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Amal Al-Khalil, le terrorisme sous le couvert de la presse (article)

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Amal Al-Khalil, le terrorisme sous le couvert de la presse




Le phénomène de l'infiltration des institutions civiles et des professions humanitaires par les groupes terroristes constitue l'un des défis les plus graves des conflits modernes. Le terrorisme ne se contente plus de la confrontation militaire directe, mais s'entoure désormais d'un halo de sacralité professionnelle factice pour protéger ses membres et assurer la continuité de ses activités de renseignement et de logistique. L'affaire d'Amal Al-Khalil, tuée au Sud-Liban, ne peut être lue indépendamment de ce contexte systématique suivi par les milices du Hezbollah au Liban et le mouvement Hamas dans la bande de Gaza, où la carte de presse ou la blouse médicale sont utilisées comme boucliers humains et juridiques pour faire passer des agendas destructeurs. Amal Al-Khalil n'était pas une simple passante dans une zone de conflit, mais une pièce maîtresse d'une machine médiatique et militaire intégrée. Les faits sur le terrain et les avertissements répétés de l'armée de défense israélienne ont révélé que la présence dans ces zones interdites, spécifiquement dans les points de contact contrôlés militairement par le Hezbollah, ne peut être fortuite ou simplement destinée à rapporter des nouvelles, mais constitue une mission de reconnaissance par excellence visant à transmettre des coordonnées et à photographier des sites militaires sensibles sous le couvert de la caméra et du microphone.
La mentalité qui gère ces opérations au Sud-Liban est la même que celle que nous voyons à Gaza, où les hôpitaux, les écoles et les bureaux de presse ont été transformés en salles d'opérations, en entrepôts d'armes et en plateformes de lancement de roquettes. Cette approche reflète un mépris profond pour la valeur de la vie humaine, car l'immunité accordée par le droit international aux journalistes et aux médecins est exploitée pour les transformer en outils d'espionnage ou en porteurs de messages de terrain. Amal Al-Khalil, à travers son activité intense et ses publications imprégnées d'un discours de haine, d'incitation et de trahison, ne pratiquait pas un rôle d'information ou d'éveil, mais consacrait la pensée radicale qui glorifie la mort et invoque le mythe du martyre pour justifier le suicide politique et militaire. Ces idéologies héritées qui tentent de conférer un caractère de "sainteté" à ceux qui se livrent à des actes hostiles contre l'État ou participent à faciliter les tâches des milices ne sont qu'une couverture trompeuse pour cacher la réalité de l'activité terroriste qui place les civils dans la ligne de mire pour réaliser des gains politiques étroits.
Lorsque Amal Al-Khalil est entrée avec ses compagnons dans les zones frontalières déclarées zones d'opérations militaires interdites par l'armée israélienne, elle en connaissait parfaitement les règles opérationnelles, mais le pari a toujours été d'exploiter la qualité de journaliste pour obtenir une immunité que ne mérite pas celui qui participe à la reconnaissance de guerre. La surveillance des sites et la transmission des coordonnées ne sont pas un travail journalistique, mais un pur travail de renseignement qui place son auteur dans la catégorie des objectifs militaires légitimes selon les nécessités du terrain. De même, nous trouvons à Gaza comment des journalistes travaillant directement avec le mouvement Hamas ont été démasqués, participant même à la détention d'otages ou à la gestion d'entrepôts d'armes, profitant de permis de travail internationaux pour se déplacer librement. Cette fusion entre le terrorisme et le travail civil souille les professions honorables et rend difficile la distinction entre le véritable professionnel et l'agent de terrain, ce que ces organisations recherchent pour compliquer les tâches des armées régulières et provoquer l'opinion publique internationale en commerçant avec le sang de ces individus lors de leur mort.
La structure organisationnelle de milices telles que le Hezbollah et le Hamas repose essentiellement sur le "civil combattant", cette personne qui vit parmi les gens, exerce une profession ordinaire le jour, et effectue des tâches logistiques ou de renseignement la nuit. Amal Al-Khalil était un modèle de ce recrutement, où son passé médiatique a été utilisé pour légitimer sa présence dans des zones sensibles, tandis que son véritable agenda servait l'expansion iranienne dans la région via son bras libanais. Le silence sur cette infiltration des professions civiles offre aux terroristes une occasion en or de poursuivre leurs opérations d'espionnage. C'est pourquoi révéler la vérité sur Amal Al-Khalil et ses semblables est une nécessité sécuritaire et morale pour protéger le véritable concept de la presse de la souillure qui l'a frappée à cause de ces pratiques. L'insistance à la décrire comme une "martyre" fait partie de la machine de propagande qui tente de laver les cerveaux et de transformer le terroriste en victime, ignorant le fait que celui qui choisit d'être au cœur d'une bataille militaire pour fournir un soutien technique ou de renseignement à un groupe classé comme terroriste a choisi son propre destin et ne peut se cacher derrière une charte d'éthique journalistique qu'il a lui-même violée par ses actes et ses orientations.




