touch or concern them. They are not required to be heroes in a farce whose script is written for failure and loss. Stupidity does not lie in rejecting the cause, but in insisting that it be the sole axis of existence and that any deviation from it is considered high treason. This is the essence of the arrogance practiced by this rotten elite that believes it possesses absolute truth and the right to distribute moral certificates of absolution to people according to the extent of their alignment with its degraded discourse.

All attempts at intimidation and inducement will not change the fact that the individual is the master of their decisions and that their personal convictions shape their identity, not the ideas imposed on them from the outside, derived from a heavy legacy of backwardness and ignorance that we must rid ourselves of in order to catch up with the caravan of human civilization. The insistence on making Palestine a moral standard is a mockery of morality itself. What is this morality that permits the branding of others as traitors, their exclusion, and hostility towards anyone who differs? It is a distorted morality that knows no meaning of respect, does not value the individual as a person, and believes only in submission and subservience, which is the worst form of slavery that modern man experiences in our countries—a slavery that uses patriotism, nationalism, and religion as masks to push through failed agendas that serve no one.

We declare clearly that we reject this poisoned discourse and that we will continue to speak the truth as we see it, not as they want us to see it. The freedom we seek is the freedom of the individual to think, to express, to choose what matters to them, and to reject what they want, without being subjected to any form of blackmail or intellectual and physical terrorism. Those who speak of the cause as if it were an inescapable fate are in reality instruments for perpetuating the state of backwardness that prevents us from developing and advancing. Instead of concerning ourselves with our real problems—corruption, unemployment, deterioration in education and health—we find ourselves drowning in sterile discussions about political stances that have no impact on our tragic reality.

The intellectual decadence practiced by these writers is part of a larger system aimed at controlling minds and directing them to serve the interests of those in power who thrive on keeping peoples in a state of coma and blind bigotry. Today we are called upon to make a courageous stand with ourselves to rebuild our moral system away from societal pressures and their endless expectations, and away from the illusions that make us spin in vicious circles of abject failure. Every writer, thinker, or media figure who practices this kind of intellectual terrorism is an accomplice in the crime being committed against these generations that are drowning in a sea of superstitions and myths that have no value in a world racing towards science, innovation, and progress.

We need courageous voices to break this stagnation and call for liberation from all the shackles that bind the mind and prevent it from seeing the truth as it is. The harshness of our words is a reflection of the extent of our provocation by this hypocrisy and false claims that coat reality with a veneer of lies and deception. The crimes committed in the name of the cause are many and countless, and can no longer be tolerated in light of these minds that refuse to acknowledge reality and insist on escaping forward through slogans and resonant speeches that neither satisfy nor avail against hunger.

We will continue to repeat and insist that Palestine, Gaza, and the issues of the region are by no means a standard for our morality or our conscience. Our conscience is what we believe in of universal human values that reject injustice, corruption, and the pretension to right where there is no right or justice. Freedom is our most precious possession, and we will not allow anyone to take it from us in the name of any cause whatsoever. We will not accept being followers of any entity that tries to impose its vision on us by force or by terror. Reason, logic, and personal experience are our reference points and our compass in this world full of deceit and falsehood. We will not be swept away by the emotions they try to stir up to control us and direct our paths.

We live in an era that requires frankness and courage in presenting truths, no matter how painful they may be, and no matter how hard they fall on those who live in their ivory towers distributing accusations and issuing judgments on others without any right. We are not here to please anyone, nor are we here to be part of a herd being led to its doom in the name of illusory causes. We are here to live our lives with dignity, to realize ourselves, and to build our future away from this empty noise that produces nothing but destruction and further delay.

What we see today of media and popular frenzy around issues far removed from the daily concerns of the citizen is conclusive proof of the magnitude of the crisis we are living through: a crisis of consciousness, a crisis of values, a crisis of identity, all flowing into one category—the category of decadence—from which there is no exit except through a return to reason, to reality, and to the supreme interest of the individual. We see in these defenders of illusory causes faces that carry nothing but malice and hatred for anyone who disagrees, and their unspoken message is: "You are either with us or against us," which is the essence of the terrorism we reject and fight with all our strength and logic.

Saying "to hell" is a cry in the face of this bitter reality, an expression of categorical rejection of all forms of guardianship, pressure, and blackmail. We have neither the time nor the resources to waste on losing causes while our society is drowning in choking internal crises that need to be addressed and have practical solutions found, away from preoccupation with foreign policy that brings us nothing but trouble and woes. National interest starts from within and ends within, and focusing on building the state and institutions, respecting the individual and their freedom, is the only way out of this dark tunnel we have put ourselves in by being dragged into illusions and slogans.

We call upon every person of reason and free thought not to fear expressing their opinions with complete frankness and clarity, no matter the pressures and threats, because freedom is not given but must be wrested from the clutches of superstition and bigotry that try to drown us every day. We stand today at a crossroads: either we choose reason and logic and build a dignified life for ourselves, or we continue in decadence and subservience to the herd that knows only destruction, sabotage, and reaction. Our choice is clear and unambiguous: the choice of the free, independent individual who follows only their mind and recognizes only tangible realities, away from the myths of history that neither satisfy nor avail against hunger.

What is called the Palestinian cause has over time become an industry generating huge profits for a handful of those who call themselves leaders and representatives, while the people they claim to represent suffer from misery, poverty, and loss. This glaring contradiction is only seen by those who want to see reality with an eye other than the eye of emotion, which has been exploited in a hideous manner for decades. We refuse to be part of this spectacle that represents the height of hypocrisy and humanitarian pretension, while practices on the ground contradict all the slogans raised in conferences and speeches. The real challenge before us is how to free ourselves from this heavy legacy and how to build for ourselves a special identity based on achievement and work, not on loyalty to illusions and illusory causes.

