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Le Chardon de l’Infante (nouvelle)

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Le Chardon de l’Infante




Le soleil de plomb qui écrasait la lagune ne parvenait pas à filtrer à travers les velours épais des rideaux de la Ca’ Malipiero. Dans le grand salon envahi par une pénombre vert-de-gris, une odeur de musc, de vieux papier et de fleurs en décomposition flottait comme un nuage invisible. Au centre de ce théâtre immobile, Leonora trônait. Elle n’était pas simplement assise ; elle habitait le fauteuil Louis XV comme une divinité déchue occuperait un autel profané. Elle portait une robe de velours noir brodée d’or, une pièce de théâtre à elle seule dont les lourds plis semblaient absorber la lumière plutôt que de la refléter. Ses longs cheveux sombres, d’un noir d’ébène profond, encadraient un visage aux traits d’une précision chirurgicale, où l’âge n’avait fait qu’accentuer la noblesse prédatrice du regard. Sur son épaule, une ombre vivante s’était matérialisée : un chat d’un noir de jais, dont les yeux émeraude semblaient scruter les pensées de celui qui osait s’approcher. Derrière elle, un autre félin, d’une blancheur spectrale, montait la garde sur le dossier du fauteuil, indifférent au tumulte du monde extérieur. Entre ses doigts longs et effilés, ornés de bagues en argent massif qui ressemblaient à des griffes ou à des armures miniatures, elle tenait un chardon desséché. C’était une fleur d’acier et de poussière, une relique végétale qui semblait être le sceptre d’un royaume oublié. Elle attendait le jeune homme qui, dans l’antichambre, n’osait pas encore pousser la porte.
Julien entra enfin, le souffle court, intimidé par le silence sépulcral des lieux. Il était venu de Paris avec une mission précise : obtenir de la Grande Dame une interview pour la revue Minotaure, ou à défaut, un simple regard sur ses derniers croquis. Mais en franchissant le seuil, il comprit que les règles de l'échange ne seraient pas celles qu’il avait apprises dans les salons de la Rive Gauche. Ici, le temps n’était pas linéaire, il était circulaire, stagnant comme l’eau des canaux sous les ponts des Soupirs. Leonora ne tourna pas la tête. Elle se contenta de lever légèrement le chardon, dont les épines projetèrent une ombre acérée sur son menton. Le chat noir émit un ronronnement sourd, un grondement qui ressemblait à un avertissement. Elle parla enfin, et sa voix avait la texture du sable qui s’écoule dans un sablier de cristal. Elle ne lui demanda pas qui il était, elle lui demanda s’il avait peur de l'obscurité. Julien balbutia une réponse sur la lumière des peintres, sur le clair-obscur, sur la nécessité de voir pour comprendre. Elle rit, un rire sec et bref comme le craquement d'une branche morte. Elle lui expliqua que la vision était une illusion, que les yeux n’étaient que des fenêtres ouvertes sur un vide que l’art tentait désespérément de meubler avec des fantômes. Elle désigna du regard le sphinx de pierre qui trônait dans la niche derrière elle, une figure antique dont le visage érodé semblait pourtant plus vivant que les passants qui s’agitaient sur la Piazza San Marco.
Pendant des heures, qui parurent au jeune homme des siècles, Leonora entreprit de démanteler ses certitudes. Elle ne parlait pas de peinture, elle parlait d’alchimie, de la transmutation des corps en symboles. Elle lui raconta comment, enfant, elle s’introduisait dans les morgues de Trieste pour étudier la structure des muscles, non par goût du macabre, mais par besoin de comprendre la mécanique de la beauté une fois que l’âme s’en est retirée. Julien regardait ses mains, ces mains qui avaient tenu les pinceaux les plus audacieux du siècle, et il y voyait la force d’une magicienne. Elle caressait le chat noir avec une tendresse presque effrayante, murmurant que les animaux étaient les seuls gardiens de la vérité car ils ne connaissaient pas le mensonge du langage. Elle se leva brusquement, la robe de velours froissant le tapis persan avec un bruit de vagues. Elle se dirigea vers le miroir circulaire suspendu au mur, un œil de sorcière qui déformait la pièce. Elle s’y regarda longuement, non par vanité, mais comme on consulte un oracle. Elle lui confia qu’elle n’avait jamais cherché à appartenir à un groupe, que les surréalistes étaient trop occupés par leurs manifestes et leurs querelles d’ego pour voir que la véritable révolution se passait dans l’intimité du rêve.
Le chardon qu’elle tenait était, selon elle, la clé de son prochain cycle de toiles. Elle le décrivit comme le symbole de la résistance de la grâce face à l'aridité du monde. Une plante qui pique pour protéger son cœur de soie. Julien sentit que l’atmosphère de la pièce changeait, devenant plus dense, presque irrespirable. Les objets autour de Leonora – les vieux grimoires empilés, les tapisseries dévorées par les mites, les sculptures de sphinx – semblaient s’animer dans la lumière vacillante des bougies qu’elle venait d’allumer. Il comprit que cette femme n’était pas une artiste que l’on interviewait, elle était un climat, une force de la nature avec laquelle on devait composer ou se laisser briser. Elle s'approcha de lui, si près qu'il put sentir le parfum de tubéreuse et d'ozone qui émanait de sa peau. Elle lui tendit le chardon, l'invitant à en toucher les pointes. La douleur fut immédiate, une petite goutte de sang perla au bout de son index. Leonora sourit. Elle lui dit que l'art demandait toujours un sacrifice, même minime, et que celui qui craignait la piqûre ne méritait pas de voir la fleur.
La nuit était tombée sur Venise, mais dans le salon de Leonora, l'obscurité était totale, seulement percée par l'éclat des yeux des chats. Elle reprit sa place dans le fauteuil, redevenant cette icône de marbre et de velours. Elle lui parla alors de ses amours, de ses exils, de la façon dont elle avait dû inventer son propre genre pour ne pas être dévorée par les hommes qui voulaient faire d'elle leur muse. Elle n'était la muse de personne, elle était sa propre créatrice, son propre modèle. Le chat blanc sauta sur ses genoux, venant disputer la place au chat noir. Elle les embrassa tous les deux avec une ferveur presque religieuse. Julien réalisa qu'il ne prendrait aucune note, qu'il ne publierait aucun article. Ce qu'il venait de vivre était une initiation, une plongée dans les eaux profondes de l'inconscient d'une femme qui avait refusé de plier. Il se retira à reculons, comme on quitte une audience royale, laissant Leonora Fini seule avec ses ombres, ses félins et son chardon éternel. En sortant sur le quai, l'air frais de la lagune lui sembla étrangement fade, dépourvu de la magie noire qui imprégnait chaque fibre de velours de la demeure qu'il venait de quitter. Il garda pour toujours sur son doigt la trace de la piqûre, minuscule cicatrice d'un après-midi passé dans le royaume du Sphinx.