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Amal Al-Khalil: Terrorism Under the Cover of Journalism (article)

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Amal Al-Khalil: Terrorism Under the Cover of Journalism




The phenomenon of terrorist groups infiltrating civilian institutions and humanitarian professions represents one of the most serious challenges in modern conflict. Terrorism no longer relies solely on direct military confrontation; instead, it surrounds itself with a false halo of professional sanctity to protect its operatives and ensure the continuity of its intelligence and logistical activities. The case of Amal Al-Khalil, who was killed in southern Lebanon, cannot be viewed in isolation from the systematic strategy employed by Hezbollah militias in Lebanon and the Hamas movement in the Gaza Strip. In these contexts, the press card or the medical gown are exploited as human and legal shields to advance destructive agendas. Amal Al-Khalil was not a mere passerby in a conflict zone; she was a vital component of an integrated military and media machine. Field facts and repeated warnings from the Israel Defense Forces revealed that presence in these prohibited areas—specifically at contact points under Hezbollah's military control—cannot be coincidental or merely for reporting news. Rather, it is a reconnaissance mission par excellence, aimed at transmitting coordinates and documenting sensitive military sites under the guise of the camera and the microphone.
The mentality managing these operations in southern Lebanon is identical to the one observed in Gaza, where hospitals, schools, and media offices have been converted into operations rooms, weapons depots, and rocket launch sites. This approach reflects a profound disregard for the value of human life, as the immunity granted by international law to journalists and doctors is weaponized to transform them into espionage tools or field messengers. Amal Al-Khalil, through her intense activity and social media posts saturated with a discourse of hatred, incitement, and accusations of treason, was not practicing an enlightening or informative role. Instead, she was reinforcing a radical ideology that glorifies death and invokes the myth of martyrdom to justify political and military suicide. These inherited ideologies, which attempt to bestow a "sacred" character upon those engaged in hostile acts against the state or assisting militia operations, are nothing more than a deceptive cover to hide the reality of terrorist activity that places civilians in the line of fire to achieve narrow political gains.
When Amal Al-Khalil and her companions entered the border zones declared as prohibited military operation areas by the Israeli army, she was fully aware of the field regulations. However, the gamble has always been on exploiting the journalistic title to seize an immunity that is not deserved by anyone participating in war reconnaissance. Monitoring sites and transmitting coordinates is not journalism; it is pure intelligence work that classifies the perpetrator as a legitimate military target according to operational necessities. Similarly, in Gaza, we have seen journalists working directly with Hamas, some even participating in the holding of hostages or managing weapons caches, utilizing international work permits to move freely. This blurring of lines between terrorism and civilian work stains honorable professions and makes it difficult to distinguish between a true professional and a field agent. This is exactly what these organizations seek: to complicate the tasks of regular armies and manipulate international public opinion by trafficking in the blood of these individuals upon their death.
The structural framework of militias like Hezbollah and Hamas relies fundamentally on the "combatant civilian"—the individual who lives among the people and practices an ordinary profession by day while performing logistical or intelligence tasks by night. Amal Al-Khalil served as a model for this recruitment, where her media background was used to legitimize her presence in sensitive zones, while her true agenda served Iranian expansion in the region via its Lebanese proxy. Silence regarding this infiltration of civilian professions provides terrorists with a golden opportunity to continue their espionage operations. Therefore, exposing the truth about Amal Al-Khalil and her ilk is a security and moral necessity to protect the authentic concept of the press from the corruption caused by these practices. The insistence on describing her as a "martyr" is part of a propaganda machine that attempts to brainwash the public and transform a terrorist into a victim, ignoring the fact that whoever chooses to be at the heart of a military battle to provide technical or intelligence support to a designated terrorist group has chosen their own fate and cannot hide behind a charter of journalistic ethics they have already violated through their actions and allegiances.