We believe that every individual in this nation has the capacity to become something great if they free themselves from these constraints that bind them and prevent them from thinking outside the box. History will remember those who stood against this sweeping tide of silliness and decadence and defended the individual's right to be themselves, not a replica of everyone else. We live in a world that changes at an astonishing speed, with no place for the weak who cling to illusions and weep over the ruins of the past, but rather a place for those who work, innovate, and face reality with all courage and clarity. Our calls are not calls for hatred, but calls for liberation, advancement, and focusing on what benefits people and makes their lives better and more noble.

We believe that the stance on a cause like Palestine is purely personal and should by no means be a criterion for moral evaluation of anyone. Everyone is free in what they choose and what they leave, and everyone is responsible for their own decisions, not for the decisions of others or their positions that do not concern them. We live in the age of information, where anyone can search, read, and analyze away from the directed media propaganda that aims to brainwash and turn peoples into human masses marching in one direction without thinking. We call upon everyone to use their minds, not to let anyone think on their behalf, and to reject all forms of intellectual terrorism practiced in the name of morality and values.

We know that our path is not paved with roses and that we may face many difficulties and accusations, but we believe that truth is the strongest weapon against superstition and falsehood, and that in the end, we will triumph through our awareness, our minds, and our determination to live freely and with dignity in a world that deserves for us to be creators, not followers. What truly disgusts us is that claim to moral superiority exercised by those who promote the cause while they themselves lack the most basic elements of morality in their dealings with those who disagree with them. We call upon these people to examine themselves and to leave others alone, for each person has their interests and priorities that do not interfere in the lives of others or try to impose their authority on anyone. The freedom we call for is a comprehensive freedom that excludes no one and is not selective as some try to portray it.

We will continue to write our opinions and express them freely no matter how much you try to silence or intimidate us, for the free voice cannot be silenced and the sincere word will reach those who seek the truth amid a sea of lies and misinformation. We are confident that there are many who think like us but fear to voice their opinions because of the prevailing intellectual terrorism, and we are here to be their voice and to tell them that you are not alone, and that the right to say "to hell" is a natural right of every human being who refuses humiliation and does not accept being a tool in the hands of others. We look forward to a future where illusory causes are no longer a stumbling block in the path of our progress and development, a future in which we are free in our thinking, independent in our decisions, and loyal to ourselves and our supreme interests, which begin with our reality and end with the achievement of our aspirations as individuals and as active societies in this world.

What we have said is only the tip of the iceberg of the rejection we harbor for this deteriorating reality, and we will continue to expose all manifestations of stupidity, decadence, and intellectual terrorism until we see our societies liberated from these constraints that bind them and prevent them from launching towards broader and more beautiful horizons. We write to build, to correct, to change, and we will not rest until we see reason prevail, logic triumph, and the individual respected in every time and place. These words are not merely ink on paper, but a declaration of a principled position from which there is no retreat and no compromise—a declaration that we are free and that our freedom is our sacred right that we do not allow anyone to violate or attempt to impose their guardianship upon.

We are aware that this article will provoke the anger of many, but at the same time it will be a positive shock for those who need to hear the truth that everyone fears to speak about. We bet on the consciousness of the human being who seeks salvation from the shackles of backwardness, and we are confident that the future will belong to those who dare to speak the truth with all courage and without fear of blame. This cry is a call to everyone who wants to free themselves from this psychological and intellectual burden that society imposes on us in the name of causes with which we have no connection. Life is too short to waste it defending illusions and myths that bring us nothing but disappointment and regret.

We invite you to put your personal interests first, and let your compass be your minds, which God has distinguished you with to think and choose what is good for you and brings you happiness, away from any external pressures. Saying "to hell" with Palestine, Gaza, and any cause that tries to strip you of your will is the first step towards true liberation, and the highest expression of your rejection of all forms of intellectual terrorism practiced against you in the name of patriotism, Arabism, and religion, which have been exploited in a hideous way to subdue and subjugate you. We write this article to be a spark on the path of enlightenment and liberation, to change this miserable reality and begin a new phase of responsible individualism that places the individual in their rightful center as the maker of their destiny and responsible for their life, away from the illusions of the group that lead only to the abyss.

We reiterate that we do not bear hatred for anyone, but we carry a great love for ourselves, for the freedom of our thought, and for our right to live in peace away from conflicts that do not concern us and neither satisfy nor avail against hunger. Our message is clear for anyone who wants to understand: the human being is greater and more sublime than to be imprisoned in a single cause; the individual is more authentic than to dissolve into the group; the right to freedom of expression is a sacred right that must not be compromised no matter the cost. We look to the future with great hope of seeing a new generation get rid of these complexes and diseases inherited from previous generations that failed to build a respectable reality and were preoccupied with escaping into slogans and speeches.

We will be part of this change and will continue to write and express our opinions with all strength and courage until this goal we aspire to is achieved: building a society that values the individual, respects their freedom, and places reason and logic above all considerations. The truth is as clear as the sun for those who want to see it, but those who close their eyes voluntarily cannot see the light even in broad daylight. We call upon you to open your eyes and see the truth as it is, to free your minds from all the constraints that prevent you from seeing the world as it is, not as they try to portray it to you. We are with you on this path of liberation, and we will always be a voice for anyone who wants to speak the truth, no matter how painful and whatever its consequences, for freedom is the only path to salvation and the goal that deserves all sacrifice, effort, and work.





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