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Retrouvailles en Uniforme (nouvelle)

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Retrouvailles en Uniforme




Reika ajusta une dernière fois son foulard bleu devant le miroir de l’entrée. Le cœur battant, elle lissa la jupe droite de sa tenue de conductrice de train japonais. Le drap bleu marine épousait fidèlement la courbe de ses hanches, tandis que les liserés rouges soulignaient la finesse de sa silhouette. À trente ans, Reika avait pris un soin infini à se préparer : un rouge à lèvres carmin intense, un trait d’eye-liner précis qui étirait son regard et un voile de blush qui rehaussait ses pommettes d'un éclat timide. Ses cheveux bruns, coupés au carré, encadraient son visage avec élégance. Elle se savait désirable et se sentait prête, enfin, à accueillir Lucas.
Cela faisait quinze longs jours qu’il était retenu en voyage d’affaires en Thaïlande. Quinze jours nourris de messages audacieux, d’appels vidéo volés et d’une impatience grandissante. Pour ce soir, elle avait orchestré le moindre détail : les spécialités délicates commandées chez leur traiteur japonais favori, la bouteille de rouge qu'il préférait, et surtout cet uniforme qu'elle s'était procuré pour lui. Elle aimait l'idée de lui offrir ce contraste saisissant entre la rigueur de la fonction et la promesse de l'intimité.
La sonnette retentit, brisant le silence de l'appartement. Reika sentit un frisson lui parcourir l’échine. Elle ouvrit la porte, un sourire lumineux aux lèvres.
Lucas se tenait sur le palier, grand, la carrure athlétique et les cheveux un peu indisciplinés après le voyage. Dès que son regard se posa sur elle, la fatigue accumulée s'effaça instantanément, balayée par une lueur de surprise et de désir pur.
— Reika… Tu es absolument divine, murmura-t-il.
Il franchit le seuil, referma la porte d'un coup de talon et l’attira contre lui. Leur baiser fut immédiat, affamé, chargé de toute la frustration des deux semaines écoulées. Les lèvres de Lucas pressaient les siennes avec une urgence fébrile pendant que ses mains descendaient dans son dos, saisissant le tissu tendu de sa jupe. Reika laissa échapper un faible soupir contre sa bouche, ancrant ses doigts dans ses épaules solides.
— Tu m’as tellement manqué, souffla-t-elle.
— Toi aussi, ma belle. Si tu savais.
Le dîner fut une parenthèse douce et complice. Installés autour de la table basse du salon, ils partagèrent les sushis et les verres de vin tout en rattrapant le temps perdu. Lucas raconta le tumulte de Bangkok, les réunions interminables, et la façon dont son esprit s'échappait vers elle chaque soir. Reika, les joues un peu empourprées par l'alcool et l'excitation, lui confessa qu'elle n'avait pas quitté son collier secret de toutes les vacances.
Le repas achevé, Lucas s’installa confortablement dans le grand canapé en cuir. Reika s'esquiva un instant pour rapporter la bouteille et, sans un mot, vint s’asseoir à califourchon sur les cuisses de son amant.
— Tu es parfaite, murmura Lucas, ses paumes épousant la cambrure de ses cuisses gainées de nylon noir.
Ils trinquèrent, les yeux rivés l'un dans l'autre, savourant les premières gorgées. La chaleur du vin acheva d'embraser l'atmosphère. Lucas posa son verre sur la table basse et revint aux textures de l'uniforme.
— Cet ensemble te va incroyablement bien. Le sérieux de la coupe te rend encore plus provocante.
Ses doigts agiles s’attaquèrent aux boutons dorés de la veste. Un à un, ils cédèrent, dévoilant la chemise blanche, puis la poitrine menue de Reika, dont les mamelons pointaient déjà sous la cotonnade fine. Il caressa délicatement la douceur de sa peau, imprimant de légères pressions qui firent frissonner la jeune femme. Elle cambra le dos, les yeux mi-clos.
