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Lerato: (2) Douceurs et Douleurs
Lerato s’éveilla lentement, le corps lourd, la tête encore embuée de sommeil. La lumière grise du matin filtrait à travers les rideaux de Sea Point, dessinant des bandes pâles sur le lit défait. Elle bougea à peine et sentit immédiatement la sensibilité vive de son anus. Une douleur sourde, chaude, persistante, lui rappela chaque centimètre de la queue de Thabo qui l’avait remplie la veille. Elle était encore pleine de lui. Le sperme avait séché un peu sur l’intérieur de ses cuisses, collant, et une sensation de lourdeur restait logée profondément en elle.
Thabo dormait sur le dos à côté d’elle, un bras lourd passé autour de sa taille. Sa barbe grisonnante frotttait légèrement contre son épaule. Son torse large se soulevait et s’abaissait avec un rythme tranquille. Lerato resta immobile un moment, les yeux ouverts, savourant la chaleur de son corps contre le sien. Elle porta instinctivement la main à son anus et toucha du bout des doigts l’orifice encore un peu gonflé, sensible. Un frisson lui parcourut le ventre. Ça faisait mal. Et pourtant elle ne regrettait rien.
Elle se tourna doucement vers lui. Thabo ouvrit les yeux presque aussitôt, comme s’il avait senti son regard. Un sourire lent étira ses lèvres.
« Bonjour, sthandwa sami », murmura-t-il d’une voix encore rauque de sommeil. « Tu as mal ? »
Lerato hocha la tête, un peu honteuse, un peu excitée déjà. « Oui… ça tire. Ça brûle un peu. »
Thabo passa une grande main sur sa hanche, puis plus bas, entre ses fesses. Ses doigts explorèrent avec une douceur surprenante. Il toucha l’entrée sensible, sentit la chaleur et le gonflement léger. Lerato sursauta.
« Je sais », dit-il simplement. « Je t’ai prise fort hier. Et longtemps. » Il se pencha et déposa un baiser sur son front, puis sur sa bouche. « Mais tu es tellement belle comme ça. Encore ouverte. Encore à moi. »
Il l’embrassa plus profondément. Sa barbe grattait délicieusement le menton de Lerato. Sa langue entra dans sa bouche avec une lenteur possessive. En même temps, un doigt épais appuya doucement contre son anus douloureux. Lerato gémit dans le baiser, le corps tendu entre le plaisir naissant et la sensibilité trop vive.
Thabo ne se pressa pas. Il la caressa longuement, une main sur ses seins fermes, roulant les mamelons déjà durs entre ses doigts, l’autre main restant entre ses fesses, massant l’orifice sensible sans encore pénétrer. Il lui murmurait des mots contre la bouche, contre le cou, contre l’oreille.
« Tu es si désirable… même endolorie… surtout endolorie. Ton petit trou qui me reconnaît encore. Tes seins qui durcissent dès que je te touche. Et ce petit sexe… »
Sa main glissa vers l’avant. Il trouva le petit pénis de Lerato, encore mou, recroquevillé dans son prépuce ridé. Il le prit entre le pouce et l’index, le caressa avec une lenteur presque tendre, le faisant glisser dans sa peau. Lerato poussa un soupir tremblant. La douleur à l’arrière et la caresse à l’avant se mêlaient de façon troublante.
« Tourne-toi », dit Thabo doucement. « Sur le côté. Face à moi. »
Elle obéit. Il souleva sa jambe supérieure et la posa sur sa propre hanche. Son sexe déjà dur et lourd vint se loger entre les fesses de Lerato. Il ne pénétra pas tout de suite. Il frotta simplement le gland contre l’anus sensible, l’enduisant de son propre liquide pré-séminal, le faisant glisser de haut en bas, appuyant juste assez pour que Lerato sente la pression sans être ouverte encore.
« Regarde-moi », ordonna-t-il.
Lerato leva les yeux vers lui. Les siens étaient sombres, calmes, remplis d’un désir profond et patient.