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المثلية الجنسية الأنثوية (lesbianism): قراءة في الجذور الطبيعية والامتداد الحضاري (مقال)

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المثلية الجنسية الأنثوية (lesbianism): قراءة في الجذور الطبيعية والامتداد الحضاري




إن الحديث عن المثلية الأنثوية، أو ما يعرف تاريخياً بالسحاق، يستوجب الغوص في أعماق التجربة الإنسانية بعيداً عن القوالب النمطية التي فرضتها المنظومات الأخلاقية والدينية المتأخرة. إن هذا النوع من الروابط العاطفية والجسدية ليس طارئاً على الطبيعة البشرية، بل هو جزء أصيل من نسيج التنوع البيولوجي والاجتماعي الذي رافق الكائنات الحية منذ فجر التاريخ. إن محاولة فهم هذا السلوك تتطلب تفكيك الثنائية التقليدية (ذكر وأنثى) التي سادت لفترات طويلة كمعيار وحيد للوجود، والنظر بدلاً من ذلك إلى سيولة الهوية والجنسانية كظاهرة طبيعية موثقة علمياً وتاريخياً.
بدءاً من المنظور الطبيعي، نجد أن المثلية ليست حصراً على الإنسان، بل هي ممارسة واسعة الانتشار في المملكة الحيوانية، مما يدحض الادعاءات بأنها سلوك "ضد الطبيعة". لقد رصد العلماء ممارسات مثلية لدى أكثر من ألف نوع من الحيوانات، من الثدييات والطيور وصولاً إلى الزواحف والحشرات. وفي عالم النبات، نجد أن مفهوم الثنائية الجنسية الصارمة يتلاشى تماماً، حيث تعتمد الكثير من النباتات على أنظمة تكاثرية تتجاوز التقسيم الذكوري والأنثوي التقليدي، مما يثبت أن الطبيعة بحد ذاتها تميل نحو التنوع والتعقيد لا نحو الرتابة والنمط الواحد. إن السلوك المثلي في الطبيعة يؤدي وظائف اجتماعية وبيولوجية هامة، مثل تعزيز الروابط بين أفراد الجماعة، وتقليل الصراعات، وتوفير الرعاية للصغار، مما يجعلها جزءاً من استراتيجية البقاء والتطور وليست خللاً كما تروج بعض التوجهات الأيديولوجية.
عند العودة إلى الحضارات القديمة، نجد أن المثلية الأنثوية كانت حاضرة وموثقة بأشكال مختلفة، وإن اختلفت طرق التعبير عنها وفهمها من ثقافة إلى أخرى. في مصر القديمة، ورغم قلة النصوص التي تتحدث صراحة عن العلاقات بين النساء مقارنة بالرجال، إلا أن هناك إشارات في الأدب والتمائم الجنائزية تدل على وعي بوجود هذا النوع من الانجذاب. أما في بلاد الرافدين، فقد كانت الكاهنات يمارسن طقوساً تتجاوز الحدود الجندرية المألوفة، وكان يُنظر إلى الحب بين النساء في بعض الأحيان كجزء من الطيف العاطفي المسموح به في الأطر الخاصة. ومع ذلك، تظل الحضارة اليونانية القديمة هي المصدر الأغنى بالمعلومات حول هذا الموضوع، حيث برزت جزيرة لسبوس كرمز خالد للمثلية الأنثوية بفضل الشاعرة الكبيرة سافو.
سافو، التي عاشت في القرن السادس قبل الميلاد، لم تكن مجرد شاعرة، بل كانت صوتاً يعبر عن أعمق مشاعر الحب والرغبة بين النساء. قصائدها، التي لم يتبقَ منها سوى شظايا، تصف ببراعة الجمال الأنثوي واللوعة العاطفية التي تنشأ في العلاقات النسائية. ومن اسم جزيرتها اشتق مصطلح "ليسبيان" (Lesbian)، ومن اسمها اشتق مصطلح "سافية" (Sapphic)، ليكون إرثها شاهداً على أن الحب بين النساء كان يُحتفى به كشكل من أشكال السمو الروحي والجمالي. في تلك الحقبة، لم تكن الهوية الجنسية محددة بتعريفات ضيقة كما هو الحال اليوم، بل كانت تعبيراً عن رغبة إنسانية تتجاوز القيود الاجتماعية، خاصة في الأوساط الأرستقراطية حيث كانت النساء يحظين بفرص للتعليم والتجمع في دوائر أدبية وفنية خاصة.