La main de Lucas glissa plus bas, caressant l'intérieur de ses cuisses à travers le voile des collants. Remontant sous l’ourlet de la jupe, ses doigts rencontrèrent l’intimité de sa compagne : sa virilité captive, déjà fière et palpitante sous le tissu fin de la culotte. Il la saisit d'une prise ferme et experte, la massant avec une régularité qui arracha un gémissement rauque à Reika.
Le souffle court, Reika se redressa sur ses jambes tremblantes. Capturant le regard de Lucas, elle entama un effeuillage lent et délibéré. Elle laissa glisser la veste sur le parquet, puis ouvrit sa chemise, offrant sa nudité supérieure à sa contemplation. D'un mouvement fluide, la jupe tomba à son tour, ne lui laissant que son foulard bleu, ses collants sombres et ses escarpins vernis.
Lucas la contemplait, fasciné, le souffle court.
Reika s’agenouilla gracieusement entre ses genoux. Ses doigts agiles ouvrirent la braguette de l'homme pour libérer son sexe lourd et tendu, qu’elle accueillit aussitôt dans la chaleur de sa bouche. Elle s'y consacra avec dévotion, alternant les succions profondes et les mouvements caressants de sa langue le long de la verge. Lucas grogna de plaisir, enfouissant ses mains dans la chevelure brune de la jeune femme.
D'un geste impatient, il retira sa propre chemise pour dévoiler son torse musclé, avant de se débarrasser du reste de ses vêtements. Reika reprit sa caresse buccale avec une ardeur redoublée, tandis que les mains de Lucas parcouraient ses flancs, descendant jusqu'à ses fesses pour en écarter doucement les courbes.
— Viens contre moi… Je n'en peux plus d'attendre.
Reika se redressa. Humidifiant généreusement son index pour préparer son intimité, elle se positionna au-dessus de Lucas et s’abaissa lentement sur son érection. Un long soupir d'extase passa ses lèvres lorsqu'elle se sentit investie tout entière. Elle commença alors son va-et-vient, montant et descendant dans un rythme chaloupé, le nylon noir de ses collants frottant contre le cuir du canapé.
L'étreinte devint sauvage. Lucas la fit pivoter pour la prendre en levrette, la pressant contre le dossier texturé. Ses poussées régulières trouvaient un écho dans les caresses que Reika s'accordait elle-même, stimulant son propre sexe. Ils changèrent à nouveau de posture, Reika reprenant les commandes, le chevauchant avec une fougue grandissante, sa poitrine frémissant à chaque assaut.
— Lucas… je vais venir…, haleta Reika.
Accélérant son geste, elle atteignit l'orgasme, libérant dans sa paume de longs jets de semence claire. Dans un élan de luxure partagée, elle porta ses doigts à ses lèvres pour en recueillir le goût sous le regard ardent de son amant.
Poussé à bout par ce spectacle, Lucas la bascula sur le dos, lui relevant les jambes pour la pénétrer plus profondément encore. Quelques coups de reins puissants et précis suffirent à sceller leur union ; il explosa au plus profond d’elle, inondant son anus de sa chaleur dans un dernier frémissement thérapeutique.
Le silence revint peu à peu sur le salon, meublé seulement par le rythme de leurs respirations haletantes. En sueur, ils restèrent un long moment enlacés dans la pénombre. Reika se blottit contre le torse de Lucas, sa tête calée au creux de son épaule, savourant la douce lourdeur de leur après-coup. Il caressait tendrement ses cheveux, traçant des cercles apaisants sur sa peau nue.
— Je t’adore, Reika. Tu es magnifique.
— Je t’adore aussi, Lucas… murmura-t-elle, les paupières lourdes.
Soudés l’un à l’autre, enveloppés par le confort de leurs retrouvailles, ils glissèrent ensemble vers un sommeil réparateur, le cœur enfin apaisé.






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