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أمل الخليل: الإرهاب تحت غطاء الصحافة (مقال)

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أمل الخليل: الإرهاب تحت غطاء الصحافة




تعد ظاهرة اختراق الجماعات الإرهابية للمؤسسات المدنية والمهن الإنسانية واحدة من أخطر التحديات التي تواجه النزاعات الحديثة، حيث لم يعد الإرهاب يكتفي بالمواجهة العسكرية المباشرة، بل عمد إلى تطويق نفسه بهالة من القداسة المهنية المزيفة لحماية عناصره وضمان استمرارية نشاطه الاستخباراتي واللوجستي. إن قضية أمل الخليل، التي قُتلت في جنوب لبنان، لا يمكن قراءتها بمعزل عن هذا السياق الممنهج الذي تتبعه ميليشيات حزب الله في لبنان وحركة حماس في قطاع غزة، إذ يتم توظيف بطاقة الصحافة أو المئزر الطبي كدروع بشرية وقانونية لتمرير أجندات تدميرية. إن أمل الخليل لم تكن مجرد عابرة سبيل في منطقة نزاع، بل كانت جزءاً حيوياً من ماكينة إعلامية وعسكرية متكاملة، حيث كشفت الوقائع الميدانية والتحذيرات المتكررة من قبل جيش الدفاع الإسرائيلي أن التواجد في تلك المناطق المحظورة، وتحديداً في نقاط التماس التي يسيطر عليها حزب الله عسكرياً، لا يمكن أن يكون عفوياً أو لمجرد نقل الخبر، بل هو مهمة استطلاعية بامتياز تهدف إلى نقل إحداثيات وتصوير مواقع عسكرية حساسة تحت غطاء الكاميرا والميكروفون.
إن العقلية التي تدير هذه العمليات في جنوب لبنان هي ذاتها التي نراها في غزة، حيث تحولت المستشفيات والمدارس ومكاتب الإعلام إلى غرف عمليات ومخازن للأسلحة ومنصات لإطلاق الصواريخ. هذا النهج يعكس استخفافاً عميقاً بقيمة الحياة البشرية، حيث تُستغل الحصانة التي يمنحها القانون الدولي للصحفيين والأطباء لتحويلهم إلى أدوات تجسس أو ناقلي رسائل ميدانية. أمل الخليل، من خلال نشاطها المكثف ومنشوراتها التي ضجت بخطاب الكاهية والتحريض والتخوين، لم تكن تمارس دوراً تنويرياً أو إخبارياً، بل كانت تكرس الفكر الراديكالي الذي يمجد الموت ويستدعي خرافة الاستشهاد لتبرير الانتحار السياسي والعسكري. إن هذه الأيديولوجيات الموروثة التي تحاول إضفاء صبغة "القداسة" على من ينخرطون في أعمال معادية للدولة أو يشاركون في تيسير مهام الميليشيات، ليست إلا غطاءً زائفاً لإخفاء حقيقة النشاط الإرهابي الذي يضع المدنيين في فوهة المدفع لتحقيق مكاسب سياسية ضيقة.