« Tu es belle », dit-il en appuyant un peu plus. « Si belle avec mon sperme encore en toi. Si belle quand tu as mal à cause de moi. »
Il poussa. Le gland s’enfonça lentement. Lerato ferma les yeux un instant, un gémissement aigu lui échappant. Ça brûlait. L’anus, déjà irrité, s’étirait à nouveau autour de l’épaisseur de Thabo. Il avança millimètre par millimètre, s’arrêtant chaque fois qu’elle se crispait, embrassant sa bouche, caressant son petit pénis pour détourner un peu la douleur.
« Respire… c’est moi… tu me prends si bien… »
Quand il fut entièrement en elle, il resta immobile un long moment. Lerato tremblait légèrement, le front contre le sien, la respiration courte. La douleur était présente, vive, mais elle se mélangeait déjà à autre chose : la sensation d’être remplie, possédée, désirée. Thabo bougea enfin. De toutes petites oscillations d’abord, juste assez pour faire sentir le va-et-vient à l’intérieur d’elle sans agresser l’orifice sensible.
« Tu me sens ? » demanda-t-il contre ses lèvres.
« Oui… » souffla-t-elle. « Tu es… tellement gros… ça fait mal… mais reste… reste en moi… »
Il sourit et commença à la prendre vraiment. Lentement. Profondément. Chaque poussée était mesurée, contrôlée, mais il allait jusqu’au fond, appuyant son bassin contre les fesses de Lerato, lui faisant sentir chaque centimètre. Une de ses mains restait sur son petit sexe, le caressant, le pressant parfois un peu plus fort, jouant avec les petites testicules sensibles. L’autre main tenait sa hanche, la maintenant exactement où il la voulait.
« Tu es à moi », murmura-t-il en zoulou d’abord, puis en anglais. « Ngiyakuthanda… tu es si désirable… ton anus qui me serre même quand ça fait mal… tes seins contre mon torse… ce petit pénis tout mou dans ma main… »
Lerato gémissait sans retenue maintenant. La douleur n’avait pas disparu, mais elle s’était transformée. Elle faisait partie du plaisir. Chaque fois que Thabo s’enfonçait jusqu’à la garde, une onde de chaleur montait le long de sa colonne, se mêlant à la brûlure de l’étirement. Elle s’accrochait à ses épaules larges, les ongles enfoncés dans sa peau sombre.
Il la prit ainsi pendant de longues minutes, sans jamais accélérer vraiment, savourant chaque soupir, chaque crispation, chaque petit cri. Puis il se retira lentement. Lerato poussa un gémissement de protestation quand le vide se fit en elle.
« Douche », dit simplement Thabo. « Je veux te prendre sous l’eau. »
Il se leva, imposant même nu, son sexe luisant encore du mélange de leur fluides. Il tendit la main. Lerato la prit et le suivit jusqu’à la salle de bain.
L’eau chaude coula sur leurs corps. Thabo la plaça face au mur carrelé, les mains à plat contre le carrelage. Il s’agenouilla derrière elle et lissa longuement son anus avec sa langue, nettoyant, apaisant, excitant en même temps. Lerato posa le front contre le mur, les genoux faibles. La langue chaude de Thabo sur la chair irritée était presque trop intense. Il lécha, suçota, enfonça légèrement la pointe de la langue, puis se releva.
Il pénétra à nouveau. Plus facilement cette fois grâce à l’eau et à la salive, mais l’épaisseur restait exigeante. Lerato cria doucement quand il s’enfonça d’un seul trait jusqu’au bout.
« Shhh… tu es belle », dit-il contre son oreille en commençant à la baiser plus fermement. « Si belle sous l’eau… avec mon sexe enfoncé en toi… tes petits seins qui s’écrasent contre le mur… »
Il la prit plus fort maintenant. Les claquements de son bassin contre ses fesses résonnaient dans la cabine de douche. L’eau coulait sur leurs corps, mélangeant la sueur et le reste de sperme de la nuit. Thabo tenait ses hanches avec force, la tirant vers lui à chaque poussée. Une main glissa vers l’avant et saisit à nouveau le petit pénis de Lerato. Il le serra, le tira doucement, pressa les petites bourses entre ses doigts pendant qu’il accélérait.
