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Rebecca: (9) Le Thé et le Sablier
La notification était tombée un dimanche après-midi, alors que Rebecca feuilletait un magazine de décoration dans son salon baigné de lumière. Le groupe de discussion s'appelait "Les Amateurs de Thé Cérémoniels" et elle y était inscrite depuis des mois, sans jamais vraiment participer. Un message privé s'affichait dans sa boîte de réception. L'expéditeur s'appelait Hiro Tanaka, un nom qu'elle avait vu passer dans quelques conversations sur les bienfaits du matcha et la philosophie du chanoyu. Il écrivait avec une élégance sobre : "Bonjour Rebecca. J'ai lu vos commentaires sur la cérémonie du thé. Je suis professeur de chanoyu à Londres depuis dix ans. Je donne des démonstrations privées dans mon dojo, dans le quartier de Kensington. Si vous êtes intéressée, je serais honoré de vous recevoir. La cérémonie dure environ deux heures. Elle est lente, précise, et je crois qu'elle vous plaira." Elle avait souri, intriguée. Elle répondit qu'elle était intéressée. Il fixa un rendez-vous pour le samedi suivant, à quinze heures.
Le dojo de Hiro était caché au fond d'une cour pavée, derrière une porte en bois sombre. Rebecca sonna, et la porte s'ouvrit sur un petit jardin japonais : un bassin de pierre, un érable nain, des galets soigneusement disposés. Une jeune femme l'accueillit sur le seuil. Elle était petite, fine, avec des cheveux noirs courts et lisses qui encadraient un visage angélique aux pommettes hautes. Elle portait un kimono en soie bleu pâle, ceint d'une obi blanche. Ses yeux étaient noirs, profonds, et son sourire était timide. Elle s'inclina légèrement. "Bienvenue, Rebecca. Je m'appelle Yuki. Je suis la compagne de Hiro. Il vous attend dans la salle de thé." Rebecca remarqua sa voix, douce et haut perchée, presque enfantine. Elle remarqua aussi sa poitrine, qui pointait légèrement sous le kimono, des seins qui commençaient à peine à se former, comme ceux d'une adolescente en début de puberté. Sous le tissu, elle devina le renflement discret d'un petit pénis au repos. Une femboy, comprit-elle. Une jeune personne à la féminité naissante, aux traits gracieux, au corps encore androgyne. Rebecca s'inclina en retour, suivit Yuki dans l'intérieur.
La salle de thé était une pièce sobre, éclairée par des lampes à huile. Un autel Shinto trônait dans un coin, avec une petite statue de Bouddha et des fleurs fraîches. Au centre, un tatami surélevé supportait un plateau de laque rouge, sur lequel étaient disposés un bol à thé, un fouet en bambou, une petite cuillère en bois, et un pot de thé vert en poudre. Hiro était assis en posture de méditation, les jambes croisées, le dos droit, les mains posées sur ses genoux. Il était d'une beauté saisissante, avec des cheveux noirs mi-longs retenus par un ruban de soie, des yeux en amande d'un brun profond, une peau lisse et dorée, des lèvres fines et bien dessinées. Il portait un kimono de cérémonie, noir et blanc, qui soulignait ses épaules larges et sa taille fine. Il se leva, s'inclina devant Rebecca, et lui offrit un sourire qui semblait contenir des siècles de sagesse. "Rebecca. Je suis heureux que vous soyez venue. Asseyez-vous, s'il vous plaît."
