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Akari (nouvelle)

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Dans le quartier animé de Shibuya, où les néons rivalisaient avec les étoiles, vivait Akari, une femme dont la présence était à la fois discrète et captivante. Elle possédait une élégance naturelle, une silhouette gracieuse mise en valeur par un tricot côtelé couleur ciel qui épousait ses formes, et une frange d'un bleu profond qui encadrait son visage. Ses cheveux d'un noir de jais, coupés juste au-dessus des épaules, accentuaient le mystère de ses yeux sombres, qui semblaient retenir des histoires inavouées.

Akari était une artiste, une peintre dont les toiles étaient des fenêtres sur un monde onirique. Elle travaillait dans un petit atelier niché dans une ruelle adjacente, un sanctuaire où l'odeur de la térébenthine se mêlait à celle du thé vert. Chaque coup de pinceau était une méditation, chaque couleur un fragment de son âme. Elle ne peignait pas ce qu'elle voyait, mais ce qu'elle ressentait, traduisant les émotions complexes de la vie urbaine en symphonies visuelles.

Un soir, alors qu'elle sortait de son atelier, le vent d'automne souleva quelques mèches de ses cheveux, révélant un petit pendentif en forme de fleur de cerisier qu'elle portait toujours. Elle se dirigeait vers son café préféré, le "Komorebi", un lieu chaleureux où la lumière filtrait à travers les feuilles des arbres, créant des motifs dansants sur le sol. Elle y retrouvait souvent Kenji, un photographe talentueux dont les clichés capturaient l'essence même de Tokyo. Kenji était fasciné par Akari, par sa capacité à transformer l'ordinaire en extraordinaire. Il avait souvent essayé de la photographier, mais elle préférait rester derrière l'objectif de sa propre création.

Ce soir-là, Kenji avait un air particulièrement pensif. Il lui raconta l'histoire d'une exposition qu'il préparait, centrée sur les "âmes invisibles" de la ville, ces personnes qui, malgré leur impact, restaient souvent dans l'ombre. Il lui confia qu'il rêvait d'inclure une de ses œuvres, une de ces toiles qui parvenaient à exprimer tant sans dire un mot. Akari, d'habitude si réservée, fut touchée par sa proposition. Elle vit dans ses yeux non pas un simple désir de collaboration, mais une véritable reconnaissance de son art.

Les jours suivants, Akari se plongea dans son travail avec une ferveur nouvelle. Elle peignit une œuvre qui représentait une femme de dos, marchant vers un horizon lointain, ses vêtements aux couleurs du ciel et de la mer, comme si elle était un pont entre les éléments. Le tableau était une ode à la solitude choisie, à la force tranquille de ceux qui tracent leur propre chemin.

Le jour de l'exposition, la toile d'Akari fut placée au centre de la galerie. Elle attira l'attention de tous, non pas par son éclat, mais par sa profondeur. Les visiteurs s'arrêtaient, contemplant la femme peinte, cherchant à percer le mystère de son voyage. Kenji, en la voyant observer la réaction des gens, comprit qu'il avait enfin réussi à capturer l'une de ces âmes invisibles.

Akari, quant à elle, ressentit une émotion qu'elle n'avait jamais connue. Son art, si longtemps un dialogue intime avec elle-même, s'était étendu, touchant d'autres cœurs. En quittant la galerie ce soir-là, sous la lueur des lampadaires, elle savait que son histoire, comme ses couleurs, allait continuer à se déployer, une nuance à la fois. Elle portait toujours son tricot bleu ciel et sa frange bleu foncé, des couleurs qui reflétaient non seulement son style, mais aussi la sérénité et la profondeur de son âme d'artiste.

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