« Ça fait mal ? » demanda-t-il, la voix rauque.
« Oui… » gémit Lerato. « Oui… mais ne t’arrête pas… s’il te plaît… »
« Parce que tu es désirable même quand tu as mal. Surtout quand tu as mal à cause de moi. »
Il continua. Les poussées devinrent plus profondes, plus insistantes. Lerato sentait son anus brûler, s’ouvrir, se refermer autour de la queue épaisse. La douleur et le plaisir étaient tellement mêlés qu’elle ne savait plus où l’un finissait et où l’autre commençait. Elle jouit la première, un orgasme sec et violent qui la fit trembler de tout son corps, son petit sexe se contractant dans la main de Thabo sans presque rien éjaculer.
Thabo ne s’arrêta pas. Il la garda ouverte, la pénétra encore et encore, lui murmurant des mots sales et tendres à la fois.
« Je vais te remplir encore… je vais laisser mon sperme en toi toute la journée… tu marcheras avec moi en toi… tu sentiras mon odeur… »
Il jouit avec un long gémissement grave, s’enfonçant jusqu’à la garde et restant collé contre elle pendant que les jets chauds inondaient les parois sensibles de son anus. Lerato sentit chaque pulsation. Elle poussa un sanglot de plaisir et de trop-plein.
Ils restèrent sous l’eau encore un moment, Thabo toujours enfoncé en elle, ses grandes mains remontant le long de son ventre pour prendre ses seins. Il embrassa sa nuque, ses épaules, le haut de son dos.
« Tu es à moi », répéta-t-il simplement.
Plus tard, enveloppés dans des serviettes, ils revinrent dans le lit. Lerato s’allongea sur le ventre. Thabo s’installa à califourchon au-dessus de l’arrière de ses cuisses et commença à masser son anus encore ouvert et rouge avec deux doigts enduits de lubrifiant qu’il avait trouvé dans le tiroir. Il entra les doigts lentement, les écartant, les refermant, massant les parois douloureuses de l’intérieur.
« Ça fait du bien ? » demanda-t-il.
« Oui… et non… » souffla Lerato, le visage enfoui dans l’oreiller. « Continue… »
Il continua longtemps. Il ajouta un troisième doigt. Il les tourna, les courba, trouva des points qui firent crier Lerato. Puis il retira les doigts et la pénétra une troisième fois de son sexe, plus lentement encore, presque tendrement, pendant qu’il se penchait pour lui embrasser le dos et lui parler tout bas.
« Tu es la plus belle chose que j’aie jamais tenue. Même quand tu trembles. Même quand tu as mal. Surtout alors. »
Lerato pleurait un peu maintenant, de plaisir, de trop d’émotion, de la façon dont la douleur et la douceur s’étaient nouées ensemble en elle. Thabo la prit jusqu’à ce qu’il jouisse une dernière fois, moins abondamment, mais profondément, en la serrant contre lui.
Après, ils restèrent enlacés, le sexe de Thabo encore à moitié enfoncé en elle, refroidissant lentement. Lerato traça des cercles absents sur son torse large.
« Je ne sais pas si je pourrai marcher normalement aujourd’hui », murmura-t-elle avec un petit rire fatigué.
Thabo sourit dans ses cheveux. « Tant mieux. Je veux que tu sentes encore ma queue en toi quand tu feras ton live ce soir. Je veux que tu sois un peu mal assise. Et que tu penses à moi. »
Elle releva la tête et l’embrassa.
« Je penserai à toi », promit-elle. « Tout le temps. »
Dehors, Cape Town s’éveillait vraiment. À l’intérieur, Lerato garda les yeux fermés un moment encore, le corps lourd, l’anus battant doucement au rythme de son cœur, pleine de la douceur et de la douleur que Thabo lui avait données.
Elle savait déjà qu’elle voudrait recommencer. Bientôt. Très bientôt.
La relation ne faisait que commencer.
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