عندما دخلت أمل الخليل مع رفاقها إلى المناطق الحدودية التي أعلنها الجيش الإسرائيلي منطقة عمليات عسكرية محظورة، كانت تدرك تماماً القواعد الميدانية، لكن الرهان كان دائماً على استغلال الصفة الصحفية لانتزاع حصانة لا يستحقها من يشارك في الاستطلاع الحربي. إن رصد المواقع ونقل الإحداثيات ليس عملاً صحفياً، بل هو عمل استخباري صرف يضع صاحبه في خانة الهدف العسكري المشروع وفقاً لضرورات الميدان. وبالمثل، نجد في غزة كيف تم الكشف عن صحفيين يعملون بشكل مباشر مع حركة حماس، بل ويشاركون في احتجاز رهائن أو إدارة مخازن سلاح، مستغلين تصاريح العمل الدولية للتحرك بحرية. إن هذا التماهي بين الإرهاب والعمل المدني يلوث المهن الشريفة ويجعل من الصعب التمييز بين المهني الحقيقي وبين العميل الميداني، وهو ما تسعى إليه هذه التنظيمات لتعقيد مهام الجيوش النظامية وإثارة الرأي العام الدولي عبر المتاجرة بدماء هؤلاء عند مقتلهم.
إن البناء الهيكلي لميليشيات مثل حزب الله وحماس يعتمد بشكل أساسي على "المدني المحارب"، وهو الشخص الذي يعيش وسط الناس، يمارس مهنة عادية نهاراً، ويقوم بمهام لوجستية أو استخباراتية ليلاً. أمل الخليل كانت نموذجاً لهذا التوظيف، حيث استُخدمت خلفيتها الإعلامية لشرعنة وجودها في مناطق حساسة، بينما كانت أجندتها الحقيقية تخدم التوسع الإيراني في المنطقة عبر ذراعه اللبناني. إن الصمت عن هذا الاختراق للمهن المدنية يمنح الإرهابيين فرصة ذهبية للاستمرار في عملياتهم التجسسية، ولذلك فإن كشف حقيقة أمل الخليل وأمثالها يعد ضرورة أمنية وأخلاقية لحماية مفهوم الصحافة الحقيقي من الدنس الذي لحق به جراء هذه الممارسات. إن الإصرار على وصفها بـ "الشهيدة" هو جزء من المكنة الدعائية التي تحاول غسل الأدمغة وتحويل الإرهابي إلى ضحية، متجاهلة حقيقة أن من يختار التواجد في قلب معركة عسكرية لتقديم الدعم الفني أو الاستخباراتي لمجموعة مصنفة إرهابياً، قد اختار مصيره بيده ولا يمكنه التلطي خلف ميثاق الشرف الصحفي الذي انتهكه بفعله وتوجهه.





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Le Chardon de l’Infante (nouvelle)

