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La tragédie de la fabrication d'un « Epstein musulman » réside dans le fait que nous ne sommes pas face à une simple déviance comportementale individuelle, mais devant un système intégré qui octroie à l'agresseur une immunité absolue puisée dans des textes et une histoire qualifiés de sacrés. Alors que Jeffrey Epstein avait besoin d'un réseau complexe d'argent et de politique pour dissimuler ses crimes, Wisam Sharieff a trouvé dans les tribunes de son programme « La Révolution du Coran » et de l'institut « AlMaghrib » une couverture spirituelle transformant la victime en une proie facile au nom de la religion et de la purification de l'âme.
La différence fondamentale réside dans le fait que les actes d'Epstein étaient décrits dans sa société comme des crimes contre la loi et la morale humaine générale, tandis que des individus comme Wisam Sharieff trouvent dans l'héritage religieux ce qui légitime leurs agissements. Lorsqu'un criminel sociopathe lit des textes tels que le quatrième verset de la sourate At-Talaq, qui organise le délai de viduité pour « celles qui n'ont pas encore eu leurs règles », il y voit une autorisation divine pour le commerce sexuel avec des mineures, transformant ainsi le texte religieux en un argument massue pour justifier sa prédation.
Ce crime est renforcé par le recours au récit du mariage du prophète avec Aïcha alors qu'elle n'avait que neuf ans, un récit sacralisé et enseigné comme un modèle intemporel. Cet « héritage » fait de la pédophilie, dans la mentalité de ces individus, une pratique historique légitime plutôt qu'une anomalie, accordant au criminel un confort psychologique et plongeant la victime dans une paralysie spirituelle, pensant que s'opposer au « maître » revient à s'opposer à la Sunna prophétique elle-même.
Le procès de Wisam Sharieff aux États-Unis en 2025 et 2026 a révélé toute l'ampleur de cette tragédie, où il a été condamné à quatre-vingts ans de prison après avoir avoué l'exploitation d'enfants auxquels il enseignait le Coran. Ce qui est terrifiant dans les témoignages des victimes, c'est que Sharieff les convainquait que ces actes étaient un moyen d'« améliorer la récitation » ou d'atteindre une « élévation spirituelle », une manipulation cynique de la prétendue « morale coranique » qui n'est présentée que comme un slogan flou cachant les pires formes d'abus.
Alors que la justice américaine et le FBI se sont mobilisés pour démanteler le réseau de Wisam Sharieff et le dénoncer publiquement, on constate que la mentalité arabo-musulmane, dans des cas similaires, penche systématiquement vers la dissimulation. La société, voyant dans le symbole religieux un protecteur du dogme, préfère sacrifier la victime et ternir sa réputation plutôt que d'admettre la chute du modèle, renforçant ainsi une culture d'impunité sous prétexte de préserver l'image de l'Islam.
Cette immunité se manifeste également dans les positions des grandes institutions, comme le refus d'Al-Azhar d'excommunier l'organisation « État islamique » malgré ses pratiques d'esclavage et de viol de mineures en 2014, envoyant un signal implicite que ces actes ont des racines jurisprudentielles indéniables. Ce refus de rupture épistémologique avec l'héritage conflictuel prouve que l'« Epstein musulman » est un produit légitime d'une usine théologique qui rejette la modernité éthique et l'engagement envers les conventions internationales des droits de l'enfant.
Le discours sur la « morale coranique » devient un simple outil esthétique face à une réalité qui légitime le mariage des mineures et le rapport sexuel avec les jeunes garçons, comme on le voit aujourd'hui dans les pratiques des talibans. Dans ces sociétés, le criminel se transforme en « tuteur » ou en « juriste » immunisé, et les lois civiles protégeant l'enfance ne sont que des « complots occidentaux », ouvrant grand la porte à la production de milliers de violeurs tenant le Coran d'une main et pratiquant le vice de l'autre.
En fin de compte, la différence entre une société qui juge Epstein et une société qui fabrique l'« Epstein musulman » réside dans la primauté de la loi face à la primauté du texte historique figé. Le criminel qui puise sa force en Dieu ne sera dissuadé par aucune loi humaine, et la victime élevée dans la sacralisation des « hommes » n'osera pas parler, faisant de la désacralisation des figures et des textes historiques la seule voie possible pour stopper cette hémorragie morale persistante.
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