بالانتقال إلى ممارسات هذا النوع من العلاقات، نجد أنها تتسم بتنوع كبير يعكس الخصوصية العاطفية والجسدية للمرأة. إن ممارسة الجنس السحاقي لا تعتمد على محاكاة العلاقة المغايرة (الذكر والأنثى)، بل تنطلق من استكشاف الجسد الأنثوي وفهمه بعمق. تتراوح هذه الممارسات بين الملامسات الجسدية الرقيقة، والتقبيل، واستخدام اليدين والفم لتحفيز المناطق الحساسة، بالإضافة إلى التماهي الجسدي الكامل الذي يحقق النشوة المتبادلة. إن ما يميز هذه العلاقة هو التكافؤ والندية، حيث تغيب أدوار السيطرة والتبعية التقليدية المرتبطة بالمركزية الذكورية، ويصبح التركيز منصباً على المتعة المشتركة والتواصل العاطفي العميق. في العديد من الثقافات القديمة، كانت هذه الممارسات تُعتبر وسيلة لتعزيز "الطاقة الأنثوية" وترابط النساء داخل المجتمعات المغلقة.
عبر العصور الوسطى، واجهت المثلية الأنثوية تحديات كبرى مع صعود الأديان التوحيدية التي فرضت رؤية صارمة للجنسانية، معتبرة أن الوظيفة الوحيدة للجنس هي التكاثر ضمن إطار الزواج. ومع ذلك، لم تختفِ هذه العلاقات، بل استمرت في الخفاء، خاصة داخل الأديرة والمجتمعات النسائية المعزولة. تشير السجلات التاريخية والمحاكمات الكنسية إلى وجود حالات عديدة لنساء أقمن علاقات حميمة، وكان يُنظر إليها أحياناً بوعي أقل حدة من المثلية الذكورية نظراً لعدم وجود "نطاف" مهدرة، وهو ما كان يشغل الفكر الديني آنذاك. لكن هذا لا يعني أنها كانت مقبولة، بل كانت تُقمع بشدة إذا ما ظهرت للعلن، مما دفع النساء لابتكار لغات مشفرة وأساليب عيش سرية للحفاظ على حبهن.
في العصر الحديث، بدأت الشخصيات السحاقية تبرز بشكل أكثر وضوحاً في المجالات السياسية والأدبية والفنية، متحدية التهميش. من الكاتبة الرائدة فرجينيا وولف، التي كانت علاقتها بفيتا ساكفيل ويست مصدر إلهام لروايتها الشهيرة "أورلاندو"، إلى الفنانات والمفكرات اللواتي ساهمن في تشكيل الوعي النسوي المعاصر. هؤلاء النسوة لم يكتفين بالعيش وفق رغباتهن، بل ناضلن من أجل الاعتراف بحقوقهن وبشرعية وجودهن كجزء طبيعي من المجتمع. إن هويتهن لم تكن عائقاً أمام إبداعهن، بل كانت محركاً لاستكشاف آفاق جديدة من الفهم الإنساني للحب والحرية.
إن الفكرة التي تروج لها بعض الأيديولوجيات بأن المثلية الأنثوية هي "ضد الطبيعة" تتجاهل حقيقة أن "الطبيعة" ليست نظاماً أخلاقياً بشرياً، بل هي واقع بيولوجي يتسم بالتعدد. الثنائية الجنسية (ذكر/أنثى) هي مجرد نموذج واحد من نماذج عديدة، والتركيز عليها كخيار وحيد هو نتاج لثقافة هيمنة سعت للسيطرة على الأجساد وتوجيه الرغبات لخدمة هياكل اجتماعية معينة. إن العلاقات المثلية، بما فيها السحاق، تمثل تعبيراً عن التنوع الطبيعي الذي يغني التجربة الإنسانية. هي علاقات تقوم على الرضا، الحب، والدعم المتبادل، وهي قيم فطرية لا تتناقض مع جوهر الحياة.
في الختام، إن تاريخ المثلية الأنثوية هو رحلة صمود من أجل إثبات الذات في وجه محاولات المحو والتشويه. من أشعار سافو في لسبوس إلى الحركات الحقوقية المعاصرة، يظل هذا النوع من الارتباط الإنساني شاهداً على أن الحب لا يعرف حدوداً جندرية. إن ممارسة السحاق، كفعل وجداني وجسدي، هي استعادة للحق في الجسد وفي التعبير عن الرغبة بصدق. وبدلاً من النظر إليها كخروج عن القاعدة، يجب فهمها كجزء من الكل المتكامل للطبيعة التي لا تكف عن إبهارنا بتعدد صورها وأشكالها، بعيداً عن أوهام المثالية المصطنعة أو القيود التي تحاول تأطير الوجود الإنساني في قوالب ضيقة لا تتسع لرحابة الروح البشرية.