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Le Chardon de l’Infante




Le soleil de plomb qui écrasait la lagune ne parvenait pas à filtrer à travers les velours épais des rideaux de la Ca’ Malipiero. Dans le grand salon envahi par une pénombre vert-de-gris, une odeur de musc, de vieux papier et de fleurs en décomposition flottait comme un nuage invisible. Au centre de ce théâtre immobile, Leonora trônait. Elle n’était pas simplement assise ; elle habitait le fauteuil Louis XV comme une divinité déchue occuperait un autel profané. Elle portait une robe de velours noir brodée d’or, une pièce de théâtre à elle seule dont les lourds plis semblaient absorber la lumière plutôt que de la refléter. Ses longs cheveux sombres, d’un noir d’ébène profond, encadraient un visage aux traits d’une précision chirurgicale, où l’âge n’avait fait qu’accentuer la noblesse prédatrice du regard. Sur son épaule, une ombre vivante s’était matérialisée : un chat d’un noir de jais, dont les yeux émeraude semblaient scruter les pensées de celui qui osait s’approcher. Derrière elle, un autre félin, d’une blancheur spectrale, montait la garde sur le dossier du fauteuil, indifférent au tumulte du monde extérieur. Entre ses doigts longs et effilés, ornés de bagues en argent massif qui ressemblaient à des griffes ou à des armures miniatures, elle tenait un chardon desséché. C’était une fleur d’acier et de poussière, une relique végétale qui semblait être le sceptre d’un royaume oublié. Elle attendait le jeune homme qui, dans l’antichambre, n’osait pas encore pousser la porte.
Julien entra enfin, le souffle court, intimidé par le silence sépulcral des lieux. Il était venu de Paris avec une mission précise : obtenir de la Grande Dame une interview pour la revue Minotaure, ou à défaut, un simple regard sur ses derniers croquis. Mais en franchissant le seuil, il comprit que les règles de l'échange ne seraient pas celles qu’il avait apprises dans les salons de la Rive Gauche. Ici, le temps n’était pas linéaire, il était circulaire, stagnant comme l’eau des canaux sous les ponts des Soupirs. Leonora ne tourna pas la tête. Elle se contenta de lever légèrement le chardon, dont les épines projetèrent une ombre acérée sur son menton. Le chat noir émit un ronronnement sourd, un grondement qui ressemblait à un avertissement. Elle parla enfin, et sa voix avait la texture du sable qui s’écoule dans un sablier de cristal. Elle ne lui demanda pas qui il était, elle lui demanda s’il avait peur de l'obscurité. Julien balbutia une réponse sur la lumière des peintres, sur le clair-obscur, sur la nécessité de voir pour comprendre. Elle rit, un rire sec et bref comme le craquement d'une branche morte. Elle lui expliqua que la vision était une illusion, que les yeux n’étaient que des fenêtres ouvertes sur un vide que l’art tentait désespérément de meubler avec des fantômes. Elle désigna du regard le sphinx de pierre qui trônait dans la niche derrière elle, une figure antique dont le visage érodé semblait pourtant plus vivant que les passants qui s’agitaient sur la Piazza San Marco.