Elle s'assit sur le tatami, les jambes repliées sous elle. Yuki s'installa à côté de Hiro, son corps frôlant le sien avec une familiarité qui trahissait une intimité profonde. Hiro commença la cérémonie. Ses gestes étaient lents, précis, presque hypnotiques. Il prit la petite cuillère, mesura la poudre de thé vert, la versa dans le bol. Il ajouta de l'eau chaude, puis prit le fouet en bambou, et commença à battre le thé. Le bruit du fouet contre la paroi du bol était régulier, apaisant, comme une pluie fine sur un toit de chaume. Il tournait le bol dans ses mains, le présentant à Rebecca, à Yuki, puis le reposa. Il versa une seconde eau, battit à nouveau. Le thé moussait, prenait une couleur d'un vert profond, presque liquide. Il offrit le bol à Rebecca. Elle le prit à deux mains, le porta à ses lèvres, et but une gorgée lente. Le thé était amer, velouté, avec une pointe de sucre qui persista sur sa langue. Elle rendit le bol à Hiro, qui le prit, but une gorgée à son tour, puis le passa à Yuki. Elle but, ses yeux fermés, un sourire aux lèvres. Ils répétèrent le geste trois fois, le silence n'étant troublé que par le bruit de l'eau, le froissement des kimonos, le souffle des trois corps.
Rebecca sentait la chaleur du thé se répandre dans son ventre, la lumière douce des lampes sur sa peau, la présence des deux Japonais à ses côtés. Elle les regardait à la dérobée : Hiro, avec sa gravité sereine, ses mains élégantes, ses yeux qui semblaient plonger en elle. Yuki, avec sa fragilité angélique, ses petits seins pointant sous le kimono, sa main qui touchait parfois celle de Hiro avec une tendresse instinctive. Il y avait entre eux une complicité qui dépassait le simple couple, quelque chose de plus ancien, de plus rituel. Rebecca se sentait comme une invitée dans un temple, comme une voyageuse qui avait franchi une porte invisible.
Hiro remplit le bol une quatrième fois. Mais cette fois, il ne le tendit pas à Rebecca. Il le posa sur le plateau, se tourna vers elle, et posa sa main sur la sienne. Le contact était léger, presque furtif. Il glissa ses doigts entre les siens, les serra doucement. Elle le regarda, et dans ses yeux, elle lut une question. Pas une question de mots, mais une question de désir. Elle hocha la tête, une fois, lentement. Il se pencha, et l'embrassa. Le baiser était doux, comme une gorgée de thé vert, amer et sucré à la fois. Sa langue effleura ses lèvres, puis s'enfonça, chaude, exploratrice. Elle ferma les yeux, se laissa porter. Elle sentit les mains de Yuki sur ses épaules, puis sur sa nuque, caressant ses cheveux. Elle se tourna vers Yuki, l'embrassa à son tour. La jeune femme avait des lèvres plus pleines, plus douces, un goût de thé et de miel.
Hiro se leva, tendit la main à Rebecca, l'invita à le suivre. Il la conduisit vers un futon déroulé dans un coin de la pièce, recouvert de draps de soie blanche. Yuki les suivit, se déshabillant avec une lenteur délibérée. Son kimono glissa sur ses épaules, révéla une poitrine à peine ébauchée, des tétons roses et sensibles, un ventre plat, et entre ses jambes, un petit pénis, fin, d'une dizaine de centimètres, qui commençait à durcir. Elle était belle comme une estampe, gracieuse comme une danseuse. Rebecca retira sa robe, révéla ses seins lourds, ses hanches rondes, et entre ses jambes, la cage de chasteté, étincelante sous la lumière. Hiro la regarda, ses yeux s'élargissant légèrement. Il s'approcha, caressa la cage du bout des doigts, sentit le métal froid, le pénis chaud qu'elle contenait. "Pourquoi ?" demanda-t-il. "Pour prolonger le plaisir", répondit Rebecca. "Pour que chaque sensation soit plus forte, plus intense." Il hocha la tête, comprit.
