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Christine: (9) Cousines au bord de la mer
Jounieh sentait le sel et le soleil quand elles arrivèrent. L’appartement qu’Hélène avait loué donnait directement sur la mer, une grande terrasse ouverte, des baies vitrées, un salon clair, deux chambres, une cuisine ouverte. Christine posa son sac et s’avança jusqu’à la rambarde. L’eau scintillait en bas. Hélène vint se placer derrière elle, les bras autour de sa taille, le menton sur son épaule.
— Tout le week-end, murmura-t-elle. Juste nous.
Elles passèrent la journée sur la plage privée en bas de l’immeuble. Maillots de bain, huile solaire, vin blanc bien frais dans un seau isotherme. Hélène avait choisi un monokini noir qui laissait ses seins presque libres. Christine portait un deux-pièces simple. Elles se tartinaient l’une l’autre de crème, les mains glissant un peu trop bas, un peu trop longtemps. Les regards des hommes autour d’elles glissaient, mais elles ne voyaient que l’autre.
Le soleil baissait quand elles remontèrent. Elles prirent une douche ensemble, rapide, les corps collés sous l’eau tiède, les mains qui s’attardaient. Puis elles s’habillèrent à peine : robes légères sans rien dessous, cheveux encore humides. Sur la terrasse, le ciel passait au rose, puis au violet. Elles ouvrirent une deuxième bouteille. Les verres s’entrechoquèrent. Leurs genoux se touchaient.
— Je n’arrête pas d’y penser, dit Hélène. Depuis la dernière fois. Ton goût. Tes cris. La façon dont tu me regardes quand tu jouis.
Christine posa son verre. Elle se pencha et l’embrassa. Le baiser eut le goût du vin et du sel. Hélène gémit et tira Christine sur ses genoux. La robe remonta. Les mains d’Hélène trouvèrent immédiatement le sexe nu de sa cousine, déjà humide. Deux doigts s’enfoncèrent. Christine se cambra contre elle, la bouche ouverte contre son cou.
— Ici, souffla-t-elle. Sur la terrasse.
Hélène la fit s’agenouiller face à la mer, les mains sur la rambarde. Elle s’agenouilla derrière elle, releva la robe et planta sa langue entre ses fesses. Elle lécha longuement l’anus, puis descendit jusqu’au sexe, le digéra, le suçota. Christine gémissait face au large, le vent dans les cheveux. Hélène ajouta les doigts, trois, puis quatre, et la baisa de la main pendant que sa bouche travaillait le clitoris. Christine jouit vite, violemment, les genoux qui fléchissaient, un cri emporté par le vent.
Hélène se releva, se colla contre son dos et glissa une main entre ses cuisses pour continuer. Elle lui parlait à l’oreille, des mots sales et tendres à la fois.
— Tu es à moi ce week-end. Toute. Je vais te prendre dans chaque pièce. Jusqu’à ce que tu ne puisses plus t’asseoir.
Christine se retourna et l’embrassa sauvagement. Elles rentrèrent. Dans le salon, Hélène poussa Christine sur le canapé et s’installa sur son visage. Christine la lécha avec voracité, la langue profonde, les doigts enfoncés. Hélène chevauchait sa bouche, les seins lourds dans ses mains, gémissant de plus en plus fort. Elle jouit en se répandant sur le menton de Christine, puis encore une fois quand Christine refusa de s’arrêter.
Elles roulèrent sur le tapis. Hélène écarta les cuisses de Christine et la pénétra avec la main, lentement d’abord, puis plus fort, plus profond. Elle la giflait légèrement sur les seins, lui pinçait les mamelons, lui mordait l’épaule. Christine criait, les hanches soulevées. Elle jouit en se contractant autour des doigts de sa cousine, les ongles plantés dans ses bras.
La cuisine fut la suivante. Hélène assoit Christine sur le plan de travail et s’agenouilla entre ses jambes. Elle la mangea longuement, la tête enfouie, les bruits obscènes résonnant dans la pièce. Christine tenait le bord du plan de travail, la tête renversée. Elle jouit encore, les cuisses tremblantes, le jus coulant sur le bois.
Dans la première chambre, elles s’allongèrent sur le lit. Hélène se mit à quatre pattes. Christine la prit par-derrière avec la langue et les doigts, la digérant, la pénétrant, la giflant sur les fesses. Hélène poussait des cris rauques, le visage contre l’oreiller. Elle jouit en se contractant, puis supplia pour plus. Christine ajouta un cinquième doigt, presque le poing, et la baisa lentement pendant que son autre main frottait le clitoris. Hélène hurla, un orgasme violent qui la fit s’effondrer.
La salle de bain. Sous la douche à nouveau, l’eau chaude. Christine poussa Hélène contre le carrelage et s’agenouilla. Elle suca ses seins, lécha son ventre, puis son sexe. Hélène tenait sa tête à deux mains et se frottait contre sa bouche. Elle jouit en gémissant le prénom de sa cousine.
La deuxième chambre. Sur le lit plus large. Elles se mirent face à face, une jambe de chacune relevée, sexes collés, se frottant l’une contre l’autre avec une urgence croissante. Leurs clitoris se heurtaient, glissaient. Elles s’embrassaient, se mordaient les lèvres, se disaient je t’aime, je te veux, plus fort. Elles jouirent presque en même temps, les fronts appuyés, les souffles mêlés.
La terrasse à nouveau, plus tard dans la nuit. Nues cette fois. Hélène allongea Christine sur une chaise longue et s’installa entre ses cuisses. Elle la lécha avec une lenteur presque cruelle, la faisant monter, redescendre, remonter. Christine suppliait. Quand l’orgasme arriva, il fut si fort qu’elle en eut les larmes aux yeux. Hélène remonta l’embrasser, lui faire goûter son propre plaisir.
Elles s’endormirent un moment sur le canapé, enlacées, le goût de l’autre encore dans la bouche. Puis le désir revint. Hélène réveilla Christine en lui suçant les seins, puis en glissant trois doigts en elle. Elle la baisa doucement au début, puis de plus en plus fort, jusqu’à ce que Christine jouisse en silence, trop épuisée pour crier.
Au petit matin, le soleil se levait sur la mer. Elles étaient dans le grand lit, les corps marqués de traces de doigts et de bouches. Hélène caressait le ventre de Christine.
— On a encore toute la journée, murmura-t-elle. Et toute la nuit suivante.
Christine se tourna vers elle et l’embrassa.
— Alors recommence. Maintenant.
Hélène sourit et glissa à nouveau entre ses cuisses. Dehors, la mer battait doucement. À l’intérieur, les deux cousines recommençaient déjà leur spirale, plus assumée, plus profonde, plus nécessaire que jamais.
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