Pendant des heures, qui parurent au jeune homme des siècles, Leonora entreprit de démanteler ses certitudes. Elle ne parlait pas de peinture, elle parlait d’alchimie, de la transmutation des corps en symboles. Elle lui raconta comment, enfant, elle s’introduisait dans les morgues de Trieste pour étudier la structure des muscles, non par goût du macabre, mais par besoin de comprendre la mécanique de la beauté une fois que l’âme s’en est retirée. Julien regardait ses mains, ces mains qui avaient tenu les pinceaux les plus audacieux du siècle, et il y voyait la force d’une magicienne. Elle caressait le chat noir avec une tendresse presque effrayante, murmurant que les animaux étaient les seuls gardiens de la vérité car ils ne connaissaient pas le mensonge du langage. Elle se leva brusquement, la robe de velours froissant le tapis persan avec un bruit de vagues. Elle se dirigea vers le miroir circulaire suspendu au mur, un œil de sorcière qui déformait la pièce. Elle s’y regarda longuement, non par vanité, mais comme on consulte un oracle. Elle lui confia qu’elle n’avait jamais cherché à appartenir à un groupe, que les surréalistes étaient trop occupés par leurs manifestes et leurs querelles d’ego pour voir que la véritable révolution se passait dans l’intimité du rêve.
Le chardon qu’elle tenait était, selon elle, la clé de son prochain cycle de toiles. Elle le décrivit comme le symbole de la résistance de la grâce face à l'aridité du monde. Une plante qui pique pour protéger son cœur de soie. Julien sentit que l’atmosphère de la pièce changeait, devenant plus dense, presque irrespirable. Les objets autour de Leonora – les vieux grimoires empilés, les tapisseries dévorées par les mites, les sculptures de sphinx – semblaient s’animer dans la lumière vacillante des bougies qu’elle venait d’allumer. Il comprit que cette femme n’était pas une artiste que l’on interviewait, elle était un climat, une force de la nature avec laquelle on devait composer ou se laisser briser. Elle s'approcha de lui, si près qu'il put sentir le parfum de tubéreuse et d'ozone qui émanait de sa peau. Elle lui tendit le chardon, l'invitant à en toucher les pointes. La douleur fut immédiate, une petite goutte de sang perla au bout de son index. Leonora sourit. Elle lui dit que l'art demandait toujours un sacrifice, même minime, et que celui qui craignait la piqûre ne méritait pas de voir la fleur.
La nuit était tombée sur Venise, mais dans le salon de Leonora, l'obscurité était totale, seulement percée par l'éclat des yeux des chats. Elle reprit sa place dans le fauteuil, redevenant cette icône de marbre et de velours. Elle lui parla alors de ses amours, de ses exils, de la façon dont elle avait dû inventer son propre genre pour ne pas être dévorée par les hommes qui voulaient faire d'elle leur muse. Elle n'était la muse de personne, elle était sa propre créatrice, son propre modèle. Le chat blanc sauta sur ses genoux, venant disputer la place au chat noir. Elle les embrassa tous les deux avec une ferveur presque religieuse. Julien réalisa qu'il ne prendrait aucune note, qu'il ne publierait aucun article. Ce qu'il venait de vivre était une initiation, une plongée dans les eaux profondes de l'inconscient d'une femme qui avait refusé de plier. Il se retira à reculons, comme on quitte une audience royale, laissant Leonora Fini seule avec ses ombres, ses félins et son chardon éternel. En sortant sur le quai, l'air frais de la lagune lui sembla étrangement fade, dépourvu de la magie noire qui imprégnait chaque fibre de velours de la demeure qu'il venait de quitter. Il garda pour toujours sur son doigt la trace de la piqûre, minuscule cicatrice d'un après-midi passé dans le royaume du Sphinx.