Il se déshabilla à son tour. Son kimono tomba, révéla un corps mince mais musclé, la peau dorée et lisse, des tatouages discrets sur les épaules, des lignes noires qui évoquaient des vagues et des nuages. Entre ses jambes, son pénis était long, élégant, parfaitement proportionné, se dressant contre son ventre. Il s'agenouilla devant Rebecca, embrassa sa cage, la lécha, le métal froid contre sa langue chaude. Elle gémit, se cambra. Yuki s'approcha par derrière, caressa ses seins, ses tétons, les pinçant doucement. Hiro se releva, allongea Rebecca sur le futon, écarta ses cuisses. Il appliqua de l'huile de thé sur ses doigts, puis sur l'anus de Rebecca, massant doucement le sphincter. Il enfonça un doigt, puis deux, l'élargissant avec une lenteur infinie. Rebecca gémissait, ses mains agrippant les draps, les doigts de Yuki sur ses tétons. Hiro retira ses doigts, enduisit son pénis d'huile, et entra en elle d'une seule poussée profonde. Elle cria, sa cage tintant contre son ventre. Il s'arrêta, la laissa s'habituer à sa taille, à sa longueur, à sa chaleur. Puis il commença à bouger, lentement, régulièrement, chaque va-et-vient une vague qui l'emportait plus loin. Il la baisait comme on verse le thé, avec une précision méditative, une lenteur qui faisait monter le plaisir comme la mousse monte dans le bol.
Yuki s'allongea à côté de Rebecca, sa main caressant la cage, les testicules de Rebecca, le bas de son ventre. Elle se pencha, embrassa ses seins, les suça, les mordilla. Hiro accéléra légèrement, ses hanches claquant contre les fesses de Rebecca. Il la prit par les hanches, la souleva, changea d'angle, et la pénétra encore plus profondément. Rebecca gémit, son corps se tendant. Elle sentit l'orgasme monter, mais la cage l'empêchait de jouir complètement. Le plaisir était différé, prolongé, presque douloureux. Elle prit la cage dans sa main, la serra, sentant son pénis comprimé, brûlant, désespérant de se libérer. Hiro continuait, imperturbable, ses yeux plongés dans les siens. Yuki se pencha, embrassa Rebecca sur la bouche, ses doigts caressant ses tétons. Rebecca sentit l'orgasme monter encore, plus fort, plus intense, et elle jouit, un long frémissement qui parcourut tout son corps, son pénis éjaculant à travers la cage en jets chauds qui coulèrent entre les barreaux métalliques. Hiro, sentant ses contractions, accéléra, et jouit à son tour, profondément en elle, remplissant son anus de sperme chaud. Il resta un moment en elle, puis se retira doucement.
Rebecca était allongée, tremblante, les yeux fermés. Elle sentit les mains de Yuki retirer la cage, la libérer. Son pénis était rouge, gonflé, encore dur, le gland luisant de pré-sperme mêlé à son propre orgasme. Yuki le caressa, le sentit palpitant sous ses doigts. Elle se pencha, le prit dans sa bouche, le suça avec une douceur qui la fit gémir. Rebecca ouvrit les yeux, regarda Yuki qui la suçait, ses petits seins se balançant, son petit pénis dur et pointant contre son ventre. Elle posa sa main sur la tête de Yuki, la guida, la sentit avaler profondément. Hiro s'approcha par derrière, s'allongea sur le futon, attira Yuki vers lui. Il la coucha sur le dos, écarta ses jambes, et la pénétra doucement. Yuki gémit, la bouche encore pleine de la queue de Rebecca. Hiro la baisait avec la même lenteur précise, ses yeux fixés sur l'endroit où leurs corps se joignaient. Rebecca se redressa, s'approcha de Yuki, et la pénétra à son tour, sa queue entrant dans son petit anus déjà occupé par celle de Hiro. Les deux pénis glissaient côte à côte, remplissant Yuki, la faisant crier de plaisir. Rebecca et Hiro bougeaient en rythme, leurs corps se frôlant, leurs souffles mêlés. Yuki était prise entre les deux, ses mains agrippant les épaules de Rebecca, ses jambes enserrant les hanches de Hiro. Elle jouit la première, un