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ظلال الأرجوان في ردهة الطابق (قصة قصيرة)

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ظلال الأرجوان في ردهة الطابق




كان الصمت في شقة "نتالي" قماشاً مألوفاً، نسجته عشر سنوات من الترمل، لكن في ذلك الصباح، كان الصمت يهتز بتردد جديد. "نتالي"، التي تحمل سبعين عاماً من الحياة مكتوبة في انحناءة وركيها ولمعان عينيها خلف نظارتها السوداء، كانت تتأمل نفسها في مرآة الرواق. لقد استبدلت أزياء الجدة الحكيمة بفستان أرجواني متلألئ، قطعة من الجرأة تقف عند منتصف الفخذين، تلتصق دون خجل ببطنها البارز ونهديها الهائلين اللذين يبدوان وكأنهما يتحديان الجاذبية. كانت تعرف ما يظنه العالم عن النساء في سنها، لكنها لم تكن تأبه بالعالم. لم تكن تبحث عن زوج، فقد حظيت بزوج صالح لأربعين عاماً. كانت تريد الحياة. كانت تريد "أندريه".
"أندريه"، المهندس المعماري في الطابق الرابع، الرجل ذو الخمسة والثلاثين عاماً، صاحب اليدين الدقيقتين والنظرة الحالمة الذي يوصل طفليه كل صباح إلى المدرسة قبل أن يتوجه إلى مكتبه. كانت "نتالي" تحب "كلير"، زوجته، تلك المساعدة الإدارية الحيوية والأنيقة، وكانت تعشق الصغار الذين ينادونها "طنط نتالي". لكن الحب ليس كعكة تُقسم بالتساوي؛ إنه حريق لا يكترث بحدود الملكية. لم تكن "نتالي" تسعى لكسر هذا البيت، كانت تريد فقط أن تستدفئ فيه للحظة، أن تكون الظل الأرجواني الذي يأتي إليه المهندس لينسى الخطوط المستقيمة لوجوده.
كان العذر هو صنبور الماء. طقطقة معدنية مزعجة في المطبخ كانت الذريعة لاستدراج الرجل إلى عرينها. عندما طرق "أندريه" الباب، أخذت "نتالي" نفساً عميقاً، وهي تشعر بنسيج فستانها يشتد فوق صدرها الضخم. فتحت الباب. كان "أندريه" هناك، مشمراً عن ساعديه، يحمل حقيبة أدواته. توقف فجأة، وجالت عيناه في قوام جارته. لم يرَ "نتالي" هكذا من قبل. شعرها الأرجواني الكهربائي، بشرتها البيضاء والسخية، ساقاها القويتان والواثقتان اللتان تبرزان من الفستان القصير كأنهما أعمدة من مرمر.
— "إنه من هنا، يا أندريه،" همست بصوت فقد حياده المعتاد بين الجيران.
تبعها إلى المطبخ. كانت رائحة القهوة تتمازج مع عطر أكثر ثقلاً وجاذبية. جثا "أندريه" تحت الحوض، لكن عقله لم يعد في السباكة. كانت "نتالي" تقف خلفه تماماً، قريبة جداً لدرجة أنه كان يشعر بالحرارة المنبعثة من فخذيها. وضعت يداً على كتفه، يداً تزين أصابعها اللآلئ، وكان للتلامس مفعول الصعقة الكهربائية.
— "اترك الصنبور يا أندريه. ليس به شيء. أنا هي من تحتاج إلى إصلاح."
اعتدل "أندريه" في وقفته ببطء. كان التباين مذهلاً: الشباب العصبي للمهندس المعماري في مواجهة الوفرة الناضجة للسبعينية. كان بإمكانه الاعتذار، الهروب، التذرع بـ "كلير" أو المكتب. لكنه نظر إلى "نتالي" حقاً. رأى الجوع في عينيها، روعة هذا الجسد الذي يرفض الاضمحلال، وفهم أن هذه المرأة ليست بقايا ماضٍ، بل هي وعد. دون كلمة، وضع يديه على وركي "نتالي" العريضين. انغرست أصابعه في اللحم المتماسك، واجدةً قبضة صلبة.