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المثلية الجنسية الأنثوية (lesbianism): قراءة في الجذور الطبيعية والامتداد الحضاري (مقال)

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المثلية الجنسية الأنثوية (lesbianism): قراءة في الجذور الطبيعية والامتداد الحضاري




إن الحديث عن المثلية الأنثوية، أو ما يعرف تاريخياً بالسحاق، يستوجب الغوص في أعماق التجربة الإنسانية بعيداً عن القوالب النمطية التي فرضتها المنظومات الأخلاقية والدينية المتأخرة. إن هذا النوع من الروابط العاطفية والجسدية ليس طارئاً على الطبيعة البشرية، بل هو جزء أصيل من نسيج التنوع البيولوجي والاجتماعي الذي رافق الكائنات الحية منذ فجر التاريخ. إن محاولة فهم هذا السلوك تتطلب تفكيك الثنائية التقليدية (ذكر وأنثى) التي سادت لفترات طويلة كمعيار وحيد للوجود، والنظر بدلاً من ذلك إلى سيولة الهوية والجنسانية كظاهرة طبيعية موثقة علمياً وتاريخياً.
بدءاً من المنظور الطبيعي، نجد أن المثلية ليست حصراً على الإنسان، بل هي ممارسة واسعة الانتشار في المملكة الحيوانية، مما يدحض الادعاءات بأنها سلوك "ضد الطبيعة". لقد رصد العلماء ممارسات مثلية لدى أكثر من ألف نوع من الحيوانات، من الثدييات والطيور وصولاً إلى الزواحف والحشرات. وفي عالم النبات، نجد أن مفهوم الثنائية الجنسية الصارمة يتلاشى تماماً، حيث تعتمد الكثير من النباتات على أنظمة تكاثرية تتجاوز التقسيم الذكوري والأنثوي التقليدي، مما يثبت أن الطبيعة بحد ذاتها تميل نحو التنوع والتعقيد لا نحو الرتابة والنمط الواحد. إن السلوك المثلي في الطبيعة يؤدي وظائف اجتماعية وبيولوجية هامة، مثل تعزيز الروابط بين أفراد الجماعة، وتقليل الصراعات، وتوفير الرعاية للصغار، مما يجعلها جزءاً من استراتيجية البقاء والتطور وليست خللاً كما تروج بعض التوجهات الأيديولوجية.
عند العودة إلى الحضارات القديمة، نجد أن المثلية الأنثوية كانت حاضرة وموثقة بأشكال مختلفة، وإن اختلفت طرق التعبير عنها وفهمها من ثقافة إلى أخرى. في مصر القديمة، ورغم قلة النصوص التي تتحدث صراحة عن العلاقات بين النساء مقارنة بالرجال، إلا أن هناك إشارات في الأدب والتمائم الجنائزية تدل على وعي بوجود هذا النوع من الانجذاب. أما في بلاد الرافدين، فقد كانت الكاهنات يمارسن طقوساً تتجاوز الحدود الجندرية المألوفة، وكان يُنظر إلى الحب بين النساء في بعض الأحيان كجزء من الطيف العاطفي المسموح به في الأطر الخاصة. ومع ذلك، تظل الحضارة اليونانية القديمة هي المصدر الأغنى بالمعلومات حول هذا الموضوع، حيث برزت جزيرة لسبوس كرمز خالد للمثلية الأنثوية بفضل الشاعرة الكبيرة سافو.
سافو، التي عاشت في القرن السادس قبل الميلاد، لم تكن مجرد شاعرة، بل كانت صوتاً يعبر عن أعمق مشاعر الحب والرغبة بين النساء. قصائدها، التي لم يتبقَ منها سوى شظايا، تصف ببراعة الجمال الأنثوي واللوعة العاطفية التي تنشأ في العلاقات النسائية. ومن اسم جزيرتها اشتق مصطلح "ليسبيان" (Lesbian)، ومن اسمها اشتق مصطلح "سافية" (Sapphic)، ليكون إرثها شاهداً على أن الحب بين النساء كان يُحتفى به كشكل من أشكال السمو الروحي والجمالي. في تلك الحقبة، لم تكن الهوية الجنسية محددة بتعريفات ضيقة كما هو الحال اليوم، بل كانت تعبيراً عن رغبة إنسانية تتجاوز القيود الاجتماعية، خاصة في الأوساط الأرستقراطية حيث كانت النساء يحظين بفرص للتعليم والتجمع في دوائر أدبية وفنية خاصة.