cri aigu, son petit pénis éjaculant sur son ventre en longs jets clairs. Hiro accéléra, baisant Yuki plus fort, sentant les contractions de son anus autour de sa queue. Il jouit en elle, remplissant son intérieur chaud. Rebecca continua, inébranlable, baisant Yuki à travers son orgasme, prolongeant le plaisir de la jeune femme jusqu'à ce qu'elle s'effondre, épuisée. Puis Rebecca se retira, se tourna vers Hiro, et l'embrassa. "À mon tour", murmura-t-elle. "Je veux te prendre." Hiro hocha la tête, se mit à quatre pattes, offrant son dos à Rebecca. Elle lubrifia sa queue, la posa contre son anus, et entra en lui d'une seule poussée. Il cria, son corps se tendant. Elle le baisa avec une vigueur qui la surprit elle-même, ses hanches claquant contre ses fesses, ses mains sur ses épaules. Il gémissait, son visage enfoui dans l'oreiller, son pénis dur et palpitant contre son ventre. Yuki s'approcha, s'accroupit devant lui, prit sa queue dans sa bouche, et le suça pendant que Rebecca le baisait. La double sensation le fit crier, son corps se contractant, et il jouit violemment dans la bouche de Yuki, des flots de sperme chaud qu'elle avala sans une grimace. Rebecca continua, le baisant à travers son orgasme, jusqu'à ce qu'elle-même sente son propre plaisir monter, incontrôlable, et qu'elle jouisse en lui, profonde, chaude, libératrice.
Ils restèrent un long moment enlacés, les trois corps mêlés, les respirations s'accordant. La lumière des lampes à huile vacillait doucement, projetant des ombres dansantes sur les murs. Le silence était complet, à l'exception du souffle des trois amants. Rebecca se tourna vers Hiro, caressa son visage, ses lèvres. "C'était parfait", murmura-t-elle. "Le thé, la lenteur, vous." Il sourit, ses yeux noirs brillant dans la pénombre. "Le thé est un art qui se partage. Le plaisir aussi." Yuki se blottit contre elle, sa main sur la cage qu'elle avait retirée, la caressant comme un objet précieux. "J'ai aimé te voir", dit-elle. "J'ai aimé te sentir." Rebecca l'embrassa, goûtant sur ses lèvres le miel du thé et le sel de leur étreinte.
Ils se rhabillèrent lentement, avec la même lenteur que la cérémonie. Hiro prépara un nouveau bol de thé, et ils burent ensemble, assis en cercle sur le tatami. Le thé était plus doux, plus chaud, comme s'il avait absorbé la chaleur de leur corps. Rebecca regarda les deux Japonais, leurs visages détendus, leurs corps apaisés. Elle se sentait chez elle, en paix, comme si elle avait toujours fait partie de ce rituel. Elle se leva, s'inclina devant eux. "Merci. Pour le thé. Pour vous. Pour tout." Hiro s'inclina en retour. "Reviens quand tu veux. La cérémonie est éternelle. Elle attend toujours ses invités."
Elle sortit dans la cour, la lumière du crépuscule l'enveloppant. Le petit jardin était baigné d'une lumière dorée, l'érable nain frémissait sous la brise. Elle ferma la porte derrière elle, et dans la rue, elle prit son téléphone, envoya un message à Alex : "Je rentre. Je t'aime. Je te raconterai tout." Puis elle se mit à marcher, le corps encore brûlant des caresses de Hiro et de Yuki. Elle repensa à la cérémonie, aux gestes précis, au silence, à la lenteur. Elle avait découvert une nouvelle forme d'érotisme, un érotisme du temps suspendu, où chaque caresse est une cérémonie, chaque orgasme un rituel. Elle sourit, se promettant de revenir, de boire encore ce thé qui avait le goût de l'éternité. Le sablier s'était retourné, et les grains de sable, maintenant, tombaient plus lentement, comme s'ils voulaient prolonger l'instant. Elle marcha jusqu'à la station de métro, légère, apaisée, habitée d'un plaisir qui ne demandait qu'à être renouvelé, comme la cérémonie du thé, sans fin, sans commencement, juste une étreinte éternelle entre trois êtres éphémères.
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