أطلقت "نتالي" زفيراً تحول إلى أنين عندما التقت شفتا "أندريه" بشفتيها. كانت قبلة شغف، قبلة اعتراف. لم يعاملها بتلك الحيطة التي تُمنح للمسنين، بل بالاندفاع الذي يُمنح للعشاق. قادها نحو الصالون، نحو تلك الأريكة البيضاء الكبيرة التي تتصدر المرآة. هناك، في ضوء الظهيرة القوي، قدمت "نتالي" نفسها تماماً. رفعت فستانها، كاشفة عن ساقيها القويتين، اللتين يحملان آثار الزمن لكنهما ينبضان بالرغبة.
كان "أندريه" يتذوقها. جالت يداه على ذلك البطن البارز، تلك البشرة الناعمة والبيضاء التي تبدو وكأنها تمتص الضوء. انقض على الفستان، محرراً نهدي "نتالي" الهائلين اللذين انبسطا بعظمة سيادية. أمسكهما بكلتا يديه، شاعراً بثقلهما المذهل، قبل أن يضعهما في فمه. كانت "نتالي" تصرخ باسمه، وأصابعها تتشبث بشعر المهندس المعماري. شعرت أنها تعود إلهة، كائناً من الأحاسيس الخالصة. تلاشى فارق السن في رطوبة عناقهما.
عندما أولج فيها، كان ذلك بحرارة واندفاع جعلا جدران الشقة ترتجف. كان عرض "أندريه" يملأ كل زاوية من زوايا وحدة "نتالي". استقبلته بفخذيها الثقيلين، وأغلقتهما فوق ظهره لتبقيه بداخلها، لتتشرب قوته. في المرآة، كانت ترى انعكاسهما: لوحة باروكية من اللحم والعضلات، من الأرجوان والعاج. رأت ردفها، العريض والقوي، يهتز تحت ضربات الرجل الذي تحبه سراً.
كانت الرعشة النهائية انفجاراً. شعرت "نتالي" بقلبها يتوقف لحظة قبل أن ينفجر إلى ألف شرارة أرجوانية. أفرغ "أندريه" ما فيه بداخلها بعنف يشبه طرد الأرواح الشريرة. بقيا هكذا طويلاً، متعانقين، جسدان أعادا للتو كتابة قوانين الجاذبية والأخلاق. لقد وُلد السر. غادر "أندريه" بعد فترة وجيزة، وحقيبة أدواته في يده، وعلى شفتيه ابتسامة لا تُفسر.
في المساء نفسه، صادفت "نتالي" جارتها "كلير" في الردهة. سألتها "كلير"، المتعبة من يوم عملها الشاق، عما إذا كان "أندريه" قد استطاع إصلاح الصنبور. ابتسمت "نتالي"، ابتسامة شريكة، ابتسامة امرأة مكتفية. احتضنت "كلير"، شامةً رائحة صديقتها، وقالت لها إن كل شيء صار يعمل على أكمل وجه الآن. تحت فستانها الأرجواني، كانت لا تزال تشعر بحرارة "أندريه". كانت لا تزال تعشق "كلير"، ولا تزال تعتز بالأطفال، لكن صار لها الآن غرفتها السرية الخاصة. أصبح لـ "أندريه" امرأتان، ووجدت "نتالي" أخيراً الاهتمام الذي تستحقه. لم تعد أرملة في السبعين؛ بل أصبحت الظل الأرجواني في الطابق الرابع، حارسة السر الذي يمنحها القوة لتبتسم في وجه الزمن الذي يمضي. كل طقطقة للصنبور، من الآن فصاعداً، ستكون إشارة لفصل جديد من شغفهما المشترك، بعيداً عن الأنظار، في الغبطة المطلقة لأجسادهما المتلاحمة.