بالانتقال إلى ممارسات هذا النوع من العلاقات، نجد أنها تتسم بتنوع كبير يعكس الخصوصية العاطفية والجسدية للمرأة. إن ممارسة الجنس السحاقي لا تعتمد على محاكاة العلاقة المغايرة (الذكر والأنثى)، بل تنطلق من استكشاف الجسد الأنثوي وفهمه بعمق. تتراوح هذه الممارسات بين الملامسات الجسدية الرقيقة، والتقبيل، واستخدام اليدين والفم لتحفيز المناطق الحساسة، بالإضافة إلى التماهي الجسدي الكامل الذي يحقق النشوة المتبادلة. إن ما يميز هذه العلاقة هو التكافؤ والندية، حيث تغيب أدوار السيطرة والتبعية التقليدية المرتبطة بالمركزية الذكورية، ويصبح التركيز منصباً على المتعة المشتركة والتواصل العاطفي العميق. في العديد من الثقافات القديمة، كانت هذه الممارسات تُعتبر وسيلة لتعزيز "الطاقة الأنثوية" وترابط النساء داخل المجتمعات المغلقة.
عبر العصور الوسطى، واجهت المثلية الأنثوية تحديات كبرى مع صعود الأديان التوحيدية التي فرضت رؤية صارمة للجنسانية، معتبرة أن الوظيفة الوحيدة للجنس هي التكاثر ضمن إطار الزواج. ومع ذلك، لم تختفِ هذه العلاقات، بل استمرت في الخفاء، خاصة داخل الأديرة والمجتمعات النسائية المعزولة. تشير السجلات التاريخية والمحاكمات الكنسية إلى وجود حالات عديدة لنساء أقمن علاقات حميمة، وكان يُنظر إليها أحياناً بوعي أقل حدة من المثلية الذكورية نظراً لعدم وجود "نطاف" مهدرة، وهو ما كان يشغل الفكر الديني آنذاك. لكن هذا لا يعني أنها كانت مقبولة، بل كانت تُقمع بشدة إذا ما ظهرت للعلن، مما دفع النساء لابتكار لغات مشفرة وأساليب عيش سرية للحفاظ على حبهن.
في العصر الحديث، بدأت الشخصيات السحاقية تبرز بشكل أكثر وضوحاً في المجالات السياسية والأدبية والفنية، متحدية التهميش. من الكاتبة الرائدة فرجينيا وولف، التي كانت علاقتها بفيتا ساكفيل ويست مصدر إلهام لروايتها الشهيرة "أورلاندو"، إلى الفنانات والمفكرات اللواتي ساهمن في تشكيل الوعي النسوي المعاصر. هؤلاء النسوة لم يكتفين بالعيش وفق رغباتهن، بل ناضلن من أجل الاعتراف بحقوقهن وبشرعية وجودهن كجزء طبيعي من المجتمع. إن هويتهن لم تكن عائقاً أمام إبداعهن، بل كانت محركاً لاستكشاف آفاق جديدة من الفهم الإنساني للحب والحرية.
إن الفكرة التي تروج لها بعض الأيديولوجيات بأن المثلية الأنثوية هي "ضد الطبيعة" تتجاهل حقيقة أن "الطبيعة" ليست نظاماً أخلاقياً بشرياً، بل هي واقع بيولوجي يتسم بالتعدد. الثنائية الجنسية (ذكر/أنثى) هي مجرد نموذج واحد من نماذج عديدة، والتركيز عليها كخيار وحيد هو نتاج لثقافة هيمنة سعت للسيطرة على الأجساد وتوجيه الرغبات لخدمة هياكل اجتماعية معينة. إن العلاقات المثلية، بما فيها السحاق، تمثل تعبيراً عن التنوع الطبيعي الذي يغني التجربة الإنسانية. هي علاقات تقوم على الرضا، الحب، والدعم المتبادل، وهي قيم فطرية لا تتناقض مع جوهر الحياة.
في الختام، إن تاريخ المثلية الأنثوية هو رحلة صمود من أجل إثبات الذات في وجه محاولات المحو والتشويه. من أشعار سافو في لسبوس إلى الحركات الحقوقية المعاصرة، يظل هذا النوع من الارتباط الإنساني شاهداً على أن الحب لا يعرف حدوداً جندرية. إن ممارسة السحاق، كفعل وجداني وجسدي، هي استعادة للحق في الجسد وفي التعبير عن الرغبة بصدق. وبدلاً من النظر إليها كخروج عن القاعدة، يجب فهمها كجزء من الكل المتكامل للطبيعة التي لا تكف عن إبهارنا بتعدد صورها وأشكالها، بعيداً عن أوهام المثالية المصطنعة أو القيود التي تحاول تأطير الوجود الإنساني في قوالب ضيقة لا تتسع لرحابة الروح البشرية.





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(Ar) مرحبا بكم على هذه المدونة

 . . أهلاً بكم في ملاذي الأدبي يسعدني حقاً أن أرحب بكم هنا. سواءً أكان وصولكم بدافع الفضول، أو مصادفةً من خلال رابط مشترك، أو بدافع حب الكل...