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Les Ombres Pourpres du Palier (nouvelle)

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Les Ombres Pourpres du Palier




Le silence de l'appartement de Natalie était une étoffe familière, tissée par dix années de veuvage, mais ce matin-là, il vibrait d'une fréquence nouvelle. Natalie, soixante-dix ans de vie inscrites dans la cambrure de ses hanches et la pétillance de ses yeux derrière ses lunettes noires, s'observait dans le miroir du vestibule. Elle avait troqué ses tenues de grand-mère sage pour une robe bordeaux scintillante, une pièce d'audace qui s'arrêtait à mi-cuisses, moulant sans complexe son ventre rebondi et ses seins énormes qui semblaient vouloir défier la gravité. Elle savait ce que le monde pensait des femmes de son âge, mais elle se fichait du monde. Elle ne voulait pas d'un mari, elle en avait eu un bon pendant quarante ans. Elle voulait la vie. Elle voulait André.
André, l'architecte du quatrième, l'homme de trente-cinq ans aux mains précises et au regard rêveur qui, chaque matin, déposait ses deux enfants à l'école avant de rejoindre son cabinet. Natalie aimait Claire, son épouse, une assistante de direction dynamique et élégante, et elle adorait les petits qui l'appelaient « Tante Natalie ». Mais l'amour n'est pas un gâteau que l'on partage équitablement ; c'est un incendie qui se moque des cadastres. Natalie ne cherchait pas à briser ce foyer, elle voulait simplement s'y réchauffer un instant, être l'ombre pourpre dans laquelle l'architecte viendrait oublier les lignes droites de son existence.
L'excuse fut un robinet. Un cliquetis métallique agaçant dans la cuisine qui servit de prétexte pour attirer l'homme dans son antre. Lorsqu'André frappa à la porte, Natalie prit une grande inspiration, sentant le tissu de sa robe se tendre sur sa poitrine massive. Elle ouvrit. André était là, en bras de chemise, un sac à outils à la main. Il s'arrêta net, ses yeux parcourant la silhouette de sa voisine. Il n'avait jamais vu Natalie ainsi. Ses cheveux violets électriques, sa peau claire et généreuse, ses jambes fortes et assumées qui sortaient de la robe courte comme des piliers de nacre.
— C’est par ici, André, murmura-t-elle avec une voix qui avait perdu sa neutralité de voisine.
Il la suivit dans la cuisine. L'odeur du café se mêlait à un parfum plus lourd, plus capiteux. André s'agenouilla sous l'évier, mais son esprit n'était plus à la plomberie. Natalie se tenait juste derrière lui, si près qu'il pouvait sentir la chaleur émanant de ses cuisses. Elle posa une main sur son épaule, une main aux doigts ornés de perles, et le contact fit l'effet d'une décharge électrique.
— Laisse le robinet, André. Il n'a rien. C'est moi qui ai besoin d'être réparée.
André se redressa lentement. Le contraste était saisissant : la jeunesse nerveuse de l'architecte face à l'opulence mûre de la septuagénaire. Il aurait pu s'excuser, fuir, invoquer Claire ou le bureau. Mais il regarda Natalie, vraiment. Il vit la faim dans ses yeux, la splendeur de ce corps qui refusait de s'effacer, et il comprit que cette femme n'était pas un vestige, mais une promesse. Sans un mot, il posa ses mains sur les hanches larges de Natalie. Ses doigts s'enfoncèrent dans la chair ferme, trouvant une prise solide.
Natalie laissa échapper un soupir qui se mua en gémissement lorsque les lèvres d'André rencontrèrent les siennes. C'était un baiser de ferveur, une reconnaissance. Il ne la traitait pas avec la précaution que l'on doit aux anciens, mais avec l'ardeur que l'on doit aux amants. Il l'entraîna vers le salon, vers ce grand canapé blanc qui trônait devant le miroir. Là, dans la lumière crue de l'après-midi, Natalie s'offrit totalement. Elle remonta sa robe, révélant ses jambes puissantes, marquées par le temps mais palpitantes de désir.
André la dégustait. Ses mains parcouraient ce ventre bombé, cette peau douce et laiteuse qui semblait absorber la lumière. Il s'attaqua à la robe, libérant les seins énormes de Natalie qui s'étalèrent avec une majesté souveraine. Il les prit à pleines mains, en sentant le poids incroyable, avant de les porter à sa bouche. Natalie criait son nom, ses doigts s'agrippant aux cheveux de l'architecte. Elle se sentait redevenir une déesse, une créature de pure sensation. La différence d'âge s'évaporait dans la moiteur de leur étreinte.
Lorsqu'il la pénétra, ce fut avec une chaleur et une ardeur qui firent trembler les murs de l'appartement. La largeur d'André comblait chaque recoin de la solitude de Natalie. Elle l'accueillait avec ses cuisses lourdes, les refermant sur son dos pour le garder en elle, pour s'imprégner de sa force. Dans le miroir, elle voyait leur reflet : un tableau baroque de chair et de muscles, de pourpre et d'ivoire. Elle voyait ses propres fesses, larges et puissantes, s'agiter sous les coups de boutoir de l'homme qu'elle aimait en secret.
L'orgasme fut une déflagration. Natalie sentit son cœur manquer un battement avant d'exploser en mille étincelles bordeaux. André se vida en elle avec une violence qui tenait de l'exorcisme. Ils restèrent longtemps ainsi, enlacés, deux corps qui venaient de réécrire les lois de la gravité et de la morale. Le secret était né. André repartit un peu plus tard, son sac à outils à la main, un sourire indéchiffrable aux lèvres.
Le soir même, Natalie croisa Claire sur le palier. Claire, fatiguée par sa journée de travail, lui demanda si André avait pu réparer son robinet. Natalie sourit, un sourire de complice, un sourire de femme comblée. Elle prit Claire dans ses bras, sentant l'odeur de son amie, et lui dit que tout fonctionnait à merveille désormais. Sous sa robe bordeaux, elle sentait encore la chaleur d'André. Elle adorait toujours Claire, elle chérissait toujours les enfants, mais elle avait désormais sa propre chambre secrète. André avait deux femmes, et Natalie avait enfin trouvé l'attention qu'elle méritait. Elle n'était plus une veuve de soixante-dix ans ; elle était l'ombre pourpre du quatrième étage, la gardienne d'un secret qui lui donnait la force de sourire au temps qui passe. Chaque cliquetis du robinet, désormais, serait le signal d'un nouveau chapitre de leur ardeur partagée, loin des regards, dans la ferveur absolue de leurs chairs entremêlées.





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حجاب الحواس (قصة قصيرة)

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حجاب الحواس




لم يكن ضجيج العاصمة المصرية الصاخب يتوقف خلف الجدران السميكة لبناية حي "جاردن سيتي"، لكن بالنسبة لمها، كان الضجيج الأكثر صخباً هو دقات قلبها. وقفت في ردهة الطابق، يدها معلقة أمام باب أميرة، ونفسها يضيق تحت حجابها الحريري الخفيف. كانت مها امرأة صُنعت من منحنيات ووعود صامتة، قوام ضخم تجد الجلاليب الفضفاضة صعوبة في إخفائه. في الأربعين من عمرها، كان جسدها صرحاً من السخاء: صدر هائل يثقل على نسيج حمالة صدرها، بطن بارز، ناعم ومرحب، شاهد على أمومتين وألف وجبة مشتركة، وردفان عريضان يمتدان إلى مؤخرة ثقيلة وقوية، يضبط تمايلها إيقاع خطواتها نحو السوق. كانت متزوجة من رجل تقي وبعيد، يرى فيها حارسة للمنزل، وظيفة، وليس أبداً أرضاً للاستكشاف.
فُتح الباب لتظهر أميرة، وكان التباين فورياً. أميرة، التي تصغرها بعشر سنوات، تعيش بمفردها، تعمل في معرض فني وتضع شعرها قصيراً، متحرراً من أي غطاء. كانت ترتدي قميص نوم من الساتان الزمردي ينزلق على بشرتها القمحية. دون كلمة، جذبت مها إلى الداخل، وأغلقت الباب خلفها على العالم الخارجي، وعلى الأحكام، وعلى أصداء الأذان التي بدأت ترتفع في غسق القاهرة. في العتمة المعطرة بالبخور، أصبح التوتر بين الجارتين مادة ملموسة، كهرباء تجعل شعر ذراعي مها يقف.
"لقد أتيتِ يا مها،" همست أميرة، وكان صوتها رعشة من المخمل. اقتربت، وبدأت يداها الرقيقتان تفكّان دبابيس حجاب مها ببطء طقوسي. انزلق القماش، كاشفاً عن شلال من الشعر الأسود المعطر. أغمضت مها عينيها، وهي تشعر ببرودة الهواء على عنقها، لذة بسيطة كانت تحرم نفسها منها خارج غرفتها. لكن هنا، مع أميرة، بدا كل شيء مختلفاً. واصلت أميرة استكشافها، ونزلت أصابعها نحو أزرار فستان مها الطويل. واحداً تلو الآخر، استسلمت الأزرار، محررة ذلك الجسد الذي تعلمت مها كيف تخفيه، وتكبحه، وتتجاهله.
عندما دخلتا غرفة النوم، وجدت مها نفسها عارية أمام المرآة الكبيرة، محاطة بيدي أميرة الخبيرتين. كان المشهد مهيباً. كانت مها إلهة خصوبة ضالة في العصر الحديث. ثدياها الهائلان، المتحرران من أي قيد، انبسطا بثقل سيادي، وحلمتاهما الداكنتان تشيران إلى الأرض. مررت أميرة يديها تحت هاتين الكتلتين الوازنتين، ترفعهما لتشعر بثقلهما المذهل، بينما أطلقت مها أنيناً خشناً. بطنها البارز، المزين بعلامات تمدد لؤلؤية كأنها مسارات للرغبة، استسلم للضوء الخافت. ومؤخرتها، العريضة والقوية، شكلت قاعدة لحمية بدت وكأنها تستدعي اللمس.
جثت أميرة أمامها، ولامست شفتاها بشرة بطن مها الستانية. "أنتِ رائعة يا مها. جسدك قصيدة لم يتعلم زوجك قراءتها أبداً." نزلت يداها نحو فرج مها، الغارق بين فخذين عريضين كجذوع النخيل. كان التلامس حريقاً. لم تُلمس مها هكذا من قبل، بهذا الفضول النهم، وهذا الغياب التام للخجل. استخدمت أميرة لسانها، تستكشف الطيات الرطبة، وتتذوق جوهر جارتها. تشبثت مها بكتفي أميرة، وأصابعها تنغرس في لحم الشابة المتماسك، وصدرها الهائل يتأرجح بجنون مع إيقاع تشنجاتها.
اقتيدت نحو السرير، وهو محيط من الشراشف القطنية المصرية. انضمت إليها أميرة، وتصادم جسداهما في صراع من الملامس. ضاع هزال أميرة العصبي في وفرة مها. صدر مها كان يضغط على صدر العزباء، خالقاً انصهاراً من الحرارة والعرق. مها، مدفوعة بجوع لم تكن تدركه، قلبت الوضع. اعتلت أميرة، وضغط بطنها البارز على بطن عشيقتها المسطح. ردف ثقيل استقر فوق فخذ أميرة، خالقاً ضغطاً لذيذاً.
أصبحت اللغة أكثر صراحة، وكلمات الرغبة بالعربية تمتزج مع الأنفاس القصيرة. طالبت مها بأن تُؤخذ، وتُستكشف، وتُدمر. أرادت أن يُحتفى بكل سنتيمتر من جسدها السخي. استخدمت أميرة أصابعها، ثم شفتيها، لتكريم ذلك الصدر الذي بدا وكأنه لا ينتهي، وهي تمتص الحلمات المحتقنة بالدم. ثم صعدت نحو فم مها، تقبلها بحرارة حطمت آخر حصون الحياء الديني للمرأة المتزوجة. في هذا المكان المغلق، لم يعد هناك زوج، ولا خطيئة، فقط حقيقة الأجساد التي تتعارف.
كانت الرعشة التي غمرت مها انفجاراً لسد. بدأت من مركزها، مشعة عبر وركيها العريضين، مرجفة كتلة ردفها، وصولاً إلى هز قمة ثديها. صرخت باسم أميرة، نداء استغاثة وتحرر ضاع في ستائر الغرفة. بقيتا هكذا، مطروحتين، والأطراف متشابكة. شعرت مها بثقل جسدها كبركة، هندسة من اللذة لم تستطع سوى امرأة أخرى أن تفتتحها.
عاد الصمت، لا يقطعه سوى أصداء القاهرة البعيدة التي تستعيد حقوقها. نظرت مها إلى حجابها الملقى على الأرض، مجرد قطعة قماش تبدو الآن تافهة أمام حقيقة رغبتها. عرفت أنها ستضطر للعودة، واستعادة دورها، وجلبابها الواسع وصمتها. لكن تحت حجابها، ستحمل من الآن فصاعداً رائحة أميرة، وذكرى يديها على بطنها البارز، واليقين بأن جسدها الضخم والسخي ليس عبئاً، بل معبداً وجدت أخيراً مفتاحه. في غرفة أميرة، لم تكتشف المرأة المسلمة اللذة المثلية فحسب؛ بل اكتشفت نفسها، حرة وسيدة في قلب ليل القاهرة.





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